Fermeture de Miron: Pourquoi ne pas remplir d’autres anciennes carrières?

Dans un petit article, signé Charles Poulin, publié dans le Journal de Montréal de ce samedi, et repris par le site Canoë, on explique que la partie exploitée de la carrière Miron, transformée en dépotoir, il y a 20 ans, venait de recevoir ses derniers déchets à être enfouis.  Le site, qui fait partie du Complexe environnemental Saint-Michel (CESM), devrait maintenant être réaménagé en parc, d’ici 2020.  Toujours selon l’article, ce parc pourrait avoir les mêmes dimensions que celui du Mont-Royal.  À cet effet, il ne recevra désormais que des matériaux d’excavation.

La question que je me pose, c’est le nombre de carrières, dont l’exploitation a cessé, qui pourraient, à leur tour, être transformées en autant de dépotoirs, ce qui aiderait à régler, du moins pour un certain temps, le problème des déchets à enfouir, dans le grand Montréal.  Nous savons que le dépotoir de Lachenaie, entre autres, approche la pleine capacité, et que celle-ci fut légèrement accrue, question de pouvoir continuer à desservir la région, alors que les autorités n’osent pas lui accorder la permission de procéder à une véritable expansion, face à l’opposition des gens de la place, mais surtout celle des groupes environnementalistes organisés.  Nous savons aussi que des normes existent, et sont régulièrement mises à jour, concernant l’enfouissement des déchets.  Les biogaz, résultant de la décomposition des déchets, sont maintenant récupérés.  Dans le cas du site de la compagnie EBI, dans le secteur de Berthierville, ces gaz naturels sont purifiés, et transportés via le pipeline gazier de Trans-Québec et Maritimes (TQM), qui passe à quelques centaines de mètres du site.

Sachant cela, je crois que certaines carrières désaffectées pourraient très bien accepter des déchets, ce qui permettrait, en plus de régler un problème criant de capacité d’enfouissement, de remplir ces énormes trous pratiqués un peu partout.  Ces carrières ont fourni toutes sortes de matériaux, au fil des ans, mais à la fin de leur exploitation, ces sites sont souvent laissés à l’abandon.  Voilà une bonne façon de les réutiliser.

Chanceux, les transsexuels; la RAMQ s’occupera de la facture!

Selon un entrefilet publié sur le site web LCN, ce lundi, les transsexuels pourraient profiter de certains assouplissements, au niveau de la loi provinciale, afin que la chirurgie de changement de sexe soit désormais remboursée par le ministère de la santé.

Si cette nouvelle est très stimulante pour les transsexuels, qui pourront ainsi éviter de payer les frais de l’opération, qui varient de 18,000 à 45,000$, selon le processus effectué, il s’agit définitivement d’une moins bonne nouvelle pour les payeurs de taxes et d’impôts.  Évidemment, il ne s’agit que de quelques opérations par année, pour l’instant, mais quelle tangente prendra le nombre de chirurgies de changement de sexe, maintenant que la RAMQ va financer la chose?

Comme nous le savons tous, cela fait partie de la nature humaine de gaspiller ce dont on peut utiliser à satiété.  Nous le constatons par la consommation d’électricité des québécois, d’ailleurs; elle double pratiquement celle des autres canadiens.  Et encore; l’électricité n’est pas tout à fait gratuite!  On le voit aussi dans les statistiques du nombre d’avortements; on disait récemment qu’une grossesse sur trois, dans le grand Montréal, se termine par une interruption volontaire.  Si le Dr Pierre Brassard mentionne, dans la vidéo 3, jointe au reportage, que seulement cinq ou six personnes se font opérer, sur une base privée, au Québec, j’ai l’impression que maintenant que la RAMQ va défrayer les coûts de la chirurgie, ce médecin spécialisé aura besoin de quelques collègues, pour lui prêter main-forte.

Et pendant ce temps, vous devrez toujours payer pour les soins dentaires – sauf la chirurgie buccale – de vos enfants de 10 ans et plus.  Mais avouez que c’est rassurant de savoir qu’ils pourront, dès l’âge adulte, changer de sexe à nos frais.

Économie: Elle pense encore comme moi, cette dame!

Je vais vous raconter une anecdote, concernant mes alignements, tant politique que économique.  Elle s’est produite quelque part, à l’automne de 2005.

J’étais dans un restaurant, et comme presque à chaque fois que je vais seul, dans un restaurant, j’en profite pour jeter un oeil dans le journal, et dans 99% des cas, il s’agit du Journal de Montréal.  Pourquoi celui-là?  Probablement parce que c’est le seul quotidien que l’on retrouve, dans la très grande majorité des restos du Montréal métropolitain.  Évidemment, lorsque je peux mettre la main sur le National Post, ou le Globe and Mail, ou au pire, The Gazette, La Presse ou Le Devoir, je ne passe pas à côté de l’occasion pour m’en délecter, mais cette fois-là, c’était le Journal de Montréal.  À la page habituelle des chroniqueurs, je vois un nom qui m’est alors totalement inconnu, et l’on indique qu’il s’agit d’une chronique économique.  Je prends donc le temps de lire.

Les deux bras m’en tombent!

Je dois préciser, ici, que dans ma jeunesse, j’ai été membre en règle du parti québécois, et du parti progressiste-conservateur (ah, le beau risque!), j’ai été membre élu d’un exécutif syndical, et j’ai aussi eu, pendant plusieurs années, des tendances progressistes.  Mais depuis quelques années, mes alignements politique et économique avaient radicalement changé; en fait, le vent a tourné à partir du moment où je me suis posé une – pour ne pas dire LA – question existentielle, pour quiconque s’intéresse un tant-soit-peu à la chose politique, à savoir « C’est ben beau, tout ça, mais QUI VA PAYER? »

J’en étais où, déjà?  Ah oui, je disais que les bras m’en ont tombé.

Pour la première fois, dans un journal que l’on pourrait qualifier de « populaire », si on le compare à d’autres qui visent une clientèle, comment dire, plus « distinguée », je lisais une chronique dont l’auteure – puisqu’il s’agit d’une femme – avait une pensée qui rejoignait la mienne en tous points.  « Enfin, quelqu’un qui pense comme moi! », me suis-je dit.  J’ai regardé le nom de cette personne.  Il s’agissait de Nathalie Elgrably.

D’une semaine à l’autre, à force de la lire, je me disais qu’il y avait quelque chose de « pas normal ».  C’est vrai, quoi; comment un simple citoyen comme moi pouvait-il se retrouver, politiquement, mais surtout économiquement, dans les écrits d’une véritable économiste?  J’ai voulu en avoir le coeur net; je lui ai envoyé un courriel.  À ma plus grande surprise, elle m’a répondu!  S’en est suivi un échange de courriels, dans lesquels j’exprimais mes commentaires sur ses chroniques, je posais des questions sur divers sujets, et j’obtenais toujours des réponses, aussi élaborées que faciles à comprendre (même pour un type comme moi, à qui l’on a pratiquement « donné » les maths de secondaire 5, ayant terminé l’année scolaire à 48%), ainsi que d’excellentes références, sur lesquelles je base toujours ma pensée économique, aujourd’hui.  Puis, à la suite de la publication, aux éditions Logiques, au printemps de 2006, de son essai intitulé « La face cachée des politiques publiques », j’ai même tenté de la rencontrer, afin de lui faire dédicacer mon exemplaire de l’ouvrage, ce que j’ai réussi, à la faveur d’un débat, dont elle était participante, et auquel j’ai assisté, dans une boîte chic de la rue Saint-Denis, à Montréal.

Je lis encore ses chroniques, qui sont toujours intéressantes. Et si certaines d’entre-elles ne m’atteignent pas particulièrement, de par le sujet traité, d’autres m’intéressent davantage.  Mais celle d’aujourd’hui, intitulée « Lexique économique pour 2009« , m’a autant frappé que la toute première de ses chronique que j’ai lu.  Encore une fois, elle reprend, peut-être pas mot pour mot, mais dans l’essentiel de la pensée maîtresse, mes prédictions au sujet de la situation économique, pour les mois – et les années – à venir.  Et quand elle parle d’un armageddon financier, chez nos voisins du Sud, pour 2009-2010, elle voit exactement la même chose que moi, dans sa boule de cristal.

Faut-il s’en surprendre?  Après tout, ma pensée économique s’est développée à partir de références que Nathalie Elgrably m’a gracieusement fourni.  Gracieusement comme dans gratuit.

Bonne lecture.

Bye Bye 2008: Pas de quoi téléphoner à sa mère!

Après les nombreuses visites, les commentaires (encore merci!), et tout ce qui s’est dit, à propos du Bye Bye 2008, je me suis donné la peine de le visionner en entier.  Vous pouvez le faire, vous aussi, question de revoir des bouts que vous auriez manqué, ou comme moi, pour savoir si les gens avaient raison de critiquer, en vous rendant sur le site de Radio-Canada, plus particulièrement sur la page web du Bye Bye.  On dit que l’on pourra visionner l’émission pendant tout le mois de janvier, mais cela reste à confirmer.

N’étant pas un amateur de ces spectacles où l’on entremêle variétés et rétrospective de l’année, j’ai donc trouvé cette émission plutôt ordinaire.  Pas qu’il n’y ait pas de talents, mais plutôt parce que l’on passe de l’un à l’autre, sans ligne conductrice.  Évidemment, tout est une question de goût; j’ai bien aimé celui de Daniel Lemire, il y a 10 ans, où tout fut mis sur la rétrospective de l’année, et je fus probablement l’un des seuls à l’aimer, tant la critique fut unanime à le trouver très mauvais.  En fait, je ne m’attarderai pas à chacun des numéros de l’émission, parce que suffisamment de gens l’ont déjà fait.

Par contre, en ce qui concerne les blagues sur Nathalie Simard, je vais m’inscrire en faux, face à ceux et celles qui n’acceptent pas que l’on s’en prenne à elle, à cause qu’elle fut victime de ce que l’on sait.  Il faut bien comprendre que madame Simard a fait beaucoup parler d’elle, en 2008.  D’abord, elle a lancé une tournée de spectacles, qui fut interrompue soudainement, pour des raisons encore nébuleuses.  Puis, se disant fatiguée de toute la pression médiatique, elle prit l’exil, vers la République Dominicaine, et ce, en compagnie du mari de celle qui finançait ladite tournée interrompue, celui-ci plaquant sa femme pour fuir vers le sud, en compagnie de Nathalie.  Pour couronner le tout, une fois là-bas, probablement pour se reposer de la pression des médias, elle a donné des entrevues à divers magazines de potins artistiques québécois.  À mes yeux, c’est bien suffisant pour se mériter une place de choix dans un Bye Bye.

Encore faut-il rappeler que Guy Cloutier n’a rien eu à voir avec tout ce que l’on a rapporté au sujet de Nathalie Simard, au cours de l’année 2008.  Elle fut sa victime pendant des années, je veux bien le croire.  Celui qui en a abusé est le père de Véronique Cloutier, c’est vrai aussi.  Par contre, ni Véronique Cloutier, ni Louis Morissette, ni aucun des auteurs du Bye Bye n’a été relié, de près ou de loin, à ce qu’a commis Guy Cloutier envers Nathalie Simard.  Aussi, il faut bien dissocier les deux époques; elle fut victime de Cloutier, pendant des années, et je n’efface pas les conséquences des gestes du bonhomme du revers de la main.  Par contre, Nathalie Simard, de par ses propres faits et gestes de l’année 2008, a bel et bien méritée sa place parmi les victimes du Bye Bye.  Bon, peut-être que l’histoire des hyper-flatulences fut-elle de trop.  Mais venant de celui qui se baptise lui-même « le gros cave », il fallait s’y attendre un peu.

Donc, en gros, le Bye Bye 2008 du couple Cloutier-Morissette était un Bye Bye parmi tant d’autres.  Il n’y avait là pas de quoi téléphoner à sa mère.

Élections provinciales: Le verdict est tombé!

Je tape ces lignes à 23h30, en ce soir du 8 décembre.

Le verdict est tombé, en ce qui concerne l’élection provinciale, et mes pronostics, que l’on peut voir dans le pool électoral du blogue Québec Politique, à la ligne 65, sur la liste, se sont, à peu de choses près, réalisés.  Les libéraux sont majoritaires, finalement, mais ils le sont « sur les fesses », si je puis dire.

Dans les faits, j’ai légèrement sous-estimé le rendement du parti québécois, et je n’ai pas calculé le siège de QS, gagné par Amir Khadir.

Donc, en attendant les résultats officiels, nous pouvons avancer les résultats que l’on connaît maintenant, à savoir 66 libéraux, 51 péquistes, seulement 7 adéquistes, et un premier député solidaire, en la personne de Amir Khadir, qui a remporté la victoire dans Mercier, devant le député péquiste sortant, Daniel Turp, avec une majorité de 872 voies.

Malgré la belle victoire de monsieur Khadir, la grande surprise est venue de Rivière-du-Loup.  En effet, Mario Dumont, dans son allocution, a annoncé qu’il ne sera pas le chef de l’action démocratique, lors des prochaines élections.  J’avoue que suite à cette annonce, je fus dégoûté du comportement de l’équipe de journalistes « chevronnés », dont celui présent sur les lieux, du réseau TVA, que je suivais par l’entremise du site web de LCN.  Ce derner a bombardé de questions le nouveau député adéquiste de Chauveau, Gérard Deltell, élu depuis quelques minutes à peine, et qui venait d’apprendre, comme tout le monde, que son chef allait quitter le bateau.  Le pauvre Deltell était carrément sous le choc, et le journaliste présent lui demandait si le poste de chef l’intéressait.  Franchement, la plus infime touche de compassion aurait été de lui laisser reprendre son souffle.  Je n’irai pas jusqu’à dire que le geste fut intentionnel, parce que plutôt guidé par la chasse au scoop, mais si le journaliste de TVA avait voulu s’arranger pour que Gérard Deltell ait l’air fou, il n’aurait pas pu trouver meilleure stratégie.

L’autre point fut le taux de participation, extrêmement bas, qui devrait tourner autour de 63%, une fois le total des votes compilés.  Pourquoi?  Il a fait trop froid?  Les gens ne voulaient vraiment pas de cette élection?  Une chose est certaine; ceux qui n’ont pas voté, en plus de n’avoir rien changé au résultat, ont définitivement perdu le droit de critiquer la direction politique que prendra le prochain gouvernement.

Maintenant que cette affaire est réglée, nous pourrons tranquillement manger de la dinde, pendant la période des fêtes, et relaxer un peu jusqu’au prochain épisode politique, qui se déroulera vers la fin de janvier, lorsque Stephen Harper déverrouillera la Chambre des communes, pour proposer son nouveau budget.