Stephen Harper aux funérailles de Roméo Leblanc: Sainte hostie…

Selon certains, le premier ministre fédéral, Stephen Harper, aurait commis un impair, lors des funérailles de l’ancien gouverneur général Roméo Leblanc.  Lors de la communion, Harper, qui est protestant, aurait pris l’hostie, qui lui fut remise par le prêtre, et l’aurait glissé dans sa poche, au lieu de l’avaler, comme le veut le rite catholique.  C’est du moins ce que prétend un entrefilet de LCN, repris par le site web Canoë; l’article fait mention d’une vidéo diffusée sur YouTube, qui montre bien que le premier ministre n’avale pas l’hostie, mais ne met pas de lien vers ladite vidéo.

Dans les médias, on en a fait une affaire d’état; dans cet article, de la Presse canadienne, monseigneur Brian Henneberry, vicaire général et chancelier du diocèse de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, grimpe à même sa soutane, devant cet incident, qui serait “pire qu’un faux pas, c’est un scandale d’un point de vue catholique”, pour citer les paroles de monseigneur.  Mais dans celui-ci, aussi de la Presse canadienne, l’archevêque André Richard, qui officiait le service, dit pour sa part qu’il s’agit d’un sacrilège, pour un non-croyant, de prendre part au rite religieux de la communion, mais seulement si cela est fait délibérément par manque de respect.  Il ajoute qu’il ne voyait aucune mauvaise intention dans le geste de monsieur Harper, et qu’à ses yeux, il s’agit d’un incident malheureux, qui a mené à une certaine incompréhension.  D’ailleurs, l’incident est clos, selon l’archevêque Richard.

Évidemment, il s’agit d’un grave impair, voire d’un incident diplomatique!  Il faudra tenir une commission d’enquête pour éclaircir toute cette affaire, et finalement savoir qu’est-il advenu de la fameuse hostie.  Cela m’épate que Gilles Duceppe n’ait pas encore déchiré sa chemise devant les caméras de la télévision, afin de dénoncer Stephen Harper, et son nouvel affront aux québécois.  Parce qu’après tout, la religion catholique, même si ses églises sont vides, demeure la religion des québécois, d’où le lien.  Et pourquoi ne pas créer une coalition, et renverser le gouvernement, un coup parti?  Bon, d’accord, j’exagère…

Tout ça pour dire que si le seul problème politique du Canada consiste en l’hostie du premier ministre, nous n’avons vraiment pas de problèmes, au pays.  Et à ceux qui y voient vraiment une affaire d’état, je regarde vers le ciel, et leur répond; Sainte hostie…

Réjean Parent: L’art de dire n’importe quoi

La Presse canadienne rapporte, dans un article de Rémi Nadeau, et repris par le site web Canoë, que le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, accuse le député démissionnaire de la circonscription de Rousseau, le péquiste François Legault, de colporter un « mantra » néolibéral.  Il ajoute, avec ironie, que les libéraux sont devenus plus social-démocrates que les péquistes.  Selon Parent, les employés se tuent à l’ouvrage pendant que l’ancien ministre répand un discours néolibéral, le tout bien sûr en réaction à la sortie récente de Legault, au sujet des « vaches sacrées » québécoises.  Je risque de ne pas me faire aimer de Réjean Parent, et de plusieurs membres de la CSQ, mais je dirai que le monsieur vient de démontrer qu’il est vraiment excellent dans l’art de dire n’importe quoi, probablement dans le but d’attirer l’attention des journalistes sur le congres annuel de la CSQ, qui s’ouvre ce vendredi.

Dans les faits, j’ose avancer que l’un n’empêche pas l’autre.  Il est tout à fait probable que les employés – en général – se tuent effectivement à l’ouvrage, mais les demandes syndicales répétitives, depuis la révolution tranquille, ont tellement pollué le système gouvernemental que les gens travaillent comme des damnés, et ce sans apporter de résultats convaincants, aux yeux de la population.  Un peu comme le hamster qui court dans sa roue, sans avancer d’un seul centimètre, le personnel s’essouffle, mais les résultats continuent à laisser sérieusement à désirer.  Aussi, dans le contexte actuel, seule une réorganisation complète du travail, sur la base du rendement, ou des performances, pourrait apporter l’amélioration de l’efficacité que souhaite François Legault.  Mais ça, les syndicats, dont la centrale que préside Réjean Parent, n’en veulent pas.  Pire encore, les centrales se sont regroupées en front commun, afin d’exiger une augmentation de 11,5% sur trois ans.  Comme si les contribuables avaient les moyens d’avancer de telles sommes, surtout en cette période que nous traversons.

Bref, Réjean Parent, en plus de vouloir passer aux nouvelles, essaie de brasser la cage à ses membres, afin de les mobiliser vers les objectifs inatteignables que le front commun s’est fixé.  Mais en le faisant de cette façon, il prouve à tout le monde qu’il est carrément déconnecté de la réalité.

« Vaches sacrées »: François Legault préparait-il sa sortie?

Plusieurs péquistes sont tombés en-bas de leur chaise quand ils ont entendu les déclarations de François Legault, qui prétendait qu’il faudrait peut-être sacrifier quelques « vaches sacrées », si l’on voulait se sortir de l’impasse économique vers laquelle on se dirige.  Selon Henri Michaud, de l’agence QMI, dans un texte repris sur le site Canoë, Legault annoncerait, aussi tôt que demain, qu’il quitte la vie politique.  Même que selon l’article, il aurait pris sa décision depuis quelques semaines déjà.

J’avoue trouver cela un peu triste; tous ceux qui ont un tant-soit-peu de lucidité, au sujet de la situation économique du Québec, au PQ, quittent le navire.  Après Lucien Bouchard, et Joseph Facal, voilà maintenant que François Legault se retire à son tour.  Est-ce à croire que le soleil ne brille que pour les « pelleteux de nuages », au sein du parti québécois?  Pourtant, tout ce qu’il a dit, c’est qu’il fallait arrêter « de pelleter nos problèmes en avant et de laisser des factures à nos enfants« .  Il avait compris que c’est ben beau, les beaux programmes financés par le gouvernement, mais qu’il fallait quand même vivre selon nos moyens.

J’en viens à penser que François Legault voulait quitter cet environnement, mais ne savait pas trop comment s’y prendre, pour éviter les « voyons donc, tu peux pas nous quitter d’même ».  Alors l’affaire des vaches sacrées lui a attiré la critique suffisante pour que plusieurs se disent « bon débarras », demain.  Le pire, dans cette histoire, c’est que c’est Legault, qui a raison.

Industrie du sondage: Léger Marketing perd de la crédibilité

Depuis quelques temps déjà, Jean-Marc Léger, de la firme Léger Marketing, signe une chronique hebdomadaire, dans le Journal de Montréal, dans laquelle il aborde un sujet, s’appuyant sur un sondage, que sa firme a spécialement fait, plus souvent qu’autrement, pour illustrer sa chronique.  Mais dans sa chronique d’aujourd’hui, Jean-Marc Léger se laisse aller solide.  Entre les 16 et 19 juin derniers, il a fait réaliser un sondage, auprès de 1001 québécois, dans lequel il demandait deux questions, à savoir « Célébrez-vous la Fête nationale du Québec, le 24 juin? », puis « Célébrez-vous la fête du Canada, le 1er juillet? »  Mais les seuls résultats qu’il publie sont le nombre de personnes qui ont répondu « Oui » à l’une ou l’autre de ces deux questions.  Regardons d’abord les données du sondage, publiées dans la chronique.

À la première question, 48% des personnes interrogées ont répondu que oui, elles allaient célébrer la fête nationale des québécois.  Sur la base de la langue, ce fut 56% des francophones, et 18% des non-francophones, qui ont répondu positivement à la question.  Si l’on regarde les résultats du sondage à la deuxième question, ce sont 32% des québécois, en général, qui célébreront la fête du Canada, soit 24% des francophones et 59% des non-francophones.

Ce qui m’a jeté par terre, c’est plutôt le texte de la chronique de Léger lui-même, que les résultats du sondage.  Devant de tels chiffres, je suis tenté de dire que le sondage révèle, comme si nous ne le savions pas déjà, que le Québec vit les deux grandes solitudes, les francophones d’un côté, les non-francophones de l’autre.  Les « nous » d’un bord, les « eux » de l’autre.  Léger, lui, s’enflamme beaucoup plus que cela, au point de dire que les racines péquistes de son paternel, ministre sous René Lévesque, ont sorti trop fort pour parler d’objectivité.  Voyez par vous-même; « Mais il y a un hic (et pas un hic de bière). Malgré l’ouverture faite par les francophones aux autres groupes ethniques, peu d’entre eux viennent fêter avec nous. »  Nous avons tous été témoins de ladite ouverture faite par les francophones, avec l’affaire des deux groupes anglophones, qui devaient se produire dans un parc de quartier Rosemont, dans le cadre de « L’autre Saint-Jean », affaire qui battait justement son plein pendant la réalisation du sondage; avec une telle façon de voir la participation de groupes anglophones dans un spectacle de la fête nationale, Jean-Marc Léger n’a pas la même définition que moi du mot « ouverture ».  De telles rebuffades inciteront sûrement les non-francophones, en particulier les anglophones, à rester chez-eux.  D’ailleurs, juste à la lecture de cette phrase, tirée du texte de Léger, on constate fortement la présence du « nous, et du « eux », le sondeur devenant ainsi juge et partie, ce qui n’est pas acceptable, dans la réalisation d’un sondage, partant du principe que pour être vraiment représentatif, un sondage se doit d’être objectif, autant dans ses questions que dans l’interprétation que l’on en fait.  En passant, le fameux spectacle de Rosemont, qui mettait en vedette « Lake of Stew », et « Bloodshot Bill », s’est bien déroulé, certains manifestants dansant même sous les riffs de ce dernier.

Dans sa chronique, Jean-Marc Léger en rajoute; « Alors, qu’on arrête de nous traiter de racistes ou de fascistes. Ce ne sont pas les francophones qui ne sont pas ouverts aux autres cultures, mais bien plus les autres cultures qui ne s’ouvrent pas à la culture francophone. »  À la lecture de ce passage, il est évident que le texte de Léger était déjà écrit avant d’obtenir les résultats de son sondage.  Le monsieur, manifestement, n’aime pas se faire dire que les francophones sont encore refermés sur eux-mêmes, ce qui laisse croire qu’il était probablement opposé à la prestation des groupes anglophones à Rosemont.  L’ouverture, entre les deux solitudes, pourrait s’amplifier beaucoup plus rapidement, si ce n’était de ces « purs et durs », comme Léger lui-même semble l’être, même s’il ne l’affirme pas directement, qui parviennent toujours à s’accaparer une place de choix dans les médias.  Le problème, à mes yeux, c’est qu’une bonne part des francophones n’acceptent rien de moins, des autres, que ce que Lord Durham voulait faire avec nous.  Autrement dit, si les québécois avaient, selon eux, le droit de continuer à vivre en français sous l’occupation britannique, il faudrait peut-être laisser les autres communautés, à commencer par les anglophones, vivre dans la langue qu’ils veulent bien utiliser.

Il est clair que les immigrants seront d’abord portés à fêter le Canada en premier; toute la paperasse qu’ils ont dû remplir pour arriver ici, et éventuellement devenir citoyen de ce pays, portait le mot « Canada ».  Pour eux, le Québec n’est qu’une partie du Canada, comme le Penjab en Inde, ou la Catalogne en Espagne.  De plus, comme beaucoup d’immigrants ont quitté leur pays pour prendre un nouveau départ, dans la vie, ils n’auront pas tendance à s’immiscer trop profondément dans les débats politiques et constitutionnels d’ici, de peur de se retrouver dans des problèmes semblables à ceux qu’ils ont fui.  Mais comme beaucoup d’autres, Jean-Marc Léger ne semble pas le voir de cet oeil.  Cet élément, ajouté aux autres, enlève donc de la crédibilité à sa firme.

Élections partielles: Deux en deux pour les libéraux

J’avais avancé cette éventualité dans mon billet précédent, et c’est ce qui est en train de se produire.  Les libéraux se Jean Charest auront deux nouveaux députés à l’Assemblée nationale, lors de la reprise des travaux parlementaires, l’automne prochain.

Dans Marguerite-Bourgeoys, les dés étaient presque jetés avant même le scrutin.  Nous savions tous que le libéral Clément Gignac allait passer, la seule variable notable étant le taux de participation, et pour l’instant, il se révèle très bas.  Avec la presque totalité des bureaux de scrutin dépouillés, il s’élevait à seulement 23,02%.  C’est donc dire qu’une grande partie des électeurs inscrits, à tout le moins ceux qui ont parlé fort contre le parti libéral, sont restés tranquillement chez eux, au lieu d’aller voter.

La circonscription de Rivière-du-Loup a démontré, comme on s’y attendait, beaucoup plus d’action.  Le taux de participation y est d’ailleurs beaucoup plus élevé, à 48,91%, et ce avec 146 bureaux sur 164.  La lutte y était serrée, mais pas autant que l’on s’y attendait; le libéral Jean D’Amour a toujours eu une dizaine de points de pourcentage, environ, sur son plus proche adversaire, le péquiste Paul Crête.  L’ancienne attachée politique de Mario Dumont, l’adéquiste Gilberte Côté, suivait en troisième place, loin derrière, avec moins de 15% des voies.

Voici donc les résultats préliminaires, tels que rapportés par le site web du Directeur général des élections du Québec (DGEQ)

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MARGUERITE-BOURGEOYS

Mise à jour :  22:13:54
Nombre de bureaux de vote :  195 / 196

Candidats et
appartenance politique
Nombre de
bulletins valides
Pourcentage de
bulletins valides (%)[1]
Majorité
Gignac, Clément (P.L.Q./Q.L.P.) 7 679 72,36 % 5 862
Normandin, Christine (P.Q.) 1 817 17,12 %
Charbonneau, Diane (A.D.Q.) 376 3,54 %
Leclerc, Julien (P.V.Q./G.P.Q.) 298 2,81 %
Black St-Laurent, Valérie (Q.S.) 265 2,50 %
Tremblay, Sylvie R. (IND) 73 0,69 %
Poulin, Érik (P.I.) 64 0,60 %
Millette, Régent (IND) 40 0,38 %
Bulletins valides : 10 612 99,18 %
Bulletins rejetés : 88 0,82 %
Total : 10 700
Électeurs inscrits : 46 478
Taux de participation : 23,02 %
Notes :
[1] Les pourcentages apparaissant dans les résultats préliminaires sont arrondis à deux décimales près, ce qui explique que la somme ne correspond pas forcément à 100 %.

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RIVIÈRE-DU-LOUP

Mise à jour :  21:56:20
Nombre de bureaux de vote :  146 / 164

Candidats et
appartenance politique
Nombre de
bulletins valides
Pourcentage de
bulletins valides (%)[1]
Majorité
D’Amour, Jean (P.L.Q./Q.L.P.) 7 689 46,20 % 1 538
Crête, Paul (P.Q.) 6 151 36,96 %
Côté, Gilberte (A.D.Q.) 2 469 14,83 %
Poirier, Martin (P.V.Q./G.P.Q.) 133 0,80 %
Renaud, Benoît (Q.S.) 73 0,44 %
Beaulieu, Victor-Lévy (IND) 67 0,40 %
Tremblay, Éric (P.I.) 32 0,19 %
Couture, Denis (P.R.F.) 30 0,18 %
Bulletins valides : 16 644 99,44 %
Bulletins rejetés : 94 0,56 %
Total : 16 738
Électeurs inscrits : 34 219
Taux de participation : 48,91 %
Notes :
[1] Les pourcentages apparaissant dans les résultats préliminaires sont arrondis à deux décimales près, ce qui explique que la somme ne correspond pas forcément à 100 %.