La grande liquidation GM: Pontiac y passe aussi!

Selon ce que rapporte le site Auto123, sous la plume de Luc Gagné, la multinationale automobile General Motors éliminera la marque Pontiac, d’ici la fin de 2010, en plus des Saab, Saturn et Hummer, qui cesseront leurs activités au plus tard le 31 décembre de cette année.  De plus, GM réduira de façon drastique le nombre de ses concessionnaires, chez nos voisins du Sud.  Selon le plan annoncé le 17 février dernier, ce nombre devait passer de 6246 (en 2008) à environ 4100, d’ici la fin de 2014; il passera plutôt à 3605, et ce à la fin… de 2010!  On s’attend à des coupes à peu près semblables chez les concessionnaires canadiens, selon un autre article de Auto123, celui-la signé Marc Bouchard, et ce malgré que le réseau soit constitué différemment.

Ces nouvelles, publiées ce lundi, viennent confirmer que le plan de restructuration de GM sera encore plus sévère que prévu.

De plus, selon Denis Arcand, de La Presse, aucun des modèles Pontiac actuellement en production ne sera transféré à la gamme Chevrolet.  Cela sous-entend que la nouvelle G8, qui a pris dernièrement le relais à la Grand-Prix, ainsi que le cabriolet Solstice, seront tout simplement rayés de la gamme GM.  L’article parle d’une possibilité, par contre, de voir la Vibe survivre, du moins au cours de l’année 2010, mais qu’il faudra préalablement renégocier une entente avec Toyota, qui vend la même voiture, à peu de choses près, sous le vocable Matrix.  La voiture est produite en Californie, dans une usine conjointe.

Parlant des usines, le plan du 17 février ne change pas, sous cet aspect; 13 usines fermeront leurs portes d’ici la fin de 2010, et 3 autres s’ajouteront d’ici 2012, pour faire passer le nombre d’usines en activité de 47 à 31.  Par contre, les nouveaux modèles qui doivent être mis en marché le seront.  Ainsi, nous verrons bientôt les nouvelles Chevrolet Camaro, Equinox, Cruze et Volt, la nouvelle itération de la Buick LaCrosse (Allure au Canada), le nouveau GMC Terrain et les nouvelles Cadillac SRX, CTS Sport Wagon et CTS Coupe débarquer chez les concessionnaires – restants – d’ici la fin de 2010.

En deux mots, « la grande liquidation GM » n’aura jamais eu autant d’impact; des réductions d’environ 40%, mais dans le nombre des effectifs, plus que 4 bannières (Chevrolet, Buick, Cadillac et GMC), et beaucoup moins de concessionnaires.  Et tout cela, après des milliards$ avancés par nos gouvernements.

A-55 à Bécancour: Tout l’espace qu’il faut est disponible!

L’automne dernier, dans la presse locale de Bécancour, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en face de Trois-Rivières, il fut question de réaménager l’intersection de l’autoroute 55 et du boulevard des Acadiens.  Cette intersection est le théâtre, depuis son aménagement, de plusieurs accidents de la route, dont certains furent malheureusement mortels.  Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il reste une section de l’A-55, construite en super-2 entre l’A-30 et l’A-20, qui malgré le fort achalandage, n’est dotée que d’intersections à niveau, et ce sur une distance de près de 10 kilomètres.  Les routes qui croisent l’autoroute Transquébécoise sont le boulevard des Acadiens, les chemins Thibodeau, Forest et Prince, tous à Bécancour, ainsi que la route 226, à Saint-Célestin.  Nous verrons ici toutes ces intersections.

Je dois mentionner que pour les photos de ce billet, j’ai eu droit à la collaboration de Sam, qui commente souvent les divers billets publiés dans ce blogue. Cette fois, c’est lui qui s’est installé derrière l’appareil-photo, et qui nous montre ses points de vue intéressants, croqués le long de l’A-55, entre l’échangeur A-55/A-30, et la route 226, à Saint-Célestin. Voici donc, du nord vers le sud, les images que Sam nous a rapportées.

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Ici, nous sommes au bout de la rue Arsenault, qui longe l’A-55.  C’est sur cette rue que devrait, en principe, se raccorder la nouvelle bretelle de sortie vers le boulevard des Acadiens, dans le secteur Saint-Grégoire, de la ville de Bécancour.  Pour l’instant, nous regardons vers le nord,…

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…et cette fois, vers le sud, depuis le même point de vue.  Nous pouvons constater qu’il y a suffisamment d’espace, à la gauche de cette rue, pour réaliser la seconde chaussée de l’autoroute Transquébécoise.

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Cette photo, qui fut publiée dans l’hebdomadaire local Le Courrier Sud, montre l’A-55, en direction sud, à la hauteur de l’intersection du boulevard des Acadiens.  Site de plusieurs accidents, parfois mortels, cette intersection sera éventuellement transformée en échangeur autoroutier; selon ce que rapportait le maire de Bécancour, Maurice Richard, lorsqu’il fut interrogé par la journaliste de cet hebdomadaire, en novembre 2008, il s’agirait d’un projet à moyen terme.

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Un autre regard sur l’A-55, en direction sud.  On voit bien qu’il y a, entre la chaussée actuelle, à gauche, et les commerces, à droite, suffisamment d’espace pour la construction d’une deuxième chaussée.

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Nous sommes à l’intersection de l’A-55 et du chemin Thibodeau, un peu au sud du boulevard des Acadiens.

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En regardant vers le nord, depuis le chemin Thibodeau, on se rend compte que l’emprise de la seconde chaussée sert de sentier de véhicules hors-route.

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On peut également repérer ce corridor en regardant vers le sud, depuis le même point d’observation, près de l’intersection de l’A-55 et du chemin Thibodeau.

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Voici l’intersection du chemin Forest et de l’A-55, toujours dans le secteur Saint-Grégoire de la ville de Bécancour.  Nous regardons vers l’est.  Le chemin Forest mène vers le secteur Précieux-Sang, de cette même ville, et vers la Première nation Wôlinak.

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Le sentier de véhicules hors-route vient aussi traverser le chemin Forest.  Nous regardons vers le nord, ici,…

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…et là, vers le sud, toujours à la hauteur du chemin Forest.

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Nous jetons maintenant un coup d’oeil vers l’est, le long du chemin Prince, au niveau de son intersection avec l’autoroute 55.

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Nous regardons à nouveau vers l’est, cette fois à l’intersection de l’A-55, et de la route 226.  Derrière le photographe, à moins d’un kilomètre, se trouve le village de Saint-Célestin.

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On peut distinguer, ici, l’importante surface de terrain acquise par le MTQ, à l’époque, pour l’aménagement des bretelles d’un échangeur.  Vous ne voyez pas?  Suivez les poteaux électriques.

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C’est la même chose pour ce côté-ci, soit à l’ouest de la route 226; le poteau électrique indique la limite de l’emprise acquise par le MTQ.  Évidemment, sur des photos prises au niveau du sol, ce n’est pas très évident à voir.  Alors j’ai pris la liberté d’ajouter, aux superbes photos de Sam,…

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…cette vue aérienne, disponible via le logiciel Google Earth.  J’ai souligné, au haut de la photo, la rangée de poteaux électriques, qui n’est pas facile à voir, sur le terrain, alors que l’on voit beaucoup mieux la ligne de démarcation, à gauche, du terrain acheté par le MTQ, dans le but d’y aménager un échangeur de bonnes dimensions.

Souhaitons qu’un jour, on finisse par construire un échangeur plus sécuritaire, à tout le moins à cette intersection, ainsi qu’à celle du boulevard des Acadiens.  À défaut d’un échangeur spécifique pour les desservir, les chemins Thibodeau, Forest et Prince seraient accessibles par l’un ou l’autre des échangeurs mentionnés, et par le boulevard Port-Royal, qui longe, à plus ou moins un kilomètre à l’ouest, l’A-55.

Pour les nostalgiques, saviez-vous que le boulevard Port-Royal était, à l’époque des anciens numéros, la route 13?  J’y reviendrai, dans un autre billet.

Baie-du-Febvre: Regard sur l’oie blanche

Bon, je vous promettais des photos, alors les voici.  Sur le chemin du retour, une couple de photos « pas rapport » avec ce sujet, quoique tout de même intéressantes.  Mais d’abord, jetons un regard sur l’oie blanche.  Il y a peu de photos, parce que sur le nombre, beaucoup furent ratées, alors vous ne verrez que les moins pires.  J’essaie, d’une année à l’autre, de me rendre dans ce lieu de rassemblement printanier de l’oie blanche qu’est Baie-du-Febvre, sur la rive sud du lac Saint-Pierre.  Cette année, je m’y suis donc rendu, par un samedi matin pluvieux, et venteux.  Malgré que je sois arrivé un peu trop tard à mon goût, voici donc ce que j’y ai vu.

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Ici, une des bernaches, qui partagent le site avec les oies blanches, dans une proportion d’environ une bernache pour 7 oies, fait la belle, pour la photo.  Mais non, elle ignorait probablement tout de ma présence, alors elle ne fait que s’étirer les ailes.

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Au loin, une envolée d’oies blanches.  Il est environ 7h00 du matin.

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Puis, lentement, à mesure que le temps passe, le ciel se remplit.

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Il y en a maintenant combien, en vol, d’après vous?

À Baie-du-Febvre, les oies blanches sont majoritaires, alors que sur la rive nord du lac, sur un territoire qui s’étend le long des municipalités de Saint-Cuthbert jusqu’à Yamachiche, ce sont les bernaches qui dominent.

Sur le chemin du retour…

J’écrivais dernièrement un billet sur des modifications à venir, sur l’A-55, à l’échangeur vers l’A-40 ouest.

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Ici, on voit l’aménagement actuel de l’endroit où devait se situer la bretelle menant vers Québec, si l’échangeur – comme l’A-40 – avait été construit en entier, selon les plans originaux.  Une fois les modifications effectuées, deux voies se dirigeront à droite du musoir, sur une chaussée qui contournera la bretelle actuelle qui mène de l’A-40 est vers l’A-55 nord.  La boucle actuellement utilisée pour prendre la direction de Montréal sera fermée.  On réduira la chaussée actuelle, qui demeurera ouverte vers la sortie du boulevard des Forges, à une seule voie.  Cet aménagement sera plus sécuritaire, car les entrecroisements, sous le viaduc, seront ainsi éliminés.

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Évidemment, je ne pouvais pas passer par Maskinongé sans aller jouer un peu dans l’eau.  Bon, je ne vous ai pas montré cet endroit, sur les photos des deux billets précédents (billet 1, billet 2), que j’ai publié l’an passé, et ce pour la simple et bonne raison qu’il m’aurait fallu un bateau pour m’y rendre, tellement le niveau de l’eau était élevé, lors de ces visites.  Je suis au bout du chemin de la Langue-de-Terre, à Maskinongé.  Derrière la blogue-mobile, il y a l’embouchure de la rivière Maskinongé, qui se jette dans le chenal du Nord, l’un des nombreux chenaux qui serpentent les îles de Sorel.

Écoles: Un groupe de sages est d’accord avec moi!

J’écrivais, il y a quelques temps, que l’un des principaux problèmes, à l’école, était le fait que les enseignants obtiennent leurs postes par leur seule ancienneté, et non pas par leurs compétences.  Eh bien, voilà qu’un groupe de six penseurs en éducation met à son tour le doigt sur le bobo.

Selon l’article, publié dans le Journal de Montréal, le groupe serait composé, entre autres, de Serge Morin, ancien président de la Fédération québécoise des directions d’établissement, de l’actuelle présidente de cet organisme, Chantal Longpré, ainsi que de Paul Inchauspé, commissaire des États généraux sur l’éducation, qui agit également à titre de porte-parole du groupe.  Leurs constatations rejoignent ce que je mentionnais dans mon billet récent, qui traitait du décrochage scolaire, concernant l’attribution des postes d’enseignants, et avancent que cette façon de faire déstabilise beaucoup les écoles, de par le fait que plusieurs enseignants vont souvent changer d’établissement, dans le seul but de s’assurer une permanence.  Le groupe croit également que ce sont les écoles, qui devraient embaucher le personnel enseignant, et non pas les commissions scolaires, ce qui redonne une certaine valeur à cet élément du programme de l’ADQ, à savoir l’abolition pure et simple des commissions scolaires.  En effet, le groupe croit que les écoles seraient en meilleure posture, sur cet aspect de l’embauche des profs, le tout aidant à créer une stabilité du personnel, ainsi qu’un sentiment d’appartenance pouvant se partager avec les élèves.  Après tout, comment peut-on donner un tel sentiment d’appartenance aux étudiants, si le personnel enseignant change continuellement?

Justement, Joseph Facal écrivait, dans sa chronique d’aujourd’hui, que la société québécoise ne valorise pas suffisamment l’éducation, comparativement aux européens.  Il dit d’ailleurs être curieux de savoir combien de parents supervisent les devoirs de leurs enfants, soir après soir.  Le syndrome du « Dérange-moi pas, je regarde mes téléromans » ne serait-il pas si loin de la vérité, finalement? Il faut se rendre à l’évidence; avec 25 % d’analphabétisme fonctionnel au Québec, je gagerais bien un « vieux trente-sous », pour la forme, que le nombre de parents qui s’occupent vraiment de leur progéniture, quand vient le temps des devoirs, n’est pas très élevé. Quand les parents ont de la difficulté à écrire trois mots sans faire de fautes, il serait étonnant qu’ils soient d’une aide rassurante, auprès de leurs enfants.

Je crois qu’il est grandement temps de se mettre les yeux en-face des trous.  Il faut remettre les compétences, comme critère de premier ordre, dans l’attribution des postes d’enseignants, et ce au plus tôt.  Le Québec a suffisamment gaspillé d’enfants, jusqu’à maintenant.