Santé: Tout va très bien, madame la Marquise!

Le Journal de Montréal, sous la plume d’Éric-Yvan Lemay, publie un papier qui indique que les médecins en obstétrique sont introuvables. La région de Montréal, comme d’ailleurs l’ensemble du Québec, connaît une espèce de revanche des berceaux, qui s’est traduit l’an dernier par une augmentation des naissances de 5,3% dans le grand Montréal, et de rien de moins que 8% pour le Québec. Évidemment, les médecins en obstétrique ne savent plus où donner de la tête, au point que l’on craint que la situation devienne risquée pour beaucoup de futures mamans.

Comme nous sommes au Québec, nous savons qu’au lieu de former de nouveaux médecins, nos universités forment plein de futurs porteurs de pancartes, qui engorgent tous les programmes de « sciences molles », comme la politique, la philosophie, et d’autres gaspillages de salive et de fonds publics semblables. Aussi, nous savons également que de nombreux médecins étrangers conduisent des voitures-taxi, font cuire des Big Mac chez McDonalds, ou livrent de la pizza, tout simplement parce que le Collège des médecins refusent que ces nouveaux arrivants viennent jouer dans leurs plate-bandes. Autrement dit, on manque de toubibs par notre très grande faute! Qu’est-ce qu’on attend, au Collège des médecins, pour faire passer des tests d’équivalence à ces médecins venus d’ailleurs, afin qu’on puisse les envoyer en renfort dans les salles d’urgence, ou les salles d’op du Québec? Qu’est-ce qu’attend la ministre de l’éducation pour botter le fond de culotte de tous ces « flancs-mous » qui traînent dans les universités avec leurs pancartes, afin de débloquer des fonds pour augmenter les contingentements des facultés de médecine québécoises?

Nous assistons, impuissants, à l’accomplissement de l’oeuvre humanitaire du monopole syndicalo-étatique qui nous gouverne depuis une quarantaine d’années. Nous constatons, jour après jour, les dommages irréparables que cette machine cause à tous les citoyens québécois en leur prétendant que « le gouvernement prend les choses en main » alors que dans les faits, il n’en est même pas capable. Vous me direz que c’est complètement stupide, mais je m’attends à ce qu’un jour, le Journal de Montréal nous arrive avec, sur la une, un grand titre du genre « Délai de 12 mois pour un rendez-vous en obstétrique ».

Les pensions alimentaires perçues par le gouvernement: Vous l’avez voulu, vous l’avez eu!

La Presse canadienne publiait un article, ce dimanche, dans lequel la Coalition pour l’arrêt du détournement des pensions alimentaires pour enfants dénonçait que des sommes, atteignant 46,5 millions$, étaient détournées des pensions alimentaires perçues par le gouvernement québécois et demeuraient dans les coffres de l’état. Ainsi, Québec priverait les enfants de 46,5 millions de dollars, selon la coalition.

Est-ce que quelqu’un se souvient, il y a de cela quelques années, que des mères, en très grande majorité, se plaignaient que leur ex était trop irresponsable pour payer de lui-même sa pension alimentaire, et demandaient que le gouvernement du Québec perçoivent lesdites pensions à la source afin de ne pas les priver d’un revenu qui leur est dû? Ces femmes – bon, il y avait peut-être quelques hommes – ont finalement obtenu gain de cause, et c’est le gouvernement québécois qui retient à la source des payeurs les pensions alimentaires destinées aux enfants. Aujourd’hui, ces mêmes personnes se plaignent que le gouvernement retient certaines sommes. Mesdames, vous avez demandé au gouvernement de s’en mêler, eh bien il s’en mêle. Comme dit la chanson, « Tu l’as voulu, tu l’as eu »! Il ne vous reste plus qu’à comprendre que dans la vie, il n’y a rien de gratuit, surtout si ça passe par les mains d’un gouvernement, et en particulier celles du gouvernement de notre société distincte. Cette administration, tantôt libérale, tantôt péquiste, taxe les citoyens sur tout et n’importe quoi. À quoi vous attendiez-vous, mesdames, quand vous avez entraîné le gouvernement dans cette histoire?

Aujourd’hui, les mères prestataires de l’aide sociale se plaignent que le gouvernement ne leur remet que 100$ sur les 400$ prélevés mensuellement sur les revenus du père pourvoyeur. Si les règles de l’aide sociale permettent un revenu de 100$, le gouvernement vous donnera 100$, c’est tout! Si les mères veulent recevoir l’intégralité du montant prévu dans le jugement de divorce, elles devront le percevoir elles-mêmes, c’est à dire éliminer les intermédiaires entre le père pourvoyeur et la mère collectrice. C’est comme ça dans tous les domaines; plus il y a d’intermédiaires, plus les coûts sont élevés. Et quand l’un des intermédiaires est le gouvernement lui-même, c’est évident qu’il va appliquer toute la réglementation existante avant de verser le montant final à la personne destinataire. L’autre solution qui reste est d’abandonner l’aide sociale et d’aller travailler. Par contre, cette solution en entraînera une autre, à savoir que le père risque de demander une diminution de la pension qu’il verse.

Évidemment, les membres de la coalition, comme c’est l’habitude pour tous les regroupements dits communautaires qui font du lobbying auprès du gouvernement, ont probablement tenté de se victimiser davantage afin d’obtenir le beurre, l’argent du beurre, et le beau jeune laitier avec! Mais le gouvernement a été plus brillant, et a lu dans leur petit jeu. Aussi, il y en aura plein qui se plaindront que c’est inacceptable, que le gouvernement exploite encore les pauvres mères abandonnées, et plein d’autres rengaines de la sorte. Sauf que l’on commence à en avoir l’habitude. Pour ma part, ces pleurnichages ne m’atteignent plus. Comme je l’ai déjà dit, il faudra arrêter de voir le gouvernement comme un puits sans fond, rempli de dollars, dans lequel on peut boire à satiété sans jamais être malade. Il faudra un jour ou l’autre prendre chacun ses responsabilités et aller soi-même au front pour combler ses propres besoins. J’espère seulement que les « pauvres mères sans défense » se rendent maintenant compte du danger qu’elles ont couru en allant mêler le gouvernement à leurs affaires de pensions alimentaires, qui doivent en théorie servir à subvenir aux besoins de leurs enfants, mais qui se transforment trop souvent en systèmes de cinéma-maison ou en séances de magasinage dans des boutiques à la mode.

Augmenter la vitesse minimale de 60 km/h sur les autoroutes: Enfin, une parole sensée

Selon LCN, la ministre des transports du Québec, Julie Boulet, aurait évoqué la possibilité d’augmenter la vitesse minimale sur les autoroutes du Québec, prétextant qu’une telle vitesse est dangereuse non seulement pour l’automobiliste qui roule aussi lentement, mais également pour les autres utilisateurs de la route. Sur l’autoroute 31, et seulement sur le viaduc surplombant l’autoroute 40, à Lavaltrie, la limite minimale est fixée à 30 km/h, et la limite maximale à 90 km/h, et ce afin de permettre aux tracteurs agricoles de traverser l’autoroute 40. Partout ailleurs, la limite minimale de vitesse est présentement fixée à 60 km/h

Est-il nécessaire de spécifier que je suis d’accord à 100% avec une telle mesure?

Certains crieront à la vitesse excessive, puisqu’il s’agit d’une hausse de la vitesse. Cela n’est vrai qu’en théorie, parce que dans la pratique, quiconque roule à une telle vitesse devient un danger public, du fait que cela cause des changements de voie très vifs, qui peuvent résulter en des accidents, et éventuellement en des accidents mortels. Je suis du genre à prétendre qu’il y a des endroits pour rouler, et d’autres où il faut avoir la pédale douce. Pour ma part, je crois que l’on devrait foutre la paix aux automobilistes sur les autoroutes, afin de libérer des effectifs supplémentaires pour surveiller les endroits où justement, il faut avoir la pédale douce, comme les rues résidentielles des villes. Car c’est prouvé que la seule façon d’exercer un réel contrôle sur les agissements des gens, c’est par une surveillance policière accrue. Et dans certaines villes, particulièrement celles où le mandat de sécurité publique est confié à la Sûreté du Québec, cette surveillance fait cruellement défaut.

Environnement: Un autre qui dit que ce sont des foutaises

Voici un lien vers un article très intéressant (en anglais, désolé) de Sean Gabb, publié dans le numéro 243 du journal web Le québécois libre, qui parle des environnementalistes en mettant en parallèle la chute du communisme et la montée de l’environnementalisme.  C’est par ici.

Hausse des frais de scolarité: Le 2/3 des québécois contre, selon un sondage

Un entrefilet diffusé sur LCN nous apprend que selon un sondage effectué par la firme Harris-Décima, pour le compte de l’Association canadienne des professeurs d’université et de la Fédération canadienne des étudiants, deux québécois sur trois sont contre la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Je vois d’ici la question posée lors du sondage pour en arriver à de tels résultats. Nous savons tous que l’on peut faire dire n’importe quoi à un sondage; il n’y a qu’à ajuster le texte de la question en fonction de la réponse voulue. Si les sondeurs avaient demandé une question du genre « En tant que payeur de taxes et impôts au Québec, seriez-vous d’accord que le taux de participation financière des étudiants à leurs frais de scolarité soit légèrement augmentée, afin qu’ils contribuent eux-mêmes davantage à leur propre réussite? », le résultat aurait sans aucun doute été différent. Il n’y a qu’à voir qui a payé le sondage; les profs, qui sont pour la plupart des privilégiés du monopole syndicalo-étatique actuel, et les étudiants, qui ont bien appris leur « petit marxiste », comme nos parents apprenaient leur « petit catéchiste » par coeur. Si un sondage semblable avait été payé par le parti libéral, les résultats auraient probablement été diamétralement opposés.

De toute façon, le gouvernement ne devrait idéalement rien changer de sa position, malgré ce sondage. Tout le monde sait que l’on ne gouverne rien, et que rien n’évolue, quand on se contente de suivre la masse comme un troupeau de moutons de Panurge. Pas besoin de faire de sondage pour savoir que tout le monde veut aller au ciel, mais que personne ne veut mourir. Rien de plus normal. Tout le monde veut des routes parfaites, des ponts et viaducs solides comme du roc, des hôpitaux gorgés de médecins et d’infirmières frais et dispos, sans liste d’attente, et des universités gratuites pour tous, mais personne ne veut payer la facture qui vient avec.

Cela fait longtemps que je dis que tout va de mal en pis depuis la révolution tranquille des libéraux de Jean Lesage, et ce pour une raison bien simple; le gouvernement s’occupe de ce qu’on voit, mais fait fi de ce qu’on ne voit pas. Or, dans la vie, quand on prend une décision, il faut savoir conjuguer avec les deux côtés de la médaille, car il n’y aura jamais de médaille suffisamment mince pour qu’elle n’ait qu’un seul côté. Depuis une quarantaine d’années, les gouvernements se sont concentrés à montrer au peuple le plus beau côté de la médaille (d’ailleurs, le gouvernement actuel de Jean Charest est particulièrement porté sur la campagne publicitaire), et à camoufler les conséquences négatives, impopulaires, mais inévitables. On voit les résultats aujourd’hui; malgré les milliards$ investis, les viaducs et les ponts continuent d’être démolis d’urgence avant qu’ils ne tombent d’eux-mêmes, les hôpitaux n’améliorent en rien les temps d’attente pour des soins souvent urgents, et les étudiants peinent à écrire un français correct, et ce même à la sortie de l’université.

C’est bien d’aider les plus démunis parmi nous, mais il faut cesser de lancer l’argent des contribuables dans des programmes à même lesquels tout le monde pige, y compris les plus riches. Nous n’en avons plus les moyens!