Futur pont Champlain: Il sera beau, le pont, il sera beau!

Le dossier du futur pont Champlain – enfin, rien n’indique qu’il s’appellera toujours Champlain, à commencer par le ministre Denis Lebel lui-même – avance rondement.  Aujourd’hui, on présentait les premières esquisses du nouveau pont, création de l’architecte danois Poul Ove Jensen.  Jugez-en par vous-même!

 

Selon ce que rapporte Jeanne Corriveau, dans Le Devoir, le pont sera “élégant et simple”, aux dires des architectes qui y ont travaillé.  Monsieur Jensen fut secondé dans le projet par la firme montréalaise Provencher Roy + Associés.  Je dois avouer que les images me satisfont; reste à voir ce que cela deviendra dans le concret.  Après tout, des “projets qui n’ont pas respecté le concept original”, la grande région de Montréal en a vu quelques-uns! À commencer par l’aéroport de Mirabel; on a trafiqué non seulement le concept, mais les normes aéroportuaires, et les données essentielles au choix d’un site pour un aéroport ont changé tout au long du chantier.  Ensuite, pensons au Stade olympique, dont la construction évoluait parfois de façon dangereuse, c’est le moins que l’on puisse dire!

Au-delà de l’esthétique, par contre, qu’arrivera-t-il lors de travaux d’entretien?  Avec trois tabliers distincts, oubliez l’idée de déplacer des voies en changeant les murets de place, comme on peut le faire sur un pont à un seul tablier; il faudra soit fermer des voies sur tout le pont, ou fermer toute une chaussée!  De plus, avec l’espace disponible entre les chaussées, il y avait tout l’espace pour ajouter une quatrième, voire une cinquième voie de circulation pour le trafic automobile, ce qui aurait grandement aidé la circulation, en diminuant la durée des heures de pointe.

Mais bon, laissons la chance au coureur, et voyons voir les prochaines étapes.  D’ici environ un mois, nous devrions connaître les trois consortiums retenus pour l’appel de propositions, parmi les six qui ont répondu à l’appel de qualification.  On devrait pouvoir rouler sur nouveau pont quelque part en 2018.  Si tout va bien, évidemment!

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Pont Champlain: Où en est-on, maintenant?

Les jours se suivent, et les voies se ferment, sur le pont Champlain.  Depuis la nuit dernière, une deuxième voie, en direction de la rive-sud, est désormais fermée jusqu’à nouvel ordre. Et selon le site de la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain Inc. (PJCCI), l’opération “Poutre de soutien” est désormais lancée.  Mais qu’est-ce que ça mange en hiver, une telle opération?

J’ai mis la suite du texte en vert; vous verrez plus loin pourquoi.

C’est une opération déjà planifiée, qui doit se dérouler en deux temps.  Dans un premier temps, la stabilisation de la poutre fissurée, à l’aide de la poutre de soutien, puis, dans un deuxième temps, le renforcement permanent de la poutre endommagée.  Voici un diaporama, d’abord fourni aux médias par PJCCI, mais désormais accessible au grand public, dans lequel on illustre, étape par étape, l’opération qui se mettra en branle, concrètement, dans les prochains jours, mais qui, dans les faits, est déjà en préparation depuis ce matin.

La poutre de soutien, dont il est question ici, fut commandée, au coût de 350,000$, pour servir en cas de besoin, comme c’est le cas présentement.  Elle est entreposée depuis 2009, en cinq pièces détachées, près du pont Jacques-Cartier, sur les terrains de PJCCI.  Ces pièces seront transportées sur l’Île-des-Soeurs, par camion, pour être assemblées, et préparer la “super-poutre”, comme on l’appelle communément dans le milieu, à être mise en place.  D’ici là, la circulation se fera sur quatre des six voies, puisque les deux voies de droite, en direction de la rive-sud, demeureront fermées jusqu’au moment de l’opération.

À une date à être déterminée, vers la mi-décembre, on fermera quatre voies, pendant un blitz de deux jours (probablement un week-end), pour procéder à l’installation de la super-poutre.  On la transportera jusqu’à la hauteur de la poutre endommagée, puis on la déposera sur deux appuis, situés sur les section voisines de celle de la poutre fissurée.  On installera ensuite six supports latéraux, par-delà le parapet du pont, qui viendront soutenir, par le dessous, la poutre actuellement mal en point.  La super-poutre utilisera 2 mètres de largeur, sur le tablier du pont; les voies de circulation seront donc réduites afin qu’une fois cette première étape terminée, la circulation soit rétablie sur trois voies par direction, incluant les voies réservées aux heures de pointe.

Au printemps 2014, on passera à la deuxième étape, soit celle de la réparation proprement dite de la poutre fissurée.  Des treillis modulaires, en acier, seront installés afin de soutenir la poutre de façon permanente.  Une fois complétée  l’installation de ces treillis, on retirera la super-poutre de sa position; celle-ci sera démontée, et retournée vers son lieu d’entreposage.  À la fin des travaux de cette deuxième étape, la circulation reprendra son cours sur des voies de dimensions normales.  Le pont sera ainsi solidifié, et pourra tenir le coup jusqu’à l’ouverture du nouveau pont, qui prendra la relève du pont Champlain actuel.

(Faites un test; relisez le texte en vert, et imaginez que c’est Charles Tisseyre, de l’émission Découvertes, sur Ici Radio-Canada Télé; qui vous parle.  Concluant?)

Autre anecdote, plutôt savoureuse; j’écoutais Jean Lapierre, ce matin, au 98,5 fm, dans l’émission de Paul Arcand, alors qu’il racontait que le pont Champlain aurait pu passer à Québec, il y a une dizaine d’années.  Il était ministre des transports, dans le temps, et comme le gouvernement fédéral s’occupait surtout de ponts interprovinciaux, ou internationaux, et éprouvait beaucoup de difficultés à trouver du financement pour les ponts intra-provinciaux, comme Champlain, on avait prévu céder les ponts fédéraux du grand Montréal (il a nommé Jacques-Cartier, Champlain, la partie fédérale de Mercier, mais pas le tunnel de Melocheville; un oubli de sa part?) au niveau provincial, le tout accompagné d’un chèque de 450 millions$.  Lorsque le plan fut présenté au Conseil des ministres, il semble que Jean Chrétien, premier ministre à l’époque, se soit définitivement opposé à ce plan, prétextant qu’il n’était pas question d’envoyer près d’un demi-milliard$ à Québec pour financer un prochain référendum!

Mais revenons à nos moutons.

Au moins, il faut donner au fédéral le mérite qui lui revient; il avait prévu le coup, depuis plusieurs années déjà, et commandé sa super-poutre, au coût de 350,000$, dans le temps.  Dans le cas de Turcot, le MTQ y va de ses plus belles improvisations, fermant parfois des bretelles complètement, et ce pendant des mois!  Bref, je crois que Québec n’a aucune leçon à donner à Ottawa, dans le dossier du pont Champlain; les deux paliers de gouvernement, au fil des ans, ont fait preuve du même laxisme dans l’entretien de leurs structures respectives, pour ne pas dire de la même négligence.

Le remplacement des deux complexes est prévu pour 2021.  D’ici-là, tombe tombe la pluie… de béton!

Pont Champlain: Les politiciens ne comprennent rien à rien!

La politicaillerie va finir par gangrener le dossier du remplacement du pont Champlain!  C’est ce que je constate à chaque fois qu’il est question de ce problème majeur dans le domaine de la circulation du grand Montréal.

Cette fois, c’est un rapport de la firme d’ingénierie Buckland & Taylor, remis à Transports Canada la semaine dernière, et rendu public ce mercredi, qui fait mention de travaux supplémentaires à effectuer. Le rapport indique que la Société des Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI), l’agence fédérale qui gère entre autres ces deux ponts de Montréal, devrait fortement envisager d’accélérer le remplacement de la structure vieillissante.  Cet état de faits est rapporté par Andy Riga, le journaliste spécialiste en transports du quotidien anglophone The Gazette, de Montréal.  Il parle d’investissements totaux de 500 M$ sur cinq ans, soit presque cinq fois plus que ce qu’Ottawa avait budgété!

Et ça, c’est juste un détail croustillant de plus dans toute cette affaire.  Imaginez; le pont Champlain original, ouvert à la circulation en 1962, fut construit avec trois voies de circulation dans chaque direction.  Maintenant, on planifie le remplacement de ce pont, vieux de plus de 50 ans, par un autre qui comporte… trois voies de circulation dans chaque direction!  Bon, on y mettra bien des voies de transport en commun en site propre, et un corridor pour piétons et cyclistes, bien sûr, mais personne ne me fera croire que la capacité du pont construit il y a 50 ans est suffisante aujourd’hui!  Présentement, Champlain est bouché soir et matin; qu’arrivera-t-il si l’on construit une infrastructure avec la même capacité?  Il surviendra la même chose!  Les véhicules ne vont pas disparaître par miracle!

Il faut un minimum de cinq voies de circulation dans chaque direction, et des accotements des deux côtés de chaque chaussée.  Avec deux voies réservées en site propre au centre, on pourrait parler d’une configuration 5-2-5.  Bien sûr, ça coûtera plus cher.  Mais que veut-on, au juste?  Un pont qui fait le job pour lequel il est construit, et qui durera le temps prévu, ou un pont qui deviendra hors-d’usage avant la moitié de sa durée de vie?  Parce qu’il y a un principe simple; ce n’est pas parce que l’on diminue le diamètre de la conduite d’eau que les gens, à l’autre bout, auront moins soif!  Une infrastructure de capacité insuffisante ne provoquera que des bouchons plus longs!  La population du grand Montréal, tout comme celle du Québec, a presque doublé depuis un demi-siècle, et le nombre de véhicules sur les routes a pratiquement quadruplé; il serait donc complètement stupide de construire un pont dont la capacité est la même que celui qui fut construit il y a cinquante ans!

En ce qui concerne le système de transport en commun à mettre en place sur le nouveau pont, la meilleure solution serait d’utiliser des trains conventionnels, qui pourraient ensuite se répartir sur tout le territoire de la rive-sud de Montréal; certains vers Saint-Jean-sur-Richelieu, et Granby, d’autres vers Saint-Bruno, Beloeil et Saint-Hyacinthe, et d’autres encore vers Varennes, Contrecoeur et Sorel-Tracy.  Sur les deux voies réservées, on devrait installer les rails de façon à ce qu’ils soient affleurants; ainsi, des autobus, voire même des taxis, pourraient utiliser les voies entre les passages de trains, ce qui augmenterait encore la capacité de ces voies réservées.

Quant à la construction du pont, en tant que telle, le temps n’est pas aux grands coups d’éclat dispendieux en architecture!  On doit s’en tenir aux techniques simples, peu coûteuses, mais dont la solidité, la durabilité et la facilité d’entretien ont été éprouvées depuis longtemps.  Une construction qui pourrait commencer au plus tôt, et qui pourrait se dérouler par étapes.  D’abord, la préparation des lieux, déplacement de servitudes, etc.  Ensuite, la construction d’une première moitié du nouveau pont, question de maintenir au minimum la capacité actuelle pendant toute la durée des travaux.  Vient ensuite la démolition du pont actuel, la construction de la seconde moitié du nouveau pont, et les travaux de finition.  Pour bien faire, il faudrait boucler les travaux sur le terrain à l’intérieur d’une période maximale de 3 à 5 ans.

Le remplacement de l’actuel pont Champlain serait une occasion en or d’augmenter la capacité du réseau routier du grand Montréal, réseau qui, avouons-le, en a bien besoin.  Mais les politiciens croient qu’en réduisant les capacités du réseau, les véhicules vont disparaître comme par magie.  Comme d’habitude, ils ne comprennent rien à rien!

Pont Champlain: A-t-on peur d’ajouter des voies?

Depuis qu’il est question d’un éventuel nouveau pont Champlain, on parle de quatre voies par direction, dont une réservée pour les transports en commun, certains souhaitant un système léger sur rails, à la place des bons vieux autobus.  Mon idée, qui serait d’aménager cinq voies par direction, plus deux voies réservées au centre, ne semble pas trouver oreille attentive.  Pourtant, si l’on veut régler la question de la traversée du fleuve pour un siècle, il faudra se donner une vision de plus longue durée que celle d’un simple mandat électoral!

Ce matin, en fouillant sur le web, à la recherche des dernières actualités, je suis tombé sur un autre projet, dont les travaux commenceront bientôt.  Je fus d’abord attiré par un article, sur le site web directgestion.com, traitant du financement d’un projet américain de construction routière, bouclé par le groupe français Vinci.  Le projet, appelé “The Ohio River Bridges Project” (le site est évidemment en anglais) devrait coûter autour d’un milliard de dollars, et comprend non pas une, mais deux traversées distinctes de la rivière Ohio.  La première consiste en le doublement du pont John-F.-Kennedy, sur l’Interstate 65.  Le pont actuel supportera la circulation en direction sud, alors qu’un tout nouvel ouvrage fera de même pour ceux roulant en direction nord, le tout reliant le centre-ville de Louisville, au Kentucky, à Jeffersonville, en Indiana, puisque la rivière Ohio fait office de frontière entre ces deux états.  La seconde traversée, à deux voies par direction, sera toute neuve, et se situera à l’est de ces deux villes, dans l’axe de l’Interstate 265.  Elle raccordera les banlieues de Prospect, KY, et de Utica Township, IN.  C’est la traversée principale qui m’interpelle, la première des deux, soit celle entre Louisville et Jeffersonville, parce que celle-ci, une fois complétée, ne comportera non pas quatre, ou cinq, mais six voies par direction.

Voyez-vous, c’est cette idée que je propose pour remplacer l’actuel pont Champlain.  Comme on ne sait pas trop de quoi auront l’air les transports de la fin du XXIe siècle, je considère qu’il faudrait mettre plus de voies que moins.  Il faut comprendre que le grand Louisville, avec ses 1,3 millions d’habitants, dont 600,000 pour la ville comme tel, équivaut à l’agglomération entourant la ville de Québec. D’un autre côté, Champlain n’est pas le seul pont dont Montréal est doté, c’est vrai, mais l’axe de ce pont demeure le plus achalandé au Canada

Aussi, trois voies, plus une réservée (3+1), par direction, est à mes yeux nettement insuffisant; j’estime que le problème de circulation entre Montréal et la rive-sud ne sera pas réglé avec aussi peu de voies disponibles, d’autant plus que le phénomène de “goulot d’étranglement” ne sera pas éliminé.  Ce phénomène s’explique par un nombre de voies plus élevé sur l’ensemble des bretelles et des routes menant vers le pont que sur le pont lui-même.  Il en résulte de longs bouchons dès qu’un problème survient sur le pont, et ce sans parler des heures de pointe, qui s’allongent dans le temps.

J’estime qu’il est temps de passer aux choses sérieuses, en ce qui concerne la circulation dans, et autour, du grand Montréal, et compte tenu des coûts inhérents aux infrastructures, autant y mettre le paquet dès le départ, ce qui permettra ensuite de ne faire que de l’entretien pendant une centaine d’années.  Que ce soit pour le remplacement de Champlain, pour la Métropolitaine, ou pour l’éventuelle suite à donner à Ville-Marie, trois voies, ou même un 3+1, cela ne suffit définitivement plus.  Il faut penser plus grand, plus large, avec de véritables accotements des deux côtés.  Pour le futur pont Champlain, j’imagine le tablier du pont réparti en trois sections, les deux sections extérieures étant dotées de cinq voies de circulation, plus deux larges accotements, et une section centrale dotée de deux voies, réservées aux transports en commun, avec des rails encastrés (ou affleurants, bref, à niveau avec la chaussée), permettant à des trains – légers ou conventionnels – d’utiliser la traversée, sans empêcher le passage d’autobus entre les trains.  J’appelle ce type de configuration 5-2-5.

Quant au déroulement de la construction du nouveau pont, on pourrait procéder par étapes; 1) On construit environ la moitié du nouveau pont, de façon à pouvoir y mettre trois voies par direction, séparées par un muret déplaçable, de façon à permettre la voie réservée actuelle même par période de grands vents, ce qui est impossible avec le système de petits cônes orange actuel.  2) On démolit l’actuel pont Champlain.  3) On construit la moitié restante du nouveau pont.  4) On aménage les voies de façon permanente, et on installe les rails à même les deux voies de la section centrale.  Évidemment, un tel chantier prendra au moins dix ans, ce qui équivaut plus ou moins à la durée du chantier prévu actuellement, et probablement plus que moins.  Par contre, le projet actuel n’offre pas, et n’offrira jamais, le nombre de voies de ma proposition.

Idéalement, il faudrait aussi doubler le tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine, mais ça, c’est une autre histoire.

A-50 (2011): À la montée Papineau

Dernière étape du périple photographique du 29 octobre 2011, voyons ensemble l’évolution de la construction de l’autoroute 50, cette fois dans le secteur des montées Saint-François, et Papineau.

Voici de quoi avait l’air l’A-50, vers l’est, depuis le viaduc de la montée Saint-François.  Nous reconnaissons les deux damiers, dos à dos, qui marquent la fin du chantier, semblables à ce que l’on a vu dans les billets sur l’échangeur de la route 321.  Notons qu’à part la couche de base d’asphalte, et la signalisation, il n’y a pas beaucoup de différences entre le niveau d’avancement des deux chantiers.

Cette fois, il s’agit de l’A-50, mais en direction ouest.  Nous voyons le viaduc, ainsi que l’échangeur, de la montée Papineau.

Sur la première photo de ce billet, nous pouvions voir, tout au loin, un panneau de supersignalisation.  J’ai marché le kilomètre et demi qui sépare la montée Saint-François de celui-ci, et ce afin de vous le montrer en primeur.  Vous savez maintenant que la dernière sortie avant la fin actuelle de la partie ouest, au nord de Thurso, sera la sortie 197.

Bon, en revenant vers la montée Saint-François, je me suis permis de vous livrer un peu de pédagogie.  Pour les deux ou trois personnes qui ne le savaient pas déjà, les réflecteurs, que l’on voit sur les glissières de sécurité, sont en fait fixés aux blocs de bois, qui se situent entre la glissière et le poteau de soutien.  Quand la glissière se trouve à votre gauche, les réflecteurs sont jaunes,…

…et quand la glissière se trouve à votre droite, les réflecteurs sont blancs, question de s’harmoniser avec les lignes de rive, peintes sur la chaussée.  Comme la glissière est rattachée au poteau avec un seul boulon, il arrive, avec le passage des années, qu’un bloc devienne lâche, et se retourne; autrefois, on pouvait voir alors un réflecteur sous la glissière, et de la mauvaise couleur.  Mais plus maintenant, puisque les réflecteurs blancs et jaunes sont installés sur des blocs différents.

Voici le viaduc de la montée Papineau, vu du dessus.  Les bandes blanches, peintes de chaque côté de la chaussée, nous permettent de croire qu’une fois l’A-50 ouverte, le viaduc pourrait bien permettre la circulation sur quatre voies.

Nous terminons avec deux images de l’A-50, prises depuis le pont d’étagement de la montée Papineau, photos qui, compte tenu du soleil couchant (ben oui, ça m’arrive encore, de me faire prendre par la tombée de la nuit!), m’ont donné du fil à retordre.  D’abord celle-ci, vers l’ouest, où l’on peut voir un reflet rouge, au milieu de la photo; il est causé par le soleil qui frappe sur la glissière de sécurité.

Sur celle-ci, qui montre l’A-50 vers l’est, on remarque une bande rouge, à gauche, sur la photo.  Je ne sais pas si c’est causé par le fait que l’objectif de mon appareil était muni d’un pare-soleil, mais tout le reste de la photo semble correct.  Cela prouve que j’en ai encore à apprendre, question photographie!

Compte tenu de l’heure tardive (eh oui, le soleil, encore!), ainsi que du fait que j’aie pris la mauvaise route (au lieu de prendre la montée Papineau vers le sud, et le chemin Malo, j’ai pris le chemin des Cascades, et le rang Saint-Louis, pour aboutir finalement à la route 317, près de Saint-Sixte), je ne me suis pas rendu dans le secteur plus à l’ouest de l’A-50.  Il me reste donc une dizaine de kilomètres à visiter, le long desquels on retrouve, entre autres choses, le pont de la rivière de la Petite-Nation, ainsi qu’un autre pont, juste à l’ouest de la montée du Gore qui, malgré qu’il traverse ce qui semble être un tout petit cours d’eau, a l’air plutôt impressionnant, vu depuis les images satellite de Google Maps.

Suite aux deux ouvertures de 2011, il ne manque plus que 24 kilomètres, environ, à l’A-50, pour devenir un lien ininterrompu entre la ville de Gatineau et l’A-15, à Mirabel, au nord de Montréal.  Bon, je sais que toutes les parties en super-2 ne sont pas de véritables autoroutes, mais quand même, c’est un début.  Avouez qu’il est plus facile de convaincre un gouvernement de doubler une autoroute déjà existante que de demander une autoroute à partir de rien.  La partie n’est pas gagnée d’avance pour autant; les demandes répétées pour le doublement du tronçon Lachute-Mirabel, qui porte son lot de morts tragiques à chaque année, depuis maintenant plus de 15 ans, sont toujours restées lettre morte (sans jeu de mots), et ce malgré la succession de titulaires, au Ministère des transports.

A-50 (2011): Partie 1 – À la route 321

Veuillez noter que le présent billet a été divisé en deux parties, compte tenu d’un nombre élevé de photos.  La division a été faite selon deux contrats de construction distincts, et non pas pour obtenir un nombre égal de photos.

Après avoir survécu aux dangers du secteur du chemin Saint-Hyacinthe, je me suis dirigé vers la route 321, afin de voir l’avancement des travaux, à cet endroit.  Et effectivement, les travaux sont plutôt avancés.

L’A-50 vers l’est, depuis le viaduc de l’échangeur.  À cause de l’aspect montagneux du paysage, on a construit l’échangeur de la route 321 sur une espèce d’extension du chemin de la côte des Cascades.  Au premier coup d’oeil, le tout peut sembler bizarre, mais lorsque l’autoroute sera ouverte, et que l’on verra toute la signalisation, tout deviendra simple.

Ici, c’est l’A-50 vers l’ouest, toujours depuis le même viaduc.  Comme on peut le voir, c’est presque complété; les glissières de sécurité sont en place, les deux types de signalisation aussi, de même que l’asphalte, à tout le moins la couche de base.

Ça, c’est le viaduc de la route 321, vu du dessus.  On voit bien le panneau, muni de feux clignotants, qui signale que le « deux-dans-un » est – ou plutôt sera – à 1 kilomètre du pont.  Sur l’A-50, nous regardons vers l’est.  Si vous vous demandez pourquoi la signature de la photo n’est pas en bordure, regardez un peu au-dessus de celle-ci (cliquez dessus, pour la voir en grand format), et vous verrez l’infâme intimidateur, envoyé par les gens de la place, pour épier tous mes gestes.  Pour fins d’identification, ainsi que pour simplifier le texte, nous l’appellerons « le chien ».

Nous voyons maintenant la route 321, vers le nord, depuis le viaduc de l’A-50,…

…alors que nous voyons la même route, mais cette fois vers le sud.

Nous avions beau n’être que le 29 octobre, mais il n’en demeure pas moins que ce jour-là, il ne faisait vraiment pas chaud.  À preuve, cette formation de glace, qui persistait, même en fin d’après-midi, à 15h50.

Bon, alors vous savez maintenant que la sortie, vers la route 321, qui mène à Papineauville, et Saint-André-Avellin, est la sortie 203.

Voilà donc encore cet intimidateur qui me devance continuellement.  Dès que je voulais l’approcher, il se poussait, et restait à peu près à cette distance.  Ce qui n’était pas mauvais en soi, car malgré qu’il portait un foulard au cou, il avait toutes les apparences d’un véritable sac à puces!  Je préfère qu’il reste à distance, finalement.

Je vous le dis, pas moyen d’avancer (j’allais vers l’est, à ce moment) sans que le chien soit devant moi!  Heureusement qu’il gardait ses distances!

Je ne sais pas quelle est la firme de construction qui a réalisé ce tronçon de l’A-50, mais elle a un moyen bien à elle de signaler les limites de son chantier; deux panneaux à damier, installés dos-à-dos, tout près de la limite des travaux qu’elle a complété.  Vue vers l’est,…

…et vue vers l’ouest.

Et au kilomètre 204, c’est fini.  On change de contrat, et on change aussi de partie.

Je me suis rendu un peu plus loin, vers l’est, dans la partie qui en était encore à l’étape du terrassement.  Je vous montrerai les images dans la deuxième partie de ce billet, bientôt disponible à vos yeux.

A-50: Ce sera en deux temps, finalement!

Dans mes trois derniers billets sur l’autoroute 50, que vous pouvez consulter en cliquant ici, et encore là, je mentionnais ne pas trop savoir, puisque la dernière section ouverte, le 19 août dernier, s’arrêtait à Pointe-au-Chêne, et non à Fassett, comme prévu, si le reste de l’A-50, jusqu’à Notre-Dame-de-Bonsecours, au nord de Montebello, serait ouvert tout d’un coup, ou en deux étapes distinctes, pour un total de trois, à l’intérieur de l’année 2011.

Nous avons maintenant la réponse; c’est cet avant-midi que le ministre Norman MacMillan, accompagné de nombreux dignitaires de la région, ont procédé à l’inauguration d’une autre section de l’A-50, et ce jusqu’à Notre-Dame-de-Bonsecours.

En attendant que j’aille prendre des photos de ce nouveau tronçon, voici le communiqué de presse du ministre, ainsi qu’un court article de Michèle Marchand, de l’hebdomadaire Le Bulletin Info 07. Juste en passant, un autre communiqué convoque les journalistes à une coupe de ruban, cette fois en Beauce, et en compagnie de Max Bernier en personne!