Venezuela: Le nouveau Bolivar n’est-il qu’une illusion?

Avec le passage de la nouvelle année, le Venezuela lance une nouvelle monnaie, le bolivar fort, selon un article publié sur le site ARGENT.  L’article dit que le gouvernement de Hugo Chavez a décidé d’enlever trois zéros à la devise nationale dans le but de simplifier les transactions et de redonner confiance envers une monnaie affaiblie par un taux d’inflation élevé.

Je me demande si la nouvelle monnaie nationale, vers laquelle la transition se complètera au cours des six prochains mois, permettra aux gens de se procurer des produits de première nécessité, comme du lait, denrée raréfiée depuis plusieurs mois, selon un article paru dans La Presse le 18 décembre dernier.  En effet, le gouvernement Chavez a instauré un contrôle des prix afin de lutter contre l’inflation galopante à travers le pays.  Mais qui dit contrôle des prix dit forcément intervention dans la loi de l’offre et de la demande.  Le litre de lait, normalement vendu 2500 bolivars, ne se trouve maintenant que sur le marché noir, à 10,000 bolivars le litre.  En fait, depuis que Chavez a nationalisé la production du pétrole au Venezuela, les prix ont grimpé en flèche.  Bref, Hugo Chavez est en train de réussir la même chose que son idole, Fidel Castro; il est en voie de diriger son pays de main de maître, mais de le mener vers un état de pauvreté totale, malgré sa richesse pétrolière, et ce sans l’embargo américain qui fait mal à La Havane depuis les années 1960.  Il faut le faire, quand même!

Je crois que si tous les tenants de la go-gauche québécoise savaient réellement ce qui se passe au Venezuela, ils seraient beaucoup moins partisans de Hugo Chavez.

Où vont les transports en commun? Chez l’diable, monsieur!

Lu sur Le Devoir.com, ce jeudi 27 décembre, une lettre d’opinion écrite par monsieur Luc Cloutier, dont je reproduis le texte ici (en espérant que Le Devoir ne me fasse pas d’emmerdes), ce qui vous permettra, comme à moi, d’y réagir, ce qu’il est impossible de faire sur le site du journal, à tout le moins pour ce genre d’article. Voici donc le texte de la lettre.

« Il y a près de 11 ans que je demeure à Montréal et mes seuls et uniques moyens de transport sont l’autobus et le métro.

Je n’ai jamais vu de ma vie une telle détérioration du service de la STM. Ces deux dernières semaines ont été extrêmement éprouvantes tant pour moi que pour un nombre considérable d’usagers. Le ras-le-bol est atteint, et j’ai bien peur que la STM ne soit plus capable de renverser le cours des choses. Les usagers n’en peuvent plus… J’ai vu cette semaine de l’agressivité des usagers, des gestes inquiétants de chauffeurs exténués par l’état de la situation. Un chauffeur a même arrêté complètement son autobus (pas d’éclairage ni chauffage) au coin de Saint-Michel et Rosemont parce qu’un usager manifestait verbalement haut et fort son écoeurement profond à cause de la piètre qualité du service de la STM. Je crois que le problème est rendu tel — et ce n’est pas une question de tempêtes de neige — qu’une intervention des politiciens et des médias s’avère nécessaire afin d’apporter des solutions véritables et non accessoires. Il y a présentement à Montréal une population silencieuse prise en otage devant la détérioration inquiétante des transports en commun. »

Cher monsieur Cloutier.

Il est facile de constater que le transport en commun, sur le territoire de la STM, s’en va chez l’diable, pour prendre une expression populaire. À cause, entre autres mais sans s’y limiter, des conventions collectives de plus en plus coûteuses à appliquer, les coûts d’exploitation de la STM deviennent exhorbitants. Or, comme on ne peut pas demander une augmentation, si minime soit-elle, sans provoquer une levée de boucliers de la part de tous les groupuscules le moindrement organisés (c’est à dire dont les membres n’ont supposément pas les moyens d’absorber une hausse de 1,25$ de la passe mensuelle, mais qui ont tout l’argent qu’il faut pour noliser des autobus afin d’aller manifester), la STM, qui peut ainsi difficilement hausser ses revenus, se tourne donc de l’autre côté et coupe où elle le peut. Évidemment, à la longue, elle en est rendue à couper là où ça fait mal, c’est à dire dans la base même des services aux usagers.

Excusez-moi, monsieur Cloutier, si cette affirmation remet en question vos croyances les plus profondes, mais je peux vous affirmer qu’une intervention, qu’elle provienne des médias, ou de quelque politicien que ce soit, ne changera malheureusement rien à la situation qui prévaut à la STM. Le problème de cette société de transport est beaucoup plus profond. Il est dans les racines mêmes du système. Voyez-vous, monsieur Cloutier, la STM, comme la plupart des services gouvernementaux, profite d’une situation de monopole, c’est à dire que la STM n’a pas de concurrence. Ce que vous vivez présentement représente les effets nocifs de ce même monopole; quand il n’y a aucune concurrence, on se fout royalement que les clients soient satisfaits, puisque ceux-ci n’ont aucune solution de rechange possible. La STM peut donc se permettre d’offrir un service pourri, tout en faisant fi des critiques le temps que les clients s’y habituent. Si la loi permettait à une autre compagnie – ou à plusieurs autres – d’offrir un service de transport en commun indépendant de celui de la STM sur le territoire de l’île de Montréal, autrement dit si la concurrence était légale dans ce domaine, la STM n’aurait pas d’autre choix que de trouver des solutions qui plaisent à la clientèle, sinon elle roulerait constamment des autobus vides. Autre point, de par le fait que la STM soit une société que l’on pourrait qualifier de « gouvernementale », elle peut accumuler des déficits annuels sans trop de problèmes, puisqu’elle pourra toujours se tourner vers les villes, ou encore vers le gouvernement québécois, pour les éponger, ce que ne pourrait faire une entreprise privée.

Savez-vous, monsieur Cloutier, que le titre qui vous permet de prendre le métro et l’autobus ne paie qu’environ 30% des coûts du transport en commun? Je ne dis pas cela pour vous culpabiliser, mais les usagers du transport en commun montréalais sont parmi ceux qui paient la plus petite part de ce que coûte réellement le transport en commun. Une part équivalente, soit un autre 30%, est payée par les automobilistes, à raison de 30$, prélevés annuellement par la SAAQ, pour chaque immatriculation d’un véhicule de promenade, plus 1,5 cents prélevés sur chaque litre d’essence vendu dans le grand Montréal. La plupart de ces automobilistes paient autant que vous, globalement, mais ne mettent jamais les pieds dans les autobus ou dans le métro. Il s’agit là d’une injustice, parce que contrairement à vous, les automobilistes n’ont pas choisi de payer ces sommes; on les prend directement dans leurs poches. Si vous et moi tentions de faire pareil, on nous accuserait de vol, mais comme c’est gouvernemental, cela devient une contribution volontaire, et personne n’a plus rien à dire. Les 40% restants des coûts du transport en commun sont versés par les villes, à même leur budget, c’est à dire par vous et moi, que l’on soit propriétaire (via le compte de taxes municipales) ou locataire (via le loyer, parce qu’une partie de celui-ci sert évidemment à payer les taxes). Ainsi, si les usagers devaient financer eux-mêmes le coût entier du service qu’ils utilisent, ou autrement dit, si l’on appliquait ce que l’on appelle le principe de l’utilisateur-payeur au transport en commun, la passe mensuelle régulière coûterait environ 220$, au lieu des 66,25$ qui seront exigés à compter du 1er janvier 2008.

Comme vous pouvez le voir, monsieur Cloutier, la frustration que vous vivez, comme de nombreux autres usagers, commence à rejoindre celle des automobilistes qui voient les impôts et taxes qu’ils paient régulièrement aller vers les transports en commun au lieu d’être affectés à la réfection de routes existantes, ou à la construction de nouvelles. Le réseau routier supérieur (les voies rapides) connaît un retard de plus ou moins 25 ans dans son développement, et ce sont les automobilistes qui en paient chaque jour le prix. Mais sur ce point, les automobilistes ne sont pas les seuls à souffrir. L’industrie et le commerce – qui emploie la plupart des gens – essuie des pertes annuelles de revenus d’environ un milliard de dollars à cause des bouchons de circulation, et ces pertes augmentent de 10 à 20% à chaque année. À long terme, cette situation risque de provoquer un exode des entreprises, non pas vers les banlieues de Montréal, mais vers d’autres grands centres, comme Calgary, Toronto ou Vancouver, ou encore vers les USA ou d’autres pays à travers le monde. Il s’agira là de pertes nettes d’emplois, donc de revenus pour les gouvernements, qu’ils soient municipal, provincial ou fédéral. Et qui dit pertes de revenus gouvernementales dit forcément coupures dans les services, y compris celui du transport en commun. Ainsi, l’attitude des environnementalistes, qui vise à s’opposer à tout développement du réseau routier, devient une nouvelle épée de Damoclès pour l’économie du grand Montréal en général, et pour les utilisateurs du transport en commun en particulier.

Donc, monsieur Cloutier, si vous voulez que la STM offre de meilleurs services, il vous faudra communiquer avec tous vos représentants politiques, que ce soit votre conseiller municipal, votre maire, ainsi que vos députés, provincial et fédéral, et leur demander de libéraliser l’économie, afin de permettre à plus de gens de se lancer en affaires, d’éliminer toutes les situations de monopole, et de faire en sorte que la saine concurrence permette à de nombreuses entreprises d’offrir des services de qualité au meilleur prix possible.

Salaire minimum: Combien d’emplois seront perdus?

Comme on peut le lire dans le Journal de Montréal de ce matin, le salaire minimum sera augmenté de 50 cents l’heure le 1er mai prochain, pour passer de 8,00$ à 8,50$ l’heure. Si l’on calcule cette hausse en pourcentage, elle représente une augmentation de 6,25%.

J’imagine déjà Françoise David, et les autres tenants de Québec Suicidaire… euhhh, pardon, de Québec Solidaire, dire que c’est bien, mais bien peu, et les employeurs dire que c’est beaucoup trop. Qui a raison, qui a tort?

Dans les faits, une augmentation du salaire minimum de 6,25%, alors que la hausse du coût de la vie est d’environ 2%, est une augmentation trop rapide d’un seul coup. Par exemple, un employeur qui embauche 50 personnes au salaire minimum subira une hausse de ses coûts de production de 6,25% sans aucune augmentation de rendement équivalente. Résultat: Soit qu’il devra hausser le prix de ses produits, ce qui le rendra vulnérable face à ses concurrents, soit qu’il devra trouver d’autres façons d’absorber cette hausse de coûts. Cela risque de se traduire par l’achat d’une machine qui fera le travail de plusieurs de ses employés, achat qu’il remettait à plus tard afin de ne pas avoir à faire de mises à pied, par exemple.

N’oublions pas que les travailleurs à salaire minimum sont principalement parmi les jeunes, les femmes et les immigrants, ainsi que dans le domaine des services. Aussi, cette hausse n’aura pour seul effet que de les réconforter dans leur emploi précaire, alors que dans les faits, un emploi au salaire minimum n’est qu’une étape qui sert à prendre de l’expérience afin de viser des niveaux supérieurs. L’histoire récente a montré que des entreprises payant leurs employés au salaire minimum ont fermé leurs portes, ou déménagé leur production dans des pays connus pour leur main-d’oeuvre à bon marché, suite à des hausses trop élevées du salaire minimum. C’est ce qui risque d’arriver avec une hausse de 6,25% d’un seul coup. Cela risque de donner le coup de grâce aux dernières usines de confection de vêtements, pour lesquelles la compétition ne provient pas de la ville, ou de la province d’à-côté, mais plutôt, et de plus en plus, de la Chine.

Dans les faits, il y a de moins en moins d’emplois au salaire minimum dans le secteur manufacturier. D’abord, le manque de main-d’oeuvre force les employeurs à offrir un salaire plus élevé afin de retenir ses employés, et les empêcher de quitter pour des emplois plus payants. Ensuite, justement, parce que les emplois qui ne demandent aucune formation particulière sont souvent transférés dans des pays où la main-d’oeuvre est disponible à meilleur marché, comme certains pays de l’Amérique centrale, des Antilles, ou de l’Asie. Par exemple, la firme québécoise Gildan, qui fabrique principalement des t-shirts, a déménagé toute sa production dans le bassin des Caraïbes, notamment au Honduras, là où elle augmentera sa capacité de production. De tels emplois sont facilement déménegeables, compte tenu que le travail en tant que tel n’exige pas une formation particulière, donc n’importe qui peut faire le travail après quelques minutes d’apprentissage, ou tout au plus quelques heures.

La lutte contre la pauvreté ne passe donc pas par la hausse du salaire minimum, mais plutôt par la valorisation du travail effectué, ce qui poussera les individus à se dépasser, donc à augmenter leur « valeur » sur le marché du travail, ainsi que sur l’encouragement des jeunes à se diriger vers des études supérieures. Mais attention, pas vers des disciplines creuses, pas vers des sciences molles, mais bien vers des concentrations reconnues comme utiles à la société, comme la médecine, pour ne nommer que celle-ci. Évidemment, les études ont un prix, qui au Québec n’est pas suffisamment élevé. Mais ça, c’est une toute autre histoire.

Le Québécois libre: Encore de bonnes lectures

Voici un texte de Serge Rouleau, publié dans le numéro 245 du journal web Le Québécois Libre. Trop simple pour que j’en modifie quoi que ce soit, je vous envoie donc directement sur la page du texte. C’est par ici.

Un autre texte, qui pose quelques questionnements, celui-là, celui signé par Yvon Dionne, intitulé Le coût de notre « consensus » environnemental.

Et en voici un dernier, écrit par Pierre Lemieux, en reprise, depuis le numéro 186, mais encore drôlement d’actualité, sur la pertinence des papiers d’identité obligatoires.

Bonne lecture!

Environnement: Un autre qui dit que ce sont des foutaises

Voici un lien vers un article très intéressant (en anglais, désolé) de Sean Gabb, publié dans le numéro 243 du journal web Le québécois libre, qui parle des environnementalistes en mettant en parallèle la chute du communisme et la montée de l’environnementalisme.  C’est par ici.