A-50: Ce sera en deux temps, finalement!

Dans mes trois derniers billets sur l’autoroute 50, que vous pouvez consulter en cliquant ici, là et encore là, je mentionnais ne pas trop savoir, puisque la dernière section ouverte, le 19 août dernier, s’arrêtait à Pointe-au-Chêne, et non à Fassett, comme prévu, si le reste de l’A-50, jusqu’à Notre-Dame-de-Bonsecours, au nord de Montebello, serait ouvert tout d’un coup, ou en deux étapes distinctes, pour un total de trois, à l’intérieur de l’année 2011.

Nous avons maintenant la réponse; c’est cet avant-midi que le ministre Norman MacMillan, accompagné de nombreux dignitaires de la région, ont procédé à l’inauguration d’une autre section de l’A-50, et ce jusqu’à Notre-Dame-de-Bonsecours.

En attendant que j’aille prendre des photos de ce nouveau tronçon, voici le communiqué de presse du ministre, ainsi qu’un court article de Michèle Marchand, de l’hebdomadaire Le Bulletin Info 07. Juste en passant, un autre communiqué convoque les journalistes à une coupe de ruban, cette fois en Beauce, et en compagnie de Max Bernier en personne!

A-35 (2011): Ça avance… un peu!

Les habitués du Blogue se souviennent de mon dernier passage sur les chantiers de l’autoroute 35, à Saint-Alexandre, et Saint-Sébastien, quelque part en 2010.  Sur certaines de ces sections, bien peu de choses ont changé; les chaussées sont toujours sur le gravier, et on a rien fait au niveau de la montée de la Station, à Saint-Alexandre.  Par contre, à d’autres endroits, le long de ce grand projet, les choses bougent; on est à construire l’échangeur, au sud du secteur Iberville, tout près des installations de la firme Soleno.  Et à Saint-Sébastien, l’échangeur de la route 133 est presque complété!

Quand on roule sur la route 133, en direction nord, on ne peut manquer cette vue, à environ un kilomètre du village de Saint-Sébastien.  Il reste bien quelques trucs à fignoler, mais pour l’ensemble de l’ouvrage, l’échangeur est pratiquement complet.

Dans l’axe même de l’A-35, cela semble encore plus évident.  Bon, pas particulièrement quand on regarde vers le sud, puisque dans cette direction, rien n’est encore commencé.  Il faut spécifier que sur le site web du MTQ, on prévoit l’ouverture de cette section, entre la route 133 et la frontière américaine, qu’en 2017!

Quand on regarde vers le nord, depuis l’extrémité sud, nous voyons que la forme est définitive; même l’asphalte y est!

Le viaduc, en direction nord, sur l’A-35, est pratiquement terminé, et il en est de même pour celui en direction sud.

Ici, nous voyons que l’asphalte s’arrête au bas du promontoire.  Il est donc facile de croire que l’échangeur fait partie d’un contrat distinct.  En passant, si je vous dis que j’ai roulé dessus, entre Saint-Alexandre et ce point, c’est tout à fait plausible; d’ailleurs, nous voyons les phares d’un véhicule qui fait pareil!

Ces photos furent prises le 22 octobre dernier.  J’aurais bien voulu en prendre davantage, mais la pile de mon appareil était pratiquement morte, et mon onduleur, l’appareil qui me permet de brancher des appareils domestiques dans ma bagnole, m’a fait faux bond!  Je m’en suis donc tenu au strict minimum!

Je tenterai de trouver du temps pour retourner dans le secteur, avec des piles fraîchement chargées, cette fois!  Je trouverai sûrement quelques minutes, puisque l’ouverture de la section Iberville – Saint-Sébastien n’aura lieu qu’en 2013!

Économie: Heureux les pauvres, qu’ils disaient!

On dit des chiffres qu’ils sont comme les gens; il s’agit de les torturer un peu, pour qu’ils nous disent ce que l’on veut entendre.  Aussi, des chiffres qui proviennent de sources douteuses, ou encore quand les sources ne sont pas identifiées, doivent être pris avec un grain de sel.  À tout le moins jusqu’au moment où ils seront confirmés par des sources crédibles.

Parlant de sources crédibles, un site web obtient de plus en plus de reconnaissance, et de crédibilité, ces jours-ci.  Il s’agit du site Antagoniste.net, qui diffuse des informations sur l’économie, et la politique, et ce autant chez nos voisins du Sud que chez nous.  Le point fort de ce site, opéré par son auteur, David Gagnon, est que chaque article est vérifié, et que la source des informations est clairement identifiée.

C’est pourquoi j’accorde beaucoup d’importance à cet article, en provenance du site Antagoniste.net, dans lequel on spécifie que le Québec recule, face au reste du Canada, en ce qui concerne le revenu médian, article que vous pouvez consulter en cliquant sur ce lien.  La source de cet article est évidemment identifiée, et il s’agit d’un tableau de Statistiques Canada, un organisme très crédible, quant à la précision de ses données.  Le tableau, utilisé dans l’article, est on ne peut plus clair; pendant que toutes les autres provinces ont vu le revenu médian de leur population augmenter, sur un horizon de 30 ans, couvrant la période de 1979 à 2009, le Québec a vu le sien diminuer de 4,1%, passant de 43,900$ à 42,100$.  En 1979, le Québec avait la 4e place, au niveau de cette mesure, derrière l’Ontario, l’Alberta, et la Colombie-Britannique, respectivement.  En 2009, notre société distincte se retrouvait au dernier rang, ex-aequo avec la Nouvelle-Écosse.  Ce qui veut donc dire que si la tendance se maintient toujours, le Québec se retrouve probablement, au moment où vous lisez ces lignes, avec le revenu médian le plus bas de tout le pays!

Comment il disait ça, le ministre des finances, Raymond Bachand, déjà?  Que l’important, c’est d’être heureux, comme peuple!  Est-ce à dire que les curés avaient raison, et que ce sont les pauvres, qui sont heureux?

A-50 (2011): Après la pluie,…

Bien entendu, tout le monde sait que le vieil adage dit “Après la pluie, le beau temps”.  Mais puisqu’il s’agit de l’autoroute 50, plusieurs conclusions pourraient s’arrimer au vieil adage, question d’en faire une version plus contemporaine.  Sur les parties ouvertes, et plus particulièrement celles en super-2, on pourrait dire « Après la pluie, l’accident! »  Quoique les accidents ne surviennent pas toujours après la pluie; ils surviennent pendant, mais aussi avant, puisque certaines collisions se produisent même par beau temps.  Si vous avez d’autres suggestions, n’hésitez pas à m’écrire!

Mais bon, j’allais dire qu’une fois la pluie passée, je suis sorti de la bagnole pour aller reprendre des photos.  Voici ce que ça donne.

Ça, c’est l’A-50 vers l’est, depuis le viaduc de la côte Azilda, à Notre-Dame-de-Bonsecours, la municipalité agricole qui entoure le village de Montebello.  En zoomant un peu,…

…on peut même voir les panneaux annonçant la sortie de Fassett, et accessoirement, qu’au moins une couche d’asphalte a été appliquée.

De l’autre côté, soit vers l’ouest, on voit les lampadaires, qui éclaireront la zone de division des voies.  Parce qu’à la hauteur de l’échangeur de la route 323, qui mène à Montebello, on construira deux chaussées distinctes.  Vous ne me croyez pas?  Regardez bien.

Avec le zoom, on constate bien qu’il ne s’agit pas d’un échangeur, puisque au-delà du bulldozer, au centre de l’image, il y a bien deux chaussées parallèles.

En zoomant un max, on voit la glissière de sécurité de la bretelle de sortie, qui est beaucoup plus loin, alors que l’on regarde venir…

…une camionnette de la firme Roxboro Excavation.  Le type qui en descendra viendra opérer la pelle mécanique, que l’on voit à la droite, sur la troisième photo.

Cette fois, nous sommes sur ce qui sera la bretelle d’entrée de l’A-50 ouest, à la hauteur de la route 323.  L’asphalte déjà lignée nous indique que l’on a utilisé cette bretelle, ainsi que la bretelle de sortie de l’A-50 est, pour faire un chemin de détour, pendant une bonne partie de la construction du viaduc qui surplombe la route 323.  Au loin, quelques hommes, qui discutent, et qui doivent bien se demander qui est cet hurluberlu qui se pointe là.

Nous voici à l’intersection de la bretelle de la photo précédente et de la route 323, que nous regardons vers le sud.

Quand je parlais du viaduc qui surplombe la route 323, vous constaterez qu’il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit; il est vraiment haut, par rapport à la route.  Au centre de cette vue de la route 323, en direction nord, on voit un échafaudage qui permet aux travailleurs de traverser la route sans danger.

Ici, nous sommes sur le chemin de la côte Saint-Hyacinthe, à Notre-Dame-de-Bonsecours.  Ce secteur se trouve entre les routes 323 et 321.  Vous avez maintenant une idée de l’ampleur du remplissage à effectuer, pour aller d’une colline à l’autre.

Si vous croyez qu’il est plus facile de se perdre en ville qu’à la campagne, voyez cet ensemble de panneaux indicateurs; d’abord, il y a trois panneaux, mais l’intersection permet d’aller dans quatre directions.  Quand on y regarde de plus près, à part le “N”ord, et le “S”ud, qui permettent de s’y retrouver un peu, force est de constater que c’est la côte Saint-Hyacinthe dans toutes les directions.  Comme dirait l’un de mes potes – originaire de Saint-Hyacinthe, « …mais encore? »

Terminons ce troisième billet – et la série – sur cette image, prise sur la route 321 nord, et sur laquelle on voit un panneau qui indique que nos infrastructures, ici, ont créé 5982 emplois.  Je présume qu’il s’agit d’un calcul d’ingénierie, qui équivaut aux nombre d’heures nécessaires pour construire l’autoroute, parce que depuis que je visite les divers chantiers de l’A-50, je n’ai jamais vu 5982 hommes en même temps!  Vous imaginez la file d’attente, à la cantine, lors de la pause?

Je disais, dans les deux premiers billets de cette courte série, que j’imaginais une ouverture en trois temps, entre le chemin Scotch et la route 323.  Peut-être que le tout se fera en deux temps quand même, si l’on décide d’ouvrir la section du chemin Avoca jusqu’à Fassett en même temps que celle de Fassett à la route 323.  Alors comment être sûr de ce qui se passera, maintenant?

Faudra attendre la suite!

A-50 (2011): Ce qu’il y a après le chemin Avoca

Dans mon dernier billet, je vous ai montré que l’A-50 se rendait jusqu’au chemin Avoca.

En fait, cette photo aurait dû se trouver dans le précédent billet.  Mais qu’importe; elle nous servira de point de départ pour la prochaine étape, à savoir ce qu’il y a après le chemin Avoca, à Pointe-au-Chêne, hameau qui fait maintenant partie de la municipalité de Grenville-sur-la-Rouge.

Dans les communiqués de presse, émis par les divers intervenants gouvernementaux, on parlait de l’ouverture de 18 kilomètres d’autoroute, alors qu’il n’y a que 14 km entre le chemin Scotch et le chemin Avoca.

Parmi les 4 kilomètres restants, il y a le point où l’A-50 est le plus près de la route 148, ce que l’on voit très bien sur cette image.  C’est à environ deux kilomètres à l’ouest de Pointe-au-Chêne.

Prise depuis le même endroit, mais avec le zoom, on constate la faible distance qui sépare les deux axes routiers.

Si l’on fait plus ou moins deux autres kilomètres vers l’ouest, sur la route 148, on arrive à la montée Boucher, qui se trouve à la limite des régions des Laurentides et de l’Outaouais.  Et lorsque l’on regarde vers l’est, depuis le viaduc de la montée Boucher, on voit la fin de la partie terminée, côté Laurentides,…

…alors que du côté de l’Outaouais, disons qu’on y arrive, peu à peu.  Cette partie, entre la montée Boucher et la montée Fassett, fut la toute première section dont le terrassement fut complété, mais elle n’était pas prête lors de l’ouverture de l’A-50 jusqu’au chemin Avoca.

Au moment de mon passage, soit au lendemain de l’ouverture de la toute dernière section, on faisait encore de l’asphalte, à deux kilomètres de la sortie de Fassett.  On voit, sur cette photo, que les fabricants du panneau ne se sont pas trop forcé sur l’alignement des caractères.  C’est d’ailleurs une caractéristique de la plupart des panneaux de supersignalisation installés dans l’Outaouais, le long de l’A-50.

On le voit également sur celui-ci, installé sur la montée Fassett.  Ce panneau fait plutôt « cheap », si on le compare aux panneaux habituellement installés à l’approche des bretelles d’entrée d’une autoroute.

Ensuite, je me suis rendu au viaduc suivant, pour prendre des images de ce qui se passe au-delà de Fassett.  Mais je me suis fait prendre… par une averse.  Je suis donc resté sagement dans ma bagnole, en attendant que ça se passe.

Le bruit de fond incessant, qui camoufle la musique, est une gracieuseté de mon système de ventilation, qui me permettait de voir dehors pendant l’averse.  Comme la caméra était tout près du pare-brise, c’est la soufflerie que l’on entend, davantage que le bruit du moteur.

On voit que le temps s’éclaircit un peu, mais ce n’est pas encore fini.  J’espère seulement que l’on ne me fera pas d’emmerdes parce que l’on entend « Nothing Else Matters », de Metallica.  Dans le pire des cas, ils n’auront qu’à retirer la trame sonore!

Voilà, c’est presque terminé, maintenant.  Les dernières gouttes se font prier pour atteindre le sol.  Vous avez même un début d’arc-en-ciel en prime!  Avec le Blogue de Richard3, on ne lésine pas sur les petites attentions!

Mais comme il y a déjà pas mal de matériel, dans ce billet, je vais arrêter ça ici, et vous montrerai la suite quand le paysage aura séché un peu!  Je vais faire rapidement.  Promis!