Pont de l’île d’Orléans: Quant à faire du neuf,…

Un reportage, diffusé aujourd’hui sur la chaîne LCN, et rapporté sur le site Canoë, mentionne que le pont de l’île d’Orléans devra être remplacé, d’ici une dizaine d’années.  C’est que la rénovation, qui lui permettrait de rencontrer de nouvelles normes sismiques, mais qui ne permettra pas d’ajouter des voies de circulation, coûterait au bas mot 125 millions de dollars, et que cette facture est définitivement trop élevée pour le vieux pont, qui date de 1935.  Le MTQ étudiera donc toutes les options sur la table; on parle d’un nouveau pont, d’un tunnel, ou encore d’une jetée.

Moi, je dis que quant à faire du neuf, autant en profiter pour assurer un nouveau lien… vers la rive-sud!

Quand on jette un coup d’oeil sur l’échangeur A-40/A-440, sur la berge de Beauport, on se rend compte que le viaduc, surplombant l’autoroute qui longe la berge, est conçu pour laisser circuler beaucoup de véhicules.  On pourrait y diriger la circulation en provenance de l’île, ainsi qu’une partie de celle de l’est de l’agglomération de Lévis, puisqu’il est question, de plus en plus souvent, de problèmes de circulation, sur les ponts de la vieille capitale.  Rien de comparable avec la situation montréalaise, remarquez bien.  Mais ce n’est pas une raison pour placer les régions de Québec, et de Chaudière-Appalaches, dans une situation aussi problématique.

J’ai déjà écrit un billet, à ce sujet, il y a environ deux ans.  Je proposais carrément une autoroute transfluviale, qui passerait par l’île d’Orléans, et donnerait ainsi une nouvelle traversée du fleuve pour les usagers de la route.  Parmi les irritants à un tel projet, à l’époque, je mentionnais la proximité de l’éventuel port méthanier, mieux connu sous le nom de projet Rabaska.  Mais ce projet semble être sur la glace pour un bon bout de temps, puisque l’exploitation éventuelle du gaz de schiste garantirait au Québec une autonomie gazière telle que le projet Rabaska deviendrait totalement inutile.

Devant cet état de faits, le MTQ devrait envisager très sérieusement la possibilité de construire une autoroute reliant les deux rives du fleuve, et passant par l’île d’Orléans.

La route 2 – (3) Le chemin du Roy, de Trois-Rivières à Donnacona

Nous nous sommes laissés sur la rue Laviolette, à Trois-Rivières, plus précisément à l’intersection du boulevard du Saint-Maurice.  Pour poursuivre notre visite de la route 2, celle de 1950, bien sûr, nous suivrons justement ce boulevard (route 138), au bout duquel se trouve un pont chargé d’histoire.  Construit de part et d’autre de l’île Saint-Christophe, le pont Duplessis fut reconstruit en 1948, par le gouvernement de Maurice Duplessis, mais l’une des deux parties du pont s’est effondrée dans la rivière Saint-Maurice, le 31 janvier 1951, par une nuit de grand froid, aux environs de 3h00 du matin.  Le premier ministre disait à qui voulait l’entendre, semble-t-il, que c’était les communistes qui avaient saboté le pont, alors que dans les faits, l’acier qui a servi à sa construction était de mauvaise qualité.

De l’autre côté du pont, nous entrons dans l’ancienne ville de Cap-de-la-Madeleine, par la rue Fusey.  À environ 100 mètres du pont se trouve l’intersection de la route 19 (route 157), soit la rue Duplessis, à gauche, et à moins de 100 mètres plus loin, à droite, cette fois, un ancien alignement du Chemin du Roy, soit la rue Notre-Dame est.  Je présume qu’en 1950, l’alignement de la route 2 était le même qu’aujourd’hui, soit la rue Fusey jusqu’à la rue Saint-Laurent, à droite sur celle-ci jusqu’au boulevard Sainte-Madeleine, puis à gauche sur celui-ci jusqu’à ce qu’elle rejoigne la rue Notre-Dame est, à la hauteur de l’ancienne ville de Sainte-Marthe-du-Cap.  La route 2 (route 138) suit alors le fleuve, laissant parfois place à des constructions résidentielles ou commerciales, le long de la berge.  Reprenant simplement le nom de rue Notre-Dame, elle traverse le village de Champlain, dans lequel on trouve le boulevard de la Visitation (route 359), qui mène vers le lac-à-la-Tortue, désormais partie de la ville de Shawinigan.

À moins de 5 kilomètres de la sortie du village de Champlain, la route 2 (route 138) s’éloigne du fleuve, et un vieux pont en acier traverse la rivière Champlain; nous entrons dans la municipalité de Batiscan, où le nom change, et devient la rue Principale.  C’est à près de 6 kilomètres de ce pont, lorsque l’on entre dans le village de Batiscan, que la route 2 (route 138), le Chemin du Roy, se rapproche à nouveau du fleuve Saint-Laurent, pour donner des point de vue saisissants.  Alors que la route s’éloigne à nouveau de la berge, pour laisser place à la plage de Batiscan, nous passerons par l’intersection du la route de la Station (route 361), qui conduit vers Sainte-Geneviève-de-Batiscan, puis vers Saint-Narcisse.  Plus loin, un autre pont d’acier, beaucoup plus long, traverse la rivière Batiscan.  Après cet autre pont, la route 2 demeure éloignée du fleuve, parfois à plus d’un kilomètre de distance.  Puis on arrive dans le village de Sainte-Anne-de-la-Pérade, toujours sous le nom de rue Principale, en longeant, cette fois, la rivière Sainte-Anne.  On croise, entre autres, la 2e Avenue, qui est aussi la route 19A (route 159), qui permet de se diriger vers Saint-Prosper, Saint-Stanislas, et Saint-Tite.

Un pont beaucoup plus moderne, fraîchement construit, traverse la rivière Sainte-Anne, directement en face de l’église paroissiale, inspirée de la basilique Notre-Dame, de Montréal.  À la sortie du pont, la route 2 empruntait probablement la rue Sainte-Anne, en 1950, alors que la route 138 utilise plutôt le boulevard de Lanaudière, plus large, et plus dégagé.  Une fois la rue Sainte-Anne raccordée au boulevard de Lanaudière, la route 2 (route 138) conserve ce dernier nom jusqu’à la limite de la municipalité de Deschambault-Grondines, où elle portera enfin, officiellement, le nom de Chemin du Roy.  À différents endroits, il est facile de voir, avec l’aide de Google Earth, que la route 2 fut reconstruite, l’alignement des maisons et autres bâtiments ne correspondant pas du tout avec celui de la route.  À partir de la route Delorme, la rue Principale de ce qui s’appelait Saint-Charles-de-Grondines respecte cet ancien alignement, longeant la route 138 à plus ou moins 50 mètres de distance.  Reste à savoir si la reconstruction date d’avant 1950.  Ces axes parallèles se prolongent de la route Delorme jusqu’à la route Guilbault, qui relie Grondines à Saint-Casimir, ce qui donne près de 4 kilomètres. Toutefois, un bout de route, juste à l’ouest de la 4e Avenue, montre bien que la reconstruction de la route 2 s’est faite en deux projets distincts, ce bout de route reliant le nouvel alignement à la rue Principale, près du village.  D’ailleurs, selon le site web de la municipalité de Deschambault-Grondines, la rue principale de Grondines porte désormais deux noms distincts; la première, depuis la route Delorme, jusqu’à la 4e Avenue, se nomme « chemin du Faubourg », et la seconde, de la 4e Avenue jusqu’à la route Guilbault, « chemin Sir-Lomer-Gouin ».  C’est un peu avant la route Guilbault que la route 2 (route 138) vient rejoindre à nouveau le fleuve, et le suit de près, sauf à quelques exceptions, sur les quelques dix kilomètres qui séparent les noyaux urbains de Grondines et de Deschambault, avec, à mi-chemin, la route Dussault (route 363), qui conduit à Saint-Marc-des-Carrières.

Dans le village de Deschambault, l’actuelle route 138 respecte l’ancien chemin du Roy, qui s’éloigne du fleuve, à l’exception d’un court réalignement de quelques 200 mètres.  À la sortie du village, la route Proulx, à gauche, mène à Saint-Gilbert.  Environ un kilomètre et demi passé la sortie du village de Deschambault, la route 2 traverse le chemin de fer du Canadien National (CN), puis le longe jusqu’à l’entrée du village de Portneuf, quelque 3 kilomètres plus loin.  Or, qui dit village dit réalignement; une centaine de mètres après la route du Coteau-des-Roches, la 1ère Avenue représente la route 2 de 1950.  La 1ère Avenue longe la route 138 actuelle, nommée 2e Avenue, qui fut construite vers la fin des années 1970, à plus ou moins 200 mètres au nord-ouest de celle-ci.  À l’intersection de la rue de la Rivière, elle prend à droite pour traverser la rivière Portneuf, toujours sous le nom de 1ère Avenue.  Elle revient ensuite longer la route 138 actuelle sur près de 2 kilomètres, avant de s’y rattacher.  De ce point, la route 2 (route 138) est à nouveau parallèle à la voie du CN, puis, un peu plus d’un kilomètre plus loin, un autre ancien alignement, à savoir la rue de l’Anse, sur près de 2 kilomètres.  Après la rue de l’Anse, la voie ferrée s’éloigne de la route 2 (route 138), puis on trouve, à droite, le Vieux Chemin, qui vient s’insérer entre la route 138 actuelle et la voie du CN.  À un kilomètre de là, le Vieux Chemin croise la rue du Roy; nous sommes dans le village de Cap-Santé.  Parmi les plus beaux villages du Québec, Cap-Santé est traversée par la route 138 actuelle, qui porte tout simplement le nom de Route 138, et qui croise les anciennes rues à des angles souvent inimaginables.  Le rang Saint-Joseph (route 358), à gauche, conduit vers Saint-Basile.

Un peu plus loin, dans le secteur Jacques-Cartier, un ancien alignement, sinueux à souhait, relie Cap-Santé à Donnacona.  Depuis une intersection plutôt bizarre, avec la route 138, et les rues Lavallée et Richard, la rue Notre-Dame vient longer la rivière Jacques-Cartier, puis la traverse, en la longeant sur l’autre rive, en passant près des installations, récemment fermées, de la papetière AbitibiBowater.  La rue Notre-Dame traverse ensuite le centre-ville, que l’on appelle aujourd’hui le vieux Donnacona, puis ce qui était Les Écureuils, ancienne ville fusionnée à Donnacona depuis 1967.  La route 2 vient ensuite se raccorder à la route 138 actuelle, environ un kilomètre plus loin.  Cet alignement date d’avant 1950, mais à peine; le pont de la route 138 actuelle, sur la rivière Jacques-Cartier, fut inauguré en 1949.  À moins de deux kilomètres de là, la route 2 traverse à nouveau la voie du CN, puis traverse des terres agricoles sur un peu plus de 3,5 kilomètres, avant d’arriver à un ancien alignement, court, celui de la rue du Ruisseau, celui-là précédé de la jonction de la route 365, qui conduit vers Pont-Rouge, et Saint-Raymond-de-Portneuf.

Ce billet devait à l’origine parler du Chemin du Roy de Trois-Rivières à Québec, mais compte tenu de la longueur du texte, je vais m’arrêter ici, à la sortie de Donnacona, et poursuivre avec un autre billet, qui couvrira la distance de Donnacona jusqu’à la vieille capitale.

La route 2 – (2) Le chemin du Roy, de Montréal à Trois-Rivières

La route 2, nous l’avons vu à la fin du premier billet, à son sujet, traverse la ville de Montréal par la rue Sherbrooke.  Mais j’avoue que c’est drôle de regarder une carte de Montréal sur laquelle ne figure aucune des voies rapides que l’on connaît aujourd’hui, et à leur place, de simples routes.  Même le boulevard Henri-Bourassa n’y figure pas; à sa place, des bouts de route, comme le boulevard Trans-Island, dans l’est, et la côte Saint-Louis, à l’ouest du boulevard O’Brien, dans ce qui est maintenant l’arrondissement Saint-Laurent.  L’actuelle Métropolitaine se résumait, depuis le boulevard Décarie, à une partie de la route de la Côte-de-Liesse, au boulevard Crémazie, puis aux routes de la Côte-Saint-Michel, et de la Côte-Saint-Léonard.  Pas d’autoroute 25 non plus; c’était la montée Saint-Léonard, qui partait de la rue Notre-Dame, et qui se raccordait à la route de la Côte-Saint-Léonard, à environ un mille (oubliez les kilomètres, sur les cartes de 1950) à l’ouest du hameau de Côte-Saint-Léonard, où se trouve actuellement le vieux secteur de l’actuel arrondissement d’Anjou.

Revenons donc à la route 2 (route 138) qui, entre Montréal et Québec, suit le tracé de la première route carrossable de Nouvelle-France, et j’ai nommé le Chemin du Roy.  CheminDuRoyÉvidemment, la plupart des traversées de rivières, lors de l’inauguration de la route, en 1737, étaient assurées par des bacs, ancêtres de nos traversiers modernes.  En 1950, la route était solide d’un bout à l’autre, des ponts assurant des liens qui permettaient ces traversées, parfois sans même ralentir.  C’est ainsi que la route 2, après s’être raccordée à la rue Notre-Dame, à la fin de la rue Sherbrooke, traverse la rivière des Prairies, via l’île Bourdon, pour se jeter à nouveau sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Repentigny, et porter le nom, encore une fois, de rue Notre-Dame.  Il faut mentionner que Repentigny, en 1950, n’était que l’ombre de l’énorme ville de banlieue actuelle.  Elle poursuit son chemin, le long du fleuve, jusqu’à la jonction de la route 48 (route 343), puis, à environ 2 kilomètres de là, à travers le village de Saint-Sulpice.  Il existe de nombreux anciens alignements, auxquels nous jetterons un coup d’oeil, et ce même si la grande majorité de ceux-ci datent d’avant 1950.  L’un de ceux-ci, justement à Saint-Sulpice, est le chemin du Bord-de-l’Eau, qui s’étire sur les deux kilomètres séparant la route 48 (route 343) et le coeur du village.  Depuis Saint-Sulpice, un bac privé permet d’atteindre l’île Ronde, où vivent des gens en permanence.

La route 2 poursuit son itinéraire, le long du fleuve, ce qui offre de magnifiques points de vue.  À environ 300 mètres de la petite rue des Étangs, la route s’éloigne du fleuve, juste assez pour laisser place à des résidences, et à des commerces, dont un camping.  Arrivent ensuite le ruisseau du Point-du-Jour, et la ville de Lavaltrie, qui elle aussi, à l’image de Repentigny, connaît une expansion digne d’une ville de banlieue.  Au coeur du vieux village, la rue Saint-Antoine (route 131) mène directement à Joliette.  À quelques kilomètres à l’est de la ville de Lavaltrie, la route 2 se rapproche du fleuve, et change de nom, ce qu’elle fera trois fois sur le territoire de la municipalité de Lanoraie; à l’entrée de celle-ci, elle deviendra le chemin de la Grande-Côte ouest, reprendra le nom de rue Notre-Dame dans le village, puis deviendra le chemin de la Grande-Côte est, une fois le village traversé.  À l’entrée ouest du village, le chemin de Joliette, qui mène à cette ville, en passant par Saint-Thomas, constitue une voie de contournement du village; ce lien était assuré, autrefois, par la rue Louis-Joseph-Doucet, désormais définitivement trop étroite pour assurer un tel lien de façon sécuritaire.  Cette rue permet aussi de rejoindre un ancien alignement du chemin du Roy, soit la rue Sainte-Marie.

Le chemin de la Grande-Côte est longe le fleuve, parfois de très près, jusqu’à la ville de Bethierville, en passant par la municipalité de paroisse de Sainte-Geneviève-de-Berthier, où elle porte simplement le nom de Grande-Côte.  Si, sur le territoire de la ville de Berthierville, l’actuelle route 138, juste après le pont de la rivière La Chaloupe, porte le nom de rue Notre-Dame, et contourne la ville par le nord-ouest, il fut un temps – probablement avant 1950 – où la route 2 suivait plutôt la rue de Frontenac, puis la rue de Montcalm, qui nous conduisent dans le coeur de la vieille ville de Berthierville.  L’avenue Gilles-Villeneuve, autrefois appelée avenue du Collège, était à la fois les routes 41, 42 et 43 (route 158 ouest), et conduisaient respectivement vers Joliette, où les routes 41 et 42 prenaient des directions différentes, et vers Saint-Gabriel-de-Brandon, qui était une destination très courue des villégiateurs, à l’époque.  En 1950, le quai du traversier, qui conduisait vers Sorel, était situé sur la rue de Frontenac.  De nos jours, on doit prendre la rue de Bienville (route 158 est), vers l’Île-Dupas, et Saint-Ignace-de-Loyola, où se trouve le terminal actuel du traversier.

De retour sur le territoire de Sainte-Geneviève-de-Berthier qui, comme la plupart des municipalités qui furent divisées, au fil de l’arrivée de l’électricité, et d’autres technologies, encercle la ville-centre, que constitue, dans le cas présent, Berthierville.  Après le pont de la rivière Bayonne, la route 2 devient le rang Berthier nord, puis se raccorde à la route 138 actuelle, où la route s’appelle tout simplement « route 138 ».  La route 2 quitte le fleuve, à la hauteur du rang Berthelet, et du rang du Fleuve, afin de contourner la plaine de débordement du lac Saint-Pierre, dernière étendue d’eau de ce qu’était la mer de Champlain, et ce sur un alignement qui date de la fin des années 1930, si ce n’est du début des années 1940.  La route 2 (route 138) traverse ainsi les terres agricoles de l’endroit, puis viendra longer le chemin de fer Québec-Gatineau (CFQG), à partir de Maskinongé.  Par contre, un ancien alignement, long de plusieurs kilomètres, et datant de bien avant 1950, quitte la route 2 pour aller longer la berge de cette ancienne mer.  Cet alignement, probablement partie du chemin du Roy original, emprunte le rang Berthelet, qui devient le rang-Sud-de-la-rivière-Chicot, dès que l’on entre sur le territoire de la municipalité de Saint-Cuthbert.  Un pont traverse cette rivière, et l’ancien alignement de la route 2 suivait alors le rang-Nord-de-la-rivière-Chicot, jusqu’à la hauteur du rang York, qui prend vers la droite.  De là, la route suit le pied d’une petite falaise; c’était la berge de la mer de Champlain.  Elle traverse l’ancienne municipalité de Saint-Viateur, fusionnée à Saint-Cuthbert, puis le village de Saint-Barthélémy, toujours sous le nom de rang York.  À l’entrée du territoire de la municipalité de Maskinongé, le Chemin du Roy prend le nom de route du Pied-de-la-Côte, et ce jusqu’au village de Maskinongé, où l’ancien alignement prend le nom de rue Saint-Laurent.  Après le pont de la rivière Maskinongé, elle conserve le nom de rue Saint-Laurent jusqu’à la limite de l’ancienne municipalité du village, ou l’alignement devient le rang du Petit-Bois.  Le chemin du Roy croise alors le CFQG, et la route 2 (route 138) à deux reprises, avant d’entrer dans la ville de Louiseville, ou le Petit-Bois rejoindra le boulevard Saint-Laurent ouest, en passant par la traverse du CFQG du chemin de la Grande-Carrière (route 348).

Entre les ponts de la petite, et de la grande rivière du Loup, la route 2 porte le nom d’avenue Saint-Laurent, et constitue, encore aujourd’hui, la rue principale de la ville de Louiseville.  Après l’intersection de la rue Notre-Dame, dont la route 44 (route 349), en direction nord, conduit vers Saint-Alexis-des-Monts, la route 2 traverse le pont de la grande rivière du Loup, et devient le boulevard Saint-Laurent est, en direction de Yamachiche.  Encore une fois, un ancien alignement faisait passer le chemin du Roy ailleurs, à savoir par l’avenue Royale nord, qui suit la grande rivière du Loup.  À la hauteur de la route du Pays-Brûlé, qui constitue ni plus ni moins que la limite de la municipalité d’Yamachiche, l’avenue Royale nord devient le chemin des Petites-Terres, et longe par le nord, la ligne du CFQG, qu’elle traversera à nouveau avant d’entrer dans le village d’Yamachiche, par la rue Bellemare, et la route 2 de 1950 (route 138 d’aujourd’hui), soit la rue Sainte-Anne.

À l’est d’Yamachiche, le chemin du Roy et la route 2 de 1950 empruntent différents alignements, dont l’un a même carrément disparu.  J’ai tenté de voir ce qu’il en est, avec l’aide du logiciel Google Earth.  Après l’intersection de l’actuelle route 153, soit du boulevard Duchesne, vers le nord, et du chemin Saint-Jacques, vers le sud, la route 2 emprunte la rue Sainte-Anne, alors que le chemin du Roy, 200 mètres plus à l’est, passe plutôt par la rue Désaulniers.  Celle-ci croisera la rue Sainte-Anne (route 138) et le CFQG, pour longer la petite rivière Yamachiche, que la route 2 (route 138), devenue route Sainte-Anne, va tout simplement traverser, en longeant à nouveau le CFQG.  Le chemin du Roy prendra à droite, à l’intersection suivante (chemin de la Petite-Rivière nord), pour suivre le chemin Désaulniers, qui longe la ligne des terres sur moins de 700 mètres, puis traversera la grande rivière Yamachiche, ainsi que les chemins de la Grande-Rivière, nord et sud.  Après 300 mètres, le chemin Désaulniers s’arrête, mais si l’on trace une ligne, sur environ 350 mètres, dans le même axe, on traverse à nouveau le CFQG, et on se raccorde à la route 2 de 1950, soit la route Sainte-Anne (route 138), juste au point où celle-ci se distance quelque peu de la voie ferrée.  Puis à un demi-kilomètre de là, devinez quoi?  Eh oui, un autre alignement du chemin du Roy, qui suivra le chemin de la Rivière-aux-Glaises, sur environ 900 mètres, avant de revenir à l’alignement de la route Sainte-Anne (route 138), que la route 2 suivra jusqu’à Trois-Rivières.  Le chemin du Roy, quant à lui, traversera à nouveau le CFQG, et empruntera le rang de l’Acadie, tout juste avant d’entrer à Pointe-du-Lac, maintenant porte d’entrée ouest de la ville de Trois-Rivières.  Le rang de l’Acadie se raccorde au rang Saint-Nicolas qui, à son tour, se raccorde à la rue Notre-Dame (route 138), non sans avoir traversé à nouveau le CFQG.

Après avoir croisé l’actuelle autoroute 40, autant la route 2 de 1950 que le chemin du Roy suivent la rue Notre-Dame ouest (route 138), à une seule exception près, soit le village de Pointe-du-Lac, où la rue Notre-Dame ouest (chemin du Roy) traverse le village, alors que la route 2 (route 138) le contourne par le sud, sous le nom du rue du Fleuve, et ce sur une distance de moins de 800 mètres.  On traverse ensuite le quartier Baie-Jolie, puis un secteur où la route 2 (route 138) s’éloigne du fleuve, et traverse des terres agricoles, avant d’entrer dans le secteur urbain de l’ouest de la ville de Trois-Rivières, autrefois Trois-Rivières-Ouest.  Après le pont Laviolette, la route 2 (route 138) délaissera la rue Notre-Dame ouest pour suivre le boulevard Gene-H.-Kruger, autrefois le boulevard Royal, et ce, jusqu’à l’un des plus anciens carrefours giratoires du Québec, communément appelé le « rond-point de la Couronne ».  La rue Notre-Dame pourrait constituer un ancien alignement du chemin du Roy, à tout le moins jusqu’au moment de la construction de l’usine de pâte et papier Kruger, puisqu’à cet endroit, la rue Notre-Dame est coupée en deux, la rue Notre-Dame ouest s’arrête à la rue de la Papeterie, alors que l’autre partie, qui débute au bout de la rue Père-Daniel, porte le nom de Notre-Dame centre.

D’ailleurs, parlant d’alignements, la route 2 a déjà eu trois alignements, de façon simultanée, à travers l’ancienne ville de Trois-Rivières.  Les voici, du sud au nord; le premier, toujours existant, qui canalise la circulation en direction est, part du rond-point, prend le boulevard de la Commune, vers le sud, tourne à gauche sur Notre-Dame centre, puis encore à gauche, sur la rue Laviolette, en direction nord.  Le second, pour la circulation en direction ouest, arrive de la rue Laviolette, tourne à droite sur la rue Royale, et suit celle-ci jusqu’au rond-point.  Un troisième, pour la circulation plus lourde, prenait le boulevard de la Commune, vers le nord, cette fois, puis tournait à droite, sur la rue Bellefeuille, dont un tronçon s’appelait autrefois rue Sainte-Marie.  Au bout de la rue Bellefeuille, cet alignement de la route 2 prenait vers la gauche, sur la rue Champflour, puis vers la droite, pour atteindre le boulevard du Saint-Maurice, et rejoindre les autres alignements, à l’intersection de la rue Laviolette.