Pont Champlain: Serait-ce « la bonne petite crise identitaire » que le PQ cherche tant?

En lisant les réactions de Québec – et accessoirement celles de Montréal – aux annonces faites ce mercredi par le ministre fédéral des transports, Denis Lebel, j’en suis à penser que le gouvernement de Pauline 1ère 1ère (avouez que ça faisait longtemps que je ne l’avais pas appelée comme ça!) devrait cesser cette commission stupide, coûteuse et surtout inutile sur le projet de loi 60 (oui oui, celui sur la Charte!), et investir son tout-va dans le dossier du pont Champlain.  Non, mais c’est vrai; selon ce que rapporte Tommy Chouinard, sur le site web de La Presse, il n’y a pas une, ni deux, mais bien cinq sources de colère pour Québec!

Je fais faire un truc que je n’ai pas fait depuis un bon bout, soit de prendre ces cinq points en litige cités par le journaliste, et les décortiquer un à un, afin d’expliquer mon point de vue sur ces pommes de discorde.  En kaki, ce sont des extraits du texte de Tommy Chouinard.  Allons-y!

> Le péage

Ottawa persiste à vouloir imposer un péage sur le nouveau pont. «J’aurais souhaité que le gouvernement fédéral soit davantage sensible» à cette question, alors que le péage est rejeté par toute la région métropolitaine, a déclaré le ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault. «Je tiens à mentionner que M. Lebel a dit qu’il n’avait pas l’intention de dévoiler le montant exact du péage; [ce serait fait] seulement quelque temps avant l’ouverture du pont. Écoutez, on ne peut pas fonctionner comme ça.»

Si on ne peut pas fonctionner comme ça, le ministre Sylvain Gaudreault devrait nous expliquer pourquoi Québec a fonctionné exactement de cette façon avec les deux ponts à péage qui furent construits récemment, soit le pont Serge-Marcil, sur l’autoroute 30, et avant, le pont Olivier-Charbonneau, sur l’autoroute 25.  Bien entendu, il aura le loisir de répondre que c’est la faute aux libéraux, mais encore!  Le tarif étonnamment bas du pont de l’A-30 sera corrigé le 1er février; ainsi, le tarif pour une voiture sera de 2$, pour l’A-30, alors qu’il varie déjà de 1,84$ en période hors-pointe, à 2,44$ aux heures de pointe, sur l’A-25.  Ces tarifs servent à financer la construction et l’entretien de chacun de ces ponts, et de certains tronçons d’autoroutes s’y rattachant; c’est d’ailleurs le cas dès qu’un partenaire privé est sollicité par le gouvernement, dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP); celui-ci finance l’opération, et charge les usagers en retour.  Pendant que nous y sommes, le ministre Gaudreault devrait aussi nous expliquer comment on pourrait fonctionner, si l’on ne peut pas fonctionner comme ça.

> Les niveaux

Ottawa écarte le scénario d’un pont à deux niveaux, celui privilégié par Québec et les membres du Bureau de partenaires du pont Champlain. Le niveau inférieur serait réservé aux transports collectifs – autobus et train léger. Le niveau supérieur accueillerait à la circulation automobile, avec six voies, deux accotements et une piste pour les piétons et les cyclistes.

Si le gouvernement Marois est frustré par cette prise de position, je dois avouer que je le suis aussi, quoique pour des raisons fort différentes.  Alors que Québec visait les deux niveaux pour des raisons de sécurité, disait-on, de mon côté, je me désole de voir que l’on veut construire un pont avec la même capacité que le pont Champlain actuel, qui est déjà congestionné à chaque jour!  Si l’on peut saluer l’aménagement d’une piste cyclable et piétonnière, ce n’est sûrement pas l’addition d’un train, puisse-t-il être léger, qui va redonner la fluidité à la circulation aux heures de pointe, puisque celui-ci remplacera les autobus qui utilisent présentement la voie réservée en sens inverse de la circulation de pointe.  Et comme les stationnements incitatifs Panama et Chevrier sont pratiquement toujours remplis à pleine capacité, tout porte à croire que les gens continueront à prendre leur voiture pour se rendre à Montréal, et le nouveau pont sera tout aussi congestionné que l’est le pont actuel.

> La facture

Québec soupçonne Ottawa de vouloir lui refiler la totalité de la facture du train léger (SLR). Il lui demande de financer le SLR avec l’enveloppe dite «au mérite» du Fonds Chantiers Canada. La part de cette enveloppe qui reviendrait au Québec – environ 1 milliard de dollars – devrait être consacrée à ce seul projet, estime le gouvernement Marois.

Face à ce constat, Québec devrait reconsidérer son choix.  Un système ferroviaire conventionnel, comme celui du Train de l’Est, ou des autres trains de banlieue, coûterait probablement moins cher à aménager et à opérer, puisque sa compatibilité avec les voies ferrées existantes permettrait de complètement redéployer l’offre de trains de banlieue sur la rive-sud de Montréal.  On pourrait ainsi ouvrir des lignes vers Châteauguay et Salaberry-de-Valleyfield, vers Saint-Jean-sur-Richelieu et Granby, vers Saint-Hyacinthe et Drummondville, ainsi que vers Contrecoeur et Sorel-Tracy.  Le tout, accompagné d’arrêts et de stationnements incitatifs à chaque route importante, le long de ces trajets, pourrait se faire au rythme des budgets, et de la demande.

> Le bureau conjoint

Le gouvernement fédéral ne donne aucune réponse à la demande de Québec de créer un bureau conjoint Canada-Québec pour la construction du nouveau pont.

Quant à cette demande, pour ma part, Québec devra “s’asseoir dessus”, comme disait mon ex!  Le pont Champlain est de responsabilité fédérale, et le pont à construire, qui le remplacera, le sera aussi.  En conséquence, le gouvernement Marois devra se contenter de répondre aux question que daignera bien lui poser Ottawa, le cas échéant.  Si l’on remplaçait un pont à responsabilité partagée, comme le pont Honoré-Mercier, par exemple, un bureau conjoint serait le bienvenu, mais comme il s’agit d’un projet fédéral à 100%, Québec devrait profiter de l’occasion, qui lui est offerte sur un plateau d’argent, pour conserver son personnel (si tant est qu’à la lumière des révélations du rapport Duchesneau, le MTQ ne déborde pas d’ingénieurs!), afin de faire avancer d’autres dossiers importants, comme celui de l’échangeur Turcot.

> Le concours

Québec regrette que le fédéral ne tienne pas un concours architectural pour le design du nouveau pont.

Ça aussi, c’est malheureux, mais puisque tout le monde faisait pression sur Ottawa pour agir plus rapidement, dans la construction d’un nouveau pont, en remplacement de Champlain, il leur a bien fallu couper quelque part.  Personnellement, je préfère que l’on coupe le concours architectural que sur l’ingénierie, par exemple, ou sur la qualité du béton.

Plus sérieusement, si Québec se donnait la peine de coopérer, un tant soit peu, avec Ottawa, au lieu de constamment monter des dossiers de chicane, peut-être que le remplacement du pont Champlain pourrait avancer encore plus rapidement.

Pont de l’île d’Orléans: Pendant que nous y sommes,…

L’année 2014 pourrait s’avérer une année décisive pour le remplacement du pont de l’île d’Orléans, situé au bout de l’autoroute Félix-Leclerc (A-40), à l’est de Québec.  En effet, selon ce que rapporte ce matin Annie Morin, dans Le Soleil, le MInistère des transports du Québec (MTQ) devrait faire son choix parmi quatre scénarios de traversée; un pont conventionnel, un pont à haubans, une jetée ou un tunnel.  Évidemment, l’article ne nous montre pas les quatre options, puisqu’elles sont toujours en cours d’élaboration, sur les tables à dessin du MTQ.  On nous promet que chacun des quatre projets sera accompagné de ses pour et ses contre, de son tracé détaillé, et de sa fiche technique, sans oublier l’échéancier, et l’étiquette de prix qui s’y rattachera.  Toujours selon l’article, il semble que le MTQ ne veuille pas brûler les étapes, et que la décision finale ne soit pas prise à la hâte.

Pendant que nous y sommes, j’aimerais bien que le MTQ prenne en considération toutes les options possibles.  Et par là, je n’entends pas seulement pour desservir l’île d’Orléans comme telle, mais aussi pour la grande région de Québec.  Un jour ou l’autre, il faudra une nouvelle traversée entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent, surtout que l’on ne sait toujours pas ce qui advient du vieillissant pont de Québec, qui pourrait bien, dans les prochaines années, nécessiter des travaux qui se traduiront sûrement par des fermetures récurrentes.  D’un autre côté, j’ai entendu entre les branches que le futur pont de l’île d’Orléans pourrait coûter dans les 400 millions de dollars; c’est beaucoup d’argent pour desservir moins de 7000 personnes!  Alors puisqu’il faut y mettre autant de deniers publics, pourquoi ne pas en profiter, une fois rendus sur l’île, pour continuer jusqu’à l’autre côté du fleuve?  Évidemment, cette deuxième partie de l’éventuelle traversée du fleuve sera beaucoup plus coûteuse, mais on ferait d’une pierre deux coups; on règlerait le problème de l’île d’Orléans, et celui d’un nouveau pont transfluvial, avec le même projet.  La nouvelle route pourrait passer à l’écart du village de Sainte-Pétronille, afin de ne pas troubler la quiétude des résidents, et on pourrait n’autoriser qu’un seul échangeur sur l’île.  Le lien vers la rive nord pourrait être plus économique, comme une jetée munie d’un pont d’une centaine de mètres, alors que le pont vers la rive sud pourrait avoir une architecture plus recherchée, et éventuellement devenir une signature pour la vieille capitale.

Bien entendu, les quelques résidents de la rive sud de l’île vont maugréer.  Mais comme le dit le vieil adage, à propos d’un pont, “avant de le construire, personne n’en veut; une fois réalisé, tout le monde le prend”!  J’avais écrit un billet, au sujet d’une éventuelle traversée du fleuve, à la hauteur de l’île d’Orléans, il y a plusieurs années.  Le tracé qu’on y voit n’est qu’un exemple, qui est loin d’être final, mais donnerait quand même une idée des bienfaits d’un tel ouvrage.  D’autant plus qu’un projet de cette importance viendrait mettre un terme définitif à toute tentative d’aménagement d’un port méthanier à Lévis, projet dont bien peu de gens voulaient; je le dis juste comme ça, en passant!

Au final, je crois fermement qu’un pont entre Lévis, l’île d’Orléans, et l’autoroute Félix-Leclerc constituerait une solution gagnant-gagnant!

A-55 à Bécancour: Les morts vont changer de place!

Pendant la nuit de Noël, à Bécancour, un accident est survenu sur l’autoroute 55, à l’intersection de la rue Thibodeau, soit à plus ou moins deux kilomètres au sud du nouvel échangeur du boulevard des Acadiens.  Un homme de 74 ans aurait entrepris de faire un virage en U à la hauteur de cette intersection, et un autre véhicule venant sur l’autoroute n’aurait pu éviter le véhicule du vieil homme.  Celui-ci serait mort sur le coup, l’autre véhicule heurtant le sien directement au niveau de la portière du conducteur.  La passagère de l’homme, ainsi que les deux occupants de l’autre véhicule, ont été transportés à l’hôpital, où l’on ne craint pas pour leur vie.

C’est ainsi que la ronde des morts de l’A-55 en super-2 se poursuit!  L’échangeur des Acadiens étant désormais fonctionnel, les collisions mortelles vont se transférer vers les quatre autres intersections à niveau que l’on retrouve sur l’autoroute de l’Énergie, à savoir celles des rues Thibodeau, Forest et Prince, à Bécancour, ainsi que celle de la route 226, à la hauteur de Saint-Célestin.  Cette dernière est un peu moins dangereuse que les trois autres, puisque munie de feux de circulation.  Parmi celles de Bécancour, seule celle du chemin Forest est munie d’un feu clignotant.

Comme à l’habitude, il faut toujours des morts pour faire réagir le Ministère des transports du Québec (MTQ); la question, dans le cas de l’A-55, entre Bécancour et l’A-20, est “Combien?”  On viendra me dire qu’en faisant un virage en U à une intersection, la pauvre homme fut l’artisan de son propre malheur, ce que je ne nie pas.  Par contre, j’ai été informé que ça roule plus vite, sur l’A-55, depuis que l’échangeur des Acadiens est complété, ce qui rend la tâche plus compliquée pour ceux qui veulent sortir des rues Thibodeau, Forest et Prince.  J’ai beau ne pas le souhaiter, mais le tout se traduira, malheureusement, par d’autres accidents violents, souvent mortels.

J’ai écrit un billet, il y a près d’un an et demi, sur la solution à adopter pour régler le cas de ces trois intersections, lorsque surviendra le doublement de l’autoroute.  Je proposais quatre pistes de solution, et il en existe d’autres.  Évidemment, l’idéal serait de doubler au plus tôt l’A-55 jusqu’à l’A-20, à Sainte-Eulalie, mais nous savons que le MTQ n’a pas privilégié cette option.  Il a préféré l’option du “compte-goutte”, c’est à dire de parsemer, ici et là, quelques travaux, sur une période d’une ou deux décennies.  Pendant ce temps, nous tenterons de tenir le compte, car les décès vont continuer à s’accumuler à un rythme accéléré.

Les autres routes 2: Les 2A, 2B, et 2C.

Après avoir passé plus de quatre ans et demi à parcourir la route 2, nous allons maintenant faire trois routes d’un seul coup!  Ce sont des routes auxiliaires, qui se rattachaient à une route principale, à savoir la route 2, et elles se situent dans trois régions différentes.  Allons-y!

La route 2A (Bas-Saint-Laurent)

La route 2A (route 230) prend origine à l’intersection de la route 2 (route 132), à l’entrée ouest de la ville de La Pocatière.  Après 2,3 kilomètres, on atteint la rue Poiré, sur laquelle on tourne à gauche.  À 200 mètres de là, on prend une courbe, vers la droite, qui nous amène sur l’avenue Painchaud, que l’on suit pour traverser toute la ville.  À la fin de la courbe, c’est l’intersection de la rue Guimond, première traverse qui nous conduit à la route 2 (route 132), et aussi à l’autoroute 20.  Au bout d’un demi-kilomètre, on atteint le boulevard Desrochers, l’autre axe nord-sud de la ville, la rue Poiré étant bien sûr le premier.  On parcourt un autre kilomètre sur la route 2A (route 230) avant d’atteindre la rue Bérubé, seconde traverse vers la route 2 (route 132), puis encore 900 mètres pour arriver à la rue Daniel, troisième et dernière traverse en direction de la route 2 (route 132).

On croisera par la suite la route Martineau, et la rue Harton, juste à côté, ainsi que la route Hudon-Roussel, le tout à l’intérieur de moins de 900 mètres, alors que nous sommes clairement sortis de la ville.  À 1,4 kilomètres de la route Hudon-Roussel, c’est le rang de la Cannelle, puis après presque deux kilomètres, on croise la route Verbois, qui se rend à Rivière-Ouelle.  Ensuite, la route 2A (route 230) devient le boulevard Bégin, et au milieu d’une courbe, on traverse une voie ferrée; nous sommes à Saint-Pacôme-Station.  On passe le chemin du Nord-du-Rocher, parallèle à la voie ferrée, puis après 1,3 kilomètres, on croise la rue King, signe que l’on entre dans le village de Saint-Pacôme.  À 600 mètres de là, après la rue Saint-Alphonse, on traverse le pont de la rivière Ouelle, et à 600 mètres de plus, la petite rue Saint-Louis nous rattache à la rue Galarneau, qui conduit à Saint-Gabriel-de-Kamouraska.  Le boulevard Bégin longe encore la rivière Ouelle sur 300 mètres avant de s’en distancer, puis à un kilomètre de là, à l’intersection de la rue Pelletier, à droite, celle-ci semble se prolonger, à gauche, et mener vers le site d’un pont démoli qui conduisait au chemin du Nord-du-Rocher.  Un kilomètre plus loin, le chemin du Haut-de-la-Rivière, sur le site d’un parc industriel, offre un accès à l’autoroute 20 qui, comme on le sait, n’existait pas en 1950.

De là, la route 2A (route 230) se poursuit, toujours sous le nom de boulevard Bégin.  On traverse la voie ferrée après avoir parcouru 2,3 kilomètres, depuis le chemin du Haut-de-la-Rivière, puis après 2,2 kilomètres supplémentaires, on croise un accès à un chemin de desserte de l’autoroute 20.  Nous faisons encore un kilomètre et demi avant d’atteindre la route de la Station, dans le village de Saint-Phillipe-de-Néri.  400 mètres plus loin, la route 287 mène à Saint-Denis, et à Mont-Carmel.  De là, on fait 4,9 kilomètres pour atteindre le chemin Mignault, puis à un kilomètre tout juste, on croise la route Beaulieu, et la route du Pain-de-Sucre.  À 900 mètres de là, la rue Hector constitue une ancienne emprise de la route 2A (route 230) sur une longueur d’environ 350 mètres.  Après un autre 800 mètres, nous croisons les premières rues du village de Saint-Pascal; nous roulons sur l’avenue Patry.  À moins de 500 mètres plus loin, la rue Rochette, qui devient la route de Kamouraska, au-delà de son échangeur avec l’autoroute 20, nous conduit à Kamouraska.  Après un autre demi-kilomètre, on tourne à droite, sur la rue Taché, et à 600 mètres de là, on tourne à gauche, sur le boulevard Hébert.  Au bout d’environ 500 mètres, on retraverse la voie ferrée, et après avoir croisé les dernières rues du village, on arrive à la route Bélanger, qui mène à Saint-Bruno-de-Kamouraska.  À 4,5 kilomètres de la route Bélanger, deux intersections, à 40 mètres de distance; d’abord à droite, la route Tardif, puis à gauche, la route de Saint-Germain, qui mène au village du même nom.

À environ un kilomètre et demi de là, la route 2A (route 230), droite comme une flèche, devient la rue Principale, et 2,2 kilomètres plus loin, on est au beau milieu du village de Sainte-Hélène, à l’intersection de la rue de l’Église, qui conduit à l’autoroute 20.  2,5 kilomètres plus loin, nous croisons la route Ennis, qui mène à Saint-Athanase, puis au bout d’un peu plus de 3 kilomètres supplémentaires, on arrive à la route de la Station; vers la droite, elle conduit à Saint-Joseph-de-Kamouraska, mais nous la prenons à gauche.  Notons que l’actuelle route 230 continue tout droit, pour se terminer 7,7 kilomètres plus loin, à la route 51 (route 289), à Saint-Alexandre-de-Kamouraska.  À 700 mètres de l’intersection, c’est Saint-André-Station, là où nous traversons la voie ferrée, et 2,5 kilomètres plus loin, un accès à l’autoroute 20.  Un kilomètre plus loin, on croise le chemin Mississipi, puis à 2,1 kilomètre de là, la rue du Cap, et 200 mètres plus loin, la rue Principale, soit la route 2 (route 132), qui mène au coeur d’Andréville (Saint-André)

La route 2B (Montréal)

La route 2B (autoroute 520) correspond au chemin de la Côte-de-Liesse, qui débute à la route 2 (autoroute 20), au rond-point Dorval, et se termine aux routes 8 et 11A (autoroute 15, route 117), à la hauteur du boulevard Décarie, le tout sur pas plus d’une dizaine de kilomètres.

La route 2C (Québec)

La route 2C (route 138) prend ses origines à Neuville, juste à l’est de la rue Loriot, alors que le vieux chemin du Roy se sépare du nouveau chemin, qui pour l’heure s’appelle tout simplement route 138.  Donc, la route 2C parcourt 800 mètres sur le territoire de Neuville avant d’entrer à Saint-Augustin-de-Desmaures, toujours sous le vocable de route 138.  On parcourt 5,2 kilomètres avant d’apercevoir les rues d’un secteur résidentiel plus dense, et 1,3 kilomètres de plus avant d’arriver à la route de Fossambault (route 367).  De là, les résidences sont plus clairsemées, à mesure que l’on longe la grand parc industriel de Saint-Augustin, et ce jusqu’à l’échangeur de l’autoroute 40 (qui fut déjà l’autoroute 440, section Ouest), 2,8 kilomètres plus loin.  De l’autre côté de l’échangeur, la route 2C (route 138) fait 2,5 kilomètres de terres agricoles, jusqu’à ce qu’on traverse la voie ferrée, et ça redevient plus résidentiel.  Nous sommes dans la ville de Québec, arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge.  À 2,7 kilomètres de la voie ferrée, à la hauteur de la rue Octave-Tessier, les nombreux hôtels nous annoncent que l’on entre dans un secteur commercial de Sainte-Foy, et 1,3 kilomètres plus loin, on croise la route de l’Aéroport (autoroute 540).  À 2,8 kilomètres de là, on passe sous l’autoroute Henri-IV (autoroute 73), tout en ayant traversé la ville de l’Ancienne-Lorette, et atteint l’arrondissement Les Rivières.  On parcourt encore 3 kilomètres avant de traverser l’autoroute Robert-Bourassa (autoroute 740), puis encore 1,6 kilomètres avant d’atteindre la bretelle de l’avenue Saint-Sacrement.  La route 2C quittera donc la route 138 pour suivre l’avenue sur 250 mètres, puis tourner à gauche, sur la rue Saint-Vallier-Ouest, et ainsi entrer dans l’arrondissement La Cité–Limoilou.

Sur un kilomètre, la rue Saint-Vallier-Ouest longe un cimetière, soit jusqu’à l’avenue du Pont-Scott.  On mettra ensuite 1,8 kilomètre pour atteindre le boulevard Charest-Ouest, puis un autre 150 mètres pour traverser le boulevard Langelier, et atteindre la rue Saint-Vallier-Est, cette fois à sens unique.  La route 2C continue son parcours sur cette rue très étroite, à tout le moins sur les 600 mètres qui séparent le boulevard Langelier de la Côte d’Abraham.  Toutefois, 550 mètres plus loin, soit juste après les viaducs de l’autoroute Dufferin-Montmorency (autoroute 440, section Est), on revient à la configuration très étroite, et ce, sur les 200 mètres qui restent.  Parce que de là, la rue fut fermée, et n’est plus qu’un passage piétonnier.  Il faut faire un détour par les rues Vallière, des Prairies, et Saint-Nicolas (260 mètres au total), avant de prendre la Côte du Palais, et monter ainsi les 280 mètres qui restent jusqu’à la rue Saint-Jean, au coeur de la ville fortifiée, et arriver ainsi à la fin de la route 2C.

La route 2 – (9) De Saint-Louis-du-Ha!-Ha! à la frontière du Nouveau-Brunswick

Nous nous sommes laissés à l’angle des rues Raymond et Commerciale, à Saint-Louis-du-Ha!-Ha!  La continuité de la route 2 a été coupée par la construction de la nouvelle route 185 à chaussées séparées, qui deviendra l’autoroute 85, une fois que tous les travaux seront complétés.  Pour rejoindre l’autre côté de la rupture, il faut prendre la rue Raymond, traverser le viaduc, et tourner à gauche sur la rue Madgin, afin de rejoindre le vieux tracé.  La route 2 poursuivait son parcours sur la rue Commerciale sur environ un kilomètre, puis empruntait l’emprise de la route 185 actuelle sur plus ou moins 1,3 kilomètres avant de rejoindre ce qui est maintenant devenu la rue Madgin.  On parcourt environ 3,8 kilomètres au cours desquels la rue Madgin devient la chemin du Golfe, puis on tourne à gauche, pour traverser à nouveau la nouvelle route 185, à la faveur d’un viaduc de 130 mètres, puis à droite, pour reprendre la rue Commerciale Nord (route 232), afin de poursuivre notre chemin.  Évidemment, en 1950, la configuration des lieux était toute autre!  Nous entrons à Cabano, qui fait maintenant partie de la municipalité de Témiscouata-sur-le-Lac.

Après un kilomètre, on croise le Vieux-Chemin puis, sur 1,4 kilomètres, on a sous les yeux un charmant et bucolique village.  Ensuite, on traverse un pont; au-delà de celui-ci, le village fait place à un parc industriel, et après 1,1 kilomètres, on tournera à droite, sur la rue de l’Anse, afin de traverser un autre viaduc, puis à gauche, sur la bretelle qui nous ramène à la route 185 actuelle.  Au-delà de la rue de l’Anse, la rue Commerciale Nord devient une voie de service de la future autoroute, et se termine à 1,2 kilomètres de là.  Tout juste après la bretelle, la route 232 se poursuit vers la gauche, pour conduire à Rivière-Bleue.  De retour sur la route 2 (route 185), on croise la route Lizotte (4,5 kilomètres), à droite, puis le chemin du Lac, à gauche (5,7 kilomètres).  Après 7,3 kilomètres, on voit la montée du Détour, à droite, et à gauche, l’axe de la route 2, soit la rue Commerciale Sud, que nous ne pouvons toutefois pas atteindre directement, compte tenu de la nouvelle configuration de la route 185.  Afin de rejoindre la rue Commerciale Sud, nous devrons prendre la sortie 29, puis tourner à droite sur la rue de l’Aréna, et encore à droite sur la rue de l’Église, que nous suivrons sur les trois-quart d’un kilomètre.  Une fois atteinte la rue Commerciale Sud, on la prendra par la droite, et on parcourra environ un kilomètre à travers les rues de l’autre composante de la municipalité de Témiscouata-sur-le-Lac, soit l’ancien village de Notre-Dame-du-Lac, sur les 2,7 kilomètres qui vont finalement nous relier, à nouveau, à la route 185 actuelle.  Le périmètre urbain de Notre-Dame-du-Lac est toutefois beaucoup plus clairsemé que celui de Cabano.

La route 2 (route 185) longera encore de près le lac Témiscouata sur une distance de 1,8 kilomètres avant de croiser le chemin du Lac.  La route 2 suit ce chemin qui, sur encore 1,6 kilomètres, sera séparé du lac tantôt par des maisons, tantôt par le sentier du Parc linéaire interprovincial du Petit-Témis, une voie cyclable qui relie le Québec au Nouveau-Brunswick.  En 1950, cette piste cyclable était probablement un chemin de fer.  Par la suite, la route 2 s’éloigne du lac pour rentrer dans les terres.  Après 3,4 kilomètres, à la hauteur d’un chemin de traverse, le reliant à l’actuelle route 185, le chemin du Lac devient le chemin Neuf.

On mettra un autre 5 kilomètres, sur ce chemin somme toute assez sinueux, avant d’atteindre la 2e Rue Est, et le village de Sainte-Rose-du-Dégelé (Dégelis), un “dégelé” désignant, en vieux français, un plan d’eau “qui ne gèle pas”, dans le cas présent à cause des forts courants de la rivière Madawaska, qui tient lieu de décharge du lac Témiscouata.  Après la 2e Rue Est, le chemin Neuf devient l’avenue Principale, et traverse la petite ville sur 2,5 kilomètres, dont presque deux kilomètres en ligne droite, avant de croiser la rue Industrielle, et de devenir l’avenue de la Madawaska.  De là, on quitte le périmètre urbain, et la route 2 redevient une route de campagne.  À 4 kilomètres de là, la route 2 prend le chemin de l’Arc-en-Ciel, sur 2,6 kilomètres, avant de revenir à l’avenue de la Madawaska (route 185).  À 6,7 kilomètres de ce point, la route 2 québécoise devient la route 2 du Nouveau-Brunswick, et ce point marque la fin de notre périple, commencé… le 18 mai 2009!  Qui l’aurait crû?  Plus de quatre ans et demi!