Pub de la FFQ: Femme,… ta gueule!

Mon titre en fera sourciller plus d’un, mais surtout plus d’une.  Je m’explique.

Le sujet que j’aborde ici me ramène, dans mes souvenirs, en 1975, lors de la célèbre Année de la femme, alors que j’avais… 12 ans.  Beaucoup de femmes arboraient un t-shirt, sur lequel on voyait la silhouette d’un homme, à genoux devant celle d’une femme, et sur lequel on pouvait lire “L’année… de la femme!”  Évidemment, les hommes de ce temps-là ne sont pas restés stoïques très longtemps; à cette époque, on pouvait encore dire ce que l’on pense sans faire face à une poursuite en justice.  D’autres t-shirts sont sortis, sur lesquels on voyait les silhouettes du premier vêtement, mais dans des positions inversées; c’était la femme, qui était à genoux devant l’homme, et on pouvait lire “Femme… ta gueule!”

C’est un peu l’idée qui m’est venue en tête quand j’ai pris connaissance de la controverse, au sujet d’une publicité diffusée sur le web, entre autres sur YouTube, par la Fédération des femmes du Québec (FFQ), pub qui attire l’attention sur le fait que les jeunes sont recrutés, par les Forces armées canadiennes (FAC), dans leurs lieux d’études.  Je n’ai pas visionné cette pub, que ce soit dans sa version originale, ou dans sa version modifiée.  On y voit, dit-on, une femme, qui semble mère d’un soldat mort en service, qui en dit long contre la militarisation des jeunes.  Comme la FFQ ne fait jamais les choses à moitié, elle fait dire à la femme que “avoir su qu’en donnant la vie j’allais fournir de la chair à canon, je n’aurais peut-être pas eu d’enfant”.

C’est à ce moment que la mère d’un soldat décédé en mission, en Afghanistan, a décidé de parler.  Céline Lizotte, la mère du caporal Jonathan Couturier, décédé il y a environ un an, s’inscrit en faux, face à cette campagne de la FFQ, et ne se gêne pas pour utiliser toutes les tribunes disponibles pour exiger le retrait complet de la vidéo en question.  Elle estime que le fait que la FFQ modifie la pub, en retirant la phrase controversée, n’est tout simplement pas suffisant.  Elle est soutenue par une autre mère de soldats, Hélène Boisclair, mère de Brian, et de Kevin Dugré, tous deux membres des forces, et qui abonde dans le même sens que madame Lizotte; les soldats canadiens sont bien plus que de la chair à canon!

Selon un article paru dans La Presse, ce vendredi, la FFQ plaide, par la bouche de sa présidente, et porte-parole pour la Marche mondiale des femmes (MMF), Alexa Conradi, que “La partie où on s’excuse, c’est d’avoir blessé des femmes par notre propos sur la chair à canon. Le reste, c’est une réflexion légitime dans un débat public qui est difficile à faire, mais qui mérite d’être fait parce qu’il y a des enjeux majeurs.”  Évidemment, pour la FFQ, il y a des enjeux majeurs dans tout, et n’importe quoi.  Mais il y a une chose que madame Conradi devra essayer de comprendre; si l’armée veut recruter des jeunes, en leur offrant une solide carrière, et en leur payant les études pour ce faire, ce n’est pas dans les CHSLD, qu’elle va recruter, mais bien dans les écoles secondaires, là où se trouvent les jeunes qui font leur choix de carrière.  Autre chose, que madame Conradi devra essayer de comprendre, c’est que les FAC ne forcent personne à joindre ses rangs; les jeunes qui s’y joignent s’y engagent de leur propre chef, et sont bien avisés que l’armée, ce n’est pas une colonie de vacances!  Même que plusieurs jeunes y trouvent la discipline qui leur a manqué, pendant leurs années de jeunesse, parce que leurs parents ne leur a jamais inculqué.

Que la FFQ, et que Alexa Conradi, trouvent déplorable que les FAC recrutent dans les écoles secondaires, c’est leur droit le plus strict.  Qu’elles utilisent YouTube, et le web, pour diffuser des messages, je suis d’accord aussi.  Mais si leur message est controversé au point que ce soient des femmes qui leur disent « Femme… ta gueule! », c’est peut-être parce que leur message n’est pas représentatif de ce que pense l’ensemble des femmes.  Ce qui prouve que la FFQ n’est rien d’autre qu’un groupe de pression, comme les autres, et qu’en tant que groupe de pression, il ne peut pas que se contenter de recevoir de généreuses subventions; il devra assumer les conséquences de son message.

PRÉCISION – 11 octobre 2010, 11h20.

Je ne changerai pas le texte original, mais j’ai pu lire que le recrutement des FAC ne se fait pas dans les écoles secondaires comme tel, mais bien dans des « foires aux carrières », destinées aux jeunes qui sont rendus à l’étape de choisir ce qu’ils feront de leur vie.  Je tenais à le préciser.

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A-50, automne 2009: (4) En roulant vers la montée Boucher

À l’ouest du chemin Avoca, les travaux de l’A-50, après un départ tardif, avancent plutôt bien.  Curieusement, il y a trois passages étagés, entre le chemin Avoca et la montée Boucher, alors qu’en consultant la carte de Diffusion des données spatiales (tout un nom!), à laquelle on accède via le Répertoire des limitations de poids, sur le site web de Transports Québec (le MTQ), nous ne voyons qu’un seul passage pour cervidés, et un pont sur la petite rivière aux Saumons.  Probablement des ajouts négociés à la dernière minute.  Voyons voir…

Voici un premier passage, avant qu’il soit recouvert.  Il s’agit d’une simple passe à chevreuils, mais selon le MTQ, il faut dire « passage pour cervidés ».  Merci à l’Office de la langue française, qui est probablement à l’origine de cette « appellation contrôlée ».

Nous sommes tout près du deuxième passage, qui semble servir à un chemin (privé?) qui conduit vers les montagnes, depuis les propriétés que l’on voit ici.  La route, devant nous, est la route 148.  Il s’agit probablement du point le plus rapproché, entre la future autoroute 50 et la route 148.  L’A-50 sort des montagnes, à cet endroit, et longe les terres agricoles, sur plusieurs kilomètres vers l’ouest.

Voici donc ce deuxième passage, qui n’est pas répertorié, et qui a tous les airs d’un chemin privé.  Il semble clair qu’il ne s’agit pas d’une route à haut volume de circulation.

L’A-50, vers l’est, entre le deuxième et le troisième passage.  À droite des pylônes électriques, la route 148 longe la rangée de poteaux.

Ici, c’est le troisième passage étagé, qui semble être un autre ponceau voûté, semblable aux deux précédents.  Celui-là aussi se retrouve vis-à-vis une propriété qui n’a pas été expropriée, ce qui porte à croire qu’il s’agit, encore une fois, d’un chemin privé non-répertorié, parce que…

…l’espace à combler, entre le passage étagé, et la chaussée de l’A-50, où je me trouve, pour prendre cette photo, est plutôt grand, et que la petite rivière aux Saumons se trouve là où l’on voit des toiles, installées de façon à éviter des déversements accidentels.  Le chemin, à droite, est temporaire, et permet de franchir la rivière, grâce à un pont, lui aussi temporaire.

L’A-50 est, vue d’ici, semble droite comme une flèche.  Le chemin, qui monte la colline, à gauche, est la montée Boucher.  Si je me retourne,…

…je peux vous montrer le site du viaduc de la montée Boucher, avec, en arrière-plan, le terrassement de la chaussée de l’A-50, incluant la supersignalisation, qui fut complétée aussi tôt qu’en 2007.  Le viaduc sera soutenu par deux culées, et par une pile centrale.

Au moment où j’ai pris ces photos (le lundi de l’Action de grâces, soit le 12 octobre dernier), l’enfoncement des pieux de la culée sud allait bon train,…

…alors que l’enfoncement de ceux de la pile centrale, ainsi que…

…celui de ceux de la culée nord n’étaient pas encore débutés.  Ces deux derniers sites semblaient toutefois bien préparés.

Voici à quoi ressemblent ces pieux; de simples tubes en acier, que l’on enfonce aux endroits prévus à l’aide de…

…cette masse à coulisse.  Évidemment, le coffre rouge, en acier, et les bouteilles de gaz à soudure sont attachés de cette façon pour éviter le vol.  La partie carrée, en acier, glisse le long de la poutre (la coulisse), alors que l’autre partie, celle qui est actuellement appuyée sur le coffre, prend appui sur le pieu, et reçoit le coup de masse.  Le point d’impact, où la masse frappe la partie inférieure, est en bois, afin de limiter les rebondissements, lors de l’impact.

À l’ouest de la montée Boucher, le terrassement de base de la chaussée est construit depuis maintenant deux ans, et ce sur une distance d’environ dix kilomètres, soit jusqu’à l’échangeur de la montée Fassett.  Ce sera le dernier billet illustré à l’aide des photos de l’Action de grâces.

La « victoire morale » de Projet Montréal: Comme celle de l’ADQ?

Plus j’écoutais les manchettes, à la radio, ce matin, et plus je lisais les titres, entre autres sur le site Canoë, plus je me disais que la « victoire morale » de Richard Bergeron, et de son parti, Projet Montréal, soutenu principalement par Québec Solidaire, ressemble à la « victoire morale » de Mario Dumont, en 2007, lorsque l’ADQ est devenue l’opposition officielle, suite à l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire, à Québec.

Je vois, dans cet article de l’agence QMI, des parallèles entre la montée en force de Projet Montréal et celle de l’Action démocratique du Québec.  « Une progression fulgurante » par rapport à la dernière élection.  Le chef Bergeron qui mentionne « On va poursuivre notre courbe de progression ».  Des propos qui ressemblent beaucoup à ceux qui furent dits lorsque l’ADQ a récolté suffisamment de voies pour reléguer le parti québécois au rang de « deuxième parti d’opposition ».  Or, nous connaissons la suite de l’histoire; la performance de l’ADQ à l’opposition fut très ordinaire, Jean Charest a appelé les électeurs à lui redonner le volant, les partis ont repris leur place traditionnelle, et Mario Dumont, le soir même du scrutin, a remis les clés du parti qu’il a tenu à bout de bras pendant des années, incapable qu’il fut d’accepter une telle débandade.  Un an plus tard, l’ADQ s’entredéchire, suite à une course au leadership qui a rapidement pris une tournure de règlements de comptes, d’abord en disqualifiant manu militari Jean-François Plante, puis entre les deux principaux candidats, alors que les tensions, toujours présentes, risquent de mener le parti à un schisme.

Évidemment, je ne souhaite pas un tel cheminement à Projet Montréal, ni à son chef, Richard Bergeron.  J’espère toutefois que cette « victoire morale » lui apportera suffisamment de maturité pour proposer un programme sérieux, lors du prochain scrutin, prévu pour le premier dimanche de novembre 2013.  Car comme ce fut aussi le cas pour l’ADQ, il est loin d’être garanti que les « conditions gagnantes » dont jouissait Projet Montréal, hier, vont se reproduire à nouveau.

Rond-point l’Acadie: Encore inondé!

LCN, par l’entremise du site web Canoë, nous rapporte que suite à des orages violents, le rond-point l’Acadie, sur la Métropolitaine (A-40), fut de nouveau inondé, laissant plusieurs automobilistes prisonniers de la flotte.  Et hier, c’était l’A-15, entre les sorties 38 et 42, qui fut fermée pour cause d’inondation, là-aussi.

Encore une fois, à tout le moins dans le cas du rond-point l’Acadie, ce fut le même problème; les fortes pluies ont provoqué des refoulements d’égouts, et les voies les plus basses de l’échangeur se sont remplies.  Le même phénomène s’est produit en 2004, et en 2005, ce qui a coûté des millions$ à la ville de Montréal, pour indemniser les automobilistes qui ont subi le même sort, à l’époque.  On avait pourtant dit, à la ville, que le problème avait été réglé, et il n’y avait plus eu de problème par la suite.  Enfin, jusqu’à ce matin.  C’est à se demander si les égouts du rond-point l’Acadie ont été conçus avec des données valides pour l’Éthiopie.

Cet échangeur a été reconstruit au début des années 2000, en plein dans la tourmente des changements climatiques.  Nous savons que depuis plusieurs années, des épisodes soudains de pluie forte et soutenue sont beaucoup plus fréquents qu’avant.  Il en résulte que des épisodes d’inondations surviennent plus souvent, et à des endroits qui ne connaissaient pas ce type de problème.  Aussi, je tente une suggestion aux in-gné-nieurs qui passeraient par ici; ça ne vous tenterait pas de concevoir des systèmes d’égout en fonction de ces pluies fortes et soudaines?

Après l’installation de grillages sous les viaducs, pour retenir le béton – quoique cette technique n’est pas encore au point, c’est à croire que l’on obligera bientôt les automobilistes à porter une veste de sauvetage dans leur bagnole.

Les merdes du MTQ: D’autres chantiers, en rafale

Voici le deuxième billet sur les chantiers du grand Montréal, que j’ai commencé avec celui de l’A-640. Bien sûr, il y a d’autres chantiers, que je n’ai pas encore couverts, et ce pour diverses raisons, mais principalement parce qu’il est parfois impossible de trouver des endroits permettant de prendre des photos en toute sécurité. C’est bien beau, de vouloir montrer les chantiers, mais faut-il d’abord être capable de prendre des photos sans encombrer la circulation, et bien sûr sans se casser la gueule.

Alors voyons cela…

Voici le chantier qui a tant fait jaser, ces dernières semaines. Il s’agit de celui de l’A-13, dans l’arrondissement de ville Saint-Laurent, à Montréal. Ici, on voit l’A-13 vers le sud,…

…et ici vers le nord. Ces deux photos furent prises du seul point de vue possible, ou à peu près, soit le viaduc du boulevard Henri-Bourassa. Compte tenu de l’état des lieux, il y a peu de miracles possibles quant à la configuration idéale des voies pour éviter les bouchons de circulation. Et lors de certaines heures de pointe, l’attente est plutôt longue.

Étant à ville Saint-Laurent, je suis passé par le chemin Saint-François, et quelle ne fut pas ma surprise de voir le viaduc de la bretelle menant de l’A-13 nord vers l’A-40 soutenu par des étais temporaires. Et il y en a plus que moins, on dirait! Un autre qui va tomber bientôt, afin d’être remplacé.

Allons cette fois du côté municipal.

Bonne introduction pour le chantier du pont – en décrépitude – menant à l’Île-Bizard. Il n’y a pas si longtemps, des panneaux indiquaient une limite de 35 km/h sur le pont, tellement il a perdu de sa solidité. Ce chantier vise, entre autres, à y ajouter une voie cyclable, et probablement à le solidifier. Il est à noter que ce pont demeure le seul accès permanent à l’île, et que l’autre accès est un bac à câble, qui relie l’île à Laval-sur-le-Lac. Le parachèvement de l’A-440 vers l’ouest, qui passerait par l’Île-Bizard, aurait été la solution à tous ces problèmes, mais personne ne veut de cette autoroute. Un peu comme Décarie; personne n’en voulait, à l’époque, mais de nos jours, personne ne peut s’en passer.

Comme plusieurs chantiers, c’est clôturé. Une voie est fermée, pendant les travaux.

Je suis tout contre la grille qui ferme le chantier, maintenant. Nous voyons que l’approche du pont sera modifiée, et que le tablier sera élargi, probablement pour la piste cyclable.

Je ne pouvais pas passer à côté du petit parc, aménagé près du pont de l’Île-Bizard, sans croquer cette affiche, installée par l’arrondissement « L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève », qui mentionne qu’en gros, afin d’économiser quelques centaines de litres d’eau potable, on préférera installer une pompe à essence, qui émettra autant de gaz à effet de serre que deux voitures de taille moyenne, pour effectuer l’arrosage du parc. En effet, je serais plutôt surpris qu’une pompe à moteur électrique soit installée en permanence pour arroser ce seul parc. À moins que ce panneau ne serve qu’à museler les grandes gueules du quartier, qui pestent contre l’utilisation de l’eau potable pour entretenir un parc.

Après cette incursion dans les affaires de la ville de Montréal, effectuons un retour aux merdes du MTQ, maintenant. Vous voyez ce pont? Alors regardez-le bien, car il va disparaître!

Non, ce n’est pas un tour de magie. Je n’ai rien des talents de David Copperfield, ou d’Alain Choquette. Ce pont, c’est le pont Arthur-Sauvé, à Saint-Eustache. De conception identique au pont Marius-Dufresne, qui relie Laval et Rosemère, par la route 117, et qui fut complètement reconstruit, il y a une dizaine d’années, celui-ci devra aussi être complètement refait. Les appels d’offres furent publiés cet hiver, et l’on devrait procéder bientôt, ce qui ajoutera aux cauchemars des gens de cette région, qui doivent déjà composer avec les travaux de l’A-13.

Vu d’un autre angle, on peut constater que les parapets sont tout neufs. Ils datent d’à peine deux ou trois ans, tout au plus. Le pont avait fait l’objet de coûteuses rénovations, qui avaient également causé des maux de tête aux usagers de la route. Or, comme le MTQ a découvert que ce pont avait les mêmes défauts de conception que celui de la route 117, il faudra donc tout recommencer. Bref, un sentiment de déjà vu.

C’est bien beau, des photos des chantiers, mais le prix de l’essence ne m’aide pas beaucoup, ces temps-ci, à me déplacer en région, dans le but de vous rapporter de beaux clichés. Je devrai réfléchir à une certaine forme de commandite, ou à l’ajout de publicité sur ce site, le tout dans le but de financer, un tant-soit-peu, mes déplacements. Si je trouve une solution à ce problème, il ne restera plus qu’à conjuguer le beau temps et les disponibilités.

Maskinongé: J’ai – encore – joué dans l’eau!

J’avoue, ce fut plus fort que moi. J’y suis retourné!

Mardi dernier (29 avril), j’ai terminé ma journée de travail à 11h00. Et l’envie m’a repris de retourner voir la situation, à Maskinongé. J’ai bien sûr apporté mon appareil-photo, afin de vous en faire profiter. Cette fois, j’ai également pris quelques poses dans la municipalité voisine de Saint-Barthélémy.

Nous sommes sur le rang du Fleuve, à Saint-Barthélémy. À gauche, c’est le chenal du Nord du lac Saint-Pierre, dans les îles de Sorel. Et le panneau signale la possible présence, sur la chaussée, de… canards.

Depuis un pont temporaire, on peut voir l’extrémité ouest du rang du Fleuve. Je voulais tenter ma chance d’aller plus loin, avec ma bagnole, mais le tronc d’arbre, en travers de la route, m’a fait changer d’idée.

Ici, on voit bien ce que l’on appelle localement « la marée ». C’est composé de tout ce que l’eau peut transporter; paille des champs, petites branches, ou encore le tronc d’arbre de l’autre photo, tout cela est transporté par l’eau, et demeure échoué sur place quand l’eau se retire. De là l’expression « la mer de Mai vient chercher sa marée », sur le phénomène des mers de Mai, que je vous expliquais lors de ma première visite.

Nous sommes au quai de tourisme de Saint-Barthélémy. Cet endroit permet aux plaisanciers de mettre leur bateau à l’eau gratuitement. Sauf que pour l’instant, c’est le quai qui est à l’eau.

Toujours sur le rang du Fleuve, en roulant vers l’est, des panneaux temporaires indiquent le « danger » que peut constituer la présence d’eau sur la chaussée.

Celui-là ne laisse planer aucun doute.

Nous y voilà. Nous venons de quitter Saint-Barthélémy, et le chemin devient la route du Nord, du côté de Maskinongé. Lors de ma première visite, il n’y avait de l’eau que sur le tablier du pont. Juste après le pont, à droite, commence le chemin de la Langue-de-Terre. Je suis désolé, mais ma bagnole est trop basse pour me lancer là-dedans. Donc, retour vers Saint-Barthélémy.

Au lieu de prendre l’autoroute 40, pour atteindre Maskinongé, j’ai plutôt pris la voie de service sud, pour me rendre à l’observatoire des oiseaux migrateurs, que voici. Cet endroit est fréquenté par les amateurs de nature, qui viennent y regarder la migration printanière des canards, des bernaches et des oies. Lors de mon passage, malgré que l’eau soit toujours au rendez-vous, les migrateurs ont pratiquement tous déjà quitté vers le nord, attirés par les températures chaudes des semaines précédentes.

Ça, le reste de l’année, c’est une terre agricole. Mais avouez qu’à cause de la crue printanière, elle cache bien son jeu.

La grange, au loin, nous laisse un meilleur indice, cette fois.

Les terres, des deux côtés de l’autoroute 40, mais principalement au sud de celle-ci, ont été aménagées de façon à retenir l’eau des crues, afin de faciliter la migration des oiseaux. Une fois la migration terminée, et le niveau des eaux de la région revenu vers la normale, un système de pompes assèche les terres au niveau nécessaire pour l’agriculture.

Cette photo fut prise à l’extrémité est de l’observatoire, mais en regardant vers le nord-ouest. Le camion-remorque passe sur l’autoroute 40, vers l’est.

Bon, cette fois, c’est la voie de service qui est barrée! Voyons voir de plus près.

Je vois, dit l’aveugle! C’est le ponceau qui est défoncé. Sûrement un dégât de la crue, à moins que ce soit un problème latent qui vient tout juste de se montrer au grand jour. Cette photo permet de voir la composition de la route; une dizaine de centimètres de gravier, et du sable. C’est tout. Et ç’a tenu le coup pendant plus de 30 ans!

Autre vue des dégâts. Mais je dois être honnête, et vous dire que je n’aurais pas pu me rendre à Maskinongé par la voie de service de toute façon. Celle-ci se termine environ un demi-kilomètre plus loin, à la limite municipale de Maskinongé. Donc, encore demi-tour, afin de prendre l’A-40 vers l’est, et sortir à Maskinongé.

Selon les plans originaux, les deux voies de service (nord et sud, ajoutées en rouge sur la carte) de l’A-40 devaient se rendre à Maskinongé, et des courbes ont été aménagées à cet effet (aussi ajoutées en rouge sur la carte), mais elles furent jugées de peu d’utilité, puisque les terres agricoles y sont parallèles à l’autoroute, alors qu’elles sont perpendiculaires à celle-ci, du côté de Saint-Barthélémy.

Carte originale © MapArt (Atlas routier du Québec, édition 2005)

Il faut dire qu’à l’époque de la construction de l’A-40, il y a eu beaucoup de discussions, à savoir de quel côté de la rivière Maskinongé serait construit l’échangeur, chacun tenant à l’avoir de son côté de la rivière. Finalement, l’échangeur fut aménagé du côté est de la rivière, et les gens du côté ouest n’ont eu ni le pont du côté sud de l’autoroute, ni les voies de services leur permettant d’accéder à l’échangeur de Saint-Barthélémy, les deux ajoutés en vert clair sur la carte. Ils durent se contenter du vieux pont, situé du côté nord de l’autoroute, qui fut lui-même l’ancien pont du village de Maskinongé, au cours du XIXe Siècle, et déménagé sur son site actuel en 1927. Nous verrons plus loin des photos de ce pont, maintenant dans un état lamentable.

Ici, nous sommes sur le rang de la Rivière Sud-Est, à Maskinongé, à l’endroit où le pont du côté sud de l’A-40 toucherait terre, s’il avait été construit. On voit le courant dans l’eau qui traverse la chaussée.

En me retournant d’environ 120 degrés, par rapport à la photo précédente, voilà ce que l’on voit. Compte tenu de la dénivellation du terrain, cela crée une petite chute.

Voici un gros plan du « torrent » de la photo précédente.

Ici, la chute est plus prononcée. Cet endroit est un point de chute naturel lorsque survient une crue des eaux, parce que l’eau se déverse dans ce qui était le lit de la « petite rivière » Maskinongé, qui serpente un secteur que l’on appelle « Le domaine ». Le lit de la petite rivière est longé par le chemin de l’Île-aux-Grues, qui se rend vers le fond de la baie de Maskinongé, territoire reconnu – et revendiqué par plusieurs – de chasse à la sauvagine.

Les herbes sauvages retiennent parfois « la marée », que l’on a vu sur les premières photos, ce qui crée un effet de barrage. Par contre, il serait très dangereux de tenter de se rendre vers les maisons; les tourbillons, dans l’eau, de l’autre côté des herbages, illustrent que c’est la rivière Maskinongé, particulièrement profonde et quasi-torrentielle, en cette période de l’année, qui vous attend.

Une autre vue de l’effet de barrage.

Cette fois, c’est le courant de la rivière Maskinongé qui pousse l’eau par dessus la chaussée, créant un effet de chute.

La « chute », vue d’un peu plus près.

Ici, on voit les deux effets à la fois. À gauche, l’effet de barrage, et à droite de la route, la chute de l’eau. Vous l’aurez deviné, la rivière Maskinongé se trouve à gauche, sur la photo.

Nous sommes du côté sud du chemin du Domaine, face au viaduc qui mène au rang de la Rivière Sud-Est, qui lui nous conduit au village de Maskinongé, environ 7 kilomètres plus au nord. Vous ne le croirez peut-être pas, mais il s’agit d’une cabane à sucre.

Et voici le moyen pour se rendre à la cabane.

Voici donc le pont dont nous parlions tantôt, situé du côté nord de l’A-40, et qui fait le lien entre les rangs de la Rivière, Sud-Est et Sud-Ouest. La partie la plus à droite, sur la photo, est une extension qui fut ajoutée en 1927, lors de la reconstruction de l’ancien pont du village, fait de poutres triangulées. Celui-ci est fermé à toute circulation jusqu’à nouvel ordre, et rien qu’à voir la courbe, dans la poutre de soutien du bas, aucune explication supplémentaire n’est nécessaire.

Un zoom de la photo précédente. On voit bien la poutre verticale qui s’est rompue.

Suite à la rupture de la poutre, une inspection complète a été commandée. De là le sablage des raccords d’assemblage des poutres, et les inscriptions sur la structure.

Selon des résidents de l’endroit, des discussions auraient cours entre la municipalité et le MTQ qui, comme on le sait, vient de reprendre à sa charge l’entretien des ponts situés dans les municipalités de moins de 100,000 habitants, afin de déterminer si l’on réparera cette vieille structure plus que centenaire, ou si l’on construira un tout nouveau pont. Alors jetons un nouveau regard – peut-être le dernier – sur l’actuel pont P-04330.

Compte tenu des explications que je donnais dans ce billet, la situation qui prévaut à Maskinongé est plus longue qu’à l’habitude. Normalement, après deux semaines, l’eau se retire presque complètement, et reprend son niveau normal, en attendant les fameuses « mers de Mai ». Par contre, cette année, je ne serais pas surpris que les deux phénomènes se soient chevauchés, ou encore qu’ils soient survenus en même temps; les températures douces de la mi-avril ont certainement aidé les couverts de glace de certains lacs à descendre vers le fond, ce qui pourrait expliquer que la crue de cette année soit aussi soutenue. C’est dans les prochaines semaines que l’on pourra déterminer les causes exactes du prolongement des crues de 2008, selon le temps que mettra le niveau de l’eau à revenir à la normale.

Environnement: C’est long, mais la vérité commence à sortir

Mardi dernier, le 4 mars, quelques articles ont été publiés sur le site Canoë, ainsi que sur LCN, articles qui commencent à démontrer que la thèse du CO2, soutenue par Al Gore, entre autres, ainsi que par la plupart des environnementalistes, pour expliquer les changements climatiques que l’on connaît actuellement, prend de plus en plus de plomb dans l’aile.

Dans un premier, signé par Virginie Roy, Al Gore, tout de même récipiendaire d’un Oscar pour son film « An Inconvenient Truth », ainsi qu’un prix Nobel de la paix, fut carrément ridiculisé lors d’une conférence organisée par l’institut Heartland, que madame Roy décrit comme “une organisation libertaire à but non lucratif qui étudie les questions environnementales et autres”.  L’auteure de l’article citait le portail Actualités News Environnement.  Puis, dans un entrefilet du site LCN, on mettait un lien vers des images captées par un engin spatial robotisé en orbite autour de la planète Mars, images montrant une série d’avalanches près du pôle Nord de la planète rouge.  Bien que les chercheurs de la NASA n’aient pas encore déterminé le déclencheur de ces avalanches ni leur fréquence, ou encore si elles se produisent seulement au printemps, il est permis de croire que des changements climatiques s’opèrent dans tout le système solaire, et non pas seulement sur la Terre, endossant ainsi la thèse de l’activité solaire.  Bref, cela reste à approfondir.

Le dernier article à avoir attiré mon attention, également sous la plume de Virginie Roy, vient prouver que, comme toutes les religions, le mouvement environnemental a aussi ses extrémistes.  L’article fait état d’un incendie à Seattle, dans l’état de Washington, qui a ravagé plusieurs maisons de luxe, dans une banlieue de la ville.  Citant toujours Actualités News Environnement, madame Roy dit que ce groupe d’écoloterroristes avait déjà revendiqué des actions similaires, dans le passé, et qu’il est actif depuis une dizaine d’années.

Bref, les tenants de la thèse du CO2 commencent à voir leur muraille se lézarder, et la vérité fait lentement son chemin à travers la vision apocalyptique imposée par la plupart des environnementalistes.