A-50, automne 2009: (5) Du côté de l’Outaouais

Lors de cette sortie du lundi de l’Action de grâces, j’ai traversé la « frontière », et je suis allé du côté de l’Outaouais.  On change de région quand on passe de Grenville-sur-la-Rouge (Pointe-au-Chêne) à Fassett.  Dans le billet précédent (sur l’A-50, je veux dire), on voit même, sur une photo, le panneau bleu qui souhaitera la bienvenue en Outaouais à ceux qui rouleront sur la future autoroute.  Mais à Fassett, il se passe quoi, au juste?  Voici les dernières images de ce périple.

Ici, c’est le tout nouveau viaduc de la montée Fassett.  Pourquoi « tout nouveau », me direz-vous?  Parce que le viaduc original, construit en 2007 par la firme Neilson Inc., de Saint-Nicolas, ne répondait pas, dit-on, à toutes les normes.  Il a donc dû être démoli, et reconstruit, aux frais de Neilson.

Les travaux effectués en 2007 s’arrêtaient à la hauteur de la machinerie, dont le camion bleu, aux couleurs de la compagnie Roxboro Excavation, que l’on voit au loin.  C’est cette entreprise qui a le contrat pour la suite des travaux, vers l’ouest, comprenant…

…ce pont, qui traverse la rivière aux Saumons, juste à l’ouest de la limite de Fassett, et de Notre-Dame-de-Bonsecours, partie nord.

La rivière aux Saumons, en amont du pont.  Le chemin, en bas, à droite, est probablement là pour accéder au chantier du pont, et disparaîtra une fois celui-ci complété.

Toujours la rivière aux Saumons, mais cette fois, en aval du nouveau pont.

À l’ouest de la montée Fassett, l’axe routier suivant, qui croise la future autoroute, est la côte Angèle, située près de Montebello. On voit ici le viaduc en construction.  Je l’ai pris de loin, parce que si vous cliquez sur la photo, pour la voir de plus près, vous verrez que les phares du camion-cube bleu, de la firme Roxboro Excavation, sont allumés.  Or, ce n’est pas parce qu’ils ont été oubliés, mais bien parce que le camion est en marche.  Aussi, quand il y a des ouvriers sur place, je les respecte du mieux que je le peux, et la première marque de respect que je puis leur porter, c’est de ne pas me mettre dans leurs pattes.

Il faudra bien que je trouve du temps pour retourner voir ce qui se passe, de ce côté, et ce avant que la neige n’ensevelisse les chantiers jusqu’au printemps de 2010.  Comme le soleil commençait à baisser, j’ai jeté un coup d’oeil rapide au chantier de la route 323, au nord de Montebello, et comme rien ne semblait avoir vraiment changé depuis mon dernier passage, j’ai continué mon chemin vers le nord, sans prendre de photos, toujours sur la route 323, car je savais que des travaux avaient été entrepris, il y a quelques temps, à la hauteur de Lac-des-Plages, pour faire passer la route plus haut, dans la montagne, parce que le passage, le long du lac des Plages, était étroit, et sinueux, en plus de comporter une intersection plutôt dangereuse.  Mais ma surprise fut grande; on est à reconstruire la route 323, depuis ce point, jusqu’au village de Amherst!  Cela va donner, à terme, une bonne dizaine de kilomètres de route beaucoup plus dégagée, et sécuritaire.

Bref, faudra que j’y retourne.

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A-30: (4) La montée de la Saline et le chemin Saint-Ignace

Pour le bénéfice de votre information, je signale que la construction de l’A-30, entre Kahnawake et l’A-15, fut attribuée en deux lots de construction distincts.

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Après le rang Saint-Pierre (route 209), les chaussées de l’A-30 se poursuivent sur plus ou moins un kilomètre, jusqu’aux environs du site de neiges usées de la ville de Saint-Constant.  À partir de ce point, la construction de l’A-30 fait l’objet d’un autre contrat, celui-là accordé à la compagnie G. T. S., et qui en est déjà rendu à réaliser les chaussées, et pas n’importe comment; en béton, s’il-vous-plaît!  Les phares sont ceux de la voiture du surveillant de chantier, qui est venu simplement me dire que je ne pouvais pas entrer sur le chantier comme tel, mais que pour prendre des photos, je pouvais aller de l’autre côté.  Ce que je fis,…

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…afin de prendre une photo de cette partie de l’A-30, avec des chaussées en béton.  Je suis grimpé dans un échafaudage, utilisé par les travailleurs pour atteindre le niveau du tablier de l’énorme viaduc qui enjambe la montée de la Saline et le chemin Saint-Ignace.  Le surveillant avait bien raison; d’ici, on voit très bien les chaussées.  Celle vers l’ouest est déjà bétonnée, et l’autre est en préparation, alors que la petite tache, tout au fond, sur la chaussée,…

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…c’est la voiture du surveillant de chantier.  Merci au puissant zoom de mon appareil-photo.

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Vu de cet angle, il est premièrement facile à voir que je suis dans un échafaudage, et ensuite que ce viaduc, dont on se prépare à fabriquer l’armature du tablier, est immense.  C’est que les deux chaussées seront rapprochées, quoique séparées par un muret, bien sûr, et passeront toutes les deux sur ce viaduc, qui est impressionnant non seulement par sa largeur,…

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…mais également par sa hauteur.  Et la raison de cette hauteur anormale est bien simple; en plus de la rivière de la Tortue, ce viaduc enjambe la montée de la Saline, le chemin Saint-Ignace,…

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…ainsi qu’un passage à niveau du Canadien Pacifique, qui se retrouve directement sous le viaduc.

De cet endroit, il ne reste plus que deux kilomètres et des poussières avant d’arriver à l’échangeur A-30/A-15.  Je vous montrerai le tout dans les prochains jours.

WVCS: (4) Des remerciements particuliers

Dans cette série:

(1) Une expérience inoubliable(2) Des kilomètres qui font mal(3) Après la douleur, la victoire!(4) Des remerciements particuliers

Un tel événement ne se fait pas tout seul.  Il en va de même de ma participation à cet événement; un tas de personnes ont fait en sorte que tout s’est mis en place, pour faire de tout cela une réussite totale.  Et c’est pourquoi je veux les remercier de façon particulière.

D’abord, à tout seigneur, tout honneur, mon ami, Paul Ferguson.  C’est lui qui m’est arrivé, un soir de janvier, et qui m’a demandé, comme ça, « C’est quoi, déjà, le site web, pour le cancer du sein? »  C’est là que tout a commencé; il a perdu une amie, victime d’un cancer du sein, l’an dernier, et il a voulu faire cette marche pour elle.  Mais comme il ne se sentait pas le « guts » de la faire tout seul, il a donc demandé, pour l’accompagner, à celui qui l’entraîne dans toutes sortes d’organisations innommables, c’est-à-dire moi.  Il a peut-être regretté que ma paresse ait pris le dessus sur mon entraînement, mais il a été à la hauteur, comme il l’est toujours.  Bref, Paul est un chum, un vrai.  Merci, mon chum, pour cette expérience de vie inégalable.

Ensuite, je voudrais dire merci à tous mes généreux donateurs.  Pour prendre la départ du Week-end, il faut s’engager à accumuler 2000$ de dons, et comme ce fut aussi le cas pour mon entraînement, je fus un peu paresseux là-dessus aussi.  Mais j’ai la chance inestimable d’avoir un chum hors-pair, et des donateurs généreux, dont certains sont allés d’un deuxième effort, afin que ma participation soit assurée.  Merci à vous tous.

Merci également à Martine et Isabelle (elles se reconnaîtront), deux marcheuses qui furent de véritables phares, pour nous, tout au long du Week-end.  Ces « princesses » furent vraiment deux sources d’inspiration.  Énergiques (tellement qu’on les qualifiaient, par moments, de « turbo-princesses »), souriantes, enjouées, et ravissantes, en plus, bref, tout ce qu’il faut pour me redonner confiance à la vie.  Isabelle, Martine, je vous aime!  Que ce soit lors du déjeuner du samedi matin, où nous avons fait connaissance, lors des cérémonies de clôture, où nous nous sommes salués pour la dernière fois, ou à n’importe quel moment entre les deux (dont lors de cette visite inopinée à notre tente, peu avant le couvre-feu, samedi soir),  vous avez été de véritables rayons de soleil, pour Paul et pour moi.  Vous avez illuminé notre week-end.  Au fait, chères princesses, si ça vous dit, une partie de billard, un bon vendredi soir, vous n’avez qu’à le faire savoir, en cliquant sur ce lien.  Que voulez-vous; trop timide pour oser demander d’échanger nos numéros de téléphone…

En passant, Martine et Isabelle faisaient partie des plus de 2000 femmes qui ont participé au Week-end pour vaincre le cancer du sein, que ce soit comme marcheuses, ou comme bénévoles, au sein des nombreuses équipes.  Il y en avait pour tous les goûts; des grandes, des petites, des rondes, des minces, des jeunes, des plus âgées.  Et chacune était belle, à sa façon; chacune avait en elle cette force, cette détermination, cette énergie, et ce sourire qui font d’un événement comme celui-là une expérience inoubliable.  Bon, d’accord, je le concède; elles ne sont pas toutes célibataires.  J’en profite ici pour dire merci à tous les marcheurs et marcheuses, qui souvent, y vont d’un « Let’s go, on lâche pas! » qui fait du bien, et qui remet les priorités à la bonne place.  Merci à vous aussi!

Finalement, je ne peux pas terminer cette série de billets sans remercier toute l’organisation du Week-end pour vaincre le cancer du sein, et particulièrement les équipes sur le terrain, que ce soit les équipes en noir, et en bleu, qui s’occupèrent de tout, dans les puits de ravitaillement, au campement, ainsi qu’au stade Uniprix, l’équipe en jaune, qui était partout sur la route, en vélo (pour les infos, et qui veillait à ce que tout soit OK pour tout le monde), à moto (qui veillait à sécuriser les intersections particulières, afin que l’on puisse traverser en toute sécurité), et dans les autres véhicules (surtout des minivans, qui s’occupaient à emmener ceux qui avaient des problèmes vers le prochain puits de ravitaillement, ou vers la fin du parcours), ainsi que l’équipe médicale, en rouge, qui veillait vraiment sur nous, que ce soit de panser des ampoules, ou des égratignures, ou encore pour installer un soluté à une personne en état de déshydratation, et tout ce que vous pouvez imaginer entre les deux.  Bref, de vrais toubibs, qui furent à notre service tout le week-end, appuyés par des physio, des masso, etc.

Et maintenant, la question qui tue; serai-je de la partie l’an prochain?

J’avoue y réfléchir.  C’est certain que l’entraînement prend beaucoup de temps, et que la levée de fonds ne se fait pas toute seule non plus.  D’un autre côté, quand on vit une telle expérience, on a le goût d’y retourner.  Bref, j’y pense.  Rien n’est encore décidé.

Québec solidaire: Enfin, des nouvelles!

Quelle ne fut pas ma surprise, ce matin, de voir, dans les pages d’opinion du Journal de Montréal, plus précisément à la page 29, une lettre ouverte, adressée au PLQ, et au PQ, et signée par les deux porte-parole de Québec suicidaire,… euhhh, je veux dire, de Québec solidaire, à savoir Amir Khadir, et Françoise David.  Il y avait même leur photo!  Depuis le temps que je n’avais eu de leurs nouvelles, à ces deux-là, ils ont littéralement fait ma journée!

Leur lettre se lit comme suit:

Lettre ouverte au PLQ et au PQ

Depuis quelques jours, un maraudage intensif se déroule entre les partis politiques présents à l’Assemblée nationale.  Monsieur Charest est heureux d’accueillir des députés adéquistes sans s’interroger plus longuement sur leurs idées.  Puis, c’est au tour de Pauline Marois de déclarer que les députés adéquistes souverainistes et « partageant un certain nombre de valeurs » (lesquelles?) seraient les bienvenus au Parti québécois.

Il nous paraît pourtant difficile d’oublier des propositions adéquistes telles que: plus de place au privé dans le système de santé, permission donnée aux médecins d’exercer à la fois dans le privé et le public, l’abolition des commissions scolaires, le paiement par les détenus d’une partie de leurs frais de détention, etc.  Et puis, rappelons-nous les pancartes adéquistes, marquées par l’intolérance et la xénophobie, dans les élections partielles de Bourget.

À l’image du PLQ, le PQ est prêt à accueillir des députés de l’ADQ.  Il faudrait peut-être que le PQ clarifie ses positions: social-démocrate ou…?  Il n’est pas étonnant, au vu du maraudage général auquel nous venons d’assister, que tant d’électrices et d’électeurs ne votent même plus tant ils croient que les partis politiques sont tous pareils et interchangeables.

Tous?  Non, il y a Québec solidaire qui est et demeure un parti écologiste, épris de justice sociale et d’égalité et attaché à une véritable démocratie.  Nos idées sont claires et connues.  Bienvenue à celles et ceux qui les partagent!

Françoise David

Amir Khadir

Porte-paroles, Québec solidaire

Essayons maintenant de « lire entre les lignes », si vous me le permettez.

D’abord, du maraudage, il y en a toujours eu, et il y en aura toujours.  Et les meilleures personnes pour juger si le député maraudé a bien fait, ou non, ce sont les électeurs dudit député; s’ils ne sont pas d’accord avec le changement, le député perdra son siège.  Un point, c’est tout.  Ainsi, les deux transfuges adéquistes sont loin d’être réélus, dans leur circonscription respective.  Plusieurs électeurs ne le prendront tout simplement pas, et voteront pour un autre candidat.  Quant à savoir les idées de ces transfuges, du moment qu’ils appuieront leur nouveau parti, lors des votes à l’Assemblée nationale, les entrevues sont de courte durée.

Dans le paragraphe suivant, les porte-parole de QS reprennent leur discours alarmiste et pleurnichard, autant au sujet des points défendus par l’ADQ qu’à celui des fameuses pancartes, dans Bourget.  Il faudrait commencer par expliquer que la personne qui crie à l’intolérance, à cause de quelques pancartes un tant soit peu explicites, est tout aussi intolérante, sinon davantage encore, que les pancartes elles-mêmes pourraient l’être.  Et en ce qui concerne les politiques phares de l’ADQ, elles sont des politiques comme n’importe quelles autres politiques; elles ont de bons côtés, et de moins bons.  Pour ma part, elles se comparent avantageusement à celles de QS, comme le retour obligatoire de La soirée du hockey, à Radio-Canada, les samedis soirs, ou encore le salaire minimum à 10,00$ de l’heure.

La position du PQ est facile à expliquer, pour quiconque a suivi les informations, ces derniers temps.  Elle se résume à un mot; survie.  C’est triste à dire, mais Pauline 1ère risque de se diriger tout droit vers une défaite aussi cinglante, ou même pire encore, que celle qu’a connue André Boisclair, lors du dernier scrutin général.  Devant cette possibilité, elle est prête à prendre n’importe qui, du moment où la personne se déclarera solidaire des décisions du parti.  Par contre, force est de constater que le « score de maraudage » de madame Marois n’est pas très fort.

Quant à savoir si c’est le fait que les partis soient « tous pareils et interchangeables », qui détournent « tant d’électrices et d’électeurs » de l’exercice de leur droit de vote, permettez-moi d’en douter.  Depuis les débuts de la Révolution tranquille, les politiciens ont tout fait pour éloigner la politique des gens ordinaires, et les gens ordinaires de la politique.  Avec des philosophies du genre « les problèmes sont complexes, et il faut des solutions complexes », on a « tassé » les partisans de la base, ceux qui connaissaient les secrets d’une bonne « cabale », afin de faire place aux « érudits », aux universitaires, qui volent au-dessus de la mêlée, et aux diplômés de l’École nationale d’administration publique (ÉNAP).  Résultat: les seuls partisans qui sont restés sont ceux qui posent les pancartes, par grands vents, sans poser de questions, et ce parce que tous les autres se sont sentis chassés.  Aujourd’hui, les électeurs, pour un grand nombre, sont des descendants de ces partisans échaudés, qui ont ressenti du rejet, de la part des érudits, et qui se sont mis à dire que « les politiciens sont tous des crosseurs ».  Excusez le terme, mais c’est ça.

Vous croyez qu’à entendre continuellement, à la maison, cette façon de décrire les politiciens, les jeunes de ce temps-là – les électeurs d’aujourd’hui – se sont intéressés à la chose politique?  Ils ne la regardent qu’à l’occasion, par le biais des médias, eux-même biaisés, et en viennent très rapidement aux mêmes conclusions que leurs parents, et ce même s’ils n’ont, pour la plupart, jamais mis les pieds dans un bureau de campagne électorale.  Ils demeurent indécis jusqu’au dernier moment, puis le jour du vote, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas sortir dehors.  On se retrouve ainsi avec des taux de participation sous les 70%.

Quant à la conclusion, il est vrai que les partis ne sont pas « tous pareils et interchangeables ».  Il y a Québec suicidaire (désolé, c’est plus fort que moi), qui est un parti rigolo, pour ne pas dire hilarant, tellement il se prend au sérieux, tout en offrant des politiques tout à fait utopiques.  Si des élections sont déclenchées, mercredi prochain, je leur prédis plus ou moins la même chose qu’au dernier scrutin, à savoir une deuxième place sur le Plateau Mont-Royal, et rien de plus que de la figuration, ailleurs au Québec.

Élections fédérales: Le Journal de Montréal devient pro-bloc!

Nous savons depuis longtemps que qui dit La Presse, dit Gesca, que qui dit Gesca dit Paul Desmarais, et que qui dit Paul Desmarais dit parti libéral.  Et à la lecture du quotidien de la rue Saint-Jacques, on comprend que la ligne éditoriale s’aligne vers les politiques du parti libéral.  Mais qu’en est-il du Journal de Montréal?

Si la publication-phare du groupe Québécor Média « a toujours refusé d’imposer le carcan d’une ligne de pensée éditoriale unique à son lectorat vaste et diversifié », dixit Benoît Aubin, chroniqueur en chef, et directeur des pages Opinions, force est de constater que les efforts de recrutement de nouveaux chroniqueurs ont donné des résultats, comment dire, plutôt ciblés.  Monsieur Aubin a beau rappeler la présence des Julius Grey, Nathalie Elgrably-Lévy, Geneviève Lefebvre, Joseph Facal, Marie-France Bazzo, Christopher Hall, Jean-Marc Léger et Richard Latendresse, parmi ses chroniqueurs, ce qui représente, selon lui, « une galerie de commentateurs aux vues diverses et parfois divergentes », les trois dernières recrues du JdeM campent à la même adresse.

Bernard Landry, il y a quelques semaines, et depuis le 29 septembre dernier, soit lundi de la semaine dernière, Dan Bigras et le curé Raymond Gravel, sont plutôt radicalement en faveur du bloc québécois.  Et le fait de voir arriver les deux derniers en pleine campagne électorale n’est pas, selon moi, le fruit du hasard.  Le bloc québécois propose, depuis quelques jours, des rassemblements qui ont tendance à attirer les journalistes, en général, et ceux du JdeM en particulier (rassemblements monstres, manifestations, etc.), ce qui leur donne une couverture supérieure à celle des autres partis, dont on peut lire les faits et méfaits dans de petits articles de rien du tout, sinon dans les seules pages dédiées à la campagne électorale.  D’ailleurs, quand un chef de parti fait la une du JdeM, c’est toujours pour illustrer ses déboires, alors que les nouvelles positives du chef du bloc, Gilles Duceppe, se retrouvent souvent à la une.

C’est suite à ces constatations que j’en viens à conclure que le Journal de Montréal, surtout depuis la mi-campagne, est devenu pro-bloc.

Qu’un journal s’affiche en faveur d’un parti, c’est son droit le plus légitime.  D’ailleurs, je me suis moi-même affiché, ici-même, contre le bloc.  Mais par contre, qu’on ne vienne pas me faire croire que l’on refuse d’imposer une ligne éditoriale unique au lectorat.  C’est ben beau d’avoir des chroniqueurs de tous les horizons, mais quand au-delà de la moitié de ceux-ci proviennent du même côté de la balance électorale, à savoir du PQ et du bloc, cela laisse bien peu de place à toutes les autres options.