Mirabel: ADM ne change pas d’idée

Un court article de la Presse canadienne, signé Rollande Parent, et publié sur le site Cybrepresse.ca, raconte qu’une centaine de citoyens en colère se sont présentés à l’assemblée annuelle d’Aéroports de Montréal (ADM), dans le but de se plaindre du bruit, et des vols de nuit, ainsi que pour demander le déménagement des activités aéroportuaires à Mirabel.  Le directeur général d’ADM, James Cherry, leur a répondu qu’il était hors de question de fermer l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, de Dorval, au profit du site de Mirabel.  Il ne faut pas compter non plus sur l’abolition des vols de nuit, ni de ceux très tôt le matin.

Il fallait s’y attendre; ADM vient d’investir plus d’un milliard de dollars, ces dernières années, pour rénover Montréal-Trudeau, y compris la construction d’une nouvelle jetée internationale.  À partir du moment où le gouvernement fédéral a consenti à ADM le maintien des activités à Trudeau, malgré que cet aéroport soit maintenant enclavé, c’était la fin des haricots pour Mirabel.  On a eu beau y implanter une zone franche, ça n’a rien changé.  Depuis que cette décision a été rendue, rien n’a pu faire reculer ADM.  Même si l’on avait construit l’A-13, plus un TGV entre l’aéroport des basses-Laurentides et le centre-ville de Montréal, on savait que l’administration des aéroports de la région métropolitaine se concentrerait sur celui de Dorval.

Au moins, le fait de donner le nom de l’ancien premier ministre libéral à l’aéroport de Dorval a eu du bon; cela nous donne une raison de plus de « sacrer après Trudeau ».

A-35: Le parent pauvre du réseau routier supérieur

Samedi dernier (29 mars), après mes photos de la Métropolitaine, j’ai eu envie d’un tour de voiture, mais un peu en dehors de l’île de Montréal. Je me suis donc rendu du côté de Saint-Jean-sur-Richelieu, où j’ai pu croquer quelques poses de l’autoroute 35, aussi appelée Autoroute de la Vallée-des-Forts, en hommage non pas aux « gros bras » du coin, mais plutôt aux nombreux forts qui furent construits le long de la rivière Richelieu, et qui ont servi à nous défendre contre les américains, à une époque où nous n’étions pas très amis, eux et nous. Une petite visite de cette autoroute nous fait bien comprendre le sens du mot « décrépitude ».

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On voit bien, ici, l’action du temps sur le béton. Il s’agit de murets installés pour soutenir le terre-plein central, à l’échangeur du boulevard Saint-Luc, soit la sortie 11. On voit très bien l’armature d’acier, et les résidus de béton, au sol, qui donnent l’effet d’un simple tas de gravier.

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Sur l’A-35, direction sud, la sortie 11-E, qui mène à la route 233, en passant par le « viaduc à trou ». Vous vous souvenez, ce viaduc, qui a fait l’objet d’un reportage à TVA, et sur lequel j’avais écrit un billet. J’y reviendrai.

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Un autre bout de muret, encore plus effrité que celui de la première pose. Celui-ci est la seule séparation entre les deux chaussées de l’autoroute. Il ne reste qu’un peu de béton au centre de cette section de muret, alors qu’aux deux extrémités, il n’y a que l’armature, toute nue.

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Revoici donc notre fameux viaduc à trou. Évidemment, le trou n’y est plus. Mais il semble que le rapiéçage est plutôt grand, pour un trou de 30 centimètres par 35. En fait, de tels rapiéçages sont effectués régulièrement sur la plupart des structures surélevées du grand Montréal, et probablement ailleurs, au Québec. J’explique, approximativement, bien sûr, parce que je ne suis pas ingénieur, la procédure suivie pour réaliser ces rapiéçages dans cet autre billet.

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Probablement un « naufragé » des travaux de rapiéçage du « viaduc à trou », oublié sous la neige des dernières tempêtes. Un panneau qui indiquait la fin de la zone de travaux. À moins qu’il ne veuille nous aviser de la « fin » prochaine du viaduc lui-même?

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De l’autre côté du Richelieu, toujours en direction sud, près du viaduc du boulevard d’Iberville, on voit le terrassement de ce qui semble être une bretelle de sortie,…

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…et ici, celui d’une bretelle d’entrée. Dans les deux cas, il y a même un peu de gravier qui subsiste. Je ne sais pas à quoi servaient ces bretelles, mais une vue aérienne, avec le logiciel Google Maps, nous permet de voir que ces bretelles existent dans les deux directions, et sont relativement courtes. De plus, l’espace occupé, de chaque côté de l’autoroute, ne permet pas de croire qu’il s’agissait d’un poste de pesée pour camions lourds. Peut-être s’agissait-il d’anciennes haltes routières, et que le terrain ait été utilisé à d’autres fins, ne laissant que les bretelles. Mystère…

Dans la liste des projets routiers faisant partie du vaste plan de 2,7 milliards$ du MTQ pour l’année budgétaire 2008-2009, il est question de la construction de l’autoroute 35, entre la frontière américaine et Saint-Jean-sur-Richelieu. On peut y lire qu’une somme de 38,5 millions$, dont environ la moitié provenant du gouvernement fédéral, serait investie au cours de l’année. Une autre somme, d’environ 2 M$, sera investie pour de l’asphaltage, entre le chemin de fer et le chemin de la Grande-Ligne, à Saint-Jean-sur-Richelieu même. Espérons que dans l’enveloppe des travaux de reconstruction des viaducs du boulevard Saint-Luc, il y aura quelques montants pour refaire les murs de séparation des chaussées. Sinon, il ne restera plus que les armatures rouillées des anciens murets.

Pas besoin d’examiner très longtemps pour conclure que l’A-35 serait due pour une rénovation complète. Elle mériterait bien une nouvelle couche d’asphalte sur la quasi-totalité de sa longueur actuelle. La plupart de ses échangeurs datent d’une autre époque, et devraient être totalement repensés, y compris celui du « viaduc à trou », et surtout celui de l’A-10, conçu de façon à ce que tous les utilisateurs mettent leur petit « trente-sous » dans les paniers des anciens postes de péage. Bref, comme diraient les agents d’immeubles, cette autoroute a « beaucoup de potentiel ».

Environnement: Une autre étude qui dit que les pro-CO2 ont tout faux!

Un article publié sur le site Canoë, signé Virginie Roy, cite Futura-Sciences, dans lequel des scientifiques prétendent que le réchauffement climatique n’est qu’une fausse impression, et que l’on tendrait plutôt, en réalité, vers une ère glaciaire.  Madame Roy cite deux scientifiques, à savoir Robert Toggweiler, du Geophysiscal Fluid Dynamics Laboratory de l’Université de Princeton, et Joellen Russell, professeur assistant en biochimie dynamique de l’Université d’Arizona.  Ceux-ci disent que les modèles actuels, qui tentent de démontrer que les eaux de fonte polaire réchauffent les océans et gênent la remontée vers le nord des eaux chaudes équatoriales, auraient tout faux.

Même que Joellen Russell dit « Nous n’avions pas remarqué ce qui était pourtant devant nos yeux. Ce n’est pas la fonte des glaces, mais plutôt la circulation des vents qui pousse les courants marins depuis les zones tropicales en direction du nord. Jusqu’à présent, les modèles climatiques n’ont pas correctement intégré les effets du vent sur la circulation océanique, donc les chercheurs ont compensé l’erreur en surestimant l’importance du rôle de l’Homme dans la fonte de la glace polaire. »  Si l’on se fie à ces chercheurs, les Al Gore de ce monde ont réussi à culpabiliser toute la population mondiale avec… du vent!

Depuis le temps que je dis que la thèse du CO2 n’est rien d’autre que du lobbyisme, on commence enfin à dévoiler des études qui le prouvent.  L’article de Virginie Roy en cite plusieurs.  Même que depuis que certains pro-environnement tentent de vendre publiquement l’idée de déclencher des cataclysmes pour « refroidir » la planète, à grands coups de milliards de dollars, mes dires deviennent évidents.  Le meilleur régulateur climatique de la planète est pour l’instant, et demeurera pour l’éternité, la planète elle-même.  Mais il faudra réussir à convaincre les chefs de gouvernement de cette vérité claire et nette, et ça, ce ne sera pas du gâteau, car le lobby des environnementalistes est maintenant très puissant.  J’ai l’impression de me répéter, mais je vais le dire à nouveau:

IL NE FAUT PAS TENTER D’ADAPTER LA PLANÈTE AUX HUMAINS; IL NOUS FAUT, COMME ÊTRES HUMAINS, NOUS ADAPTER À LA PLANÈTE.