Reste-t-il encore des vieux panneaux bleus, sur les autoroutes, au Québec?

Parmi les divers outils de statistiques fournis par l’hébergeur de ce blogue, WordPress pour ne pas le nommer, il y a la liste des termes utilisés sur les différents engins de recherche (comme Google, entre autres) par les utilisateurs, termes qui permettent à ceux-ci d’aboutir sur les pages du Blogue.  Or, cet après-midi, parmi les principaux termes de recherche, il y avait “supersignalisation au Québec (vieux panneaux bleus)”.  Cela m’a donné l’idée de répertorier ces vestiges de l’époque de l’Office des autoroutes du Québec, vestiges qui sont toujours présents sur certaines anciennes autoroutes à péage.

Évidemment, comme mes moyens financiers sont quelque peu limités, ces temps-ci, je me suis pas lancé dans une tournée du Québec cet après-midi.  Je me suis plutôt servi d’un outil de plus en plus utilisé par les maniaques de routes, à savoir Google Street View, pour confirmer mes souvenirs de travail, alors que je livrais plein de gâteries dans les supermarchés du Québec.  Si les autoroutes 15 et 40 n’ont plus un seul de ces artéfacts, il en reste tout de même quelques-uns, principalement sur le site de deux échangeurs de l’autoroute 10, et un panneau que l’on pourrait qualifier d’oublié, sur la voie de service de l’autoroute 13 nord, à Laval.  Les voici!

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D’abord, vers l’est, juste avant de traverser le pont Michel-Chartrand (eh oui, le pont de l’A-10 traversant le canal de Chambly, et la rivière Richelieu, porte ce nom depuis le 20 mai dernier!), on voit le premier de deux panneaux bleus indiquant la sortie 29, conduisant à la route 133, en direction d’Iberville (maintenant une partie de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu), et de Richelieu.  La pose de Google Street View est éloignée parce que lors du passage du “Street View Car”, le pont sud était en reconstruction, et la circulation était déviée sur le pont nord.

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Voici le second panneau, de l’autre côté de la rivière, toujours en zone de travaux.

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En direction ouest, maintenant, le premier panneau,…

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…et le second.

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L’autre échangeur où l’on voit encore des panneaux bleus est la sortie 55, située juste au nord du village de l’Ange-Gardien, qui mène à la route 235, vers Saint-Paul-d’Abbotsford, Saint-Pie, et Farnham.  Voici le premier panneau, en direction est,…

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…et voici le second.  Comme vous pouvez le remarquer facilement, ces panneaux sont grandement affectés par l’usure du temps.

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En direction ouest, maintenant, le panneau annonciateur est à pas moins de 2,5 kilomètres de l’échangeur.

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Cette fois, c’est le panneau de sortie comme tel, que l’on voit d’assez près.  Sur celui-ci, comme sur le précédent, on constate que du camouflage a été effectué; l’espace entre “St-Paul-d’Abbotsford” et “Ange-Gardien” devait probablement indiquer Saint-Pie, à voir la longueur de la plaque bleue qui fut installée sur les panneaux.

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Nous complétons ici la série des panneaux bleus oubliés sur la voie de service de l’autoroute 13 nord, à la hauteur de la bretelle du boulevard Sainte-Rose.  Signe que le projet de l’A-13 était rempli d’optimisme, le panneau indique encore “Aéroport Mirabel”, alors que tous les panneaux actuels de l’A-13 nord indiquent “St-Eustache”.

Je répète que les images proviennent de Google Street View, et que depuis la prise de ces photos, certains – ou l’ensemble – de ces panneaux ont peut-être déjà été remplacés.  Quoique je ne crois qu’ils l’aient été.

Pont de l’île d’Orléans: Pendant que nous y sommes,…

L’année 2014 pourrait s’avérer une année décisive pour le remplacement du pont de l’île d’Orléans, situé au bout de l’autoroute Félix-Leclerc (A-40), à l’est de Québec.  En effet, selon ce que rapporte ce matin Annie Morin, dans Le Soleil, le MInistère des transports du Québec (MTQ) devrait faire son choix parmi quatre scénarios de traversée; un pont conventionnel, un pont à haubans, une jetée ou un tunnel.  Évidemment, l’article ne nous montre pas les quatre options, puisqu’elles sont toujours en cours d’élaboration, sur les tables à dessin du MTQ.  On nous promet que chacun des quatre projets sera accompagné de ses pour et ses contre, de son tracé détaillé, et de sa fiche technique, sans oublier l’échéancier, et l’étiquette de prix qui s’y rattachera.  Toujours selon l’article, il semble que le MTQ ne veuille pas brûler les étapes, et que la décision finale ne soit pas prise à la hâte.

Pendant que nous y sommes, j’aimerais bien que le MTQ prenne en considération toutes les options possibles.  Et par là, je n’entends pas seulement pour desservir l’île d’Orléans comme telle, mais aussi pour la grande région de Québec.  Un jour ou l’autre, il faudra une nouvelle traversée entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent, surtout que l’on ne sait toujours pas ce qui advient du vieillissant pont de Québec, qui pourrait bien, dans les prochaines années, nécessiter des travaux qui se traduiront sûrement par des fermetures récurrentes.  D’un autre côté, j’ai entendu entre les branches que le futur pont de l’île d’Orléans pourrait coûter dans les 400 millions de dollars; c’est beaucoup d’argent pour desservir moins de 7000 personnes!  Alors puisqu’il faut y mettre autant de deniers publics, pourquoi ne pas en profiter, une fois rendus sur l’île, pour continuer jusqu’à l’autre côté du fleuve?  Évidemment, cette deuxième partie de l’éventuelle traversée du fleuve sera beaucoup plus coûteuse, mais on ferait d’une pierre deux coups; on règlerait le problème de l’île d’Orléans, et celui d’un nouveau pont transfluvial, avec le même projet.  La nouvelle route pourrait passer à l’écart du village de Sainte-Pétronille, afin de ne pas troubler la quiétude des résidents, et on pourrait n’autoriser qu’un seul échangeur sur l’île.  Le lien vers la rive nord pourrait être plus économique, comme une jetée munie d’un pont d’une centaine de mètres, alors que le pont vers la rive sud pourrait avoir une architecture plus recherchée, et éventuellement devenir une signature pour la vieille capitale.

Bien entendu, les quelques résidents de la rive sud de l’île vont maugréer.  Mais comme le dit le vieil adage, à propos d’un pont, “avant de le construire, personne n’en veut; une fois réalisé, tout le monde le prend”!  J’avais écrit un billet, au sujet d’une éventuelle traversée du fleuve, à la hauteur de l’île d’Orléans, il y a plusieurs années.  Le tracé qu’on y voit n’est qu’un exemple, qui est loin d’être final, mais donnerait quand même une idée des bienfaits d’un tel ouvrage.  D’autant plus qu’un projet de cette importance viendrait mettre un terme définitif à toute tentative d’aménagement d’un port méthanier à Lévis, projet dont bien peu de gens voulaient; je le dis juste comme ça, en passant!

Au final, je crois fermement qu’un pont entre Lévis, l’île d’Orléans, et l’autoroute Félix-Leclerc constituerait une solution gagnant-gagnant!

A-55 à Bécancour: Les morts vont changer de place!

Pendant la nuit de Noël, à Bécancour, un accident est survenu sur l’autoroute 55, à l’intersection de la rue Thibodeau, soit à plus ou moins deux kilomètres au sud du nouvel échangeur du boulevard des Acadiens.  Un homme de 74 ans aurait entrepris de faire un virage en U à la hauteur de cette intersection, et un autre véhicule venant sur l’autoroute n’aurait pu éviter le véhicule du vieil homme.  Celui-ci serait mort sur le coup, l’autre véhicule heurtant le sien directement au niveau de la portière du conducteur.  La passagère de l’homme, ainsi que les deux occupants de l’autre véhicule, ont été transportés à l’hôpital, où l’on ne craint pas pour leur vie.

C’est ainsi que la ronde des morts de l’A-55 en super-2 se poursuit!  L’échangeur des Acadiens étant désormais fonctionnel, les collisions mortelles vont se transférer vers les quatre autres intersections à niveau que l’on retrouve sur l’autoroute de l’Énergie, à savoir celles des rues Thibodeau, Forest et Prince, à Bécancour, ainsi que celle de la route 226, à la hauteur de Saint-Célestin.  Cette dernière est un peu moins dangereuse que les trois autres, puisque munie de feux de circulation.  Parmi celles de Bécancour, seule celle du chemin Forest est munie d’un feu clignotant.

Comme à l’habitude, il faut toujours des morts pour faire réagir le Ministère des transports du Québec (MTQ); la question, dans le cas de l’A-55, entre Bécancour et l’A-20, est “Combien?”  On viendra me dire qu’en faisant un virage en U à une intersection, la pauvre homme fut l’artisan de son propre malheur, ce que je ne nie pas.  Par contre, j’ai été informé que ça roule plus vite, sur l’A-55, depuis que l’échangeur des Acadiens est complété, ce qui rend la tâche plus compliquée pour ceux qui veulent sortir des rues Thibodeau, Forest et Prince.  J’ai beau ne pas le souhaiter, mais le tout se traduira, malheureusement, par d’autres accidents violents, souvent mortels.

J’ai écrit un billet, il y a près d’un an et demi, sur la solution à adopter pour régler le cas de ces trois intersections, lorsque surviendra le doublement de l’autoroute.  Je proposais quatre pistes de solution, et il en existe d’autres.  Évidemment, l’idéal serait de doubler au plus tôt l’A-55 jusqu’à l’A-20, à Sainte-Eulalie, mais nous savons que le MTQ n’a pas privilégié cette option.  Il a préféré l’option du “compte-goutte”, c’est à dire de parsemer, ici et là, quelques travaux, sur une période d’une ou deux décennies.  Pendant ce temps, nous tenterons de tenir le compte, car les décès vont continuer à s’accumuler à un rythme accéléré.

Route 158: Intervention majeure requise

C’est après avoir lu un article sur la politique municipale à Montréal, sur le site web du quotidien La Presse, que je constate que celui-ci a publié une carte interactive des points chauds – les sites les plus accidentogènes – du réseau routier québécois, sur une période de six ans, soit de 2006 à 2011, inclusivement.  On retrouve également deux vidéos, et une série de textes, sur le sujet

Quoique loin d’être parfaite, puisqu’elle n’indique que les points ayant été le théâtre de trois accidents graves ou plus, et ne fait pas non plus la distinction entre les différents types d’accidents (entre les sorties de route et les collisions frontales, par exemple), cette carte donne quand même une bonne idée des routes dangereuses, puisqu’elle applique une couleur à la route selon son taux d’accident par kilomètre; les routes affichant un taux situé entre 0 et 0,15 accident par kilomètre sont en vert, celles entre 0,15 et 0,25 en jaune, ces deux catégories se trouvant sous la médiane.  On a ensuite les deux autres catégories se retrouvant au-dessus de la médiane, soit celles entre 0,26 et 0,46, tracées en orangé, et celles au-dessus de 0,46 accident par kilomètre, en rouge.  Comme il fallait s’y attendre, la route 158, qui s’étend de Lachute à Saint-Ignace-de-Loyola, en banlieue de Berthierville, fait partie des routes tracées en rouge.  Ses chiffres sont étonnants; de 2006 à 2011 inclusivement, elle a vu 127 accidents graves, impliquant 255 véhicules, le tout sur une longueur totale de 117,2 kilomètres, ce qui lui donne un taux de 1,1 accident par kilomètre.  Et le bilan donne froid dans le dos; 273 victimes, dont 51 morts et 129 blessés graves, le tout en seulement six ans.  C’est presque neuf morts par année!  Le comble, c’est que tous les points les plus chauds, sauf un, se situent sur ce qui fut un ancien tronçon de l’autoroute 50, soit entre Saint-Esprit et Joliette.  Les gens de ce secteur ont bien raison de l’appeler « la route de la mort »; pendant la même période, à lui seul, ce tronçon de 26 kilomètres a fait 13 morts, et 36 blessés graves!

Voyons voir où se situent ces points chauds.

– Intersection du chemin de la Petite Ligne, à Saint-Alexis-de-Montcalm; 3 accidents graves répertoriés, impliquant 5 véhicules, ayant fait 6 victimes, dont un mort et 5 blessés graves.

– Intersection de la bretelle du chemin Archambault, à Crabtree; 4 accidents graves, impliquant 9 véhicules, laissant 6 victimes, dont 4 blessés graves.

– Intersection du chemin Dumoulin, à Mirabel, seul point chaud situé hors du tronçon Saint-Esprit–Joliette; 5 accidents graves, impliquant 10 véhicules, laissant 14 victimes, dont 4 morts et 4 blessés graves.

– Intersection de la rue Saint-Pierre-Sud, à Joliette; 5 accidents graves, impliquant 10 véhicules, laissant 10 victimes, dont 9 blessés graves.

– Intersection du rang Saint-Jacques (route 341), à Saint-Jacques-de-Montcalm; 7 accidents graves, impliquant 16 véhicules, laissant 17 victimes, dont un mort et 6 blessés graves.

– Intersection du chemin des Continuations, toujours à Saint-Jacques-de-Montcalm; là aussi, 7 accidents graves, impliquant cette fois 22 véhicules, ayant fait 23 victimes, dont 7 morts et 5 blessés graves.

– Intersection du boulevard de l’Industrie (route 343), à Joliette; 9 accidents graves, impliquant 19 véhicules, laissant 16 victimes, dont 4 morts et 6 blessés graves.

Il ne faut pas oublier qu’il s’agit des points où se sont produits 3 accidents graves ou plus, et ce sur une période de six ans, soit de 2006 à 2011 inclusivement.  On n’y fait pas mention d’autres points chauds, comme par exemple l’intersection du chemin du Rang Rivière-Bayonne-Sud (route 345), à Sainte-Geneviève-de-Berthier, qui a vu deux accidents graves, dont un impliquant une fourgonnette et un autobus scolaire, et qui a tué cinq des occupants de la fourgonnette.  L’intersection fut finalement remplacée par un carrefour giratoire en 2013.

Peut-être que le Ministère des transports du Québec (MTQ) a des statistiques plus fraîches, mais surtout plus complètes, sur la dangerosité du réseau routier québécois.  Par contre, je crois que l’on s’entend pour dire que la route 158 doit définitivement être améliorée, et que la section située entre Saint-Esprit et Joliette devrait redevenir un tronçon de l’autoroute 50, mais devrait surtout être doublée, et dotée d’échangeurs étagés.  51 morts et 129 blessés graves, en seulement six ans, c’est beaucoup trop!

MTQ: Vos impôts font du chemin… des fois, mais pas toujours!

Il y a déjà presque deux ans, un commentateur du Blogue me rapportait que le pont de la rue de Montcalm, à Berthierville, qui enjambe la rivière Bayonne, pont sur lequel toute circulation est interdite depuis octobre 2008, avait été fermé suite à une décision politique.  Il me déclarait avoir obtenu cette information d’une personne qu’il a rejoint au Ministère des Transports du Québec (MTQ).  Je n’avais pas envoyé de réponse formelle à ce commentateur, me disant que puisque Berthierville n’est somme toute pas si loin de chez moi, j’irais moi-même jeter un oeil à cet endroit, à un moment donné, afin de m’enquérir de l’état de la structure, chose que je n’ai toujours pas fait.  Mea culpa!

Or, dernièrement, en fouillant dans des cartons, dans le but de retrouver certains documents, je suis tombé sur une liste de ponts barrés, qui date du 9 janvier 2009, et sur laquelle le fameux pont de la rue de Montcalm figure.  Puisqu’il est toujours fermé au moment où j’écris ces lignes, c’est donc dire que cela fait maintenant plus de 4 ans et demi que ce pont est barré!  Une chance qu’il y a d’autres ponts, pas très loin, qui traversent aussi la rivière Bayonne; tout près du pont de la rue de Montcalm (identifié par le MTQ comme étant le P-14055), le rang Rivière-Bayonne Nord conduit au pont de la route 138 (rue Notre-Dame, P-01129), à moins de 400 mètres.  La rivière Bayonne est aussi traversée, à 1,6 kilomètre de là, par l’autoroute 40 (P-09806N, P-09806S), qui n’est toutefois pas accessible via le rang Rivière-Bayonne Nord.  Toujours par cette même route, à 1,5 kilomètres de l’A-40, il y a le pont Grandchamp (P-01131), un vieux pont couvert qui, suite à des années de fermeture, fut rénové grâce à la contribution d’Hydro-Québec, et d’autres âmes généreuses, dont des citoyens du rang Rivière-Bayonne BerthiervillePontsBayonneNord, qui y ont contribué personnellement.  Ce pont supporte maintenant un poids maximum de 3 tonnes.  Finalement, à 1,2 kilomètres du pont couvert, on retrouve celui de la route 347 (P-01132), qui mène vers Saint-Gabriel-de-Brandon.  L’illustration vous indique la position de chacun des ponts; juste à cliquer dessus pour la voir en plein format.

Mais voilà le hic; si l’on exclut celui de la route 347, le pont de la rue de Montcalm semble le moins pire de tous, et c’est celui-là qui est fermé!  Sur le site du MTQ, plus précisément dans le sous-site intitulé “Ponts et routes – Informations aux citoyens”, dans la section “Structures”, on ne retrouve aucune information sur le pont P-14055.  Par contre, on peut y voir un rapport d’inspection du pont P-01129 (route 138), et je vous garantis qu’il fait peur à voir!  Ce pont, qui date de 1951, fut inspecté le 7 juin 2011, et la prochaine inspection est prévue pour cette année.  Il ne fait l’objet d’aucune restriction, mais on reconnaît qu’il nécessite des travaux majeurs; vous pourrez facilement le constater vous-même en visionnant les diverses photos comprises dans le rapport d’inspection.

Quant au duo de ponts de l’A-40, qui furent érigés en 1967, lors de la construction de celle qui fut un temps appelée “Autoroute de la Rive-Nord”, le P-09806N fut inspecté le 4 juillet 2012, et le P-09806S le fut le 11 juillet de la même année.  Ils ne font l’objet d’aucune restriction, mais toujours selon le site, on planifiait leur remplacement… en 2012!  Je vous rassure tout de suite en vous disant qu’ils figurent bel et bien sur la liste des travaux de 2013-15 du MTQ, et qu’une somme de plus de 10 M$ sera consacrée au projet.  Pas moyen de savoir, toutefois, si ce dernier se déroulera cette année, ou l’an prochain.  Au cours des derniers mois, un contrat fut accordé pour la planification du chantier; on mentionnait, dans le titre du contrat, la reconstruction des ponts et le réaménagement de l’échangeur, soit la sortie 144.  Cela risque donc de représenter un chantier plutôt complexe, qui durera plusieurs années.  Je ne me souviens plus quelle firme fut retenue, mais ce seul contrat d’ingénierie se montait à 1,6 M$.  Malgré le fait que l’on ait étayé les deux ponts, le P-09806N est en train de s’affaisser, au milieu!  Mais il devrait quand même tenir le coup jusqu’à la reconstruction.  Notons que ces ponts surplombent le rang Rivière-Bayonne Nord, en plus de la BerthiervilleComplexe144-1rivière elle-même.

En fait, ces deux ponts ne constituent qu’une partie du complexe de la sortie 144, qui comprend six structures en tout, à savoir les P-09804N (remplacement prévu en 2014) et P-09804S (nécessitant des réparations), qui surplombaient une ancienne voie ferrée de desserte locale, ainsi que les P-09805N et P-09805S (ces deux dernières ne nécessitant aucune intervention) qui enjambent, quant à elles, l’avenue Gilles-Villeneuve (route 158), en plus des deux autres, déjà décrites.

J’ai bien hâte de voir les plans de cette reconstruction; compte tenu que trois des six ponts du complexe doivent être remplacés à court ou à moyen terme, et que les ponts au-dessus de l’ancienne desserte ferroviaire pourraient bien ne pas être remplacés, ou à tout le moins l’être par des structures beaucoup moins imposantes, si l’on désire laisser un passage pour les véhicules hors-route (motoneiges, quads), je suis porté à croire que l’on reconstruira tout le complexe, d’autant plus que l’on mentionne le réaménagement de l’échangeur.

Pour revenir à ma liste du 9 janvier 2009, notre commentateur peut se rassurer (ou s’inquiéter, selon l’angle que l’on prend), puisque le pont de la rue de Montcalm n’est pas le seul dans sa situation; parmi les 54 ponts barrés répertoriés sur le site web Québec 511, en date d’aujourd’hui, 12 l’étaient déjà sur la liste de janvier 2009!  J’ignore toutefois s’ils furent tous fermés suite à des décisions politiques.  Autrement dit, la patience de certains utilisateurs du réseau routier est parfois mise à rude épreuve.  Mais ne désespérez pas; sur la liste de 2009, il y avait 72 ponts barrés!  Ça s’améliore!

Il faut aussi constater que les ponts sont beaucoup plus dispendieux que jadis; par exemple, un simple pont de bois, sur le rang Saint-Jacques, à Saint-Barthélémy, dans Lanaudière, fut reconstruit il y a de cela quelques années.  Il fut vraiment bien refait; approches du pont asphaltées (sur une route de gravier), glissières de sécurité toutes neuves, bref, un pont tout équipé, qui fait entre quinze et vingt mètres de longueur, tout au plus, était annoncé, dans l’appel d’offres, à une valeur estimée entre 500,000$ et 1 M$!  Autre exemple, celui-là publié sur le Système électronique d’appels d’offres (SÉAO), et qui fermera le 16 mai prochain, à 15h00, concernant le remplacement du pont Lapérière (P-04345), sur le ruisseau Arvisais, à Saint-Léon-le-Grand, en Mauricie, indique que le montant estimé du contrat se situe entre 1,000,000$ et 4,999,999$, pour un pont de moins de 55 mètres.

J’utiliserai donc les paroles d’une chanson d’Urbain Desbois pour illustrer que si “vos impôts font du chemin”, tout porte à croire qu’ils en font… “des fois, mais pas toujours”!