Congestion à Montréal: Nous y sommes, maintenant!

Depuis que j’ai lancé ce blogue, en 2007, le sujet de la circulation, dans le grand Montréal, y revient régulièrement (entre autres exemples ici, ici, là, ainsi que là, là, et encore là).  Et pas pour parler de la rapidité des déplacements, car cette rapidité est tout simplement inexistante.  Quiconque utilise régulièrement le réseau routier montréalais en sait quelque chose.  À l’époque, j’écrivais que tôt ou tard, on allait finir par atteindre un point de saturation tel que la réalisation d’un seul projet ne serait pas suffisant pour venir à bout du problème.

Je ne sais pas si ce point est définitivement atteint, mais selon la firme néerlandaise Tom Tom, qui figure parmi les principaux fabricants d’appareils GPS, et qui publie cette année la cinquième édition de son relevé annuel de circulation, Montréal figure au tout premier rang, parmi les principales villes d’Amérique du Nord, comme étant celle qui montre le pire niveau de congestion routière, devançant des villes connues pour leurs problèmes notoires de circulation comme Los Angeles, New York et Toronto.  C’est du moins ce que nous rapporte aujourd’hui Martin Vallières, dans un article publié sur le site LaPresse.ca.

Tom Tom rapporte que dans la région de Montréal, pour chaque heure que vous passez dans la circulation, à l’heure de pointe, vous patientez 40 minutes dans un bouchon!  C’est deux minutes de plus qu’à Los Angeles, où chaque épisode de travaux nécessitant la fermeture complète d’une autoroute principale se transforme en un “carmaggeddon”, trois minutes de plus qu’à Toronto, où la 401 comporte pas moins de 12 voies de circulation, en certains endroits, et 12 minutes de plus qu’à New York, là où les voies rapides sont pourtant très nombreuses.

Faut-il rappeler que Montréal, qui est la 15e, parmi les plus grandes agglomérations nord-américaines, est la première qui n’a aucune autoroute périphérique?  L’A-30 sera sans doute un pas dans la bonne direction, mais il faudra plus d’efforts, et rapidement!  La meilleure façon de réduire le nombre de véhicules en circulation, à l’intérieur d’une agglomération, est de faire en sorte de permettre à ceux qui n’y ont pas affaire de la contourner rapidement, et efficacement. Or, à Montréal, la chose est loin d’être simple; le réseau routier supérieur est constitué de bouts de route commencés, mais jamais complétés, d’une part, et d’autre part, ce que l’on pourrait qualifier de “limite naturelle” de l’agglomération, à savoir ce que serait l’autoroute périphérique, une fois que la boucle sera bouclée, est déjà congestionnée! Sur la rive-sud, les bouchons aux échangeurs A-20/A-30, en route vers Sainte-Julie, et A-10/A-30, à Brossard, ainsi qu’aux échangeurs A-15/A-640, à Boisbriand, et A-40/A-640, à Charlemagne, sur la rive-nord, sont monnaie courante depuis des années.  En fait, la première périphérique n’est pas encore complétée qu’il faudrait songer à une seconde périphérique, encore un peu plus loin, question d’éviter tous les bouchons!

La question se pose alors; en avons-nous les moyens?

Il faut comprendre que les pertes économiques causées par la congestion routière, dans le grand Montréal, dépasse le milliard et demi de dollars, annuellement, et que compte tenu de ce que l’on apprend aujourd’hui, ce montant n’est pas près de s’abaisser!  C’est donc dire qu’au bas mot, on perd l’équivalent d’un échangeur Turcot tout neuf, et ce et moins de deux ans et demi!  Le problème, à terme, c’est que plus Montréal sera difficile d’accès, plus les entreprises seront tentées de s’installer ailleurs, ou de lever les voiles, pour celles qui sont déjà ici, le tout réduisant d’autant les revenus de nos gouvernements, principaux bailleurs de fonds des constructions routières.  Ajoutez à cela la réfection, ou la reconstruction des infrastructures routières actuelles, qui tombent en ruines, pour cause d’entretien négligé pendant des décennies, et l’on se retrouve avec un puissant dilemme.

Et entre vous et moi, l’élection d’un gouvernement péquiste est loin d’être une bonne nouvelle!  Les plus anciens se souviennent que les deux gouvernements de René Lévesque ont mis un frein au développement autoroutier, et ont transféré ces sommes aux transports en commun, avec les résultats que l’on connaît maintenant.

Alors voilà!  Depuis le temps que j’en parle, vous ne pouvez pas dire que je ne vous avais pas averti!

A-50 (2012): De choses et d’autres

Voici quelques images qui furent tournées il y a un mois, très exactement, soit le 11 juillet dernier.

Nous voyons ici un nouveau tronçon du chemin St-Hyacinthe, qui passe maintenant sous l’A-50, et qui rejoint le chemin original à la hauteur de l’intersection du chemin du rang St-Hyacinthe Nord.

Cette fois, nous sommes au niveau de l’intersection, et nous regardons des travaux d’asphaltage, qui se déroulaient à ce moment-là.  Ces deux séquences furent tournées à Notre-Dame-de-Bonsecours, au nord de Montebello.

Maintenant, on se transporte sur le tronçon de l’A-50 ouvert en 2010, à Lochaber, au nord de Thurso.  Au kilomètre 186, le remplissage, au-dessus d’un ponceau, a été fait avec des copeaux de bois, technique régulièrement utilisée lorsque l’on désire un remblai léger.  Mais pour une raison que j’ignore, le remblai continue de se compacter, ce qui cause une dénivellation, qui s’accentue continuellement, dans la chaussée.  Il faut donc tout refaire; cette fois, par contre, on utilise des blocs de styromousse, pour obtenir la même légèreté, mais un travail qui ne s’affaissera pas.  Espérons que ça va marcher!  Pour procéder aux travaux, il a fallu construire un chemin temporaire, et y détourner la circulation de l’A-50 dans les deux sens.

Ces images furent tournées avec le nouveau gadget que je me suis procuré; un caméscope Everio, de JVC.  Très compact, il produit de belles images, et éventuellement (lire: quand j’aurai acheté une carte-mémoire digne du nom), je pourrai même mettre des images en HD!  Pour l’heure, je la roule avec une carte SD de 2 Go, amplement suffisante pour mon appareil-photo, mais plutôt mince, pour un caméscope “full-HD”.  Comme j’ai toujours peur de manquer d’espace, j’ai donc réduit la qualité d’image au minimum.  Je m’amuse donc à apprivoiser mon nouveau jouet, et quand le budget sera au rendez-vous, j’y installerai une carte SD-HC de 32 Go, qui me permettra de vous fournir de superbes images en HD.  En plus, si je l’installe à mon trépied, les images sont beaucoup plus stables, ce qui me permettra de vraiment tirer profit de son zoom optique de 40x.

Bref, plein de belles innovations, sur le Blogue!  Il ne me reste plus qu’à y mettre matière à information, maintenant que le matos s’améliore!

A-55, à Bécancour: Comment améliorer la desserte locale

Suite au billet que j’ai publié hier, Sam, un fidèle du Blogue, m’a fait parvenir un commentaire très intéressant concernant la sécurité des chemins situés entre le boulevard des Acadiens, à Bécancour, et la route 226, à Saint-Célestin.

“Il était plus que temps que les travaux commencent à St-Grégoire maintenant que sa fait environ 1 mois que s’est débuté. Mais check ben quand l’échangeur sera fini sa va être x 1000 plus dangereux dans des intersections…”

En effet, en plus du boulevard des Acadiens et de la route 226, les chemins Thibodeau, Forest et Prince ont aussi des intersections à niveau avec l’autoroute 55, et mise à part celle du chemin Forest, qui conduit au secteur Précieux-Sang de la ville de Bécancour, ces intersections sont très peu indiquées.  Du côté ouest de l’A-55, ces chemins sont tous reliés au boulevard Port-Royal, alors qu’à l’est, le chemin Thibodeau est sans issue, alors que le chemin Prince est relié au chemin Saint-Laurent (prolongement du chemin Forest), mais aurait besoin d’améliorations.

Le projet de parachèvement de l’autoroute de l’Énergie (A-55), dont le premier volet, soit la construction d’un échangeur au boulevard des Acadiens, vient de se mettre en branle, devient une occasion idéale pour améliorer également la desserte locale des résidents des chemins environnants, dont l’intersection, forcément, ne pourra plus être maintenue, en procédant au doublement de l’autoroute.  Regardons, tout d’abord, la situation actuelle, avec cette image satellite issue de Google Earth, à partir de laquelle j’ai mis les chemins en évidence.

La solution la plus économique consisterait à raccorder le chemin Thibodeau au chemin Héon, un peu plus au nord, tout en condamnant les trois intersections à niveau, comme on le voit ici.  Si le tronçon du chemin Prince qui se rattache au chemin Saint-Laurent (parallèle à l’A-55) est suffisamment solide, on peut le laisser tel quel, et se limiter à l’entretien régulier.

On pourrait aussi faire un peu mieux, à savoir de construire un viaduc sur le chemin Forest, afin de raccorder les deux côtés de l’A-55 à un point situé environ à mi-chemin entre le boulevard des Acadiens et la route 226.

Si l’on ne veut pas construire de viaduc sur l’A-55, pour une raison ou pour une autre, il existe une autre solution; on peut réaliser un nouveau chemin de ligne, le long de la ligne qui sépare les lots de terres, là où passent déjà les chemin Héon et Saint-Laurent, et raccorder ce chemin à la route 226, de façon à créer une voie parallèle, du côté est de l’A-55.

Finalement, il existe aussi une solution que l’on pourrait qualifier de solution de luxe.  On pourrait construire un échangeur au niveau du chemin Forest, question de garder le lien entre l’A-55 et le secteur Précieux-Sang de la ville de Bécancour, et rattacher le chemin Thibodeau au chemin Forest, tout en améliorant le chemin Prince.

Il reviendra au milieu, et au MTQ, de choisir quelle est la meilleure option, selon les besoins et les demandes des citoyens du secteur, et selon les coûts, évidemment.  Le chemin Forest est situé à environ 4 kilomètres du boulevard des Acadiens, à Bécancour, et à environ 5 kilomètres de la route 226, à Saint-Célestin, une autre intersection qu’il faudra bien remplacer par un échangeur, tôt ou tard.

Autoroute 55: Ça ne lâche pas!

Mon dernier billet, qui date du 14 juillet dernier, parlait d’un accident mortel, sur l’autoroute 55, dans sa section en super-2 de première génération, qui n’a d’autoroute que le nom, à Bécancour.  Maintenant, devinez quoi?  Un autre automobiliste a laissé sa peau sur cette autoroute, cette fois un peu plus au sud, à la hauteur de Saint-Léonard-d’Aston.

Tel que rapporté par Jean-Pierre Boisvert, de l’hebdomadaire Le Courrier Sud, sur le site web du journal, Mathieu Drolet, 30 ans, de Shawinigan, circulait en direction sud lorsque, pour une raison inconnue, sa voiture, qui semble être une Honda Civic plutôt récente, a dévié sur la voie en direction opposée, et est entrée en collision avec un camion qui venait en sens inverse.  Le tout s’est déroulé hier soir (8 août), vers 19h30.

J’aimerais bien que monsieur Boisvert, ou d’autres journalistes, que ce soit du Courrier Sud ou d’ailleurs, me tiennent au courant des engagements des candidats de la région, au sujet de l’A-55, entre Bécancour et l’A-20.  Rappelons que la section en super-2 de l’A-55 se retrouve dans la circonscription de Nicolet-Bécancour, actuellement représentée par le fondateur, et seul député de la formation Option nationale, Jean-Martin Aussant, qui a gagné en 2008, sous l’étiquette du Parti québécois, par une forte majorité de… 175 votes!  Il s’agit donc d’une circonscription prenable pour plusieurs partis!  Il faudrait confronter les candidats au sujet de l’A-55; il faut que cette autoroute soit doublée; je présume que les gens du coin commencent à en avoir ras-le-ponpon de compter les morts!

Évidemment, je profite de ceci pour transmettre mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de monsieur Drolet.

Trois de plus, sur l’autouroute 55!

Devinez quoi!  Pour faire changement, une autoroute en “super-2” a de nouveau fait des victimes, cette fois au nombre de trois!  Le quotidien Le Nouvelliste, sous la plume de Vincent Gauthier, nous rapporte que ça s’est produit sur l’A-55, près de l’intersection (parce que oui, il y a toujours des intersections, sur cette partie de l’A-55!) du chemin Thibodeau, dans le secteur Saint-Grégoire de la ville de Bécancour, ce vendredi 13 juillet, aux environs de 20h30.

Une voiture qui, selon des témoins, filait à grande vitesse, aurait quitté sa trajectoire pour aller heurter de plein fouet une autre voiture, venant en sens inverse.  Le conducteur de la première voiture est mort sur le coup, son véhicule s’étant incendié, suite à l’impact, alors que les deux occupantes de l’autre voiture sont décédées de leurs blessures, à l’hôpital, dans les heures qui ont suivi la collision.

Gauthier explique aussi, dans son article, qu’il s’agit de la huitième tragédie à survenir sur ce tronçon de route, qui s’étend du boulevard des Acadiens, à Bécancour (Saint-Grégoire) jusqu’à l’échangeur de l’autoroute 20, à Sainte-Eulalie.  Des projets de doublement de cette dernière partie en super-2 de l’A-55 ont filtré, tard en 2009, mais n’ont pas donné lieu à des suites immédiates, sur le terrain.  Une pétition de plus de 2100 noms a été déposée à l’Assemblée nationale, en novembre dernier, mais aucun changement n’est encore survenu.

Dans le cas présent, si le conducteur a effectivement perdu la maîtrise de son véhicule en roulant à grande vitesse, mais que le tout soit survenu sur une vraie autoroute, il aurait pris le terre-plein, et tout au plus, se serait peut-être tué tout seul.  Les deux dames, dans l’autre voiture, auraient probablement dit “r’garde le malade!”, et s’en seraient tirées pour une bonne frousse.  Mais le tout est survenu sur une super-2; les deux dames ne pourront plus raconter leur dernier voyage.

Suggestion: Si Jean-Martin Aussant veut garder son siège de député de Nicolet-Yamaska (qui deviendra Nicolet-Bécancour, lors du prochain scrutin), il devrait prendre l’engagement formel de compléter l’autoroute 55 à l’intérieur de son prochain mandat.  Ce serait d’ailleurs un engagement à prendre pour tout candidat sérieux, dans cette circonscription.

Pendant ce temps, sur la liste des projets routiers du MTQ, pour l’année budgétaire 2012-13, on mentionne un projet de plus de 10 millions$ pour l’aménagement d’un échangeur, qui remplacera l’intersection à feux de circulation du boulevard des Acadiens, situé à environ 2 kilomètres au nord-ouest du lieu de l’accident d’hier.  Mais rien de plus.  Est-ce que les travaux sont commencés?  Je crois que je devrai aller voir!

MISES À JOUR – 15 juillet 2012, à 12h30

1- Dans le texte, je parlais d’un projet de doublement de l’A-55, qui aurait filtré, tard en 2010; en vérité, c’est le 29 décembre 2009 que Le Nouvelliste rapportait que le doublement arrivait sur les planches à dessin du MTQ.  J’ai fait la correction, et ajouté un lien vers la source.

2- Selon le site web Québec 511, du MTQ, les travaux de l’échangeur des Acadiens devraient commencer ce lundi, 16 juillet!  Je suis efficace, pas vrai?  Non, c’est pas vrai; comme je le disais dans ce billet, le projet était déjà sur la liste 2012-13 du MTQ.