Route 175: Nouvelles photos… page 5!

La dernière fois, on regardant, et on se racontait l’histoire, de l’Étape.  Nous allons poursuivre notre périple, toujours vers le sud, au fil des images gracieusement fournies par l’ami Jean Tremblay.

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Nous verrons ici plusieurs sujets; d’abord, un véhicule de Transports Québec bien placé pour retrancher une voie de circulation, puis une camionnette de la Sûreté du Québec, en assistance à un automobiliste victime d’une sortie de route.  À l’époque de la route à deux voies, sur une seule chaussée, un tel incident pouvait se terminer en un atroce accident si un autre véhicule, et particulier un camion lourd, venait en sens inverse.  Maintenant, une telle mésaventure se termine, plus souvent qu’autrement, par une blessure… à l’orgueil, et quelques bosselures minimes sur le véhicule.

Ensuite, on verra une zone à risque élevé de collision avec un cervidé, puis deux images où la forêt fut dévastée par… une tornade!  Selon ce que rapportait MétéoMédia, c’est que le 20 juillet 2011, vers 17h30, une tornade de force F1 a laissé toute une frousse à un automobiliste qui s’était pourtant arrêté sur l’accotement de la route 175, en direction sud, le temps que les vents se calment.  Le véhicule, un VUS Toyota FJ Cruiser, a été carrément soulevé par le vent, fut transporté dans les airs sur environ 80 mètres, et ce à une hauteur variant de 5 à 10 mètres, par moments, avant de s’écraser au sol, sur le toit,… sur l’accotement de la chaussée en direction nord!  On peut lire le récit de l’incident, et voir quelques images, dans ce billet, sur le site Patrouilleurs Médias Québec.

Nous verrons par la suite le début d’une zone clôturée de 35 kilomètres, dans le but de réduire l’incidence de collision avec la grande faune, à peu près à l’endroit où se trouve le second centre d’opération du MTQ, au kilomètre 110, avant de nous rendre compte que nous ne sommes plus qu’à 69 kilomètres de Québec.

Pour la suite des choses, faudra juste cliquer sur ce lien.

Route 175: Nouvelles photos… page 4!

Nous quittions à peine le tout nouvel échangeur des routes 169 et 175, dans notre dernier billet.  Dans celui-ci, nous continuerons notre escapade à travers la Réserve faunique des Laurentides.

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Nous sommes cette fois à peu près au milieu de la Réserve faunique, autrefois appelé le Parc des Laurentides, et nous arrivons à une institution qui est là, ma foi, depuis une éternité.  Il s’agit de l’Étape, seul relais digne de mention, où l’on trouve autant de quoi se ravitailler le corps que le réservoir de sa voiture.  Le site de l’Étape est plus ou moins exploité depuis le XIXe siècle; selon ce que l’on trouve sur Wikipédia, Québec est reliée au Lac-Saint-Jean depuis aussi loin que 1676, d’abord via Le chemin des Jésuites, qui permettait de faire le trajet en trois jours, en passant par le lac Saint-Charles, la vallée de la rivière Jacques-Cartier, jusqu’au lac Jacques-Cartier (au bord duquel se retrouve l’Étape), la rivière Pikauba, la rivière aux Écorces et la rivière Metabetchouan.  D’après la section “J’ai la mémoire qui tourne” du site web de la chaîne télé Historia, on retrouvait des abris distants de 12 à 20 kilomètres les uns des autres, et c’est en 1869 que l’on établissait un premier relais digne de mention à l’Étape, lequel consistait en une cabane en bois, et un four à pain.  Le projet de construire un chemin un peu plus carrossable prendra racine dès 1863, mais il faudra attendre ce chemin jusqu’en 1881; il sera appelé La route de Québec, et permettra de relier Québec et Hébertville, au Lac-Saint-Jean, en 40 heures.  L’embranchement vers Chicoutimi sera construit l’année suivante.  Le site de l’Étape se verra augmenté d’un poste de protection des forêts en 1942.

C’est en 1944 que les premiers arpenteurs travaillent sur l’emplacement de la route 175 actuelle, laquelle sera inaugurée en 1948.  Sur une carte routière de 1950, la route connue sous le vocable de boulevard Talbot, en hommage au ministre de la voirie du temps, Antonio Talbot, sera la route 54, entre Québec et le site de l’échangeur que l’on a vu dans le billet précédent; la route vers Alma et le Lac-Saint-Jean sera la route 54A, et la section vers Chicoutimi sera la 54B.  C’est aussi au début des années 1950 que le gouvernement fait construire un premier complexe hôtelier, qui fut démoli en 1973 pour faire place à des installations plus modernes.  À l’époque, comme “le Parc” était à accès limité, il fallait s’arrêter aux barrières, situées aux limites de celui-ci; ces barrières furent éliminées en 1977.  Le 5 septembre 2003, le bâtiment principal de l’Étape est complètement détruit par un incendie; la décision sera prise en 2005 de le démolir et de construire les installations actuelles, qui seront complétées l’année suivante.  Le 12 décembre 2007, ce fut au tour de la station-service d’être dévastée par un incendie.  On retrouve désormais à l’Étape un restaurant franchisé, Le Coq Rôti express, ainsi qu’un dépanneur et une station d’essence sous la bannière Esso.

La poursuite de ce périple se déroule par ici.

A-50 (2011): 2- Près du chemin Falloon

La dernière fois que je vous ai montré l’A-50, c’était aux environs de la crique de Pointe-au-Chêne, et les travaux semblaient bien avancés.  Voici la deuxième partie des photos que j’ai prises lors de cette sortie.

Ici, c’est l’A-50 vers l’ouest, en direction du chemin Avoca.  Il restait encore de la neige, lorsque j’ai pris ces photos.

Nous voyons maintenant le viaduc du chemin Falloon, et je pointe vers l’est.  Si l’on regarde l’asphalte, il semble bien que le raccord, entre la route et le viaduc, est à niveau.  D’ailleurs, si l’on regarde de plus près,…

…on constate que le joint est pratiquement parfait.  Par contre, lorsque l’on observe le raccord de l’autre côté du viaduc,…

…force est de constater qu’il en manque un peu.  On voit que l’on en a ajouté un peu, question de permettre un passage plus en douceur.  C’est encore plus évident…

…lorsque l’on regarde d’aussi près; il doit bien en manquer de 2 à 3 centimètres!  Il faut mentionner que la couche de finition n’est pas encore installée.

Depuis le tablier du viaduc, on voit maintenant le chemin Falloon vers le nord, et à l’extrême droite, l’avant de la bagnole,…

…et cette fois vers le sud, avec la rivière des Outaouais, toujours recouverte de glace, en arrière-plan.

Le pont d’étagement du chemin Falloon, ici en regardant vers l’ouest.

À nouveau, la rivière des Outaouais, au coeur d’un paysage enchanteur, comme il y en aura plein tout le long de la nouvelle autoroute.

L’A-50, vers l’ouest, à quelques dizaines de mètres du viaduc du chemin Falloon.

Nous avons déjà vu de ce type d’installation, dans d’autres billets.  Il s’agit d’un sautoir à chevreuils.

Cette fois, nous regardons vers l’est, sur la future A-50.

Sur le chantier de l’A-50, il y a des gens qui s’amusent.  Je ne saurais dire s’il s’agit de travailleurs, lors d’une pause, ou bien de citoyens du coin, mais une ou des personnes ont décidé de faire un inukshuk, genre de monument habituellement visible dans le grand nord.  Vous ne le voyez pas?  Attendez un peu, je vais me rapprocher.

Voilà.  On le voit mieux maintenant. Je ne sais pas si on va le laisser là, à la fin des travaux.

Une vue printanière!  Il faisait chaud, en ce 20 mars, tant et si bien que la neige fondait allègrement, et permettait des écoulements d’eau, le long des rochers.

Nouveau regard vers l’ouest.  Nous nous sommes maintenant éloigné du viaduc du chemin Falloon, pour nous rapprocher…

…de ce que j’appellerais l’une des pièces de résistance de tout le projet de l’A-50.  Nous verrons cette pièce plus en détails dans un autre billet.

Depuis que ces photos furent prises, des travaux d’analyse se font, aux dires du ministre délégué aux transports, Norman MacMillan, pour éclairer une éventuelle décision, quant au doublement de certaines sections de l’A-50.

Dans cet article, paru sur le site cyberpresse.ca, et publié dans Le Droit, d’Ottawa, le ministre dit que l’on ne peut pas comparer l’A-50 avec la route 175, qui sera bientôt complétée à quatre voies, sur deux chaussées distinctes, dans la Réserve faunique des Laurentides; on peut lire “Le débit de véhicules y est considérablement plus élevé que sur les nouveaux tronçons de la 50, et les accidents mortels sont très fréquents dans le parc des Laurentides, a précisé M. MacMillan.”

Sur ce point, je ne suis pas certain que le ministre dit vrai; selon les dernières données de l’Atlas des transports, sur le site web du MTQ, qui datent de 2008, donc d’avant l’ouverture des deux derniers tronçons de l’A-50, le tronçon de la route 148, qui va de la jonction de l’A-50, à l’ouest de Lachute, jusqu’à la route 344, à Grenville-sur-la-Rouge, montrent des débits (mesure DJMA) de 10,100 à 10,200 véhicules, alors que celui qui relie Thurso et Masson-Angers voit 11,400 véhicules le fréquenter.  L’axe de la route 175, pour sa part, voit son volume de circulation passer de 14,400, sur le dernier tronçon de l’A-73, à 7000, après la sortie de Stoneham-et-Tewkesbury, puis à 5,300 à l’entrée de la Réserve faunique, à 4,700 au nord de l’Étape, et finalement à 3,800, au nord de la jonction de la route 169.  J’ai hâte de voir les prochaines données, afin de voir si les nouveaux tronçons de l’A-50 drainent si peu de circulation.  Mais il reste qu’une chose est sûre; le jour où l’A-50 sera ouverte en entier, entre Gatineau et l’A-15, le volume augmentera probablement de façon substantielle, compte tenu que l’on pourra complètement éviter la route 148.

D’un autre côté, le candidat libéral au scrutin du 2 mai prochain, dans Argenteuil-Papineau-Mirabel, Daniel Fox, s’engage à prolonger l’A-13 jusqu’à l’A-50.  Dans cet article, en provenance du site web des hebdos locaux L’Éveil, et La Concorde, on montre même une photo du grand panneau d’affichage que le candidat a réservé, le long de l’A-15, pour dévoiler sa promesse.  Reste à voir où on pourrait faire passer l’A-13, compte tenu que l’A-50 ne passe pas sur son emprise originale.  C’est à suivre!

QC-175: Entre Laterrière et la route 169

Les dernières photos que j’ai prises, lors de mon escapade, furent plutôt intéressantes, surtout lorsque je parviens à rouler sur un chantier presque terminé.  Et c’est arrivé (eh oui, encore!) sur la route 175, quelque part entre le secteur Laterrière, de la ville de Saguenay, et l’intersection de la route 169, dans la Réserve faunique des Laurentides.  Les photos furent prises vers le sud, sauf avis contraire.

Aux environs du kilomètre 227, à l’entrée nord de la réserve faunique.

Près du kilomètre 219, où une bretelle qui permet de passer de deux chaussées à une seule (que l’on appellera désormais un « deux-dans-un ») existe toujours.

Le deux-dans-un du kilomètre 213 est encore plus frais, mais désormais inutilisé.  La photo fut prise en regardant vers le nord.

Au kilomètre 209, toutefois, il faudra vraiment passer de deux chaussées à une seule.  À moins que…

…eh ben ouais, nous en avons la preuve, maintenant; Richard3 a développé une dépendance à l’asphalte nouvellement appliquée!  Ici, on s’affaire à quelques travaux de finition, entre les deux chaussées.  Nous sommes aux environs du kilomètre 206.

Environ un kilomètre plus loin, ce sont des installateurs de signalisation, qui sont en plein travail.

La base d’opérations de l’un des entrepreneurs de ce méga-chantier, à la hauteur du chemin d’accès au Camp Cyriac.

Nous sommes entre les kilomètres 201 et 200, sur la nouvelle chaussée, et l’on voit très bien l’ancienne, à gauche, où l’on circulait encore dans les deux directions, lors de mon passage.

Un peu au sud du pont de la rivière Gilbert, des travailleurs complètent ce qui semble être un autre deux-dans-un, qui servira lors de l’ouverture de ce nouveau tronçon, qui ne saurait tarder, à voir l’avancement des travaux.

Voilà une raison de plus d’avoir procédé à l’achat d’un nouvel appareil-photo.  Celle-ci fut prise avec le zoom au maximum, c’est à dire en 4,0x, mais comme il s’agit d’un zoom numérique, et non optique, ça donne des résultats merdiques, comme on peut le voir ici.  Ce sont les mêmes travaux que sur la pose précédente, mais vus vers le nord, cette fois.  Et la voiture blanche, stationnée en travers, c’est une auto-patrouille de la SQ.

Au kilomètre 190, l’emprise de la nouvelle chaussée est déboisée,…

…alors qu’un kilomètre plus loin, le dynamitage, et le terrassement, sont déjà entamés.

Près du kilomètre 188, j’ai pris le temps de m’arrêter, puis de descendre de la blogue-mobile, afin de prendre cette photo vers le sud,…

…ainsi que celle-ci, vers le nord, où l’on voit le secteur déboisé, mais pas encore dynamité.

Ici, au kilomètre 184, on gruge littéralement la montagne.  Les énormes camions transportent la pierre, fraîchement dynamitée, vers un site de concassage, afin de continuer le terrassement de la nouvelle chaussée.

Ici, la nouvelle chaussée n’est plus à droite, mais plutôt à gauche.  Nous sommes au kilomètre 182,5.

Voici un beau pont tout neuf, qui traverse une rivière, probablement la petite rivière Pikauba.  C’est au kilomètre 178.

Cette fois encore, le soleil me rattrape.  On le voit plus difficilement, à cause de l’ombre, mais il y a une ouverture dans la forêt, près du kilomètre 172.  Comme je regarde vers le sud, cela indique que la nouvelle chaussée est de retour à droite.

Et voici l’intersection des routes 175 et 169.  Je présume qu’il sera modifié, compte tenu de la construction de la nouvelle chaussée.

Évidemment, j’ai dû me dépêcher, pour prendre les photos, parce que le soleil me rattrapait, et que l’ombre de cette fin de journée faisait que les images ne sortaient pas bien.  Par contre, je devrai retourner dans la réserve, avant les premières neiges, afin de prendre certains détails de ce secteur, ainsi que tout le secteur au sud de l’Étape, où d’autres travaux, reliés à ce même méga-chantier, sont présentement en cours.

Un autre problème qui survient, lorsque l’on veut prendre des photos de chantiers de construction sur une route ouverte à la circulation, c’est que l’on ne peut pas toujours prendre les sites les plus spectaculaires, puisqu’il est impossible de s’y arrêter sans nuire à la circulation, déjà perturbée par les travaux eux-mêmes.  Par contre, les images que vous voyez ici vous donnent quand même une idée de grandeur de ce chantier, auquel participe aussi le gouvernement fédéral.

Ceci fait le tour des photos que j’ai prises lors de mon escapade de vacances.  J’espère que celles-ci vous ont plu.  Dans les jours qui viennent, vous pourrez voir d’autres images prises pendant mes vacances, mais lors d’une autre sortie de la blogue-mobile.  J’espère aussi, prochainement, pouvoir mettre à l’épreuve mon tout nouvel appareil-photo, qui me permettra de prendre de bien meilleures photos à distance.

Route 175: Au camp Jacques-Cartier

Voici le premier d’une série de billets qui vous montrera divers chantiers et routes de l’est du Québec.  Comme je ne fais jamais les choses comme tout le monde, j’ai décidé de commencer… par la fin!  Ces images sont les toutes dernières que j’ai prises lors de mon périple.  Après cela, j’avais un peu le « mal du pays » (lire: je voulais retourner dormir dans mes draps), et je me suis dit que j’allais revenir.  Après tout, de Montréal à l’Étape, ce n’est pas si loin.

Ici, le lac Jacques-Cartier reflétait le soleil comme un miroir.  À l’avant-plan, le sol a été secoué par la machinerie.

Depuis le chemin d’accès au camp Jacques-Cartier, on peut voir le terrassement de la nouvelle chaussée, en direction sud.

Je suis à l’intersection du chemin d’accès au camp et de la route 175, et je pointe vers le nord.  À cet endroit, les travaux sont impressionnants.  Nous voyons une partie du terrassement de la nouvelle chaussée,…

…au bout de laquelle je me suis rendu pour prendre cette autre pose.  S’ils semblent impressionnants, vus de ce côté, les travaux sont définitivement plus spectaculaires, de l’autre côté de la montagne.  Par contre, comme c’est souvent le cas, quand on visite des travaux sur une route achalandée, il est impossible de prendre des photos à certains endroits, et ce pour des raisons évidentes de sécurité, autant la mienne que celle des autres usagers de la route.

Pendant que j’étais sur la nouvelle chaussée, j’en ai profité pour prendre en photo l’une des mesures de protection de l’environnement que nécessite un tel chantier.  Le truc, qui flotte, à la surface de l’eau, est un rideau de turbidité.  Composé d’une membrane géotextile hautement résistante, il retient les matières en suspension aux abords du chantier, et empêche ainsi les particules de se répandre à la grandeur du lac.

Finalement, un dernier coup d’oeil vers le sud, sur le terrassement de la nouvelle chaussée, sur laquelle circulera le trafic vers le nord.

Ce billet est bien court, mais la presque majorité des autres seront beaucoup plus illustrés.  J’en ai un autre, sur la route 175, qui vous montrera plusieurs images de la nouvelle chaussée, plus au nord, qu’elle soit déjà ouverte, ou non.  D’ailleurs, ne le dites à personne, mais j’ai roulé sur des parties non-encore ouvertes de la nouvelle chaussée!  Ça s’en vient!