Véhicules électriques en libre-service: De quoi Montréal se mêle, encore?

En furetant sur le web, cet après-midi, je suis tombé sur un dossier dont je n’avais pas encore pris connaissance, dossier qui concerne la ville de Montréal, et qui, encore une fois, viendra tuer la libre-entreprise.  La ville veut instaurer, pour l’année 2020, un système de voitures électriques en libre-service, avec les critères suivants; disponibilité totale de 1000 véhicules, avec GPS intégré, compatible avec la carte Opus, dont la vitesse maximale est supérieure à 40 km/h, et affiche une autonomie de 150 km en été.  On préconise des véhicules à 4 occupants, et les véhicules doivent déjà être homologués par Transports Canada; tout véhicule en cours d’homologation sera exclu d’office.

Évidemment, ces critères soulèvent l’indignation de certaines entreprises.  L’une d’elles, car2go, déclare même, via le directeur général de sa branche montréalaise, Jérémi Lavoie, se sentir carrément exclue de l’appel d’intérêt international émis par la ville de Montréal, en vue de publier un éventuel appel d’offres, puisque ses véhicules sont des smart, donc à deux places, et n’ont manifestement pas une autonomie de 150 km.  D’ailleurs, actuellement, les seuls véhicules ayant une telle autonomie, et déjà homologués par Transports Canada, soit 4 des 12 modèles de véhicules électriques disponibles ici, sont fabriqués par Tesla, et sont des voitures de luxe!  L’autre entreprise touchée, Communauto, qui exploite son service Auto-mobile, prend le tout avec un peu plus de philosophie, selon son directeur du développement, Marco Viviani, disant se retrouver dans cet appel d’intérêt, quoique certains détails restent à peaufiner.  On peut lire plus en détails les commentaires de ces deux personnes dans cet article de Pierre-André Normandin, de La Presse, ainsi que la réaction de la ville dans celui-ci, du même auteur.

Mais il y a un autre os dans le fromage; un nouveau véhicule est en cours d’homologation aux USA, et pourrait l’être rapidement aussi au Canada.  Ce véhicule, le Bluecar, utilisé par le groupe français Bolloré pour son service Autolib’, à Paris, devrait prendre d’assaut les rues d’Indianapolis d’ici la fin de l’été, sous le nom de BlueIndy, et comble de la coïncidence, correspond en tous points au modèle préconisé par l’appel d’intérêt montréalais!  C’est surtout ce point qui soulève l’ire des gens chez car2go.

La Bluecar du groupe Bolloré, dont on voit l’évolution de 2005 à 2011, serait fabriquée en France par Renault à partir de 2015.  (Photo recueillie sur Google, sujette à droits d’auteur.)

Pour ma part, je me demande surtout ce que la ville de Montréal vient encore faire dans le libre-marché!

N’a-t-elle pas déjà appris de son expérience avec les BIXI?  La ville a dû racheter la faillite du service, et l’opère désormais elle-même en assumant les déficits d’opération, le tout aux frais des contribuables.  Un système de véhicules électriques en libre-service devrait être laissé à la libre concurrence, point!  Déjà, deux entreprises, car2go et Communauto, offrent des services de ce genre, à Montréal, alors que d’autres pourraient s’ajouter; pourquoi ne pas juste charger une taxe municipale à ces entreprises, si la ville tient tant à faire de l’argent?  Parce que si la ville établit un service selon ses propres critères, et le garde en monopole, comme toutes les autres offres de transport de personnes qu’elle gère, qu’adviendra-t-il des autres sociétés qui offrent présentement ce service à leur clientèle déjà établie?  Devront-elles se retirer totalement du territoire montréalais?

Pour l’instant, car2go offre des smart fortwo électriques à ses clients, alors que Communauto propose des Nissan Leaf électriques et des Toyota Prius C hybrides.  Ces véhicules semblent faire l’affaire de la clientèle, puisque ces deux entreprises ne passent pas leur temps dans les médias à se plaindre d’être au bord de la faillite, pour cause de non-rentabilité.  Alors de quoi la ville de Montréal vient-elle se mêler?  Elle tente à nouveau de provoquer la chute du libre-marché, cette fois dans le domaine du véhicule électrique en libre-service.  Ce n’est pas dans le mandat d’une ville de louer des bagnoles, mais ça, le maire Denis Coderre semble s’en foutre comme de sa première ballade en voiture.

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Lettre au Devoir: Aussant parle à travers son chapeau!

J’aime bien prendre les propos de quelqu’un, et y répondre directement.  Je n’ai pas l’occasion de le faire très souvent, mais cette fois, c’est l’ancien député de Nicolet-Yamaska (devenue depuis Nicolet-Bécancour), et aussi fondateur et ancien chef du parti Option nationale, Jean-Martin Aussant, qui m’en donne l’opportunité sur un plateau d’argent.  Opportunité que je ne vais sûrement pas refuser!

La lettre originale d’Aussant, publiée sur le site web du quotidien Le Devoir le 9 septembre dernier, sera donc en bleu, et mes réponses en bourgogne et en italique.  Allons-y!

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Si j’étais militant péquiste

Où que je sois, je garde un œil quotidien sur l’actualité québécoise. J’observe cette pré-course au PQ en me demandant si la suite des choses amènera un certain retour aux sources ou la disparition pure et simple de ce qui a déjà été quelque chose comme un grand parti.  Ça, tout le monde le dit; ça passe, ou ça casse, cette fois!  En fait, ils le disent à toutes les fois; faudra voir!  L’avenir le dira!

Si j’étais militant péquiste, je chercherais minimalement les attributs suivants chez le prochain primus inter pares:

– Engagement de tenir un congrès de refondation auquel les souverainistes, tous partis confondus, seraient invités. Non pas un congrès du PQ ouvert à tous, mais bien un congrès de refondation duquel naîtrait un nouveau grand parti souverainiste avec des gens de tous les horizons et toutes les ressources regroupées en son sein. Parce que la majorité nécessaire au projet ne se trouvera jamais dans l’un ou l’autre des sous-groupes (gauche, droite, jeunes, vieux) mais seulement dans l’ensemble.  Il ne faut pas oublier riches et pauvres!  Je ne suis pas convaincu que PKP et des syndicalistes puissent coucher dans le même lit sans qu’il y ait des étincelles!  Autre point; les sous-groupes, pourquoi ne pas les nommer par leur nom? Option nationale, Québec solidaire,…

– Engagement de faire en sorte que le Québec perçoive tous les impôts payés sur son territoire, soit un rapport d’impôt unique. Parce que le Québec est le seul au Canada à en avoir deux, entrainant des dédoublements administratifs se chiffrant en centaines de millions de dollars chaque année. Souverainiste ou fédéraliste, la situation actuelle ne peut être souhaitée par qui que ce soit.  Ça, tu vois, c’est toujours théoriquement possible, mais le faire, c’est une autre paire de manches!  Le futur chef du grandissime nouveau parti souverainiste pourra prendre tous les engagements qu’il veut, il reste que le grand frère fédéral aura son mot à dire!  Il ne faut pas oublier non plus que nos propres dédoublements coûtent aussi des centaines de millions, et que personne ne les a identifiés, et encore moins éliminés!  Autre truc, le rapport d’impôt unique des autres provinces… est fédéral!

– Engagement d’utiliser les sommes annuelles ainsi épargnées pour instaurer, de la petite enfance au doctorat, la gratuité scolaire balisée. Parce qu’on peut expliquer aux romantiques que c’est la meilleure façon d’avoir une société plus responsable et équitable, et aux homo economicus que c’est la meilleure façon d’avoir une société plus riche et productive. La santé passe par l’éducation. Des finances publiques saines passent par l’éducation. La protection de l’environnement passe par l’éducation. La paix sociale passe par l’éducation. De bons élus aussi.  Ouais, tu parles!  Tous les premiers ministres du Québec, depuis, et y compris Jean Lesage, ainsi que la très grande majorité des ministres qui ont formé tous ces gouvernements, furent des diplômés universitaires.  Et tu vois les gouvernements qu’on a eu?  Misère!  Et qui dit qu’on va économiser quelque chose en faisant un seul rapport d’impôt au lieu de deux?  Que Québec ne va pas réclamer cesdites économies (pour le moins qu’elles existent) pour éponger ses déficits récurrents?  Car, faut-il le rappeler, le Québec est toujours en déficit!

– Engagement de procéder à une réforme du mode de scrutin pour y ajouter une composante de proportionnalité. Parce le système actuel ne respecte pas le vote populaire dans l’allocation des sièges. Il faudra un jour se soucier de faire passer un principe démocratique de base comme la représentativité avant la volonté détestable de bénéficier d’une alternance qui a trop étouffé l’imagination, détourné la recherche de l’intérêt collectif et neutralisé le renouveau politique.  C’est connu de tout le monde; les perdants veulent de la proportionnalité, et les gagnants n’en veulent pas!  Une proportionnalité est une voie express vers des gouvernements minoritaires à perpétuité, où il faudra six mois de débats pour acheter une boîte de crayons!  De plus, avec environ la moitié des électeurs reconnus comme analphabètes fonctionnels, j’imagine très bien ces personnes avec un bulletin de vote grand comme une carte routière!  Le respect du vote populaire, c’est “un électeur, un vote”; celui-ci vote pour qui il veut, et on compose avec les résultats!  C’est tout!

Si j’étais militant péquiste, je souhaiterais aussi qu’on ne redonne pas au même équipage le Costa Concordia. Les naufrageurs «entourageux» seront toujours bienvenus comme passagers, mais pas trop près de la cabine du capitaine.  Oh, là, tu vises dans le mille!  Tu étais toi-même capitaine d’un canot de sauvetage, et tu as préféré te pousser à Londres plutôt que de faire une autre campagne électorale!  Tu parlais de tes enfants, qui avaient besoin de toi; avoues plutôt que les “raisons familiales” que tu as évoquées, c’est ta femme qui t’a dit d’arrêter de niaiser avec les jeunes, et de te trouver un vrai job!

Je m’inquiéterais certainement qu’on propose de repousser l’audace à un deuxième mandat alors qu’elle n’aura jamais autant de traction qu’en arrivant au pouvoir. Retarder l’audace, c’est ne pas en avoir. Reporter une urgence, c’est ne pas la reconnaitre. Je crois fermement que les convictions assumées peuvent encore faire gagner des élections.  Ouais, on l’a vu en 2012; tu as assumé tes convictions, et tu es arrivé deuxième dans Nicolet-Bécancour, à 1876 votes de Donald Martel, le caquiste!  Option nationale n’a fait élire personne!  Zéro, pis une barre!  Et ton départ vers Londres, c’était pour assumer tes convictions, ça aussi?  Quoique ça, j’en a déjà parlé.

Il y a certes un niveau de difficulté beaucoup plus élevé à vouloir convaincre qu’à simplement identifier ce que les gens veulent entendre a priori. Dans le premier cas, c’est du leadership. Dans le deuxième, c’est avouer tristement qu’un robot-sondeur pourrait être le plus grand des chefs.  Et quand on se rend compte qu’on n’a pas le niveau, on se pousse à Londres?  Consoles-toi; des chefs qui ont le niveau, le Québec n’en a pas vu depuis très, très longtemps!

Si j’étais militant péquiste, au fond, je voudrais simplement du vrai leadership. Y en aura-t-il?  Comme je le disais, le Québec ne se souvient même plus de ce qu’est le vrai leadership!  Aujourd’hui, on laisse parler la démocratie, et on ramasse la facture!  Et quand on n’arrive pas à convaincre, on fait une commission d’enquête (lire: un bon show de TV!), question de remplir la tête des électeurs pendant qu’on fait ce qu’on veut, derrière, parfois en douce, mais souvent au vu et au su de tout le monde.  Et le cycle recommence.  De toute façon, qui oserait encore croire qu’un éventuel leader pourrait éclore de notre bon réseau de CPE, où on entreprend de rendre les enfants tous égaux?

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Voilà.  Bon, c’est vrai que j’insiste un peu sur le fait qu’Aussant se soit poussé à Londres, surtout à la fin, mais ce n’est pas moi qui s’est poussé, c’est lui!

En fait, les péquistes devront décider de leur prochain chef, et la décision leur appartient.  Mais pour ma part, c’est tout le Québec a besoin d’un leader, un vrai.  Pas d’un type qui pond un programme cute,… et qui se pousse à Londres!

Les québécois veulent davantage de rentes: What else is new?

Un article de l’agence QMI, publié sur LCN, dit que les québécois sont en faveur d’une hausse des prestations du Régime des rentes du Québec (RRQ), selon un sondage effectué pour le compte du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

J’en conclus que les dirigeants de ces syndicats ont beaucoup d’argent à dépenser, pour investir dans un tel sondage, que le groupe de recherches Environics a effectué à la fin d’août, auprès d’un échantillon de 2020 personnes.  En effet, un québécois sur quatre souhaite que le RRQ augmente ses prestations, et 82% souhaitent une augmentation des prestations versées par le gouvernement fédéral aux personnes retraitées.  L’article dit également que les résultats sont “à peu près similaires en ce qui concerne l’augmentation des prestations du Régime de pensions du Canada” (RPC), ce qui a fait dire à Paul Moist, président national du SCFP, que “D’un bout à l’autre du pays, les Canadiens veulent qu’on augmente les prestations du Régime de pensions du Canada. Les politiciens fédéraux et provinciaux qui cherchent à améliorer le régime fédéral n’auraient pu recevoir de message plus clair”.

Franchement, le président du SCFP s’attendait à quoi d’autre, comme résultat?  Comme ça, les québécois – et les canadiens – veulent davantage de rentes.  OK, so what else is new?

L’article ne met pas de lien vers les résultats complets du sondage, ni vers les questions précises qui ont été posées aux personnes consultées, ce qui semble prouver que toute l’affaire est une propagande organisée par le SCFP et l’AFPC, dans le seul et unique but de faire pression sur les gouvernements.  Les syndicats, dans leurs sondage, ont-ils pensé à demander aux répondants à quel endroit il fallait prendre l’argent nécessaire pour augmenter les prestations?  De deux choses l’une; soit que la question n’a pas été posée aux répondants, soit qu’elle l’a été, mais que les deux centrales syndicales se gardent bien de publier la réponse.  Les gouvernements sont en déficit pour les quatre ou cinq prochaines années; en toute franchise, où vont-ils prendre le fric pour financer d’éventuelles augmentations de rentes, sinon dans nos poches?

Nous savons que le RRQ n’est rien d’autre qu’un schème de Ponzi, et qu’il n’y a pas de moyen de faire fructifier l’argent mis dans le régime suffisamment rapidement pour assurer sa pérennité.  La solution idéale est de rendre chaque citoyen responsable de son propre régime de retraite.  Mais les gouvernements vont-ils oser redonner la responsabilité des régimes de retraite aux citoyens?  Nous savons que les gouvernements interventionnistes que nous avons s’introspectent au beau milieu de nos vies, pour tenter de nous arracher le plus possible de nos gains, en faveur de subventionnés de tout acabit.  Alors il ne faut pas rêver…

Budget fédéral: Ça va passer. Pour l’instant

Le site web LCN a annoncé, en fin d’avant-midi, que le parti libéral allait voter en faveur du budget, mais avec des réserves.

Malgré le suspense qu’entretenait Michael Ignatieff, il était évident que les libéraux ne pouvaient pas vraiment voter contre ce budget, puisque de l’avis même de certains critiques en matière politique, comme Manon Cornellier, du Devoir, le budget du gouvernement conservateur avait une forte odeur libérale.  On dit même que les bleus auraient présenté ce budget à contrecoeur, ce plan n’étant pas du tout la voie privilégiée pour passer à travers l’actuelle crise économique, aux yeux des troupes de Stephen Harper.  D’ailleurs, dans son article, madame Cornellier rapporte même des paroles, dites par Stephen Harper lui-même, une semaine avait l’élection fédérale d’octobre dernier, qui allaient clairement dans ce sens.

Évidemment, si les bleus ont préféré prendre la direction du déficit, c’est d’abord pour sauver la peau du gouvernement.  Et dans le même ordre d’idées, si les libéraux l’appuient, c’est d’abord pour gagner du temps.  Le temps de se reconstruire, surtout financièrement.  Le temps de confirmer, par les instances larges du parti, Michael Ignatieff à titre de chef.  Le temps, surtout, de faire oublier cette idée de coalition PLC-NPD qui, si elle était quand même forte au Québec, et chère aux yeux de Gilles Duceppe et de Jack Layton, pour des raisons différentes, soulevait l’indignation, ailleurs au pays, et ne valait pas grand chose aux yeux d’Ignatieff lui-même.

Par contre, je n’ose croire que le chef Ignatieff jouera le même jeu que l’ancien chef libéral, Stéphane Dion.  Je serais très surpris de voir les rouges s’asseoir sur leurs mains pendant deux ans et demi, tout en déchirant leurs chemises sur la place publique.  Aussi, je m’attends à des élections fédérales quelque part à l’automne, ou au plus tard, au printemps de 2010.

Sommet de l’APEC: Un pas dans la bonne direction, signé… Stephen Harper!

D’aucuns trouvaient que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, prenait la situation économique mondiale à la légère, alors que ses adversaires, lors des dernières élections fédérales, lui reprochaient sa politique de « laisser-faire ».  C’est que, voyez-vous, la politique du « laisser-faire », c’est la seule qui peut nous sortir de l’actuelle crise économique.

C’est d’ailleurs ce qui s’est dégagé du sommet des dirigeants des pays membres de l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), qui se déroule à Lima, au Pérou.  Lors d’une allocution, dans le cadre de ce sommet, Stephen Harper a affirmé que lors de la grande crise de 1929, les dirigeants politiques avaient pris de mauvaises décisions; ils avaient permis aux banques de se contracter, laissé la déflation s’installer, cherché à équilibrer les budgets gouvernementaux, et fermé la porte au marché international, afin de préserver les emplois locaux.  Ces décisions, au lieu d’améliorer la situation, ont fait perdurer la crise pendant de longues années.

Le premier ministre canadien a dit qu’il ne fallait pas répéter les erreurs de 1929, si l’on voulait se sortir rapidement de ce mauvais pas économique.  Il faut plutôt créer des conditions qui amèneront les entreprises à investir, et ce par des incitatifs fiscaux, et garder la porte ouverte aux échanges internationaux.  Il a d’ailleurs cité en exemple le nouveau traité que le Canada vient de signer avec la Colombie.  Stephen Harper a aussi avancé qu’il allait proposer de tels incitatifs, mais tout en demeurant prudent, afin de ne pas plonger le pays dans des déficits prolongés.

Tout cela revient à ce que je disais, à savoir que la pensée keynésienne ne fonctionne pas, et qu’il faut proposer autre chose.  Il ne faut pas intervenir dans l’économie, mais mettre en place des conditions qui vont inciter les entreprises à investir.  L’effort sera contraignant, dans les prochains mois, mais les résultats seront beaucoup plus durables, à long terme, et l’économie n’en sera que plus solide.  C’est ce qui me permet de croire que Stephen Harper va dans la bonne direction.

Québec: 5,8 milliards $ dans le trou!

Selon une nouvelle de la Presse canadienne, sortie hier soir sur le site LCN, le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, revient régulièrement à la charge, depuis 2004, pour presser le gouvernement à se conformer aux principes comptables généralement reconnus (PCGR) du Canada, et ce afin d’établir la situation financière réelle du Québec, ce que font plusieurs autres provinces canadiennes. Après avoir reçu le mandat de déterminer le solde de l’état, monsieur Lachance a établi que les finances actuelles affichaient « un déficit accumulé de 5,8 milliards $ ».

Je crois, pour ma part, qu’il serait plus simple encore d’appliquer les principes budgétaires familiaux (PBF), appelons-les comme ça, c’est à dire ceux que l’on utilise couramment, à la maison, et qui servent à savoir si on a les moyens – ou non – de se payer une sortie au cinéma, par exemple. La situation budgétaire du Québec serait alors facile à établir. Les revenus sont de X, les dépenses sont de Y, alors X – Y = la marge budgétaire. Si elle est dans le rouge, de deux choses l’une; soit que l’on augmente les revenus, ce qui serait plutôt difficile, le Québec étant déjà l’un des états les plus taxés en Amérique du Nord, ou soit que l’on coupe dans les dépenses. De ce côté, il y aurait beaucoup à faire.

Prenons, par exemple, un seul organisme gouvernemental, à savoir le Centre de gestion de l’équipement roulant (CGER), une entité qui achète des véhicules en tous genres, de la voiture de fonction au gros camion nettoyeur d’égouts, en passant par les tracteurs à gazon et les voitures de police, et qui les loue à plein d’organisations, comme des ministères, des municipalités, des organismes sans but lucratif (OSBL), etc. Je me demande pourquoi le gouvernement se mêle de faire de la location de véhicules. Il y a plein d’entreprises privées qui font ce boulot, et à voir les tarifs fixés par le CGER, que l’on pouvait voir sur leur site web, autrefois, mais plus maintenant, je ne suis pas certain qu’il y ait des économies pour les clients, par rapport aux concurrents privés. Une location de véhicule pourrait se régler par un coup de téléphone à un fournisseur, mais au gouvernement, on préfère avoir tout un groupe de fonctionnaires, payés au gros prix, tout au long de l’année, pour faire la même chose. La différence, dans tout ce processus, est payé par… vos impôts!

Bref, d’ici à ce qu’un représentant du CGER m’explique, noir sur blanc et par 2 + 2 = 4, que son organisme est plus rentable que le privé, pour le gouvernement – et pour les contribuables, je continuerai de douter des « économies » de ce centre, d’abord, et ensuite, je continuerai à dire que le gouvernement sort de sa mission, en allant faire concurrence à l’entreprise privée. Et il y a plein d’organismes, aussi inutiles que coûteux, au sein de notre bon gouvernement.

Et dire que l’on traite les pétrolières d’être des magouilleurs. Elles ne sont définitivement pas les seules!

Environnement: Pourquoi ne pas interdire les feux rouges?

Il y a plusieurs semaines, le site de nouvelles LCN publiait une toute petite manchette au sujet de la possible disparition du service à l’auto dans des établissements comme les restaurants-minute. Sans encore parler de les interdire complètement, certaines administrations municipales citées dans la manchette semblaient vouloir restreindre l’accès à ces installations, à cause des longues files d’attente constatées à certains moments de la journée, et que de telles réductions permettraient ainsi de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GeS) près de ces établissements, et par extension dans la ville.

Je déterre cette manchette aujourd’hui pour poser une question, à savoir: Si la diminution de l’accès, ou alors l’interdiction pure et simple, du service à l’auto, permettrait de réduire l’émission de GeS, dans nos villes, pourquoi alors ne pas interdire les feux rouges? Ben quoi, c’est vrai! À certains moments de la journée, les files d’attente aux feux de circulation sont si longues qu’il faut parfois jusqu’à trois cycles complet des feux pour parvenir à passer l’intersection. D’autres feux de circulation sont si longs qu’on craint qu’il ne changent jamais! Un exemple probant parmi tant d’autres; l’intersection de la rue Bombardier et du boulevard L.-H.-Lafontaine, à Anjou. On dirait que le feu rouge dure des heures!

Vous l’aurez compris, mon but n’est pas de retirer les feux de circulation des intersections. Ils ont leur raison d’être, et ils sont là pour rester. Mon but est plutôt de ramener à l’ordre les administrations municipales qui seraient tentées de prendre des décisions aussi stupides que celles citées dans la manchette de LCN. Je voudrais également leur rappeler un autre truc simple; si l’on veut lutter contre la concentration des GeS dans un secteur donné, il faudrait peut-être songer à abandonner la lutte stérile contre l’étalement urbain. C’est un autre truc tout à fait vrai; comment peut-on lutter à réduire le CO2 si l’on cherche à entasser le plus de gens possible dans un endroit exigü? Il faut rappeler à nos chers gouvernants une vérité simple, mais implacable; les êtres humains respirent l’air ambiant, et rejettent du CO2! Plus on entasse des personnes à l’étroit, plus ils risquent de respirer de l’air vicié. La lutte au CO2 devrait d’abord commencer à l’intérieur même des édifices publics, que ce soit les hôpitaux, ou les résidences pour personnes âgées, là où sont entassées de nombreuses personnes à la santé fragile.

Aussi, la prolifération de banlieues n’a rien de dramatique, dans la cadre de la lutte à la pollution, bien au contraire. Les familles recherchent de l’espace, ce qui n’est pas disponible en ville. On n’envoie pas les enfants jouer dehors quand on habite un condo au 6e étage! De plus, les chemins de fer qui gravitent autour de Montréal ne demandent qu’à être exploités. Je crois qu’un bon réseau de trains de banlieue serait beaucoup plus efficace que de simples voies réservées sur les autoroutes et boulevards principaux. Et il ne faut pas oublier de compléter le réseau routier supérieur.

En effet, les bouchons actuels sont principalement le fruit de l’inaction des gouvernements à compléter des parties vitales du réseau routier supérieur. Comme de rattacher l’A-640 à l’A-40, à la hauteur de Hudson, afin de permettre un lien routier Québec-Ottawa sans traverser l’île de Montréal. Même chose pour l’A-30, sur la rive sud, dont le chantier n’avance pas très rapidement. Une fois ces deux liens complétés, il ne manquerait plus qu’une traversée du fleuve à l’est de l’île de Montréal pour boucler une vraie route périphérique qui tiendrait hors de Montréal l’essentiel du trafic de transit.

D’autres éléments de la grille routière mériteraient davantage d’attention, comme le doublement du pont Champlain, ou du tunnel L.-H.-Lafontaine. Évidemment, avant de permettre de meilleurs accès à l’île, il faudra d’abord canaliser le flot de circulation à l’intérieur de celle-ci. L’autoroute Métropolitaine ne suffit plus à la tâche, et ce depuis plusieurs années. Il faut définitivement compléter l’autre axe est-ouest de l’île, et j’ai nommé l’autoroute Ville-Marie, entre le centre-ville et le tunnel, afin d’en faire ce qu’elle devait être à l’origine, soit l’A-20. Le premier véritable lien nord-sud sera ouvert en 2011, avec la nouvelle section de l’A-25. Il faudrait établir un second lien direct, en construisant une section de voie rapide qui relierait les deux A-15, soit l’autoroute Décarie et l’autoroute des Laurentides.

On me dira que de construire de nouvelles autoroutes ne fera qu’augmenter les émissions de CO2. C’est vrai, mais en partie seulement, et à court terme, alors que le tout s’éliminera à plus longue échéance. Dans un premier temps, les gens qui roulent déjà seuls en voiture continueront de le faire, et comme les bouchons de circulation sur les ponts seront réduits, cela réduira les concentrations de CO2 au niveau des traversées, ce qui rendra la balance moins déficitaire que certains l’envisagent. Dans un deuxième temps, les voitures à cellule d’hydrogène arriveront bientôt sur le marché, ce qui réduira d’autant les émissions de CO2. Car il faut bien rappeler que si ces nouvelles voitures ne produiront plus d’émissions polluantes, elles auront quand même besoin de routes. Alors autant être prêts. D’autant plus que l’inflation, particulièrement dans le domaine de la construction, fait que le coût d’un projet double environ aux cinq ans. Aussi, il vaut mieux cesser de remettre à plus tard.

Ceci dit, je crois que les dirigeants politiques ont beaucoup mieux à faire que de légiférer sur les services à l’auto.