Le Québécois libre: Encore de bonnes lectures

Voici un texte de Serge Rouleau, publié dans le numéro 245 du journal web Le Québécois Libre. Trop simple pour que j’en modifie quoi que ce soit, je vous envoie donc directement sur la page du texte. C’est par ici.

Un autre texte, qui pose quelques questionnements, celui-là, celui signé par Yvon Dionne, intitulé Le coût de notre « consensus » environnemental.

Et en voici un dernier, écrit par Pierre Lemieux, en reprise, depuis le numéro 186, mais encore drôlement d’actualité, sur la pertinence des papiers d’identité obligatoires.

Bonne lecture!

Environnement: La guerre mondiale comme nouvel argument

Le site Canoë rapporte qu’un nouveau rapport d’experts, publié par le Conseil sur le changement climatique allemand, prévoit que le changement climatique provoquera une guerre civile mondiale. L’article, signé par Virginie Roy, cite divers experts qui abondent dans ce sens.

C’est évident que le manque d’accès à l’eau potable dans certaines régions du monde risque de provoquer des mouvements de masse de population, et d’éventuellement allumer des conflits. C’est le cas depuis que le monde est monde. Mais encore une fois, et je sens que je me répète sans cesse, ce n’est pas avec des plans d’actions climatiques, si ambitieux soient-ils, que l’on va changer quoi que ce soit, bien au contraire. À voir la façon dont toute l’affaire des changements climatiques est conduite, des guerres prendront naissance avant même que les changements climatiques ne fassent de vrais ravages! Les gens vont découvrir la vérité, un jour ou l’autre, et à ce moment-là, les environnementalistes rejoindront les autres charlatans qui nous ont promis la fin du monde depuis que le monde existe.

Et cette vérité, elle est bien simple. C’est que rien ni personne ne peut empêcher les changements climatiques. Si l’on recule d’environ 1000 ans, les Vikings cultivaient la terre et élevaient du bétail… au Groenland! Aujourd’hui, c’est de la glace mur-à-mur! Il y a plus ou moins 12,000 ans prenait fin une période glaciaire qui a permis à la glace du pôle nord de descendre jusqu’aux environs de New York en été, et à la limite des Carolines en hiver! J’aimerais bien que les environnementalistes m’expliquent par quoi ont été causés les changements climatiques qui ont modifié l’environnement lors de ces deux événements puisqu’il n’y avait pas de voitures, ni d’usines, à ces deux époques.

J’ai de plus en plus tendance à croire que toute cette polémique environnementale est conduite dans le seul but de faire de l’Organisation des nations unies (ONU) un gouvernement totalitaire mondial auquel serait soumis tous les pays de la planète. C’est d’ailleurs le rêve latent de l’ONU depuis sa fondation, en 1945. Cette organisation s’est toujours portée au front lors de diverses crises de panique mondiale, dans le seul but – inavoué publiquement – d’établir une autorité unique, et le réchauffement climatique n’est qu’une cause parmi tant d’autre. À la fin du dernier siècle, grâce entre autres à l’ONU, tous les pays du monde avait la tremblotte devant l’éventualité du fameux « Bogue de l’an 2000 », alors que dans les faits, il ne s’est rien passé de majeur. En 1976, l’ONU, encore une fois appuyée par des scientifiques de renom, mettait le monde en panique à nouveau, cette fois avec le refroidissement de la planète!

À mes yeux, le mieux que l’Organisation des nations unies puisse faire, c’est de cesser de jouer avec le thermostat de la tolérance des gens.

Bali: Le Canada tient une position intelligente

Selon une manchette de la Presse canadienne, le Canada, par la voix de son ministre de l’environnement, John Baird, a décidé de maintenir une position plus intelligente que celle prise par les libéraux fédéraux lors des négociations de l’accord de Kyoto. En effet, il a déclaré que le Canada n’allait pas signer d’accord de limitation d’émission de gaz à effet de serre (GeS) si les USA n’en faisaient pas partie.

Selon le ministre, ce serait peut-être plus noble, mais pas très intelligent, si le Canada s’imposait un plafond des émissions de GeS, qui imposerait à son tour aux entreprises des investissements très importants, réduisant d’autant leurs marges de profit, alors que nos voisins du Sud refuseraient de se soumettre à de telles obligations. Cela équivaudrait, dans notre économie nord-américaine, à se mettre soi-même des bâtons dans les roues, alors que la concurrence entre les deux pays, à l’image de la concurrence mondiale, est très forte. Évidemment, les environnementalistes ne voient que le côté noble de la médaille, quand ils disent à qui veut les entendre qu’il faut se doter d’urgence de plafonds d’émissions de GeS, mais choisissent délibérément de ne pas regarder l’autre côté de la médaille, soit la possibilité de milliers de pertes d’emplois. C’est parce que les entreprises multinationales qui auront à choisir quelles usines fermer, advenant une restructuration, n’hésiteront pas à fermer les usines canadiennes d’abord, puisque les usines américaines ne seraient pas soumises à de tels plafonds d’émissions. Dans ce geste, il ne faut pas conclure que les entreprises multinationales prennent plaisir à polluer, mais plutôt qu’elles veulent, à l’image de monsieur et madame Tout-le-monde, obtenir plus de leurs efforts.

C’est ce genre de position de fermeté qui manque, au Québec. La gouvernance « par les sondages », que l’on connaît depuis les années Bourassa, amène l’adoption de politiques qui tentent de faire plaisir à tout le monde et à son père en même temps, ce qui donne comme résultat… que personne n’est content! Mais malheureusement, aucun parti politique sérieux n’est prêt à faire preuve d’une telle fermeté. D’abord, l’actuel gouvernement libéral de Jean Charest est minoritaire, et il n’a montré aucun signe de fermeté, malgré ses engagement électoraux en ce sens, pendant ses quatre années de gouvernement majoritaire. Si l’on ajoute la performance pour le moins discutable de l’opposition officielle de l’ADQ de Mario Dumont, et la frustration latente de l’autre groupe d’opposition, composé de Pauline 1ère et de son PQ, je me demande bien pour qui je vais voter aux prochaines élections, tellement aucun parti n’est digne de confiance.

Si ce n’était pas des multiples obligations – dont financières – découlant de la loi électorale en vigueur chez nous, je serais bien tenté de me présenter moi-même. Le travail le plus ardu serait toutefois de trouver 124 autres personnes – une par circonscription – qui pensent dans le même sens que moi. Parce qu’il est là, le problème; pour gueuler contre les politiciens actuels, pratiquement tout le monde est au rendez-vous, mais quand vient le temps de demander aux gens ce qu’ils sont prêts à faire pour que ça change, c’est drôle, mais je me sens bien seul, tout à coup…

MISE À JOUR – 11 DÉCEMBRE, 00:25

Un texte de Virginie Roy, sur le site Canoë, explique que le Canada va dans la direction que je propose, soit celle de l’adaptation aux changements climatiques. Je me sens un peu moins seul, finalement.

MISE À JOUR – 12 DÉCEMBRE, 23:30

Le secrétaine général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appuyé le Canada dans sa position d’assouplir les objectifs de réduction des émissions de GeS, en marge de la réunion de Bali. C’est bizarre, parce que lorsque le Journal de Montréal traitait l’information disant que le Canada n’allait pas signer une entente dans laquelle les principaux pollueurs, dont les USA, ne s’impliqueraient pas, dans le sens que le Canada ne prenait pas la bonne décision, et maintenant que le Canada reçoit l’appui de Ban Ki-moon, le site Canoë met plutôt un article de l’Associated Press, qui traite la nouvelle avec beaucoup plus de neutralité envers le Canada, qu’un papier du JdeM.

Environnement: La journée du climat montre que les activistes ont bien appris leurs leçons

Un article de l’Associated Press fait un résumé de diverses manifestations à travers le monde dans le cadre de la « journée du climat », que les ONG environnementales ont fixé le 8 décembre. Un peu partout, diverses manifestations ont eu lieu, toutes dans le but d’appeler les dirigeants mondiaux à contrer les effets des changements climatiques. Par ailleurs, personne à Montréal ne s’est plaint du réchauffement de la planète, cette semaine. Les environnementalistes devaient sûrement être trop occupés à pelleter, à déneiger leur bagnole, ou à créer des gaz à effet de serre (GeS) pour se dénicher un stationnement dans leur bout de rue!

Un exemple parmi tant d’autres; à Taïpeh, sur l’île de Taïwan, environ 1500 personnes manifestaient, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Non au dioxyde de carbone ». Je prends cette manifestation en exemple parce que l’équipe de l’émission américaine « Penn & Teller: Bullshit! » est parvenue à faire signer une pétition à des milliers de personnes afin de faire interdire… l’eau! Le truc fut des plus simples; ils ont pris la formule chimique de l’eau, et en ont fait un nom, comme « oxyde de bi-hydrogène », ou quelque chose du genre, puis ont envoyé une jeune femme se promener parmi les participants aux manifestations du « jour de la Terre », quelque part aux USA, il y a quelques années, leur demandant de signer la pétition pour bannir ce composant chimique que l’on retrouve un peu partout, comme dans les pesticides, etc., et la très grande majorité des gens ont mordu à l’hameçon! Comme quoi on peut faire dire n’importe quoi à n’importe qui, pour autant que l’on s’organise afin d’y parvenir.

Et cette recette, les environnementalistes l’utilisent à satiété. Ils trouvent d’abord des coupables, parmi un choix abondant (les pétrolières, les grands industriels, Bush, etc.), puis ils leur mettent tous les maux de la Terre sur le dos, comme s’ils avaient intentionnellement commis des crimes. Ensuite, ils monopolisent les médias, qui adorent ce genre de presse, parce qu’elles leur apporte plein de revenus. Et voilà, la propagande est lancée. Par contre, il suffit de prendre quelques minutes et de rechercher sur Internet des statistiques sur les GeS pour se rendre compte que le principal GeS n’est pas le CO2, mais bien… la vapeur d’eau dégagée par les océans! Pour découvrir que le CO2 dégagé par l’activité humaine ne tient que pour moins de 10% de tout le CO2 de la planète! Bref, pour se rendre compte que de demander aux dirigeants mondiaux de combattre les changements climatiques revient exactement au même que de demander à Jean Charest d’empêcher les tempêtes de neige!

Je ne sais pas si les gens, dans la moyenne, sont capables de comprendre ce genre de conclusion sans succomber à la panique, mais je vais le dire quand même. Les changements climatiques sont un ensemble de phénomènes naturels, comme les tempêtes de neige, et rien ni personne ici-bas ne peut les combattre. Peut-être que des changements dans le comportement des gens pourraient modifier les choses, et ici je dis « peut-être » parce que jusqu’à maintenant, aucune preuve formelle n’a été apportée à qui que ce soit, mais même si tous les humains de la Terre cessaient tout agissement, y compris de respirer, plus de 90% du CO2 que l’on retrouve sur Terre continuerait d’etre produit! Alors il faut cesser de paniquer, et se placer les yeux en-face des trous. Quand les économies mondiales auront tout investi, et se seront endettées, pour des protocoles stupides comme Kyoto, ou celui qui se négocie présentement, à Bali, et que les gens se rendront compte que tous ces investissements n’auront rien changé, où prendra-t-on l’argent nécessaire pour réaliser les vraies adaptations aux changements climatiques? Et combien de temps restera-t-il pour agir?

Ceci dit, il ne faut pas cesser non plus de rechercher des solutions moins polluantes, et plus abordables, pour notre vie de tous les jours. Il ne faut pas cesser non plus de se développer, en tant que société, mais de se développer de façon respectueuse pour les autres, et pour son environnement local. Bref, il faut s’adapter aux changement planétaires, et non pas tenter d’adapter la planète à nous.

MISE À JOUR – 9 DÉCEMBRE 2007, 13H55.

Certaines villes se disent prêtes à faire des efforts pour « aider l’environnement », selon un reportage sur LCN. Encore une fois, on tente de sacrifier la qualité de vie des gens pour l’équivalent d’un grain de sable dans le désert du Sahara. Les gens comprendront-ils, un jour?

S’il fallait aller dans ce sens, il faudrait bien détruire toutes les autoroutes du grand Montréal, et les remplacer par des pistes cyclables, un coup parti? Qu’est-ce qu’on ne va pas faire comme conneries?

Neige: Ça prendra deux semaines, finalement

Sur le site de nouvelles LCN, on indique que 50% du territoire de la ville de Montréal est déneigé. Les premiers pronostics parlaient pourtant d’un déneigement complet quelque part comme hier ou aujourd’hui. Alors faisons le calcul, afin de savoir à quel moment la ville sera totalement déneigée.

La tempête ayant eu lieu lundi, et le ramassage ayant commencé mardi, nous pouvons dire, aujourd’hui samedi, que cela fait quatre jours que le déneigement est en marche. Si 50 pour cent de la ville a été déneigée en 4 jours, il en faudra donc quatre de plus pour terminer le travail. Or, LCN nous dit que l’opération fera relâche pendant toute une journée pour permettre aux chauffeurs des camions de prendre leur repos obligatoire, parce que la loi les oblige à prendre certaines périodes de repos. Ce n’est donc pas quatre, mais bien cinq jours de plus qu’il faudra pour ramasser toute la neige des rues, ce qui nous mène à mercredi soir, et non mardi, comme l’indique le site de nouvelles. Et ça, c’est si l’on tient compte de la journée de samedi comme une journée complète à faire, et non déjà faite.

Constatant cela, je me demande à quel niveau toute cette opération a foiré. Il est vrai que mardi dernier, La Presse titrait que cette tempête était la plus importante depuis 60 ans, et ce pour un début de décembre. LCN dit que c’est la plus importante avant Noël depuis 28 ans. Il n’en fallait pas plus pour cela serve d’excuse à tous les responsables du déneigement. Mais le prix de l’excuse la plus loufoque revient au maire Gérald Tremblay lui-même, lorsqu’il a mis la responsabilité des retards au déneigement aux automobilistes qui roulent avec des pneus de type « quatre-saisons ». Entendu à la radio, il prétendait qu’une voiture munie de tels pneus, qui tentait de gravir une côte, perdait beaucoup de temps à patiner avant de réussir à monter, et ce quand il y parvenait, ce qui « condamnait » la côte pour beaucoup de temps. Avec une telle théorie, je commence à m’ennuyer de Julie Boulet, moi! La ministre des transports n’aura pas gardé son record de l’excuse la plus stupide très longtemps.

Je vais vous la donner, moi, la vraie raison pour les ratés du déneigement. C’est le manque de camions, pour le transport de la neige. Je travaille sur la route, et hier, je faisais mes livraisons sur le territoire de la ville de Montréal. J’ai ainsi pu constater de mes yeux que de nombreuses équipes de déneigeurs attendaient désespérément des camions à remplir. Au point où je me demande si la ville est trop « chiche » auprès des camionneurs-propriétaires. À moins que ceux-ci aient d’autres offres plus payantes, parce qu’il reste pas mal de chantiers toujours en marche, malgré la neige. Et les camions « 10 roues » de la ville, où sont-ils, depuis le début de la semaine? De toute la journée d’hier, je n’en ai pas vu un seul! Au lieu de garder des cols bleus au chaud, à jouer aux cartes, en attendant que le téléphone sonne, on aurait pu les envoyer prêter main-forte aux camionneurs. À moins qu’ils n’y soient pas autorisés, de par leur convention collective, au nom du monopole syndicalo-étatique que nous connaissons trop bien.

Certains se sont même demandé s’il serait préférable de faire comme dans certaines villes ailleurs dans le monde, soit de tout fermer et de donner un congé payé lors des jours de tempête. Ici, à Montréal, même par tempête, la ville ne ferme pas. Par contre, elle demeure engourdie pendant quinze jours!