A-35: Les premières images

Cela fait quelques temps que l’on parle du parachèvement de l’A-35, entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière du Vermont.  Nous avons tous lu, sur le site web du MTQ, que les travaux avaient commencé cet hiver, entre Saint-Alexandre et Saint-Sébastien.  Je suis allé jeter un oeil aux sites potentiels, et les seuls que j’ai vu sont situés à Saint-Alexandre.  Le tout n’est qu’un début, mais ça commence bien.

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Quand je vais voir un chantier, je cherche toujours à en mesurer l’ampleur, en parcourant les chemins du secteur, et il m’arrive de dénicher de véritables petits bijoux, comme ce pont couvert, sur la rivière aux Brochets, à Notre-Dame-de-Stanbridge, que l’on voit ici depuis son extrémité est,…

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…et ici, à son entrée ouest, tel qu’on le voit lorsque l’on arrive par le chemin des Rivières.

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Les gens de la place ont eu l’idée d’afficher quelques données techniques du pont.

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Revenons au chantier entamé cette année.  Nous sommes au coin du rang des Dussault, et du rang Saint-Joachim, et l’A-35 suivra, dans ce secteur, à tout le moins, le petit cours d’eau que l’on voit ici.

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Voici le début du premier chantier du prolongement de l’autoroute 35, la toute première borne,…

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…et voilà toutes les autres, qui s’additionnent, en direction de la frontière du Vermont.

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On prend bien soin de l’environnement, comme ici, lors du détournement de ce cours d’eau, qui fut probablement effectué avant la fonte des neiges.

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Avec le zoom, on se rend compte que l’on voit des poteaux, au loin.  Allons-y voir de plus près.  Je ne suis pas certain, mais je crois que la montagne, au loin, est le mont Sutton.

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La blogue-mobile est stationnée tout près des poteaux que l’on voyait, sur la photo précédente.  Il s’agit de l’intersection de la montée de la Station, et de la Montée Lacroix, toujours à Saint-Alexandre.  Et de ce point, nous voyons ici les installations temporaires de l’entreprise qui réalise les travaux, Neilson Inc.

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Avant de se rendre près des installations de l’entreprise, faisons un petit tour d’horizon des lieux.  À droite, c’est la montée Lacroix,…

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…et je vais me tourner vers la gauche, un peu plus à chaque fois,…

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…afin de vous montrer une vue globale des lieux.  Encore un peu,…

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…et voilà la blogue-mobile, qui est « dans les jambes »!  Qu’à cela ne tienne,…

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…nous allons la contourner, et continuer notre tour d’horizon.

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Cette fois, à gauche, c’est la montée de la Station.  C’est facile, de prendre de telles photos, surtout quand l’appareil-photo est monté sur un trépied.

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On voit la ligne des arbres, avec la clôture à neige, de couleur orange.  C’est la limite de l’emprise de l’autoroute.  Tournons encore vers la gauche,…

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…afin de voir de l’autre côté de la montée de la Station, une partie de la machinerie utilisée par l’entrepreneur.

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Voilà le lampadaire de tantôt, et l’autre limite de l’emprise, à gauche du tas de branches.  Rendons-nous maintenant près des installations de Neilson Inc., pour tenter de voir la suite du chantier.

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Les installations sont accessibles par un chemin de pierre, qui se rend le long de l’emprise, qui tourne vers le sud, à cet endroit, et qui longe, à quelques dizaines de mètres de distance, la montée Lacroix.  Ici, c’est la fin du chemin de pierre, et aussi la fin de ma visite.  À voir l’état du terrain, je ne risquerai rien; d’abord parce que la blogue-mobile est un 4×4, et non pas un sous-marin, ensuite parce que j’aime bien vous montrer des images de chantier, mais je ne veux rien détruire dans mon sillage.  Alors c’est clair que je n’irai pas « labourer » dans la boue, franchement trop juteuse, au bout de ce chemin.  Je reviendrai une autre fois.  Mais au loin, on peut voir…

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…qu’il y a une grue, en train d’installer quelque chose.  J’irai voir quand le site sera, disons, plus accessible.

Après avoir bouclé le tour du chantier, j’ai constaté qu’il n’y a que deux accès, numérotés 5 et 6.  C’est donc dire que le chantier se prolongera en direction sud, vers la grue que l’on voit, sur la dernière photo, et probablement tout près du village de Saint-Sébastien.  Selon le site web du MTQ, ce premier chantier de l’A-35 doit s’étirer sur 14,7 kilomètres, et comprendra deux échangeurs, soit celui sur la route 227, à Saint-Alexandre, et celui de la route 133, à Saint-Sébastien, ces deux échangeurs constituant les limites du chantier.  Ce chantier devrait être complété à l’automne de 2012, alors que l’A-35 devrait être ouverte à la circulation sur toute sa longueur en 2014.

SUR LE CHEMIN DU RETOUR,…

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…j’ai profité de mon passage sur l’A-35 pour prendre une pose, d’un angle plutôt inusité, du pont Félix-Gabriel-Marchand, qui relie les secteurs Saint-Jean et Iberville, de la nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.  Ce pont fut rénové, dernièrement.  Pour prendre cette photo, je me trouvais au haut d’un escalier, qui conduit à une salle d’entretien, à même la culée est du pont, dont on voit l’extrémité, complètement à droite.

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De retour vers la blogue-mobile, je vois ce lampadaire, situé tout juste à côté de la culée est du pont de l’A-35.  Quelqu’un peut-il me dire ce qu’un lampadaire peut bien faire là, au milieu de rien?

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Ce gros plan du lampadaire nous permet de voir que le béton de la culée a été peint.  Serait-ce pour offrir un fini protecteur, suite à une injection de béton dans des fissures, ou bien simplement pour donner l’impression que le béton est tout neuf, alors qu’il ne s’agit que d’une opération de camouflage?  Je suis curieux…

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Montréal: Sortez vos patins!

J’ai écrit quelques billets, à plus ou moins pareille date, l’an dernier, alors que cet humble blogue en était à ses premiers balbutiements, sur la situation globale, en ce qui a trait au déneigement des rues, sur le territoire de la ville de Montréal.  Il semble que la situation se répète, encore une fois; rues bordées de tas de neige, trottoirs impraticables, chaussées glacées dans les rues résidentielles,…  Bref, rien pour nous faire apprécier l’hiver.

Je ne suis pas le seul à constater que ça va mal, en ville; Geneviève Girard a signé un article, dans le Journal de Montréal de ce dimanche, article repris par le site Canoë, sur la situation qui prévaut, actuellement.  Elle va même jusqu’à dire que le responsable des services aux citoyens, Marcel Tremblay, n’était « pas disponible pour commenter », et ce depuis deux jours.  Ben là, c’était Noël pour lui aussi, je présume.  Enfin, j’espère que c’est pour cette raison, que les journalistes peinent à le joindre; si lui, la moitié « fonctionnaire » des Tremblay Brothers, se retrouve en burn-out, à cause de la situation actuelle, sur qui pourra-t-on compter?  Il nous faudra retrouver ce cher Steve Flanagan, si précieux, lors de la crise du verglas de 1998.

Voyez-vous, je présume que c’est le côté négatif d’avoir la fête de Noël qui précède un week-end; les cols bleus se retrouvent avec « quatre jours off », ce qui ralentit les opérations de déneigement.  On se retrouve alors avec des effectifs restreints, qui tentent de voir au plus urgent; la Sainte-Catherine, au centre-ville, par exemple.  Par contre, cette situation est-elle préférable à celle où l’on prend sur le fait un opérateur de tracteur à trottoirs avec sa « petite frette » au volant?  Au moins, souhaitons que les 6°C de cette journée douce (du moins en avant-midi; Environnement Canada a émis un avertissement de vents violents, pouvant atteindre les 100 km/h, pour le Montréal métropolitain, et Laval, et un refroidissement des températures, par la suite) permettront aux quelques abrasifs de faire leur travail, avant le retour du point de congélation.  Encore faut-il qu’il y ait des abrasifs!  Nous sommes dimanche, quand même.

Alors montréalais, prenez votre mal en patience, le temps doux reviendra!  Quelque part en mars, ou avril, vous verrez fondre toute cette glace accumulée, sur les trottoirs, et en juin, à la lueur des premiers feux d’artifices, vous n’y penserez même plus!  Et en attendant, pourquoi croyez-vous que je me suis acheté un 4×4, sinon pour mieux me stationner, dans les rues de Montréal?

Émeutes de la faim: Merci aux environnementalistes!

Nous savons que depuis quelques semaines, plusieurs pays, parmi les plus pauvres, sont aux prises avec des problèmes d’approvisionnement en denrées de base, plus particulièrement des céréales.  Le directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Khan, va même jusqu’à prétendre que la situation actuelle pourrait conduire à des risques de guerre.  Pendant que d’aucuns spéculent sur la suite des choses, dans ces pays, nous pouvons prendre le temps, de notre côté, de tenter de voir d’où origine cette crise alimentaire mondiale.

Vous souvenez-vous, il y a de cela quelques années, que des environnementalistes sommaient les gouvernements de prendre le virage vert, dans le domaine de l’énergie, et de privilégier la production massive d’éthanol?  On disait que ce carburant était moins polluant que l’essence conventionnelle, qu’il était tout aussi performant, et que l’utilisation du maïs allait donner des débouchés supplémentaires aux agriculteurs.  Bref, plein de beaux discours « verts », dans le but d’embarquer tout le monde dans cette galère.

Au Québec, une usine de production d’éthanol fut construite à Varennes, dans le comté de l’ancien premier ministre Bernard Landry.  Ce dossier avait causé toute une polémique, à l’époque, parce qu’à l’origine, ladite usine devait être construite dans le comté de Gilles Baril, soit dans la région de Berthierville!  À l’époque, tout ce qui prêchait par le vert disait que peu importe où l’usine serait construite, il fallait aller de l’avant, car on allait se faire damer le pion par l’Ontario.  L’usine fut fortement subventionnée par le gouvernement du parti québécois, qui annoncait qu’il faisait un pas dans la bonne direction.  Aux USA, les choses furent prises en main par les multiples coopératives agricoles, qui construisirent de nombreuses usines de production.  Là-bas aussi, le gouvernement subventionne la production; les subsides devraient atteindre quelque chose comme 8 milliards$ cette année.

Bref, d’un côté comme de l’autre de notre frontière, les agriculteurs ont intensifié la culture de maïs, mais pour le vendre aux différents producteurs d’éthanol.  Pour ce faire, ils ont réduit leur production d’autres céréales, afin de semer plus de terres en maïs.  Paradoxalement, malgré l’augmentation marquée de la production de maïs, celui-ci se trouva en quantité moindre sur les marchés alimentaires.  C’est évident que si le prix proposé par les producteurs d’éthanol était plus élevé que celui proposé par les producteurs alimentaires (merci aux subventions!), les agriculteurs ont vendu plus de maïs à l’industrie du carburant qu’à celle de la bouffe.  Ce qui devait arriver arriva; les céréales étant plus rares sur les marchés alimentaires, le prix de celles-ci a grimpé, atteignant des sommets inégalés.  Et devant de telles augmentations, les pays pauvres ne pouvaient plus acheter autant que par le passé, ce qui déboucha sur la crise actuelle.

Certains diront que ma théorie est simpliste, et que dans les faits, d’autres facteurs sont intervenus.  Je veux bien le croire.  Sauf que d’aucuns s’entendent pour dire que l’augmentation marquée de la production d’éthanol demeure l’un des principaux éléments de la crise alimentaire mondiale que nous connaissons maintenant.  Et selon vous, pour que les gouvernements, dont celui des USA, subventionnent généreusement la production d’éthanol, qui est allé frapper à leur porte?  Les pétrolières?

C’est là que je dis un gros merci aux environnementalistes.

Ce sont eux qui ont fait des pressions sur les gouvernements pour que l’éthanol remplace de plus en plus le pétrole dans les véhicules automoblies.  Ils ont fait des pressions pour aller de l’avant avec leurs théories (carburant plus propre, utilisation réduite du pétrole), mais ont fait fi des conséquences de leurs gestes.  Aujourd’hui, alors que l’on constate les ravages d’une telle politique, autant du côté du bilan environnemental, où l’on prend conscience que si l’éthanol polluait moins « sur papier », les résultats étaient beaucoup plus décevants « sur le terrain », que de celui de l’accroissement de la faim dans le monde, ces mêmes environnementalistes viennent brailler que les pauvres crèvent de faim parce que « les riches prennent tout le maïs pour faire rouler leur gros 4×4 énergivores« .  Ils se gardent bien de mentionner quelque implication de leur part, ces dernières années, dans le but de pousser les gouvernements à subventionner la production d’éthanol.

Maintenant, ces mêmes activistes se plaignent aussi que les gouvernements ne font pas assez pour soutenir une autre de leurs théories foireuses; le protocole de Kyoto.

Compte tenu de ce que je vois, dans les pays pauvres, suite à l’application de l’une de leurs théories foireuses, vous savez ce que je leur dis, moi, aux environnementalistes?