A-25 (2011): Signalisation, et autres trucs

Juste au cas où vous ne seriez pas déjà au courant, la nouvelle section de l’autoroute 25, incluant le nouveau pont à haubans, sur la rivière des Prairies, accueillera ses premiers véhicules le vendredi 20 mai prochain.  Samedi dernier, le 14 mai, la compagnie Concession A25 (il s’agit du partenaire privé impliqué dans le projet) organisait une journée portes ouvertes, au cours de laquelle le public était invité à marcher sur le pont, et à voir de plus près cet ouvrage d’envergure.  Un prochain billet sera consacré à cette visite que j’ai également faite.  Mais d’abord, jetons un coup d’oeil à la signalisation, installée plus ou moins récemment.

C’est sous la pluie que s’est déroulée la journée de samedi, alors j’ai dû prendre plusieurs photos depuis l’intérieur de la bagnole.  Nous voyons ici le panneau de direction, avec le graphique illustrant l’échangeur.  Même si le panneau est caviardé (merci pour le mot, monsieur Bastarache!), on devine qu’il indique l’A-25 sud, à gauche, et l’A-440, à droite, avec la flèche qui indique d’aller tout droit.

Celui-là comporte un peu plus de technologie.  Les inscriptions “TST1”, que l’on voit ici, sur les deux indicateurs, seront remplacées par le coût du passage, qui variera en fonction de l’heure de la journée.  Lors de l’ouverture, le tarif sera de 1,80$ hors pointe, et de 2,40$ en période de pointe.  Nous savons qu’il y a deux périodes de pointe par jour; l’application du tarif de pointe se fera de 6h00 à 9h00 le matin, et de 15h30 à 18h30, en fin d’après-midi, seulement lors des jours ouvrables.

Nous avons ici une vue d’ensemble des panneaux installés à l’échangeur A-25/A-440, lorsque l’on approche depuis l’A-25 sud.  Ils seront probablement tous libérés de leur caviardage à temps pour l’ouverture de ce que j’ai déjà appelé “le chaînon manquant” de l’autoroute 25.

Il ne reste que ces deux blocs de béton, pour fermer la bretelle menant à la nouvelle A-25 sud; il y a quelques jours à peine, il y avait un véritable mur, de type New Jersey, qui longeait la bretelle menant à l’A-440.  C’était comme ça pour toutes les bretelles qui conduisent à, ou qui arrivent de l’A-25 sud.  Il faut spécifier ici que la section de l’A-25 située entre la sortie du boulevard Pie-IX et celle de la montée Masson devient donc ce qu’elle aurait toujours due être, soit une section de l’A-440, alors que l’autre section de l’actuelle A-25, allant du pont Pie-IX, à Montréal, à l’A-440, devient une section de la route 125.  Bref, voici à quoi la carte routière ressemble…

…actuellement, et ce jusqu’à vendredi qui vient, puis…

…ce à quoi elle ressemblera à compter du 20 mai prochain.

Je me suis collé sur le bas-côté, juste à côté du viaduc de l’A-440, qui passe au-dessus du rang du Bas-Saint-François, pour prendre cette photo de ce que j’ai déjà appelé « le monstre ».  Au-dessus, c’est la montée Masson, et tout juste à gauche de l’image, il y a une intersection.  En-dessous de tout cela, il y a les bretelles qui relient l’A-440 et l’A-25 sud.

Au fil du temps, plusieurs m’ont demandé si la supersignalisation allait avoir une couleur différente, comme à l’époque des anciennes autoroutes à péage.  Comme nous pouvons le voir, la réponse est non.  Ces panneaux ne sont pas caviardés; ils sont sur le tronçon de l’A-25 qui n’est pas encore ouvert à la circulation.  J’ai pris cette photo depuis la nouvelle avenue Roger-Lortie.  On voit les indications, à savoir “PONT À PÉAGE”, avec le pictogramme, sur le panneau de gauche, et “DERNIÈRE SORTIE AVANT PÉAGE”, sur celui de droite.

Les fabricants de panneaux ne sont pas à l’abri des erreurs; Maurice Duplessis doit sûrement se retourner dans son cerceuil, sachant que l’on a écrit le nom de son boulevard avec un “d” minuscule.  À moins que ce soit un complot, ourdi par d’insolents révisionnistes, qui tentent de rabaisser le personnage!

Bon, allez, les théoriciens du complot, vous pouvez vous rhabiller; contrairement au précédent, ce panneau-là n’a pas de faute.  Les deux dernières photos furent prises pendant ma visite sur le nouveau pont; c’est pour cela qu’il y a beaucoup de piétons, partout.  Je consacrerai un billet spécialement à cette visite.

Sur le réseau routier, il y a bien quelques panneaux qui n’ont pas été caviardés, comme celui-ci, au centre du portail, qui fut installé tout récemment, à l’approche de l’échangeur Anjou.  Tous les panneaux aux environs de l’échangeur, indiquant l’A-25 nord, furent aussi remplacés.

Celui-là, c’est le panneau indiquant la sortie vers le boulevard Lévesque, à Laval.  Le panneau se trouve tout juste devant les portails de détection, qui vont enregistrer le passage des véhicules, et déduire le péage du compte de l’automobiliste.  Je vous montrerai aussi cela, dans ce prochain billet, où il sera question plus particulièrement du pont.

A-50 (2011): 3- Le pont de la rivière Rouge

La dernière fois, je vous disais que l’on arrivait à l’une des pièces de résistance de tout le projet de l’A-50, entre Gatineau et Lachute, et j’ai nommé le pont de la rivière Rouge.

Vu comme ça, le chantier n’a pas l’air si énorme; c’est un pont comme il y en a tant, sur le réseau routier supérieur du Québec.

À voir la construction de ce qui a l’air, au premier coup d’oeil, d’une remise, il est clair qu’il s’agit plutôt d’un petit entrepôt d’explosifs.  Si ce n’est pas le cas, il en a plusieurs des caractéristiques.  Comme les gars de la construction ont aussi un bon sens de l’humour, ils ont nommé ce “point de rassemblement”, tel qu’indiqué sur le mur droit, d’un nom plus sympathique, comme on peut le constater juste à droite de la porte.  Bienvenue “Chez Mario”!

Si leur présence ne semble plus requise du côté ouest, des grues sont toujours présentes sur la rive est de la rivière Rouge.

Normalement, les piles d’un pont ne sont pas équipées de balcons, ni de portes.  Ces installations permettent de croire que les piles sont creuses, et que les portes permettent d’effectuer des inspections depuis l’intérieur.  On voit également que les piles sont très hautes.

Une autre vue latérale du pont de la rivière Rouge.  Je regarde vers l’est.

Nous pouvons constater l’épaisseur de la poutre latérale, cette fois vue de dessus.

Ici, nous voyons l’une des canalisations pluviales, avant qu’elle soit installée.

Qui dit gros chantier dit aussi gros équipement.  Comme cette lampe de poche, par exemple.  Je vous ferai remarquer que j’exagère à peine.

Comme je l’ai mentionné dans les autres billets de cette série, ces photos furent prises le 20 mars dernier, et on annonçait une violente tempête de neige, le lendemain.  Force est de constater que les gars étaient prêts à toute éventualité!

Une conduite d’égout pluvial, comme celle que nous avons vu plus tôt, mais cette fois bien installée, et prête pour le bétonnage du tablier.

Une vue vers l’ouest, depuis à peu près le milieu du tablier du pont.  En regardant de plus près,…

…nous voyons mieux le profil de la route, à la sortie du pont.  Si l’on regarde vers l’est,…

…nous constatons quelque chose de nouveau; on a commencé à assembler l’armature, et elle est passablement avancée.  Mettons un peu de zoom,…

…et nous verrons que de ce côté aussi, il faudra tourner vers la gauche, à la sortie du pont.

Nous compléterons ce billet par des vues sur la rivière Rouge.  Ici, en amont du pont,…

…et cette fois, en aval.  Il faudra que je confirme cette donnée, mais le tablier du pont est plus ou moins à une cinquantaine de mètres du niveau normal de la rivière, ce qui en fait l’un des ponts les plus hauts au Québec.

Le MTQ nous promet l’ouverture de ce tronçon de l’A-50 pour 2011, mais sans en préciser le mois.  Évidemment, à voir l’avancement du pont, ce n’est pas demain la veille de l’ouverture; il reste d’ailleurs d’autres travaux de finition, comme de l’asphaltage, à compléter sur l’ensemble du chantier.  Mais si les choses tournent rondement, il faut s’attendre que quelque part à l’automne de cette année, nous pourrons tous rouler sur cette nouvelle route.

A-50 (2011): 2- Près du chemin Falloon

La dernière fois que je vous ai montré l’A-50, c’était aux environs de la crique de Pointe-au-Chêne, et les travaux semblaient bien avancés.  Voici la deuxième partie des photos que j’ai prises lors de cette sortie.

Ici, c’est l’A-50 vers l’ouest, en direction du chemin Avoca.  Il restait encore de la neige, lorsque j’ai pris ces photos.

Nous voyons maintenant le viaduc du chemin Falloon, et je pointe vers l’est.  Si l’on regarde l’asphalte, il semble bien que le raccord, entre la route et le viaduc, est à niveau.  D’ailleurs, si l’on regarde de plus près,…

…on constate que le joint est pratiquement parfait.  Par contre, lorsque l’on observe le raccord de l’autre côté du viaduc,…

…force est de constater qu’il en manque un peu.  On voit que l’on en a ajouté un peu, question de permettre un passage plus en douceur.  C’est encore plus évident…

…lorsque l’on regarde d’aussi près; il doit bien en manquer de 2 à 3 centimètres!  Il faut mentionner que la couche de finition n’est pas encore installée.

Depuis le tablier du viaduc, on voit maintenant le chemin Falloon vers le nord, et à l’extrême droite, l’avant de la bagnole,…

…et cette fois vers le sud, avec la rivière des Outaouais, toujours recouverte de glace, en arrière-plan.

Le pont d’étagement du chemin Falloon, ici en regardant vers l’ouest.

À nouveau, la rivière des Outaouais, au coeur d’un paysage enchanteur, comme il y en aura plein tout le long de la nouvelle autoroute.

L’A-50, vers l’ouest, à quelques dizaines de mètres du viaduc du chemin Falloon.

Nous avons déjà vu de ce type d’installation, dans d’autres billets.  Il s’agit d’un sautoir à chevreuils.

Cette fois, nous regardons vers l’est, sur la future A-50.

Sur le chantier de l’A-50, il y a des gens qui s’amusent.  Je ne saurais dire s’il s’agit de travailleurs, lors d’une pause, ou bien de citoyens du coin, mais une ou des personnes ont décidé de faire un inukshuk, genre de monument habituellement visible dans le grand nord.  Vous ne le voyez pas?  Attendez un peu, je vais me rapprocher.

Voilà.  On le voit mieux maintenant. Je ne sais pas si on va le laisser là, à la fin des travaux.

Une vue printanière!  Il faisait chaud, en ce 20 mars, tant et si bien que la neige fondait allègrement, et permettait des écoulements d’eau, le long des rochers.

Nouveau regard vers l’ouest.  Nous nous sommes maintenant éloigné du viaduc du chemin Falloon, pour nous rapprocher…

…de ce que j’appellerais l’une des pièces de résistance de tout le projet de l’A-50.  Nous verrons cette pièce plus en détails dans un autre billet.

Depuis que ces photos furent prises, des travaux d’analyse se font, aux dires du ministre délégué aux transports, Norman MacMillan, pour éclairer une éventuelle décision, quant au doublement de certaines sections de l’A-50.

Dans cet article, paru sur le site cyberpresse.ca, et publié dans Le Droit, d’Ottawa, le ministre dit que l’on ne peut pas comparer l’A-50 avec la route 175, qui sera bientôt complétée à quatre voies, sur deux chaussées distinctes, dans la Réserve faunique des Laurentides; on peut lire “Le débit de véhicules y est considérablement plus élevé que sur les nouveaux tronçons de la 50, et les accidents mortels sont très fréquents dans le parc des Laurentides, a précisé M. MacMillan.”

Sur ce point, je ne suis pas certain que le ministre dit vrai; selon les dernières données de l’Atlas des transports, sur le site web du MTQ, qui datent de 2008, donc d’avant l’ouverture des deux derniers tronçons de l’A-50, le tronçon de la route 148, qui va de la jonction de l’A-50, à l’ouest de Lachute, jusqu’à la route 344, à Grenville-sur-la-Rouge, montrent des débits (mesure DJMA) de 10,100 à 10,200 véhicules, alors que celui qui relie Thurso et Masson-Angers voit 11,400 véhicules le fréquenter.  L’axe de la route 175, pour sa part, voit son volume de circulation passer de 14,400, sur le dernier tronçon de l’A-73, à 7000, après la sortie de Stoneham-et-Tewkesbury, puis à 5,300 à l’entrée de la Réserve faunique, à 4,700 au nord de l’Étape, et finalement à 3,800, au nord de la jonction de la route 169.  J’ai hâte de voir les prochaines données, afin de voir si les nouveaux tronçons de l’A-50 drainent si peu de circulation.  Mais il reste qu’une chose est sûre; le jour où l’A-50 sera ouverte en entier, entre Gatineau et l’A-15, le volume augmentera probablement de façon substantielle, compte tenu que l’on pourra complètement éviter la route 148.

D’un autre côté, le candidat libéral au scrutin du 2 mai prochain, dans Argenteuil-Papineau-Mirabel, Daniel Fox, s’engage à prolonger l’A-13 jusqu’à l’A-50.  Dans cet article, en provenance du site web des hebdos locaux L’Éveil, et La Concorde, on montre même une photo du grand panneau d’affichage que le candidat a réservé, le long de l’A-15, pour dévoiler sa promesse.  Reste à voir où on pourrait faire passer l’A-13, compte tenu que l’A-50 ne passe pas sur son emprise originale.  C’est à suivre!

A-50 (2011): 1- Pointe-au-Chêne

Ben oui, j’y suis revenu… encore!

Ces photos furent prises le 20 mars dernier, à la veille de ce qui fut annoncé comme une tempête de neige qui, finalement, ne fut somme toute pas très tumultueuse.  Je me suis attardé au secteur de Pointe-au-Chêne, dans la municipalité de Grenville-sur-la-Rouge.  Compte tenu de la quantité de photos que j’ai prises ce jour-là, je devrai faire plus d’un billet (environ trois), question de donner une chance à ceux et celles qui possèdent du matériel informatique moins performant, ou qui doivent se contenter d’une connexion internet à faible débit.

Bon, la qualité d’image n’est peut-être pas idéale, mais j’utilisais le zoom, pour cette photo.  Les lampadaires sont ceux de l’échangeur du chemin Avoca, à quelques dizaines de mètres du village de Pointe-au-Chêne.  En fait, j’ai pris cette photo en regardant vers l’ouest, et en ayant les deux pieds sur…

…ce pont.  Je suis venu, il y a quelque temps, de cela; le pont n’y était pas encore, car on coulait les piles, lors du passage que j’ai effectué à l’automne de 2009.

Tout en bas, on voit la crique de Pointe-au-Chêne, transformé en torrent (pas si énorme, quand même), à cause bien sûr de la fonte des neiges.  Ici, c’est en amont du pont,…

…cette fois tout juste au pied de celui-ci,…

…alors que maintenant, nous voyons la crique du côté aval de ce pont qui, malgré qu’il semble court, est à une hauteur suffisante pour surplomber la cime des arbres.

Une fois que l’on a passé la courbe, au fond de la 2e photo, et que l’on se retourne, on voit ceci.  L’A-50 sera, ici aussi, une superbe route panoramique.

On voit ici que le dynamitage a été fait à deux niveaux; le premier dynamitage fut plus large, pour dégager une bonne largeur, puis le second palier, celui qui va jusqu’au terrassement de la route, est plus étroit.  Je présume que cela doit réduire les risques d’éboulement de roches sur la chaussée.

Et qu’est-ce que l’on fabrique avec toutes ces montagnes que l’on fait éclater, dites-moi?  Ben oui, on fait du gravier!  Ici, un tas restant, identifié par l’entrepreneur, Couillard Construction.

Si on continue vers l’est, voilà le paysage qui s’offre à nous.  Nous sommes entre la crique de Pointe-au-Chêne et le chemin Falloon.

Voici une superbe vue sur la rivière des Outaouais, encore gelée, et de l’autre côté, la vallée ontarienne.

Cette fois, on regarde vers l’ouest, et on se situe près du chemin Falloon.  Et comme c’est déjà la 11e photo, nous verrons la suite dans un prochain billet.

Comme je l’indiquais au début, j’ai suffisamment de photos pour faire plus ou moins trois billets; la suite viendra donc bientôt, puisque les photos sont déjà en boîte.

Pont Champlain: Va-t-il tomber avant Turcot?

Selon un article publié sur le site web de la Société Radio-Canada, le sénateur conservateur Larry Smith a annoncé, en conférence de presse, ce vendredi matin, que le gouvernement fédéral va injecter 228 millions$ dans la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain Inc. (PJCCI), dont 158 M$ serviront à la réfection, et à la sécurisation, de l’unique corridor du pont Champlain.

C’est que La Presse a publié hier (jeudi), en exclusivité, que deux rapports, remis en décembre dernier à Transports Canada, et au ministre fédéral des transports, Chuck Strahl, par la firme Delcan, indiquent que le pont Champlain, et ses approches, se dégradent beaucoup plus rapidement que prévu, d’une part, et d’autre part, que l’ensemble est si fragile qu’un effondrement partiel d’une partie de la structure serait possible, notamment en cas de tremblement de terre.  L’article mentionne également que des discussions sont en cours, entre les paliers de gouvernement provincial et fédéral, pour l’éventuel remplacement du pont Champlain.

Depuis le temps que j’en parle, du pont Champlain!  Curieusement, à chaque fois qu’un tremblement de terre majeur survient, quelque part dans le monde, on répète à qui veut l’entendre que le pont Champlain pourrait s’écrouler, si cela se produisait chez nous!  En août 2008, j’ai écrit un billet, qui s’intitulait justement “Pont Champlain: Depuis le temps que j’en parle!”, et dans lequel je présente même la configuration idéale des voies d’un nouveau pont.  Je vais maintenant vous expliquer, dans un langage à partir duquel les ingénieurs ne comprendront que dalle, mais vous, oui, comment il faudra procéder pour remplacer l’actuel pont Champlain.

Étape 1: Construire un tout nouveau pont à six voies, tout juste à côté du pont actuel.

Étape 2: Démolir le pont actuel.

Étape 3: Construire un autre pont à six voies, tout juste à côté du nouveau pont.

Étape 4: Raccorder les deux ponts ensemble, afin qu’ils deviennent un seul et unique pont.

Bon, je sais, je me fous un peu de la gueule de nos amis ingénieurs.  Mais dans les faits, le MTQ procède déjà de cette façon pour la reconstruction du pont Carbonneau, qui enjambe la rivière Ashuapmushuan, sur la route 169, à Saint-Félicien, dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean.  Un pont, justement, dont le nombre de voies sera doublé, passant de deux à quatre.  Une simulation visuelle, réalisée par la firme Génivar, montre en détails l’avancement des travaux; vous pouvez la visionner en cliquant sur ce lien (qui dit fichier .wmp dit ouverture avec Windows Media Player; soyez patient, le chargement en mémoire tampon risque d’être long).  En procédant de cette façon, pour le pont Champlain, cela permettra de maintenir continuellement six voies disponibles aux heures de pointe, et ce à n’importe quel moment, durant les travaux.

Évidemment, des travaux d’une telle envergure exigeront des coûts sans précédent.  C’est pourquoi il faudra procéder en mode de partenariat public-privé (PPP), et installer un péage électronique, selon le même principe que celui du pont de l’autoroute 25, qui accueillera ses premiers clients en mai prochain.