Charte des valeurs québécoises: Il est où, le problème?

Les gens s’entredéchirent, autant sur Twitter (@levraiRichard3) qu’ailleurs, en virtuel comme en vrai, à propos de la fameuse charte des valeurs québécoises que le gouvernement du Québec nous promet pour bientôt.  D’ailleurs, depuis les quelques fuites bien calibrées des derniers jours, les discussions ont pris de l’ampleur.

Mais en fait, a-t-on vraiment besoin d’une autre charte?  Voyons voir.

D’abord, jusqu’à il y a quelques jours, l’affaire des accommodements raisonnables ne faisait plus beaucoup de bruit; le Journal de Montréal montait en épingle une petite affaire de temps en temps, mais sans plus.  Il n’en fallait pas davantage pour que le ministre Bernard Drainville saute sur l’une de celles-ci, grimpe dans les rideaux, et invite tous les québécois à grimper avec lui.  Et c’est depuis ce temps que la chicane est reprise.

Or, les seuls problèmes vraiment dérangeants tiennent au fait que des personnes puissent intervenir dans l’espace public avec le visage voilé; on ne peut pas les reconnaître, et ainsi les gens se sentent moins à l’aise.  Pour l’instant, cette situation ne s’est pas vraiment présentée.  D’ailleurs, combien y a-t-il de personnes vivant avec le visage complètement voilé, au Québec?  Probablement moins d’une centaine, puisque personne, ou presque, ne se souvient d’en avoir vu! Ce qu’il faut pour régler ce problème, ce n’est pas une charte qui va tout bouleverser, mais une toute petite loi qui tiendrait probablement sur une feuille de papier de format lettre (8½” x 11”), et qui promulguerait ceci:

Le Québec est une société au sein de laquelle on vit normalement à visage découvert.  Ainsi, il convient que:

1) Toute personne vivant avec le visage couvert doit, sur demande et en tout temps, se dévoiler, pour des raisons d’identification et/ou de sécurité.

2) Toute personne voulant occuper un emploi dans la fonction publique du Québec, ou dans un endroit où elle sera en contact avec le public, doit comprendre qu’elle devra avoir le visage découvert pendant tout le temps qu’elle occupera son poste.

Comme diraient les anglos, “That’s it, and that’s all”!  Bref, pas besoin d’en faire tout un plat!

Et le pire, dans tout cela, c’est que le contenu réel de la fameuse charte sera dévoilé… le 9 septembre prochain!  Donc, à date, nonobstant les fuites, les gens s’obstinent sur des hypothèses!

Gabriel Nadeau-Dubois coupable: Un pas dans la bonne direction

Comme plusieurs, j’ai appris par les médias (dans mon cas, par le site LaPresse.ca) que l’honorable Denis Jacques, juge de la Cour supérieure, a rendu son jugement dans l’affaire d’outrage au tribunal concernant l’ancien porte-parole de feu-la-CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.  Et à mes yeux, le fait que celui-ci soit déclaré coupable est un pas dans la bonne direction.  Je m’explique.

Ceux qui ont suivi les événements du printemps dernier, au Québec, se sont rendus compte que les étudiants “en grève”, soutenus par leurs leaders (ou leurs porte-parole, c’est selon), faisaient fi de toute forme d’autorité, y compris celle des tribunaux, transgressant les injonctions l’une après l’autre.  Par ce jugement, les protestataires, dans cette affaire, vont comprendre que les cours de justice ont autorité, dans ce pays comme dans tous les pays démocratiques, et que cette autorité doit être respectée.

On peut ne pas être d’accord avec un jugement, avec une loi, ou encore avec une injonction, mais il devient illégal d’inciter les gens à défier une ordonnance de la cour. et c’est exactement ce que Nadeau-Dubois a fait.  Le cas le plus célèbre remonte à 1972, alors que les chefs syndicaux Yvon Charbonneau, Louis Laberge, et Marcel Pépin avaient commis le même geste, à savoir d’inciter les travailleurs des secteurs public et para-public à défier l’injonction les obligeant à entrer au travail, et à plutôt se mettre en grève; ils furent trouvés coupables d’outrage au tribunal, en vertu de l’article 50, du Code de procédure pénale, et condamnés à la prison.  En prenant la parole comme il l’a fait, sur les ondes du Réseau de l’information (RDI), à ce moment-là, il a envoyé le message que les injonctions accordées par les cours de justice aux étudiants qui désiraient poursuivre leurs cours n’avaient pas préséance sur les votes de grève pris dans les assemblées étudiantes.  Or, cela n’est pas vrai!  Un vote, quel qu’il soit, pris par qui que ce soit, ne peut passer outre une décision de la cour, d’une part, et d’autre part (le jugement en fait d’ailleurs mention), le droit de grève présumé des étudiants n’est soutenu par aucune loi, contrairement au droit de grève reconnu aux travailleurs syndiqués.  Et la raison en est simple.

En principe, la loi communément appelée “anti-briseurs de grève” empêche l’employeur de produire le fruit du travail de ses salariés syndiqués, pendant un conflit de travail, ce qui lui met une pression, dans le but de régler le conflit avec ses employés.  Le fait qu’un, ou plusieurs employés effectuent le travail, malgré le vote de grève, prive les travailleurs en grève du gagne-pain dont ils ont besoin pour satisfaire leurs besoins essentiels, et ce tout en enlevant la pression sur l’employeur.  La loi vient donc aider les travailleurs à préserver leur gagne-pain.  Du côté des étudiants, ils paient (relativement très peu, puisque plus de 88% des frais reliés à leurs études sont versés directement à l’institution scolaire par l’état) des frais de scolarité en retour d’une formation.  Si les étudiants boycottent leurs cours, ils ne sont privés de rien d’autre que de leur formation, qu’ils peuvent reprendre plus tard, en faveur d’arrangements particuliers; ils peuvent continuer à subvenir à leurs besoins essentiels, même lors d’un boycott des cours.  La loi anti-briseurs de grève ne peut donc pas s’appliquer à eux.  Et d’ailleurs, elle ne le fait pas.

Donc, comme je le disais, les décisions de la cour font autorité; c’est comme ça dans toutes les sociétés de droit, et cela pour empêcher le politique d’interférer directement dans la vie de tel ou tel citoyen.  Si un tel système accorde des droits à chacun, elle exige aussi des responsabilités de chacun, et l’une des premières responsabilités, dans une société de droit, est celle de respecter les lois.  Gabriel Nadeau-Dubois n’est pas au-dessus des lois, et il vient d’en avoir la preuve.  On ne peut impunément défier les lois, et autres décisions de la cour, sans en payer le prix.

Et ce prix, le principal intéressé devra retourner en cour le 9 novembre prochain, afin d’en connaître la teneur.  Sachant que la peine maximale pour un outrage au tribunal, en vertu de l’article 50 du C. p. p., est de 5000$ d’amende, et/ou d’un an de prison, Gabriel Nadeau-Dubois ne sera donc pas un “nouveau martyr canadien”!

A-50: Pas encore toute ouverte, il faudrait déjà doubler des sections!

Aujourd’hui, je me suis amusé à consulter l’Atlas des transports, sur le site web du Ministère des transports du Québec (MTQ).  Plus précisément, je suis allé glaner les données de Débit journalier moyen annuel (DJMA), le long de l’autoroute 50.  J’en ai appris, des choses!

D’abord, je spécifie tout de suite que j’ai commencé à compiler les données seulement à l’est du boulevard Lorrain (route 366); à l’ouest de cette route, on défonce les 40,000 véhicules par jour, alors pas besoin de spéculer sur les besoins routiers de ce secteur de la ville de Gatineau.  Ensuite, j’ai utilisé les plus récentes données de l’atlas, soit celles de 2010.  Finalement, j’ai ajouté, quand la chose était possible, les chiffres de la route parallèle à l’A-50, soit la route 148, entre Gatineau et Lachute, puis la route 158, jusqu’à l’autoroute 15, à Mirabel.

Pour connaître le DJMA entre deux points, vérifier le nombre inscrit sur la ligne du deuxième point.  C’est pourquoi, à la première ligne, des pointes vous indiquent de regarder plus bas.  Autre point; les données datent de 2010, et c’est pour cela que les données pour l’A-50, entre la route 321, à Papineauville, et le chemin Scotch (route 344), à Grenville sont manquantes.  De plus, les sections reliant les routes 309 et 317, à l’ouest du projet, ainsi que le chemin Scotch et la route 148, à l’est, ont été ouvertes à la toute fin de 2010, ce qui fait que leurs données sont peut-être partielles.

Dans un reportage qui date de presque trois ans, Martin Gauthier, de Radio-Canada-Outaouais, expliquait que selon les dires de Norman MacMillan, le ministre délégué aux transports, à l’époque, on étudiait la possibilité de doubler une autoroute seulement quand le DJMA dépassait les 10,000 véhicules par jour.  Eh bien il semble que selon les données de 2010, la section de l’A-50 située entre Lachute et Mirabel devrait être doublée, et comme disait feu-ma-mère, “c’est marqué pressé”!

Les données de DJMA sont ajoutées à l’Atlas à tous les deux ans; or, les autres années, il y avait toujours une partie qui se retrouvait sous les 10,000, soit celle située tout près de Lachute, entre les routes 329 et 148, mais maintenant, elle aussi est bien installée dans les 10,000 et plus.  Aussi, j’espère vivement voir ce projet dans le prochain menu du MTQ, soit celui de l’année 2013-14.

Espérons maintenant que le nouveau gouvernement péquiste ne décide pas de stopper tous les travaux autoroutiers!

A-55, à Bécancour: Comment améliorer la desserte locale

Suite au billet que j’ai publié hier, Sam, un fidèle du Blogue, m’a fait parvenir un commentaire très intéressant concernant la sécurité des chemins situés entre le boulevard des Acadiens, à Bécancour, et la route 226, à Saint-Célestin.

Il était plus que temps que les travaux commencent à St-Grégoire maintenant que sa fait environ 1 mois que s’est débuté. Mais check ben quand l’échangeur sera fini sa va être x 1000 plus dangereux dans des intersections…

En effet, en plus du boulevard des Acadiens et de la route 226, les chemins Thibodeau, Forest et Prince ont aussi des intersections à niveau avec l’autoroute 55, et mise à part celle du chemin Forest, qui conduit au secteur Précieux-Sang de la ville de Bécancour, ces intersections sont très peu indiquées.  Du côté ouest de l’A-55, ces chemins sont tous reliés au boulevard Port-Royal, alors qu’à l’est, le chemin Thibodeau est sans issue, alors que le chemin Prince est relié au chemin Saint-Laurent (prolongement du chemin Forest), mais aurait besoin d’améliorations.

Le projet de parachèvement de l’autoroute de l’Énergie (A-55), dont le premier volet, soit la construction d’un échangeur au boulevard des Acadiens, vient de se mettre en branle, devient une occasion idéale pour améliorer également la desserte locale des résidents des chemins environnants, dont l’intersection, forcément, ne pourra plus être maintenue, en procédant au doublement de l’autoroute.  Regardons, tout d’abord, la situation actuelle, avec cette image satellite issue de Google Earth, à partir de laquelle j’ai mis les chemins en évidence.

La solution la plus économique consisterait à raccorder le chemin Thibodeau au chemin Héon, un peu plus au nord, tout en condamnant les trois intersections à niveau, comme on le voit ici.  Si le tronçon du chemin Prince qui se rattache au chemin Saint-Laurent (parallèle à l’A-55) est suffisamment solide, on peut le laisser tel quel, et se limiter à l’entretien régulier.

On pourrait aussi faire un peu mieux, à savoir de construire un viaduc sur le chemin Forest, afin de raccorder les deux côtés de l’A-55 à un point situé environ à mi-chemin entre le boulevard des Acadiens et la route 226.

Si l’on ne veut pas construire de viaduc sur l’A-55, pour une raison ou pour une autre, il existe une autre solution; on peut réaliser un nouveau chemin de ligne, le long de la ligne qui sépare les lots de terres, là où passent déjà les chemin Héon et Saint-Laurent, et raccorder ce chemin à la route 226, de façon à créer une voie parallèle, du côté est de l’A-55.

Finalement, il existe aussi une solution que l’on pourrait qualifier de solution de luxe.  On pourrait construire un échangeur au niveau du chemin Forest, question de garder le lien entre l’A-55 et le secteur Précieux-Sang de la ville de Bécancour, et rattacher le chemin Thibodeau au chemin Forest, tout en améliorant le chemin Prince.

Il reviendra au milieu, et au MTQ, de choisir quelle est la meilleure option, selon les besoins et les demandes des citoyens du secteur, et selon les coûts, évidemment.  Le chemin Forest est situé à environ 4 kilomètres du boulevard des Acadiens, à Bécancour, et à environ 5 kilomètres de la route 226, à Saint-Célestin, une autre intersection qu’il faudra bien remplacer par un échangeur, tôt ou tard.

Braillards étudiants: On en a ASSÉ!

Aujourd’hui, en point de presse, le secrétaire aux communications de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Gabriel Nadeau-Dubois, nous a servi une nouvelle séance de braillage, au sujet de la persécution systématique des pauvres étudiants, par les policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), et tout cela parce qu’une vague d’arrestations “sans précédent” (ce n’est pas moi qui l’avance; c’est écrit dans La Presse!) est survenue juste au moment où ils s’apprêtent à lancer une campagne contre la hausse des frais de scolarité.  L’agence QMI en parle également ici.

C’est que, voyez-vous, la vague d’arrestations “sans précédent” a permis d’arrêter quatre (oui oui, quatre!) étudiants, dont trois élus nationaux de l’association.  Il n’en fallait pas plus pour que l’ASSÉ en ait assez – ceci dit sans jeu de mots, et engage une avocate réputée, en la personne de Véronique Robert, afin de porter plainte(1), devant la Commission des droits de la personne, contre le SPVM, et son escouade de Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes (GAMMA), qu’elle accuse de profilage politique, rien de moins.

Il faut mentionner ici que les quatre individus arrêtés l’ont été en relation avec deux événements distincts, à savoir une occupation des bureaux du ministre des finances du Québec, Raymond Bachand, par une trentaine d’étudiants, survenue le 24 mars dernier, et à l’occasion de laquelle un mur vitré a été fracassé, blessant une employée de bureau du ministre, et une autre occupation, une semaine plus tard, par une soixantaine d’étudiants, cette fois dans les locaux de la Conférence des recteurs et des principaux d’universités du Québec (CREPUQ), au cours de laquelle l’escouade tactique du SPVM a dû intervenir, parce que cette occupation a aussi tourné au vinaigre.

Deux des quatre martyrs, dont Guillaume Vézina, étudiant en science politique à l’UQAM et secrétaire à l’information de l’ASSÉ, ainsi que Vanessa Clavelle, une élue de l’Association des étudiants en sciences humaines de l’UQAM, ont été accusés d’introduction par effraction, de complot, de méfait, et de prise de possession d’un lieu par la force.  Comble de la persécution, ils furent libérés sous promesse de comparaître.  Les deux autres doivent, à leur tour, comparaître en Cour le 26 juillet prochain.

Gabriel Nadeau-Dubois s’est fait très clair, lors du point de presse.  “Il faudrait être très naïf pour ne pas voir le lien clair entre cette vague d’arrestations en été et le début dans quelques semaines d’une mobilisation que nous souhaitons historique contre la hausse des frais de scolarité”, a-t-il déclaré.  Quant à l’avocate des étudiants, Véronique Robert, elle n’y va pas avec le dos de la main morte non plus; qu’ils soient reconnus coupables ou non, elle croit que “quelques écarts de conduite pendant une manifestation ne justifient pas que l’escouade GAMMA enquête de manière continue sur des jeunes parce qu’ils sont militants”.  J’aurais apprécié avoir l’opinion de la dame, blessée dans l’occupation des bureaux du ministre Bachand, mais les médias ne nous l’ont pas rapportée.  Dommage.

Quant au porte-parole du SPVM, le sergent Ian Lafrenière, il se fait également très clair, quand il dit que “Les gens que nous avons arrêtés, c’est parce qu’ils ont commis des actes criminels, pas parce qu’ils ont tenu une réunion. Et oui, il va y avoir d’autres arrestations. Ceux qui font des crimes, nous allons les arrêter”, tout en précisant que des policiers avaient été rudoyés lors des occupations étudiantes et que sept agents ont été blessés lors d’une manifestation soulignant la Fête des travailleurs le 1er mai.

En ce qui a trait à la population, je m’avance à dire… qu’elle aussi en a assez.  Assez des étudiants qui dépensent leurs prêts et bourses en bagnoles, en ameublement, en équipement électronique qui n’a rien à voir avec leurs études, ou encore en interminables beuveries.  Assez de les voir se plaindre constamment alors qu’eux se crèvent le cul au travail, pour payer – plus que tous les autres nord-américains – des impôts qui se transforment en prêts et bourses.  Assez de les voir contester la hausse des frais de scolarité, frais qui sont nettement insuffisants pour combler les besoins des universités, alors que ce sont ces mêmes étudiants qui, une fois diplômés, profiteront de tous les subterfuges pour ne pas – ou si peu – payer d’impôts.

Bref, le peuple aussi en a ASSÉ!

(1) Bon, selon madame Véronique Robert, j’aurais tout mélangé; elle ne dépose pas la plainte de la Commission des droits de la personne, ce n’est pas son domaine!  Son commentaire explique qu’elle se limite à la défense des quatre martyrs.  Pourtant, elle a fait des commentaires au sujet du projet GAMMA; c’est probablement ce qui m’a amené à croire qu’elle prenait en charge toute l’opération.  Je fais donc ici mes plus plates excuses à maître Robert, pour l’avoir entraînée dans une affaire qui ne la concerne pas.