MTQ: Vos impôts font du chemin… des fois, mais pas toujours!

Il y a déjà presque deux ans, un commentateur du Blogue me rapportait que le pont de la rue de Montcalm, à Berthierville, qui enjambe la rivière Bayonne, pont sur lequel toute circulation est interdite depuis octobre 2008, avait été fermé suite à une décision politique.  Il me déclarait avoir obtenu cette information d’une personne qu’il a rejoint au Ministère des Transports du Québec (MTQ).  Je n’avais pas envoyé de réponse formelle à ce commentateur, me disant que puisque Berthierville n’est somme toute pas si loin de chez moi, j’irais moi-même jeter un oeil à cet endroit, à un moment donné, afin de m’enquérir de l’état de la structure, chose que je n’ai toujours pas fait.  Mea culpa!

Or, dernièrement, en fouillant dans des cartons, dans le but de retrouver certains documents, je suis tombé sur une liste de ponts barrés, qui date du 9 janvier 2009, et sur laquelle le fameux pont de la rue de Montcalm figure.  Puisqu’il est toujours fermé au moment où j’écris ces lignes, c’est donc dire que cela fait maintenant plus de 4 ans et demi que ce pont est barré!  Une chance qu’il y a d’autres ponts, pas très loin, qui traversent aussi la rivière Bayonne; tout près du pont de la rue de Montcalm (identifié par le MTQ comme étant le P-14055), le rang Rivière-Bayonne Nord conduit au pont de la route 138 (rue Notre-Dame, P-01129), à moins de 400 mètres.  La rivière Bayonne est aussi traversée, à 1,6 kilomètre de là, par l’autoroute 40 (P-09806N, P-09806S), qui n’est toutefois pas accessible via le rang Rivière-Bayonne Nord.  Toujours par cette même route, à 1,5 kilomètres de l’A-40, il y a le pont Grandchamp (P-01131), un vieux pont couvert qui, suite à des années de fermeture, fut rénové grâce à la contribution d’Hydro-Québec, et d’autres âmes généreuses, dont des citoyens du rang Rivière-Bayonne BerthiervillePontsBayonneNord, qui y ont contribué personnellement.  Ce pont supporte maintenant un poids maximum de 3 tonnes.  Finalement, à 1,2 kilomètres du pont couvert, on retrouve celui de la route 347 (P-01132), qui mène vers Saint-Gabriel-de-Brandon.  L’illustration vous indique la position de chacun des ponts; juste à cliquer dessus pour la voir en plein format.

Mais voilà le hic; si l’on exclut celui de la route 347, le pont de la rue de Montcalm semble le moins pire de tous, et c’est celui-là qui est fermé!  Sur le site du MTQ, plus précisément dans le sous-site intitulé “Ponts et routes – Informations aux citoyens”, dans la section “Structures”, on ne retrouve aucune information sur le pont P-14055.  Par contre, on peut y voir un rapport d’inspection du pont P-01129 (route 138), et je vous garantis qu’il fait peur à voir!  Ce pont, qui date de 1951, fut inspecté le 7 juin 2011, et la prochaine inspection est prévue pour cette année.  Il ne fait l’objet d’aucune restriction, mais on reconnaît qu’il nécessite des travaux majeurs; vous pourrez facilement le constater vous-même en visionnant les diverses photos comprises dans le rapport d’inspection.

Quant au duo de ponts de l’A-40, qui furent érigés en 1967, lors de la construction de celle qui fut un temps appelée “Autoroute de la Rive-Nord”, le P-09806N fut inspecté le 4 juillet 2012, et le P-09806S le fut le 11 juillet de la même année.  Ils ne font l’objet d’aucune restriction, mais toujours selon le site, on planifiait leur remplacement… en 2012!  Je vous rassure tout de suite en vous disant qu’ils figurent bel et bien sur la liste des travaux de 2013-15 du MTQ, et qu’une somme de plus de 10 M$ sera consacrée au projet.  Pas moyen de savoir, toutefois, si ce dernier se déroulera cette année, ou l’an prochain.  Au cours des derniers mois, un contrat fut accordé pour la planification du chantier; on mentionnait, dans le titre du contrat, la reconstruction des ponts et le réaménagement de l’échangeur, soit la sortie 144.  Cela risque donc de représenter un chantier plutôt complexe, qui durera plusieurs années.  Je ne me souviens plus quelle firme fut retenue, mais ce seul contrat d’ingénierie se montait à 1,6 M$.  Malgré le fait que l’on ait étayé les deux ponts, le P-09806N est en train de s’affaisser, au milieu!  Mais il devrait quand même tenir le coup jusqu’à la reconstruction.  Notons que ces ponts surplombent le rang Rivière-Bayonne Nord, en plus de la BerthiervilleComplexe144-1rivière elle-même.

En fait, ces deux ponts ne constituent qu’une partie du complexe de la sortie 144, qui comprend six structures en tout, à savoir les P-09804N (remplacement prévu en 2014) et P-09804S (nécessitant des réparations), qui surplombaient une ancienne voie ferrée de desserte locale, ainsi que les P-09805N et P-09805S (ces deux dernières ne nécessitant aucune intervention) qui enjambent, quant à elles, l’avenue Gilles-Villeneuve (route 158), en plus des deux autres, déjà décrites.

J’ai bien hâte de voir les plans de cette reconstruction; compte tenu que trois des six ponts du complexe doivent être remplacés à court ou à moyen terme, et que les ponts au-dessus de l’ancienne desserte ferroviaire pourraient bien ne pas être remplacés, ou à tout le moins l’être par des structures beaucoup moins imposantes, si l’on désire laisser un passage pour les véhicules hors-route (motoneiges, quads), je suis porté à croire que l’on reconstruira tout le complexe, d’autant plus que l’on mentionne le réaménagement de l’échangeur.

Pour revenir à ma liste du 9 janvier 2009, notre commentateur peut se rassurer (ou s’inquiéter, selon l’angle que l’on prend), puisque le pont de la rue de Montcalm n’est pas le seul dans sa situation; parmi les 54 ponts barrés répertoriés sur le site web Québec 511, en date d’aujourd’hui, 12 l’étaient déjà sur la liste de janvier 2009!  J’ignore toutefois s’ils furent tous fermés suite à des décisions politiques.  Autrement dit, la patience de certains utilisateurs du réseau routier est parfois mise à rude épreuve.  Mais ne désespérez pas; sur la liste de 2009, il y avait 72 ponts barrés!  Ça s’améliore!

Il faut aussi constater que les ponts sont beaucoup plus dispendieux que jadis; par exemple, un simple pont de bois, sur le rang Saint-Jacques, à Saint-Barthélémy, dans Lanaudière, fut reconstruit il y a de cela quelques années.  Il fut vraiment bien refait; approches du pont asphaltées (sur une route de gravier), glissières de sécurité toutes neuves, bref, un pont tout équipé, qui fait entre quinze et vingt mètres de longueur, tout au plus, était annoncé, dans l’appel d’offres, à une valeur estimée entre 500,000$ et 1 M$!  Autre exemple, celui-là publié sur le Système électronique d’appels d’offres (SÉAO), et qui fermera le 16 mai prochain, à 15h00, concernant le remplacement du pont Lapérière (P-04345), sur le ruisseau Arvisais, à Saint-Léon-le-Grand, en Mauricie, indique que le montant estimé du contrat se situe entre 1,000,000$ et 4,999,999$, pour un pont de moins de 55 mètres.

J’utiliserai donc les paroles d’une chanson d’Urbain Desbois pour illustrer que si “vos impôts font du chemin”, tout porte à croire qu’ils en font… “des fois, mais pas toujours”!

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Gouvernement du Québec: Pauline recule!

Bon, vous allez me dire qu’il n’y a rien de nouveau dans ce titre, ce à quoi je vous répondrai que vous avez totalement raison.  Alors pourquoi je reviens avec ça?  La primeur se retrouve là; en plus de vous faire lire un peu, je veux surtout… vous faire chanter!

Rassurez-vous, je n’ai pris personne en otage.

Tout le monde a un peu entendu parler de la fameuse chanson du poussin piou, qui a fait un carton en Europe, il y a quelques semaines.  Tellement qu’on en a fait des parodies (dont celle-ci, pas tout à fait recommandée pour les enfants), là-bas!  Eh bien j’ai trouvé une version karaoké, au début de laquelle il y a un blanc de cinq secondes, ce qui vous donne le temps de la lancer, puis de revenir ici, pour chanter cette version que j’ai écrit, et qui se rapporte au mouvement le plus répété par le gouvernement péquiste de Pauline 1ère 1ère.

Bon, il y a des trucs, parmi les paroles, qui ont été réglés, depuis.  Évidemment, ils l’ont été par une manoeuvre… de marche arrière!  Il y a aussi le fait que tout ça est en retard pour les fêtes, mais bon, pas besoin de Noël pour se bidonner!  Alors trève de présentation, voici donc les paroles de Pauline recule!  Amusez-vous bien!

Cliquez ici pour lancer la musique.

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Pauline recule

(sur l’air du Poussin Piou)

 

Au PQ y a une Pauline, au PQ y a une Pauline

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

Au PQ y a un Duchesne, au PQ y a un Duchesne

Duchesne est en otage, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

Au PQ y a un Lisée, au PQ y a un Lisée

Le Lisée charge en double, Duchesne est en otage

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

Au PQ y a un Breton, au PQ y a un Breton

Et le Breton y cuve, le Lisée charge en double

Duchesne est en otage, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

Au PQ y a un Marceau, au PQ y a un Marceau

Le Marceau coupe les vivres, et le Breton y cuve

Le Lisée charge en double, Duchesne est en otage

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

Au PQ y a un Drainville, au PQ y a un Drainville

Et le Drainville y rêve, le Marceau coupe les vivres

Et le Breton y cuve, le Lisée charge en double

Duchesne est en otage, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

À New York y a un Boisclair, à New York y a un Boisclair

Le Boisclair a deux payes, et le Drainville y rêve

Le Marceau coupe les vivres, et le Breton y cuve

Le Lisée charge en double, Duchesne est en otage

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

À l’AMT y a un Girard, à l’AMT y a un Girard

Le Girard prend la pose, le Boisclair a deux payes

Et le Drainville y rêve, le Marceau coupe les vivres

Et le Breton y cuve, le Lisée charge en double

Duchesne est en otage, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

.

Au PQ y a une Malavoy, au PQ y a une Malavoy

Malavoy fait la nonne, le Girard prend la pose

Le Boisclair a deux payes, et le Drainville y rêve

Le Marceau coupe les vivres, et le Breton y cuve

Le Lisée charge en double, Duchesne est en otage

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

Au PQ y a une Ouellet, au PQ y a une Ouellet

La Ouellet pète sa coche, Malavoy fait la nonne

Le Girard prend la pose, le Boisclair a deux payes

Et le Drainville y rêve, le Marceau coupe les vivres

Et le Breton y cuve, le Lisée charge en double

Duchesne est en otage, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

Au PQ y a un Blanchet, au PQ y a un Blanchet

Et le Blanchet déconne, la Ouellet pète sa coche

Malavoy fait la nonne, le Girard prend la pose

Le Boisclair a deux payes, et le Drainville y rêve

Le Marceau coupe les vivres, et le Breton y cuve

Le Lisée charge en double, Duchesne est en otage

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

Et la Pauline recule, et la Pauline recule

 .

Au Québec y a le peuple, au Québec y a le peuple

Et le peuple vote, le peuple vote

Le peuple vote, et la Pauline fait…

 .

OH OH!

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Découragement…

J’arrive d’un échange sur Twitter (@levraiRichard3), et je fus pris d’une vision horrible!

J’imagine que j’ai quitté le Québec, pour un temps (disons a la fin des années 1960, ou au début des années 1970, au moment où le Québec était en pleine effervescence), et que là, aujourd’hui, j’y reviens.  L’image que j’ai est celle du gars qui part, avec son épouse, pour un week-end en amoureux, et qui a osé faire confiance à ses enfants – ados – pour garder la propriété en bonne condition, puis qui revient, le dimanche soir, pour constater que ses enfants ont invité tous leurs amis (et que ceux-ci ont invité les leurs, et ainsi de suite…), pour un party interminable.

Vous savez (je souhaite que ce ne vous soit jamais arrivé, en fait), quand même avant d’entrer, vous sentez des effluves bizarres, mélanges d’alcool et de vomi, et que vous avez peur d’ouvrir la porte.  Une fois celle-ci ouverte (et même pas verrouillée), vous vous retrouvez devant un spectacle d’une désolation incroyable; des verres cassés partout dans le salon, des bouteilles de bière, et d’autres alcools, à moitié renversées sur la moquette, toutes les surfaces de la cuisine remplies de vaisselle qui traine, avec plein de restes de nourriture, que les mouches ont évidemment envahi, et dans leur chambre respective, vos enfants, complètement givrés, qui cuvent leur cuite.  Vous n’osez pas vous rendre à la piscine, de peur d’y découvrir un cadavre!  Vous voyez le genre?  Puis, au milieu de ce constat d’une tristesse inouïe, vous faites une découverte effrayante; parmi les cartons de pizza, vous voyez la carte de crédit platine, que vous conserviez que pour les cas d’urgence, et que vous aviez soigneusement caché!  Bref, vous avez juste le goût de mourir!

C’est à cela que ressemble le Québec, aujourd’hui!

Des hôpitaux où les gens entrent pour soigner une blessure, et où ils meurent après avoir attrapé une infection nosocomiale.  Où les médecins, et les infirmières, se courent comme des diables dans l’eau bénite, mais que la salle d’attente des urgences demeure remplie au-delà de sa capacité.  Où au beau milieu d’une chirurgie, un amas de poussière tombe dans la plaie ouverte d’un patient.

Des écoles qui tombent en ruines, où les élèves les plus studieux sont constamment dérangés par d’autres, dont les capacités réduites empêchent de suivre le cours normalement.  Où les élèves dans la moyenne se retrouvent avec un prof qui, ayant obtenu ce groupe grâce à son ancienneté, et non grâce à ses compétences, n’en sait pas beaucoup plus long qu’eux, ce qui les poussera à sécher ce cours, et éventuellement à décrocher.  Où une nouvelle prof, pourtant passionnée par sa matière, va elle aussi abandonner son job, parce que dépourvue de l’ancienneté qui lui donnerait un groupe, elle sera condamnée à la suppléance.  Où un sombre type se tient, près de la cour de récréation, et offre de la drogue aux élèves.

Des routes rapiécées, qui donnent l’impression d’être sur un champ de bataille, et où les nids-de-poule sont si gros que votre véhicule vous coûtera des milliers de dollars en réparations supplémentaires.  Où de nombreux véhicules sont arrêtés, après avoir éclaté un pneu, ou une roue, sur l’un de ces nids-de-poule, et qui retardent une circulation qui déjà, ne bougeait pas très vite.  Où les cônes orange se comptent désormais par milliers, mais les travailleurs ne se comptent pas, absents qu’ils sont parce que le ministre a cessé les activités, en attendant de reprendre le contrôle des coûts du chantier.  Où le tunnel, dans lequel on s’apprête à entrer, laisse violemment tomber l’une de ses poutres de soutènement.

Devant un tel spectacle, au lieu de mettre en place des mesures d’urgence, dans le but de ramener la situation vers la normale, on voit plutôt les dirigeants nous annoncer que tout va très bien, qu’ils sont tout à fait en contrôle de la situation.  On voit une opposition officielle s’offusquer de la gestion médiocre de nos dirigeants, mais du même souffle s’emploie à nous endormir avec, encore et toujours, le rêve lointain de la souveraineté, rêve que l’on nous promet comme le remède à tous les maux, et que le peuple a déjà refusé par deux fois.

Pire encore, ces deux partis, qui se sont échangés le pouvoir depuis maintenant plus de 40 ans, ont dépensé la marge de crédit jusqu’au dernier cent, et nous demande encore de les soutenir dans leurs plans coûteux, dont nous attendons toujours les premiers effets positifs.

À l’image du gars qui revient chez lui, et qui voit sa maison dévastée par le party de ses enfants, quand je regarde le Québec, moi aussi, j’ai juste envie de mourir.

Et vous?

Virginie Roy, et la réputation du Canada

Certains m’accuseront de paresse, et j’avoue qu’ils n’auront pas tout à fait tort.  Ce texte de Virgine Roy, intitulé « La tête dans le sable bitumineux », et que je m’apprête à examiner, date du 4 mars, ce qui donne plus d’une semaine.  Par contre, je dois spécifier que ma spécialité n’a jamais été le scoop, alors voilà.  Après tout ce temps, je prends quelques minutes pour lire le papier de madame, et voici ce que j’en pense.

Celle-ci se base sur le reportage de 24 pages, effectué par le magazine National Geographic, et qui montre les effets néfastes sur l’environnement de l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta, pour traiter de la réputation internationale du Canada, en matière d’environnement.  Elle part de cet exemple, et remonte dans le temps, parlant d’autres affaires qui ont ébranlé, selon elle, la réputation du Canada à travers le monde.  Faisons le tour de ce qu’elle rapporte.

Bien sûr, un simple coup d’oeil sur la région exploitée par les pétrolières, juste au nord de Fort McMurray, via le logiciel Google Earth, nous montre que l’état des lieux de l’exploitation n’a vraiment pas grand chose d’une nature luxuriante, et la couleur des eaux de l’Athabaska, à cet endroit, donne presque à croire que la rivière l’Assomption, à la hauteur de Repentigny, est remplie d’eau de source.  Mais il faut comprendre une chose, par contre; si l’exploitation des sables bitumineux a connu une telle activité, ces dernières années, c’est parce que quelqu’un voulait se porter acquéreur du pétrole que l’on en extrait.  On ne bouleverserait pas le paysage que pour le seul plaisir de le faire.  Déjà qu’avec la baisse du prix du pétrole, qui oscille présentement autour des 40$ le baril, les travaux sont fortement ralentis, et les nouveaux projets sont en mode pause, parce que la rentabilité, qui était exaltante, avec un baril de pétrole dépassant les 140$, n’est plus ce qu’elle était.  C’est drôle, quand même, que National Geographic n’ait pas publié ce reportage pendant que le pétrole se vendait au-dessus de 140$ le baril.  C’était pourtant le même paysage, la même désolation que maintenant.  Bizarre.  Loin de moi l’idée, toutefois, de rejeter quoi que ce soit sur le dos de madame Roy; ce n’est tout de même pas elle qui dirige National Geographic.  Enfin, pas que je sache.

La belle Virginie passe ensuite à un autre événement haut en couleurs, à savoir les premières attaques de Brigitte Bardot, dans les années 1980, contre ce qu’elle appelait « le massacre des bébés phoques ».  Si sa contribution au débat a amené l’interdiction de la chasse aux phoques de moins de 12 jours (ceux que l’on appelle les « blanchons »), il n’en demeure pas moins qu’une recrudescence des populations de phoques, de par une baisse de la chasse, menace la survie de la morue, poisson dont le phoque est le principal prédateur.  À l’autre bout du spectre, les défenseurs des animaux déclaraient, au cours de la même période, que des manteaux de fourrure synthétique, ça ne fait de mal à personne.  Or, il appert que la fourrure synthétique requiert l’utilisation de produits chimiques, et de… pétrole!  Au point que désormais, c’est l’industrie de la fourrure, qui déclare que la fourrure naturelle, c’est écologique!  En bout de ligne, elle est bien gentille, Brigitte Bardot, mais elle devrait peut-être se mêler davantage de ses affaires.  Encore une fois, la chroniqueuse ne fait que rapporter les choses, et je n’ai rien à lui reprocher.

Virginie Roy continue sur sa lancée, en parlant de la publicité faite, à New York, dans les années 1990, par les Cris et les Inuits, pour protester contre la construction du projet hydroélectrique Grande-Baleine, dans le nord québécois.  Ce projet, connu comme étant la phase 2 de celui de la Baie James, fut finalement tabletté, en 1994, selon madame Roy, qui attribue l’arrêt du projet au retrait de l’état de New York d’un contrat de vente d’électricité de plusieurs milliards de dollars.  Sauf que la fin du projet Grande-Baleine a amené d’autres projets de remplacement, et les délais aidant, le Québec a dû, à fort prix, acheter de l’électricité de nos voisins du Sud, dernièrement, afin de combler nos carences, parce que la marge, entre notre capacité de production, et notre consommation, est trop mince.  En fait, si l’on continue sur la même lancée, on risque de faire comme l’état de Californie a dû faire, il y a quelques années, et procéder à du « délestage », c’est à dire priver volontairement d’électricité des secteurs entiers du Québec, afin de ne pas interrompre l’alimentation de certains clients privilégiés.  Mais quand il est question d’augmenter les tarifs, ou encore de privatiser Hydro-Québec, ne serait-ce que partiellement, on constate immédiatement une levée de boucliers, parce que « ça nous appartient », dit-on.

Bref, sur ces points, ce que rapporte Virginie Roy est bien contestable, mais en ce sens que ces événements ont bel et bien causé une mauvaise publicité au Canada, et au Québec, ce n’est pas faux.  Il faut donc lui donner raison, là-dessus.

Ensuite, elle demande pourquoi l’exploitation des sables bitumineux jouit d’un traitement de faveur, par rapport aux autres exploitations, dont certains ont fait ressortir le côté négatif, dans le sens que le gouvernement canadien n’en cesse pas l’exploitation.  Regardons les interventions gouvernementales, face aux publicités négatives rapportées par madame Roy.  D’abord, la chasse aux phoques est toujours permise, même si l’on a interdit la chasse aux blanchons.  On tue les phoques de plus de deux semaines, ce qui n’enlève que peu de valeur à leur fourrure.  On respecte les quotas établis, et le tour est joué.  Même si Sir Paul McCartney lui-même est venu faire un tour aux Îles-de-la-Madeleine, en 2006, pour participer au trafic d’influence, il a suffisamment aimé les canadiens, et les québécois, pour venir donner un concert, sur les plaines d’Abraham, dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec, et ce au grand dam de certains souverainistes.  Grande-Baleine est peut-être restée dans les cartons d’Hydro-Québec, mais peut-être que cela n’est que partie remise; Jean Charest doit révéler les détails de son plan Nord, pour le développement industriel, minier et touristique du grand nord québécois, et certaines parcelles du projet Grande-Baleine pourraient bien en faire partie.  De plus, d’autres projets hydroélectriques vont de l’avant, malgré les protestations des écologistes, comme entre autres, sur la rivière Romaine.

Finalement, je ne crois pas que les sables bitumineux jouissent d’un traitement de faveur, de la part du gouvernement canadien.  L’exploitation des sables bitumineux est réglementée – pas autant que ne le voudraient les écologistes, mais quand même réglementée.  Les nouveaux projets feront l’objet de contrôles environnementaux plus serrés que les projets actuels.  Ce ne sera jamais suffisant, aux yeux des écolos, mais c’est quand même un pas de la bonne direction.  Mais pour les pétrolières, qui exploitent ces gisements, leur exploitation est rentable, pour l’instant, alors on poursuit le travail sur les chantiers en cours.  Les redevances fournies aux gouvernements, canadien et albertain, furent suffisantes pour permettre à la province de l’Alberta de complètement rembourser sa dette, au fil des ans.  Mais il est certain qu’à partir du moment où la rentabilité du pétrole extrait des sables ne sera plus suffisante, les entreprises pétrolières fermeront les chantiers, et les USA devront s’approvisionner ailleurs.  Autrement dit, dans ce cas, comme dans bien d’autres, tout est question de rentabilité.  Et là-dessus, Virginie Roy peut me croire sur parole.

Recyclage: Ça sert à quoi, au juste?

Beaucoup de scribes pro-environnement, de Virginie Roy à Vivian Song, au Québec comme ailleurs, vantent les bienfaits du recyclage depuis des années.  C’est sûr que ce type d’industrie a des avantages, en théorie.  Mais toute la question est là; les avantages ne sont nombreux qu’en théorie.

En pratique, c’est une toute autre histoire.  Surtout lorsque l’on apprend que les matières récupérées, à grands coûts, principalement par les municipalités, vont se retrouver… au dépotoir!

C’est une dépêche du site web de LCN, parue hier, qui m’a mis la puce à l’oreille, et qui confirme ce que je prétends depuis pas mal de temps.  Je prétends que le recyclage est une perte de temps, et d’argent.  Et là, voilà que les matières récupérées, dont le carton, ne trouvent plus preneur, et s’entassent dans des entrepôts, en attendant de retourner aux poubelles.  L’article fait mention de pertes d’emplois, bien sûr, mais il faut d’abord comprendre que l’industrie du recyclage fut bâtie sur, devinez quoi?  Des théories environnementalistes!

Si, par exemple, le prix du bois de pulpe baisse, en raison de la baisse de la demande en papier, il est évident que le prix du carton recyclé, qui sert aussi de base à la fabrication du papier, va baisser à son tour.  À un point tel que celui-ci ne couvrira même pas les frais de la récupération du carton, et de sa mise en ballot.  Selon la dépêche, le prix du carton recyclé est passé, de septembre dernier à ce mois-ci, de 150$ la tonne à… 30$.  Mais il semble que la baisse de la demande en papier ne soit pas la cause de l’effondrement des prix.  On parle plutôt de la qualité de la matière.  La dépêche de LCN précise que les asiatiques, qui appréciaient notre carton recyclé, n’en veulent plus, maintenant, le jugeant de trop mauvaise qualité.

Et maintenant, je gage que les scribes pro-environnement, dans un élan de « solidarité verte », vont unir leurs voix à celle des entreprises en recyclage, pour demander des subventions aux gouvernements, dans le but de maintenir les emplois, dans le domaine du recyclage, domaine qui, faut-il le mentionner, a été mis en place à grands coups… de subventions!  En deux mots, c’est doublement payé avec vos impôts.

Voiture électrique: Est-ce encore des blagues?

Sur le site web Canoë, ce soir, je suis tombé sur un article, en provenance de la Presse canadienne, et titré « La voiture électrique rechargeable s’en vient vite« .  L’article cite le président et chef de la direction d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, qui s’adressaient aux participants du 4e sommet Québec-New York, qui se tenait à Montréal, ce lundi.

La conférence du PDG d’Hydro-Québec portait, on s’en doute bien, sur les projets hydro-électriques qu’il a dans ses cartons, pour les années à venir.  Mais il n’a pu résister à l’envie de parler de la voiture électrique, et surtout de son principal atout, la batterie.  Vandal dit qu’il a une grande confiance en la batterie à base de phosphate de fer et de lithium, dont H-Q détient les brevets exclusifs pour l’Europe, et l’Amérique du Nord.

J’espère, toutefois, que si l’on parle de voiture électrique, il s’agira vraiment… d’une voiture.

Le dévoilement de la ZENN (Zero Emission No Noise), construite à Saint-Jérôme, et interdite au Québec, du moins jusqu’à l’avènement d’un projet pilote du MTQ, en branle depuis l’été dernier, avait provoqué beaucoup de verbiage, surtout de la part des écolos.  Sauf qu’à mes yeux, la ZENN, tout comme l’autre truc bizarre, le Nemo, un genre de petit camion, assemblé à Sainte-Thérèse, ne sont pas des voitures, mais rien d’autre que des voiturettes de terrain de golf, que l’on a revêtu d’une carrosserie en plastique, parce que ces véhicules ne sont probablement pas assez puissants pour déplacer des carrosseries en métal.  Ce n’est pas pour rien que ces véhicules ne sont permis que sur les voies où la limite de vitesse est de 50 km/h.

Quand on me parlera d’un véhicule qui peut faire la distance Montréal-Québec, sur l’A-20, sans restriction, et qui sera rechargé en aussi peu de temps qu’il n’en faut pour faire, avec une vraie voiture, un plein d’essence, à ce moment-là seulement, je commencerai à m’y intéresser plus sérieusement.

Le plus drôle de l’histoire, c’est que si Thierry Vandal expose son enthousiasme, devant les plus récentes découvertes, dans ce domaine, il semble oublier qu’il y a une quinzaine d’années, environ, le groupe de traction Couture, du nom de son principal chercheur, faisait des expériences sur une voiture quasi-électrique (parce qu’une génératrice, montée sur un petit moteur à essence, rechargeait les batteries pendant qu’elle roulait), dont la carrosserie était rien d’autre qu’une Chrysler Intrepid de première génération.  Un peu, beaucoup plus spacieux qu’une ZENN, n’est-ce pas?

Or, tout cela a disparu; le prototype, les travaux et les résultats de recherche, les brevets que détenait H-Q, etc., volatilisés!  Même le professeur Pierre Couture ne veut plus rien savoir de personne!  Que s’est-il vraiment passé, dans ce laboratoire?  À moins que ce soit dans le building d’H-Q, que certaines décisions se seraient prises.  Est-ce que les espoirs, exprimés par Thierry Vandal, aujourd’hui, seront voués à connaître le même sort?

Bref, avant de trop pavoiser, j’aimerais voir les preuves, s’il vous plaît.

A-55: Celle qui fut autrefois l’A-51

Je vous ai montré, il y a de cela plusieurs mois, des photos de l’A-55, entre l’entrée nord du pont Laviolette, à Trois-Rivières, et l’A-20, à Sainte-Eulalie. Nous savons tous que l’A-55 est en multiplex avec l’A-20 sur environ 37 kilomètres, soit de ce point jusqu’à la hauteur de la ville de Drummondville. C’est à l’ouest de cette ville que reprend l’A-55, vers le sud-est, en direction de la ville de Sherbrooke.

Dans un passé lointain, c’est à dire environ une trentaine d’années, une partie de ce tronçon de l’A-55 s’est déjà nommé A-51. La désertion de tous les chantiers autoroutiers, au profit du transport en commun, entreprise par le gouvernement péquiste de René Lévesque, a donc signé un arrêt de mort à l’A-51, ainsi qu’au tracé original que devait suivre l’A-55. Une partie de celui-ci, de l’A-20 jusqu’au village de Saint-Albert-de-Warwick, fut d’ailleurs recyclé en A-955. Mais aujourd’hui, je vais m’attarder sur le tronçon qui relie Drummondville à Sherbrooke.

Quand on roule sur l’A-20, en direction ouest, on arrive à ce point, juste à la sortie vers l’A-55 sud.

Les trois photos suivantes furent prises en mouvement, et les images peuvent sembler déformées. C’est normal.

L’échangeur A-20/A-55 sud n’est pas complet; à preuve, le viaduc, qui passe au-dessus de l’A-20, n’a qu’une seule voie par direction, ce qui est plutôt rare, pour un échangeur autoroutier.

Je me dirige lentement vers la « séparation » des chaussées. On sait que l’autoroute fut construite en super-2, entre 1971 et 1980 pour l’ensemble de la première chaussée, puis elle fut doublée au fur et à mesure des budgets, et des pressions politiques.

Si l’on regarde dans l’autre sens, on voit bien que les haut-mâts, pour l’éclairage, qui sont normalement au centre, entre les deux chaussées, sont à droite de la chaussée. C’est pas vraiment normal, pour une autoroute.

Ici, nous sommes en plein vis-à-vis de la chaussée nord, qui vient s’aligner le long du muret, pour l’échangeur.

Regardant à nouveau en direction nord (je suis en train de vous étourdir, avouez!), on voit bien le passage de l’autre chaussée, là où les arbres sont abattus.

Le kilomètre 126, en direction nord, là où va bientôt commencer ce que j’appelle « l’entonnoir », c’est à dire l’endroit où l’on perd une voie, passant de deux à une seule.

Cette photo montre une vue sur presque deux kilomètres. Prise du viaduc de la rue Saint-Pierre (sortie 125), c’est la finale de l’autoroute, en direction nord.

Comme le disait Edward Rémy, à l’époque où il faisait les actualités artistiques, à Télé-Métropole (ça ne me rajeunit pas!), « c’est officiel, c’est confirmé », l’A-55, à cet endroit, s’appelle « Autoroute Joseph-Armand-Bombardier ». Photo prise en direction sud, dans la courbe vers la sortie 122 (boulevard Jean-de-Brébeuf).

La chaussée sud de l’ancienne A-51 fut la première des deux à être ouverte; elle fut donc celle où la circulation se faisait à contresens. À preuve, cette petite tache jaune, sous la ligne blanche actuelle.

Voici un autre vestige de l’ancienne A-51, devenue A-55, quelque part dans les années 1970. À l’époque de la super-2, on avait construit les viaducs, mais on n’avait fait que des mini-bretelles, afin d’accéder à l’autoroute, ou d’en sortir. On voit ici une ligne restante de la mini-bretelle qui menait à la route Ployart (sortie 103). De nos jours, cette route, comme toutes les autres routes desservies, d’ailleurs, l’est par un échangeur plus moderne, et plus sécuritaire.

Depuis le kilomètre 97, on voit la sortie de la halte routière qui mène au moulin à laine d’Ulverton. Comme on peut le voir, cette sortie ne comporte aucune indication. Pourtant, en direction nord, la sortie 98 est bien indiquée; elle mène à la route Mooney, qui va vers le village d’Ulverton.

À l’époque de la super-2, quand on roulait vers le nord, on pouvait accéder à la halte routière du moulin à laine d’Ulverton par une intersection à niveau. Maintenant que l’on peut sortir au chemin Mooney, l’intersection a été démantelée, et le petit bout de chemin menant à la halte fût fermé.

Dernière sortie avant d’atteindre les limites territoriales de la nouvelle ville de Sherbrooke, la sortie 71 mène vers la jolie ville de Windsor, ville avec laquelle a fusionné la municipalité de Saint-Grégoire-de-Greenlay, dont le nom fut enlevé du panneau.

Malgré ce que certains prétendent, je persiste à croire que le point de raccordement prévu de l’A-55 et de l’ancienne A-51 se trouve à Windsor, et non pas à Richmond. Ce qui me permet de croire à cette théorie est l’emplacement, et l’orientation, du boulevard du Conseil, à Asbestos. Vous allez me demander « c’est quoi, le rapport? » Et je vais vous l’expliquer.

D’abord, le boulevard du Conseil date de 1977, soit plus ou moins un an après la prise du pouvoir par le gouvernement péquiste. Ce boulevard est composé de deux chaussées distinctes, et constitue une voie de contournement de la ville. De plus, il ne comporte aucun point d’accès, mis à part les intersections des rues qui le croisent. Il est donc possible de croire que ce soit une partie de l’A-55 originale, mais comme le nouveau gouvernement a fait cesser les travaux de l’autoroute, la ville a probablement dû demander au MTQ de lui remettre l’emprise, afin d’en faire un boulevard. Il faudra enquêter afin d’avoir le fin mot de l’histoire.

Ensuite, si vous regardez une carte montrant le relief de la région située entre Asbestos, Richmond, et Windsor, comme celle disponible sur Google Maps, par exemple, vous vous rendrez compte que le relief entre Asbestos et Windsor est beaucoup moins accentué que celui entre Asbestos et Richmond. De plus, le passage par Windsor représente une ligne plus directe pour relier Asbestos et Sherbrooke. Mais tout cela demeure également de la théorie, parce que le gouvernement actuel n’a aucun projet, dans ses cartons, pour remettre en circuit le tracé original de l’A-55.

Bon, voyons voir ce qui me reste de photos. J’ai en réserve celles des divers chantiers de l’A-15, dans la région des basses Laurentides, ainsi que, tenez-vous bien, les premières images de la blogue-mobile!

C’est donc à suivre…