Le Bye Bye 2008: L’avez-vous regardé, vous?

Pour ouvrir l’année, bof…  Aucune inspiration!  Ça va mal…

Sur le web, c’est la critique du Bye Bye 2008, signé Véronique Cloutier et Louis Morrissette, qui fait parler les bloguistes, et les autres.  Pour ma part, je ne l’ai même pas regardé.  Certains me diront que j’ai manqué quelque chose, alors que d’autres m’accuseront de ne pas soutenir les « artisses », ne serait-ce qu’en regardant leurs oeuvres.  La vérité, c’est que je n’ai pas de télé, à la maison, et que même malgré les meilleurs spéciaux imaginables, ce n’est pas l’étendue du talent artistique et télévisuel québécois qui m’encouragera à m’en procurer une.

Alors, le fameux Bye Bye 2008, vous l’avez regardé, vous?  Et vous en pensez quoi?  Les moments forts, les numéros qui ont tombés à plat, les prestations émouvantes,…  Il paraît qu’il y avait même la « vraie » Julie Couillard, dedans?  Bref, qu’en avez-vous pensé?  Pas que je veuille que vous me le racontiez; je veux seulement savoir si mes impôts ont été bien utilisés.

Jean-Marie De Koninck: Trop, c’est comme pas assez!

Nous avons tous entendu parler de l’accident, survenu sur la route 137, à Saint-Hyacinthe, dans la nuit de dimanche à lundi, qui impliquait quatre jeunes garçons, dont l’un a perdu la vie.  Ce matin, le Journal de Montréal, sous la plume de David Santerre, publie un article, repris par le site web Canoë, dans lequel le conducteur de la Honda Civic, âgé de 17 ans, aurait confié à un automobiliste, venu prêter main-forte à Rosaire Martin, ancien maire de Saint-Hyacinthe, et présent sur les lieux, avoir pris de l’alcool, un peu plus tôt, dans la soirée.

Est-ce par souci de transparence, pour l’enquête policière, ou encore dans le but de vendre de la copie, que le JdeM a tenu bon de mettre cet entrefilet dans ses pages?  Je veux bien croire que si le jeune a avoué avoir pris de la bière, ça pourrait aider les policiers, mais à ce que je sache, ceux-ci vont probablement demander eux-mêmes, au conducteur de la voiture, la quantité d’alcool qu’il a consommé, afin de voir si cela concorde avec les tests qu’ils auront sous la main, compte tenu que ceux-ci ont ordonné une prise d’échantillon sanguin.  À moins que ce soit l’ancien maire de Saint-Hyacinthe, qui voulait voir son nom sur les pages du Journal de Montréal.  Bref, on pourrait en discuter longuement.

Le bout qui me fait avoir une poussée d’urticaire, dans cette histoire, c’est que le JdeM soit allé chercher l’avis de Jean-Marie De Koninck, le président de la Table québécoise de la sécurité routière, et fondateur de l’Opération nez rouge, pour qu’il puisse ajouter son fion, et ainsi tenter d’ajouter de la crédibilité à ce court article, qui se termine par ces propos:

« Mais peu importe si le jeune conducteur était en état d’ébriété ou non, un autre phénomène est presque aussi dangereux que l’alcool au volant chez les jeunes, selon le président de la Table québécoise de la sécurité routière et fondateur d’Opération Nez Rouge, Jean-Marie De Koninck.

Selon lui, alcool ou pas, en groupe, les jeunes ont tendance à se «monter la tête et à perdre la tête» au moment de prendre le volant. »

Je me demande s’il s’agit-il là d’une nouvelle tentative de relancer l’éternel débat sur l’âge minimal pour l’obtention d’un permis de conduire.  Soyons clairs là-dessus; je veux bien croire que les jeunes de moins de 25 ans sont impliqués, dans une plus grande proportion que les autres, dans des accidents de la route.  Par contre, retirer le permis de conduire à ces jeunes, pour éviter qu’ils soient impliqués dans des accidents, reviendrait à interdire la télévision, dans le but d’enrayer la violence à la télé; ça ne fera que déplacer le problème!  Quand un individu met la main sur quelque chose qu’il convoite depuis longtemps, c’est tout à fait normal qu’il traverse une étape que l’on pourrait qualifier de « plus excitante » qu’à l’habitude, et ce, qu’il ait 16, 25 ou 40 ans!  Souvenons nous des quatre nouveaux policiers, fraîchement gradués de l’École nationale de police, de Nicolet, qui furent tués dans un accident de la route, à Trois-Rivières, en 1994, alors que le cinquième occupant de la voiture, seul survivant et conducteur de celle-ci, fut condamné à la prison; ces hommes, qui étaient tous en état d’ébriété, étaient-ils trop jeunes pour devenir policiers?  Pourtant, le plus jeune des cinq occupants de la voiture avait 25 ans, à l’époque, et le conducteur, Marc St-Germain, en avait 26!  De plus, pour ceux qui vivent en-dehors des grands centres, et Saint-Hyacinthe en est un excellent exemple, les déplacements, pour le travail, les études, les loisirs, etc., nécessitent l’utilisation d’un véhicule, parce que la desserte en transport en commun est moins efficace que dans des agglomérations comme Montréal ou Québec.  Alors imaginez tous les emplois – souvent ceux que personne d’autre ne veulent occuper – que ces jeunes devraient refuser, parce qu’ils ne peuvent pas se déplacer, afin de faire plaisir à quelques « bien-pensants » qui auraient fait interdire la conduite aux moins de 25 ans.

Jean-Marie De Koninck a fondé l’Opération nez rouge, et là-dessus, je lui dis « Chapeau! »  Ce système d’accompagnement a fait ses preuves, et probablement sauvé de nombreuses vies.  Par contre, à force de trop mettre son nez partout, cet individu remarquable risque de devenir un « fatiguant de service », un autre qui n’aura pas compris qu’à force de trop vouloir, on vient à obtenir le contraire de ce que l’on recherche; il finira par perdre toute forme de crédibilité, et quiconque verra son nom, dans le journal, ou son visage, à la télé, finira par dire « Ah, non, pas encore lui! », et son message, bien que se voulant positif, passera « dans le beurre ».  Bref, Jean-Marie De Koninck devra apprendre, lui aussi, que trop, c’est comme pas assez.

Route 137, à Saint-Hyacinthe: Encore un mort!

La nuit dernière (dimanche à lundi), quatre jeunes garçons, âgés de 14 à 17 ans, ont vu leur ballade en voiture se terminer d’une façon abrupte, à Saint-Hyacinthe, alors que leur voiture a quitté la route 137, et heurté le ponceau d’une entrée charretière privée.  L’un d’entre-eux est mort, et deux autres sont dans un état grave, à l’hôpital Sainte-Justine, de Montréal, selon ce que rapporte une dépêche du site web LCN.  Le quatrième, le conducteur, est aussi blessé sérieusement, mais on ne craint pas pour sa vie.

Et vous, ça vous dit quelque chose, la route 137, entre Saint-Hyacinthe et Saint-Dominique?  La route, qui n’est pas dotée d’accotements dignes de ce nom, est droite comme une flèche, mais du côté sud-ouest de la route, entre autres (je ne me souviens pas, pour le côté nord-est), il y a plusieurs entrées privées, et le fossé, qui longe la route de près, est aussi creux que certaines rivières.  Résultat:  Les ponceaux sont énormes, et ne pardonnent pas.  De plus, aucune protection, aucune glissière de sécurité, bref, rien n’empêche un véhicule de faire un plongeon, dans ce fossé.  On se retrouve donc avec des accidents, souvent mortels.  Selon les images, qui accompagnent la dépêche de LCN, il ne reste pas grand chose de la voiture, qui semble être une Honda Civic.

Mais il ne faut pas mettre la faute sur le fait qu’il s’agissait d’une petite voiture japonaise.  Il y a plusieurs années, alors que je revenais d’une soirée de courses, à l’autodrome de Granby, je fus témoin d’un accident semblable; une voiture avait quitté la chaussée, et avait heurté un ponceau.  Les ambulanciers attendaient la fin des manoeuvres des opérateurs des pinces de désincarcération, qui faisaient tout ce qu’ils pouvaient, afin de dégager le cadavre.  Car le type était bel et bien mort, lui aussi.  Sauf qu’il conduisait une énorme Pontiac Parisienne, des années 1980!  Et là aussi, la voiture était sérieusement amochée.

L’article mentionne qu’un échantillon de sang fut prélevé, sur le conducteur, afin de déterminer si celui-ci avait les facultés affaiblies.  Évidemment, on débute l’article en mentionnant qu’un mélange d’alcool et de vitesse pourrait être la cause de cet accident mortel.  Cela permet, bien sûr, de mettre en veilleuse le fait que malgré qu’elle soit droite comme une flèche, la route 137, entre Saint-Hyacinthe et Saint-Dominique, enlève régulièrement des vies.

Que pourrait faire le MTQ, afin de rendre cette route plus sécuritaire?  Pour commencer, on pourrait y faire des accotements, munis de bandes rugueuses, et éventuellement, y ajouter des glissières de sécurité, afin de retenir les véhicules sur la route, lors de pertes de contrôle.  De plus, de telles glissières donneraient un sentiment de sécurité, pour les uns, et d’étroitesse, pour les autres, ce qui réduirait peut-être la vitesse à laquelle roule certains usagers de cette route provinciale, qui représente l’axe principal entre Saint-Hyacinthe et Granby.  Je veux bien croire qu’il est impossible de rendre une route comme la 137 parfaitement sécuritaire, mais la tâche pourrait être moins compliquée, pour les secouristes; ils n’auraient pas à patauger dans plusieurs mètres d’eau, et/ou de neige, pour tenter de sauver des vies.

Crise économique: Une très bonne façon de voir les choses!

Plusieurs tentent de donner des analyses pour expliquer l’actuelle crise économique mondiale.  Certains, plus à droite, disent qu’il s’agit d’un surplus d’inventions étatiques, de la part de George W. Bush, alors que d’autres, davantage à gauche, voient dans cette crise le résultat de politiques néolibérales.  Bref, on peut se demander qui dit vrai.

Évidemment, les causes de la crise sont ni tout à fait noires, ni tout à fait blanches, si je puis dire.  Chacun y trouve son compte.  Par contre, un ex-sénateur américain, Fred Thompson, a une belle façon de voir la suite des choses, pour les semaines et les mois à venir.  Alors si vous comprenez l’anglais, vous pouvez vous régaler de ses propos en cliquant sur ce lien; vous pourrez constater que l’avenir est loin d’être rose, chez nos voisins du Sud.  Tout ce que nous pouvons faire, c’est de souhaiter, à nos gouvernements, d’avoir le doigté qu’il faut pour éviter de tomber dans le même piège.

A-40: Épisode 4 – Le côté sombre de l’autoroute Métropolitaine

Dans le dernier billet, je me suis arrêté aux environs de la rue Chambord.  Cette fois, je continue, toujours vers l’ouest, jusqu’à la rue Saint-Hubert.

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Au plafond, dans la section 15, encore la même chose.  Du rapiéçage qui n’a pas tenu le coup.

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Le panneau dit « Symboles d’installations propres et sécuritaires ».  Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire!

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Probablement les bases d’anciennes guérites, ou de barrières mécaniques, qui fermaient l’accès, au niveau du dernier passage avant l’avenue Christophe-Colomb.

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Voici l’entrée de la section 13.  Sera-ce la section malchanceuse?

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Encore une fois, un rapiéçage frais, mais avec une portion manquante.

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La journée avait été un peu pluvieuse.  À preuve, l’eau, qui s’écoule du joint.

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Bienvenue dans la section 12.  Si les sections 15, 14 et 13 étaient très courtes, la section 12 s’allonge depuis l’avenue Christophe-Colomb jusqu’à la rue Saint-Hubert.  En fait, aucune indication, à Saint-Hubert, ne signalait que l’on changeait de section.  C’est à suivre.  Pour l’instant, voyez les flaques d’eau, qui font une belle ligne droite, au centre.

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Avouez que ça faisait longtemps, que je vous avais montré du beau styromousse bleu.

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Encore des tiges d’armature à nu.  Plus ça change, plus c’est pareil.

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Voici des stalactites.  Quoi, vous ne me croyez pas?  Attendez un peu.  Je mets un peu de zoom,…

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…et voilà!  Vous les voyez de plus près, maintenant.

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À nouveau, de l’écoulement, au niveau d’un joint, et des tiges métalliques dénudées.

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Voici la bretelle de sortie, en direction est, qui mène à la rue Saint-Hubert, et aux avenues Papineau et Christophe-Colomb.  Le grillage qui y est apposé ne sert pas à y fixer des décorations de Noël, mais bien à y retenir le béton, qui risquerait, autrement, de se retrouver dans votre pare-brise.

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La même bretelle, vue de plus près.  On y voit la rouille, des barres d’armature métalliques, qui suintent à travers le béton.  Rassurant, dites-vous?  Attendez de voir…

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…celle-ci.  On y distingue le joint entre deux coulées de béton, à travers les tiges rouillées.  Je crois que je prendrai une autre sortie, finalement.

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J’ai pourtant vu des travaux, l’été dernier, à cet endroit.  On ne devait sûrement pas réparer le béton.

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Tout près de la rue Saint-Hubert, on voit bien, encore une fois, l’écoulement d’eau, depuis le dessus de la surface de roulement, à travers le joint des deux chaussées.

Nous sommes rendus, cette fois, à la rue Saint-Hubert.  Il reste suffisamment de chaussées en hauteur pour une ou deux auutres visites, puisque cette partie surélevée va jusqu’à l’ouest du boulevard Saint-Laurent, et une autre partie surélevée débute à l’est de l’avenue Sainte-Croix, à ville Saint-Laurent, ou du chemin Lucerne, à ville Mont-Royal, selon que l’on se trouve au nord, ou au sud de la Métropolitaine, et se termine à l’ouest de l’échangeur de la Côte-de-Liesse.  Bref, de quoi faire une bonne indigestion de béton effrité.