Saint-Lin: La patience enfin récompensée

Le 5 janvier dernier, je publiais un billet sur la patience des gens de Saint-Lin, qui fut enfin récompensée puisqu’ils ont eu droit à leur pont tout neuf à temps pour les fêtes. Voici donc quelques images du nouveau pont tant attendu.

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Les bases du nouveau pont, qui se conjuguent avec le barrage de la rivière de l’Achigan. On voit qu’il reste quelques trucs à compléter, mais c’est un bel ouvrage.

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Vu de dessus, il est encore plus beau! Bon, je veux bien croire que la beauté d’un tel ouvrage est quand même relative, et que le fonctionnel a eu priorité sur l’esthétique, mais c’est tout de même du beau travail.

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Comme je le disais, il reste bien certaines choses à récupérer, et je suis convaincu qu’il y en aura encore d’autres à la fonte des neiges.

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Autre coup d’oeil, du sud vers le nord, qui nous montre un bel ouvrage.

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Il reste quelques trucs de finition à réaliser, comme l’approche nord, que l’on voit ici, et qui brasse un peu, au passage.

Bref, un autre dossier terminé. Je sais que je tape assez fort sur le clou du MTQ, mais il faut aussi souligner les bons coups du ministère des transports. Et après des mois – pour ne pas dire des années – de tergiversations de toutes sortes, la population de Saint-Lin peut maintenant dire « Mission accomplie » en ce qui a trait à ce dossier, et souhaiter avoir la paix pour de nombreuses années.

Chauffeurs de la STM: Les troubles commencent

Tel que prévu, le syndicat des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro de la STM a commencé à faire des moyens de pression contre l’employeur.  Mardi après-midi, des directeurs syndicaux ont occupé les bureaux administratifs du garage de la rue Saint-Denis, au coin du boulevard Rosemont, et ce pendant environ deux heures.

Évidemment, de tels moyens de pression entraînent parfois certains esprits à s’échauffer, tant et si bien que la police à dû s’en mêler.  On en parle dans l’article d’André Beauvais, publié dans l’édition du mercredi 23 janvier du Journal de Montréal.  Les deux parties doivent se rencontrer afin de discuter des services essentiels à maintenir lors de l’éventuel déclenchement d’une grève.  Pour l’instant, les rumeurs parlent de grèves rotatives dans différents secteurs de la ville.

À voir aller les directeurs syndicaux, ainsi que les rumeurs actuellement diffusées, je constate que je me suis peut-être trompé, dans mon billet du 13 novembre 2007, où je comparais les façons de faire de ce syndicat à des méthodes mafieuses.  Je me rends bien compte que les méthodes du syndicat des chauffeurs de la STM s’apparentent davantage à du terrorisme.  Bien sûr, en termes de dommages, rien de comparable; les syndiqués ne tueront personne, rassurez-vous.  Par contre, ils fonctionneront avec des tactiques semblables à celles d’Al-Qaïda; ils vont frapper on ne sait où, on ne sait quand, mais ils vont frapper, ça, c’est sûr!  Autrement dit, quand vous allez vous lever, à chaque matin, pour aller travailler, vous devrez constamment vérifier par vos propres moyens s’il y a du service entre chez vous et votre travail.  Idem pour le retour à la maison.  Un peu comme au Moyen-Orient, quand les gens sont constamment sur le qui-vive, et se demandent tout le temps où la prochaine bombe va tomber.  Rien pour que les chauffeurs regagnent l’appui de la population!

Alors voilà.  Les gens qui dépendent du transport en commun pour leurs déplacements quotidiens se retrouveront encore pris à faire des longues marches en plein hiver, et ce en plus sans savoir à quel moment cela va leur arriver.  Ceux et celles qui ont des bagnoles pourront exercer leur patience sur les ponts; ce sera long et pénible, mais au moins, ils seront au chaud.  Encore une fois, ce sont les personnes dont le statut d’emploi est précaire, celles qui font moins de 20,000$ par année, qui se retrouveront victimes de l’intransigeance des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, qui demandent encore davantage d’argent et de conditions.  Comme si 50,000$ par année dès l’embauche n’était pas suffisant.  Et comme ce syndicat n’est pas sorti en grève depuis une bonne vingtaine d’années – toutes les autres grèves du transport en commun étant dûes à d’autres syndicats, notamment celui des employés d’entretien, si jamais ils se rendent à la grève générale illimitée, attendez-vous à ce que ça dure longtemps!  À moins que ça se termine par une loi spéciale.

Plusieurs chauffeurs, dont un certain Martin, qui m’a écrit plusieurs commentaires, justement suite à mon billet du 13 novembre dernier, déclarait que le transport en commun est un service essentiel.  Alors pourquoi le Conseil des services essentiels ne déciderait-il pas que les services essentiels représentent 100% des services actuels de la STM?  C’est la même chose qui se produit à chaque conflit; les deux parties se retrouvent devant le Conseil, et celui-ci décide que les services doivent être maintenus pendant certaines périodes de pointe.  D’ailleurs, les seuls critères retenus par le Conseil pour l’établissement des services essentiels à maintenir sont la santé et la sécurité des usagers.  Le Conseil se fout royalement que des employés à statut précaire perdent leur emploi; le cas échéant, les membres du Conseil ne perdront définitivement pas le leur!

Donc, attendez-vous à un conflit long et pénible.  Souhaitons que les conditions de la météo soient favorables aux usagers qui devront marcher, advenant le déclenchement d’une grève qui semble de plus en plus inévitable.

CHUM: Ça va mal aux urgences

La chaîne LCN rapporte que la crise s’aggrave aux urgences du Centre hospitalier universitaire de Montréal.  Selon la manchette, les urgences des hôpitaux Notre-Dame, Saint-Luc, et de l’Hôtel-Dieu auraient perdu une douzaine de médecins depuis la dernière année, et ceux qui sont toujours au poste seraient à bout de souffle.

Pourtant, peu avant la dernière campagne électorale, il y a justement un an, on nous disait, dans une campagne publicitaire à la radio, entre autres, que tout allait mieux dans le domaine de la santé.  Il y a quelques années, ce sont les hôpitaux des régions éloignées qui avaient de la difficulté à recruter.  Maintenant, c’est en plein coeur de Montréal!  Incroyable!  Et où ils sont, les 1500 médecins en 5 ans, que la publicité des libéraux annonçait?  On ne me fera pas croire que la douzaine de médecins qui ont déserté le CHUM sont tous rendus urgentologues à Chibougamau, quand même!

Depuis le temps qu’on dit que les gouvernements n’ont jamais réglé de problèmes, est-ce que l’on va commencer à nous croire, maintenant?  Québec annonce des millions de dollars d’investissements en santé à chaque fois que la panique s’empare de la population, c’est à dire trois ou quatre fois par année, et ça va plus mal que jamais!  Ajoutons à cela le Collège des médecins qui poussent des médecins immigrants à conduire des taxis ou à faire cuire des hamburgers chez McDonalds au lieu de leur permettre de pratiquer, et nous n’avons pas à chercher plus loin les causes fondamentales du problème du manque de médecins chez nous.

Il faut changer les choses, en santé, et le meilleur temps, c’est maintenant.

Il faut d’abord que le gouvernement se concentre sur sa principale obligation, soit de fournir des soins de santé à la population.  Comment faire?  C’est très simple; je vous donne l’exemple de votre voiture.  Votre voiture est assurée en cas d’accident.  Lorsque le malheur arrive, vous contactez votre assureur, qui vous réfère à un estimateur, qui fera l’évaluation des dommages à votre voiture.  Une fois cette expertise effectuée, votre assureur vous permet de faire réparer votre voiture chez le carrossier de votre choix, jusqu’à concurrence du montant de l’évaluation, moins la franchise, le cas échéant.  Or, les carrossiers n’appartiennent pas aux assureurs; les carrossiers sont des entrepreneurs indépendants, qui sont en concurrence afin de vous offrir le meilleur travail possible pour votre argent.

Pourquoi n’en serait-il pas de même dans le domaine de la santé?  Imaginez.  Vous vous blessez, ou vous tombez malade.  Vous vous rendez dans une clinique privée, qui accepte votre carte-soleil, pour une évaluation de votre état, et le médecin sur place fait son diagnostic.  Par la suite, vous vous rendez dans un hôpital de votre choix, qui n’appartient pas au gouvernement, pour recevoir le traitement qui vous est nécessaire.  Comme dans le cas de votre voiture, l’hôpital n’a pas à appartenir au gouvernement, au contraire; si les hôpitaux étaient privés, ils feraient le maximum pour obtenir votre clientèle, parce que même si l’argent provient du gouvernement, via la carte-soleil, vous auriez le choix de le dépenser dans un autre hôpital, donc chez un concurrent.

Actuellement, tous les hôpitaux appartiennent au gouvernement, donc il n’y a aucune concurrence.  Le domaine de la santé fonctionne en situation de monopole, c’est à dire que les hôpitaux ne sont pas en concurrence l’un contre l’autre.  Résultat: Dans l’ensemble, le personnel se fout de la satisfaction des patients, parce même s’ils vont ailleurs, ils seront payés au même prix.  Si les hôpitaux étaient privés, de nouveaux centres hospitaliers pourraient ouvrir leurs portes, et seraient en concurrence avec les hôpitaux actuels.  De cette façon, si le patient – le client – n’est pas satisfait, le mot se passera, et les autres iront ailleurs, ce qui risque de provoquer des mises à pied, voire même la fermeture de l’hôpital où le personnel ne traiterait pas les patients avec tous les égards.

Cela me rappelle les panneaux publicitaires payés par la CSN et la FTQ pour promouvoir le système public de santé.  Après une courte recherche sur internet, on peut constater rapidement que la campagne n’en est pas une d’information, mais simplement une campagne de signature d’une pétition pour laquelle on ne donne vraiment pas beaucoup de détails.  Bref, les deux centrales syndicales demandent un chèque en blanc à la population, en signant cette pétition électronique.  Voici les points qu’ils mettent sur la page titre de leur campagne.  J’ai respecté les couleurs de leur tableau.

  • Le privé favorise les riches, qui ont un accès plus rapide.  Le public, c’est un accès égal pour tout le monde:  Avec le temps, l’accès égal pour tout le monde est devenu un non-accès généralisé!  Le fonctionnement du monopole syndicalo-étatique en santé a fait en sorte que la condition d’accès est devenue « si je ne peux pas me faire soigner rapidement, personne ne le pourra! »  Solidarité à la cubaine, ouais!  Tout le monde égal, tout le monde n’a droit à rien!
  • Le privé coûte plus cher.  Le public coûte moins cher:  De telles affirmations sont basées sur quoi, au juste?  Facile à dire, quand on a rien pour appuyer ses paroles.  Aucune donnée, aucune référence, bref, de simples affirmations en l’air, comme le font souvent les syndicats et la go-gauche en général.
  • Le privé ne règle pas les pénuries ni les listes d’attente.  Le public garantit des soins de qualité:  Si le public garantit des soins de qualité, encore devrait-il les fournir!  Ce n’est pas le privé qui a instauré les pénuries, ni les listes d’attente, mais bien le système public.  Nommez-moi un seul domaine où un monopole a assuré – ou garanti – des produits ou des services de qualité, comparativement à un système basé sur la concurrence.

Bref, tous les arguments utilisés pour faire la promotion de cette pétition n’est que de la propagande pure et simple.  Les syndicats, en grande partie par leurs revendications coûteuses, ont travaillé à détruire le système de santé, et maintenant, ils veulent faire signer des pétitions pour le maintenir.  Les seuls gagnants, avec le système public, ce sont les centrales syndicales qui, avec la bénédiction du gouvernement, via la formule Rand, soutirent des cotisations qui servent à construire des tours d’ivoire, comme le Complexe Louis-Laberge, sur le bord de la Métropolitaine, et à payer des libérations permanentes aux dirigeants syndicaux, qui se la coulent douce entre deux négociations de convention collective.  Or, le coût de ces conventions collectives en santé hypothèque le fonctionnement des hôpitaux depuis des années, tant et si bien qu’il ne reste plus de budget pour payer décemment les médecins.  Ceux-ci en viennent à quitter le Québec vers d’autres provinces canadiennes, ou encore vers les USA.

Bref, l’état des urgences au CHUM démontre très bien les lacunes du monopole syndicalo-étatique qui nous régit.

11 idées pour secouer le Québec: Une solide base de discussion

Le site web ARGENT publie un dossier intitulé 11 idées pour secouer le Québec.  Ces idées ont été soumises par une équipe de l’Institut économique de Montréal (IEDM), composée de Paul Daniel Muller, président de l’IEDM, Marcel Boyer, vice-président et économiste en chef, Mathieu Laberge, économiste et Yanick Labrie, chercheur associé à l’IEDM, et ce à la demande du Journal de Montréal qui cherchait des idées pour améliorer la performance économique du Québec.

Personnellement, il y a bien quelques idées, parmi les onze, que je formulerais autrement, ou que je modifierais, mais dans l’ensemble, j’appuie ces 11 idées qui, à défaut d’être en elles-mêmes une formule gagnante, peuvent à tout le moins devenir une solide base de discussion pour l’avenir du Québec.  Car soyons francs; sur le plan économique, le Québec fait dur!

Au moment de la révolution tranquille, le Québec s’était donné des outils pour sortir de la torpeur et tenter de rejoindre le reste du monde moderne, autant sur le plan économique que sur le plan social.  En termes politiques, le Québec a adopté la pensée keynésienne.  Or, la très grande majorité des états qui ont fait leur cette pensée l’ont abandonnée depuis, puisque à long terme, la pensée de John Maynard Keynes ne fonctionne pas.  Ici, on a tenté de l’adapter, de la modifier, tout en prenant soin d’en conserver les bases.  Nous subissons à tous les jours les résultats de ces efforts.  Le Québec est dans le peloton de queue de la grande majorité des classements économiques des 60 états nord-américains (50 états américains, et 10 provinces canadiennes).  Nos infrastructures tombent en ruines, nos malades meurent sur des listes d’attente, nos enseignants ne savent pas écrire, bref, même si l’on se donne l’apparence d’un état riche, le Québec fait dur!

Le dossier soumet onze idées qui, de l’avis du groupe de l’IEDM, risque de provoquer, même de choquer certaines personnes, mais en même temps, de rassurer les québécois qu’il y a moyen de sortir de la morosité dans laquelle se trouve le Québec depuis plusieurs années.  De plus, le site offre même un forum de discussion, où l’on peut réagir aux idées soumises par l’IEDM.  Voilà donc une bonne façon de donner son propre point de vue sur l’avenir économique du Québec à des personnes compétentes, afin de lancer le débat.

Outremont: L’aréna se transforme en douche!

Après les histoire du maire de l’arrondissement d’Outremont, qui avait droit à son « bar personnel », voici maintenant que c’est l’aréna d’Outremont qui fait parler de lui, encore une fois.  Le Journal de Montréal rapporte, sous la plume de Fabrice de Pierrebourg, que cet aréna a été intégré au nouveau Centre communautaire intergénérationnel (CCI) d’Outremont, construit récemment, et dont les coûts ont littéralement explosé depuis le début des travaux, et que cette fois, c’est le toit de l’aréna qui se serait à toutes fins pratiques transformé en douche, depuis le dernier redoux.

Il y a un truc que je ne comprend pas, dans toutes ces histoires de dépassements de coûts.  Quand il s’agit de travaux réalisés pour le compte d’un gouvernement, dans le cas présent un gouvernement municipal, comment se fait-il que les employés de l’entrepreneur impliqué deviennent automatiquement incompétents?  Seraient-ils passés par le bar de l’ex-monsieur le maire?  Habituellement, lors de travaux réalisés pour un client privé, l’entrepreneur fait le travail de façon professionnelle, et les problèmes sont corrigés sous garantie s’il y a lieu.  Pourquoi est-ce différent lorsque le client se révèle du domaine public?  Les gouvernements ont réellement la poisse lorsqu’il s’agit d’équipements sportifs, surtout les toits!  Parlez-en aux dirigeants de la RIO!

La seule solution qui reste, pour cet aréna, est somme toute simple, et se présente sous la forme d’un choix.  Option 1: Si le reste du bâtiment vaut la peine d’être maintenu, on jette la toiture au complet par terre et on la fait refaire à neuf par un entrepreneur qui est capable de garantir son travail.  Option 2: Si le reste du bâtiment laisse aussi à désirer, on le démolit.  Ensuite, on procède à l’élaboration d’un cahier des charges pour un aréna idéal, en fonction des besoins de la ville, et on demande à une entreprise privée de construire un aréna, que la ville louera par la suite.  Ainsi, la population disposera d’excellentes installations de loisirs, mais celles-ci demeureront la propriété d’un entrepreneur privé, qui veillera évidemment à le maintenir dans un état optimal, dans le but d’en tirer le maximum de profits.

Bien entendu, tenter de convaincre la population que c’est la meilleure chose à faire ne passera pas comme une lettre à la poste; les gens se font casser les oreilles par les centrales syndicales qui leur disent que le privé ne fait que rechercher des profits, et que le domaine public doit d’abord servir ses contribuables, ce qui en fait la meilleure solution.  Dans les faits, le domaine public n’est avantageux que pour les syndicats, dans le sens que le domaine public jouissant d’un monopole, les syndicats peuvent y faire la loi, et ainsi extorquer l’administration avec des conventions collectives aux coûts prohibitifs, et à l’administration littéralement impossible.  Bref, le lobby syndical l’emporte toujours sur le lobby des entrepreneurs privés.  Pour l’instant, à tout le moins, et cela ne risque pas de changer dans un avenir prévisible, parce que le gouvernement qui risque de mettre fin à ce chantage n’est pas prêt de se faire élire.