Yvon Deschamps: Victime de maltraitance?

Ce billet aurait pu s’appeler « Retour sur une vieille affaire », et cela n’aurait eu rien à voir avec l’âge respectable de la personne dont il est question.  Je reviens sur une affaire qui a fait grand bruit l’an dernier, juste avant la période des fêtes.

Opération habituelle, quand vient le temps de faire la promotion d’un spectacle, Yvon Deschamps “n’a pas hésité à franchir la ligne de piquetage”, selon les termes de Patrick Gauthier, de Rue Frontenac, en accordant une entrevue à Michelle Coudé-Lord, du Journal de Montréal, le 4 décembre dernier, dans la cadre de la pièce de théâtre qu’il a écrit, intitulée “Le boss est mort”.  La pièce, dont le personnage de Chose, mieux connu comme étant “le gars de la shop”, est joué par Benoît Brière, est présentée à guichets fermés jusqu’au 5 mars, au Théâtre de Quat’Sous, puis se promènera dans d’autres salles, dont on peut voir les dates, et la disponibilité des billets, sur le site web de la pièce.

Or, quelques jours plus tard, le 9 décembre, Patrick Gauthier, de Rue Frontenac qui, comme on le sait, est le journal web des 253 lockoutés du Journal de Montréal, qui en passant ne sont plus 253, a écrit un texte, “La solidarité, qu’ossa donne?”, dans lequel il tombe à bras raccourcis sur Yvon Deschamps, et sur le fait qu’il a osé accorder une entrevue au JdeM.  Pour justifier sa job de bras sur l’humoriste de 75 ans, il va jusqu’à dire que, contrairement à une vedette, qui ne pourrait faire supporter ses convictions (NDLR: Son appui aux lockoutés du JdeM) à ses collègues, moins bien nantis, dans le cadre d’une oeuvre collective, “Là, l’humoriste supporte une création narcissique, mettant en vedette un gars qui a fait fortune en faisant des pubs et mise en scène par quelqu’un qui a signé le plus gros spectacle de l’histoire du Cirque du Soleil. On ne parle pas d’artistes dans le besoin, mettons…

On devine la suite; quelques jours plus tard, Yvon Deschamps se met littéralement à genoux devant les gens de Rue Frontenac, se confondant en excuses pour la “bourde énorme” qu’il avait commise en donnant une entrevue à Michelle Coudé-Lord, dans une lettre qu’il a fait parvenir à la rédaction du journal des lockoutés du JdeM, lettre qui fut publiée dans un article de Philippe Rezzonico, mis en ligne le 16 décembre 2010, sur le site de Rue Frontenac.

En relisant toute cette affaire, quelque deux mois plus tard, je suis porté à croire que loin de donner un scoop à la gang de Rue Frontenac, en parlant de sa retraite, autant de la scène que de la vie publique, Yvon Deschamps a été victime de maltraitance.  Voici pourquoi.

Un type comme Patrick Gauthier, qui connaît Yvon Deschamps depuis des lunes, sait très bien qu’il est un homme très sensible; d’ailleurs, il n’est pas sans avoir lu, dans l’article de Michelle Coudé-Lord, que l’humoriste y avoue avoir été battu par sa mère, dans son enfance, et déteste toute forme de violence.  Et quand on dit toute forme, cela comprend bien sûr la violence verbale.  Curieusement, Gauthier, dans son texte, n’y va pas avec le dos de la main morte, comme dirait l’autre!  Il n’hésite pas à écrire qu’en donnant son entrevue au JdeM, Yvon Deschamps “crachait au visage” des lockoutés, ce qui est très loin de refléter la réalité.  En réponse aux propos de l’humoriste, qui disait qu’il restait encore du travail à faire, malgré un rééquilibre des forces, comparativement à l’époque du monologue “Les unions, qu’ossa donne?”, rééquilibre incontestable, faut-il le préciser, Gauthier a répondu à Deschamps que sa vision des choses était “au mieux se mettre la tête dans le sable, au pire faire preuve d’une malhonnêteté intellectuelle crasse”.  Bref, il en met plus que le client en demande, et n’hésite pas à beurrer épais, sachant Yvon Deschamps incapable de tolérer la moindre effusion de violence.  Quant aux artistes qui ne sont pas “dans le besoin”, faut-il rappeler qu’une pièce de théâtre ne fait pas vivre que ses principaux protagonistes, contrairement à ce que laisse entendre Gauthier, mais également du personnel de soutien, dont la majorité gagne moins cher au travail qu’un lockouté du JdeM sur le trottoir!

En résumé, Gauthier savait très bien ce qu’il faisait, en envoyant cette volée de bois vert à Yvon Deschamps.  Il était convaincu qu’il allait faire réagir le vieil humoriste, et que ce dernier allait plier les genoux.  Un peu comme le type qui engueule sa vieille mère, qui refuse de lui prêter de l’argent, afin qu’elle le laisse finalement fouiller lui-même dans sa sacoche.  N’eut été de cette affaire, Yvon Deschamps aurait peut-être poursuivi sa réflexion, au sujet de sa retraite, ce qu’il faisait déjà depuis 2 ou 3 ans, et ce tout en continuant, à son rythme, de donner généreusement aux québécois, que ce soit sous la forme de nouvelles pièces de théâtre, d’apparitions surprise sur scène, ou encore de présences à la télévision, comme pour cette campagne de publicité gouvernementale, qui portait, curieusement, sur la maltraitance envers les personnes âgées.

Bref, même si cela s’est déroulé il y a plus de deux mois, si je m’appelais Patrick Gauthier aujourd’hui, je me sentirais extrêmement coupable, et aurais énormément de difficulté à me regarder dans le miroir.  Si quelqu’un, dans toute cette affaire, a fait preuve de malhonnêteté intellectuelle crasse, il ne s’agit surtout pas d’Yvon Deschamps, mais plutôt de Patrick Gauthier lui-même.

Le Medley ferme ses portes: Pauvre LNI!

Le site web de LCN nous apprenait, hier, que le Medley fermera ses portes en décembre prochain.  La direction de la salle de spectacles affirme qu’une faible rentabilité, ainsi que les coûts « énormes » d’une éventuelle rénovation de l’édifice, qui a d’abord abrité « le Vieux Munich », créé en 1967, la force à cesser ses activités le 31 décembre qui vient.  L’article nous informe aussi qu’en raison de la situation qui prévaut au Medley, la Ligue nationale d’improvisation (LNI) devra se trouver une autre salle pour présenter ses matches d’impro.  Celle-ci revient donc à la charge pour réclamer un domicile permanent – rien de moins, afin d’éviter, évidemment, d’avoir à revivre un autre scénario de déménagement.

Est-il nécessaire d’ajouter que plusieurs comédiens appuient l’idée de doter la LNI d’un domicile permanent; l’article nomme le député péquiste Pierre Curzi, ainsi que Raymond Legault, Jacques L’Heureux, Pierrette Robitaille et Marcel Sabourin.  La direction de la LNI a rappelé, pour sa part, que l’organisme culturel a déjà sensibilisé la ministre de la culture, Christine St-Pierre, à la situation que vit la troupe, qui existe depuis maintenant 32 ans.

Et devinez donc qui devra payer ce domicile permanent.

Comme vous le savez sûrement, le citoyen a le dos large, et le portefeuille bien garni, surtout en ces temps de crise économique, et paiera bien sûr un domicile permanent à la LNI.  Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas aussi en fournir un à la gang de Broue?  Le Québec est l’état le plus taxé en Amérique du Nord, et pis après?  Les syndicats du public et du para-public ne demandent que 11,25% d’augmentations salariales sur trois ans; il doit sûrement rester de la place, sur la marge de crédit de notre bon gouvernement, pour un domicile permanent à la LNI.  Et pendant que nous y sommes, on pourrait en confier la construction à des entreprises appartenant à Tony Accurso.  Le pauvre, il vient de perdre son auberge, à la pourvoirie Aventure Joncas, dans le parc de La Vérendrye, victime d’un malheureux incendie; le contrat du domicile permanent de la LNI lui permettrait de se refaire les poches, et de reconstruire son auberge, dans laquelle la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité (FIPOE, affiliée à la FTQ) était également impliquée.

Je sais, j’exagère.  À peine.

Mais je me demande bien ce que feraient, dans la vraie vie, les artistes, s’ils n’avaient pas le gouvernement, pour leur accorder plein de largesses.  La LNI était au Medley depuis 10 ans; savez-vous qu’en dix ans, il y a des gens qui déménagent tellement souvent que je dois prendre les doigts de mes deux mains pour les compter?  Compter les déménagements, pas les gens!  Vous allez me dire que ces gens-là, ce ne sont pas des artistes.  Peut-être, mais qu’est-ce qu’on en sait?  Un déménagement aux dix ans, ça ne fait pas mourir son homme, que je sache!  D’ailleurs, la LNI n’hésite pas à se déplacer pour présenter des matches « sur la route ».   J’allume, là; la LNI veut un nouvel amphithéâtre!  Ils n’ont qu’à aller voir le maire de Montréal, fraîchement réélu, Gérald Tremblay; celui-ci doit sûrement rêver de damer le pion à son homologue québécois, Régis Labeaume, qui veut obtenir, lui aussi, un nouvel amphithéâtre qui servira à accueillir une éventuelle concession de la LNH.  Après tout, LNI, LNH, ça se ressemble, non?

Personnellement, si la LNI veut un domicile permanent, elle n’a qu’à aller sur le marché, s’acheter un terrain, et se le construire, mais surtout, elle doit se le payer elle-même.  En tant que contribuable, j’ai le citron suffisamment pressé comme ça; je paie pour beaucoup trop de choses que je ne veux pas.  J’espère que le gouvernement se tiendra debout, et que la LNI se contentera de puiser dans les nombreux programmes culturels existants.  Voilà.

Concurrence en santé: Je ne suis pas le seul, à y penser!

Il y a déjà longtemps que je dis que le système de santé public n’est plus à la hauteur des attentes des québécois, et que des patients meurent sur des listes d’attente, faute de soins adéquats dans les délais requis.  Mais voilà que d’autres personnes le constatent, et pas les moindres; les médecins eux-mêmes.  En effet, la prochaine présidente de l’Association médicale canadienne, la docteure Anne Doig, fait le même constat que moi, cette fois à la grandeur du pays; selon un article de la Presse canadienne, repris ce samedi par le site Canoë, elle soutient que le système de santé est malade et que les médecins se doivent d’élaborer un plan pour le soigner.

Mais ce qui vient davantage me chercher, dans cet article, c’est le témoignage du président actuel de cette même association, le docteur Robert Ouellet, qui a laissé filtrer ses réflexions.  Le docteur Ouellet a effectué un voyage en Europe, en janvier dernier, et fera état de ses réflexions, plus en profondeur, lors du conseil général de l’association, qui se tient à Saskatoon, jusqu’à mercredi.  Dans ce qu’il a raconté à la journaliste Jennifer Graham, de la PC, il laisse entendre qu’il est possible de faire disparaître les listes d’attente, et ce tout en maintenant l’universalité du système public.  Il faut toutefois que la concurrence soit la bienvenue, et non pas crainte.  En bref, le médecin estime que le privé a un rôle à jouer, celui de délivreur de soins, et ce à l’intérieur même du système public, ce qui n’a rien à voir avec le système de santé américain.

Il s’agit là d’un système que j’ai déjà expliqué dans le passé, à savoir que les soins comme tel soient fournis par le privé, alors que le système public agit comme gestionnaire de la police d’assurance.  Je vous donne un exemple, basé sur ce qui se passe dans le domaine de l’assurance-automobile.  Vous avez une voiture, et un bon jour, BANG!  Votre voiture est endommagée dans un accident.  Vous appelez votre assureur, qui vous envoie un estimateur, qui évaluera les dommages, et fera rapport à votre assureur.  Une fois que celui-ci a reçu le rapport, il communique avec vous, afin de vous informer que vous pouvez faire réparer votre voiture chez le carrossier de votre choix, en fonction de la valeur des dommages.  Or, les ateliers de carrosserie appartiennent-ils à votre assureur?  La réponse est non.  Les carrossiers sont des entrepreneurs indépendants, quoique certains soient réunis sous diverses bannières nationales, et sont en concurrence, les uns contre les autres.  Le fait qu’ils soient en concurrence vous permet donc de choisir le carrossier qui vous convient, en fonction de vos propres critères de sélection.

Il s’agirait de faire la même chose dans le domaine de la santé.  La personne qui subit un accident, ou une maladie, se rend à une clinique (cela peut être un CLSC, un établissement privé, ou la salle d’urgence d’un hôpital public, si on décide de les maintenir) afin de recevoir un diagnostic, qui sera soumis à l’assureur, en l’occurrence, la RAMQ.  Évidemment, s’il y a urgence de procéder sur-le-champ, le personnel médical pourra le faire, mais dans les autres cas, une fois que l’assureur a reçu le diagnostic, il permet au patient de recevoir les soins requis où il le veut, que ce soit dans le système public, ou dans un établissement privé, et la RAMQ assume les coûts.  Tout ce processus ne prendrait que quelques jours, ce qui n’est rien du tout, comparativement au système actuel, alors que des patients doivent attendre plusieurs mois, sinon quelques années, avoir de pouvoir obtenir des traitements.  Autrement dit, les hôpitaux n’auraient plus à être la propriété de l’assureur; ceux-ci pourraient se concurrencer entre eux, et le patient en sortirait gagnant, parce qu’il n’aurait pas à attendre.  Pourquoi cela?  Parce qu’en mettant les hôpitaux en concurrence, ceux-ci seraient payés en fonction du nombre de patients traités, et non pas selon un budget annuel global, qui se retrouve rapidement dépensé, comme c’est le cas actuellement.  De cette façon, il est évident que les hôpitaux feront des pieds et des mains pour traiter le plus de patients possible.  Bref, il faudrait payer les hôpitaux à l’acte, et non pas seulement les médecins.

C’est bien certain que les centrales syndicales ne seront pas d’accord; une telle façon de faire va définitivement attaquer leur petit confort, et obliger certains dirigeants à descendre de leur tour d’ivoire.  Mais ce sera là le prix que les centrales devront payer, pour avoir tenté d’endormir la population en déclarant que le système actuel était le meilleur, alors que ce n’est manifestement pas vrai.

Projets d’éoliennes: La population n’est pas d’accord

Il me fait toujours drôle de voir des organisations, comme Québec solidaire (1), avancer que l’aménagement de parcs d’éoliennes serait la solution miracle à nos besoins futurs d’énergie, et que tout le monde sera logiquement d’accord.  Or, sur une quinzaine de projets de parcs éoliens, au Québec, au moins quatre font face à un fort vent d’opposition, dans les communautés locales où ces projets doivent être implantés.  C’est du moins ce que rapporte un article de Taïeb Moalla, publié sur le site web de la chaîne Argent.

Des quatre projets contestés, celui de la compagnie Kruger, d’implanter 34 éoliennes à Sainte-Luce, dans le Bas-Saint-Laurent, a été carrément abandonné, face à l’opposition de la population locale, qui a conduit à rien de moins que la tenue d’un référendum populaire.  Un autre projet, de 40 éoliennes, celui-là, prévu à Aguanish, sur la Côte-Nord, sera peut-être transféré à un autre endroit, mais ne sera définitivement pas implanté à Aguanish.  On parle de Saint-Robert-Bellarmin, quelque part entre l’Estrie et la Beauce, mais rien n’est réglé, de ce côté.  La résistance s’est également formée en Chaudière-Appalaches, dans les municipalités de Saint-Ferdinand, et de Sainte-Sophie-d’Halifax, dans la MRC de l’Érable, où un projet de 50 éoliennes est prévu, ainsi qu’à Kinnear’s Mills, dans la MRC des Appalaches.

Cela prouve que c’est facile d’élaborer des projets, à partir du Plateau Mont-Royal, ou d’une salle de conférences quelconque, mais les mettre en place, dans les diverses régions du Québec, représente une toute autre paire de manches.  Ce qui est bon pour QS (et forcément bon pour tout le monde, à les entendre parler) ne l’est pas nécessairement aux yeux de l’ensemble de la population.  Je demeure donc convaincu que le pauvre Amir Khadir risque de s’ennuyer, comme seul représentant de ce parti à l’Assemblée nationale, et risque donc d’aller faire la fête plus souvent avec les iraniens, question de mettre de la vie dans son quotidien.

(1) Je suis encore passé à deux cheveux de dire Québec suicidaire.

Appartement musical: Encore un cas troublant

À chaque année, lors de la grande ronde d’appartement musical du premier jour de juillet, on assiste à toutes sortes de cas.  Pour ma part, après avoir passé un coup de vadrouille sur les planchers, et un linge sur les murs, du logement que j’ai laissé (et dont la propriétaire était tout à fait formidable), j’ai eu la mauvaise surprise d’avoir un autre ménage à faire en arrivant dans mon nouvel appartement, tellement les armoires étaient dégueulasses, entre autres choses.  Mais comme l’appartement était occupé par une jeune étudiante, je me suis dit que j’ai déjà été jeune, moi aussi, et j’ai fait contre mauvaise fortune bon coeur, tout le reste de l’opération déménagement s’étant somme toute bien déroulée.

Mais comme je disais en introduction, on assiste à toutes sortes de cas, le ou vers le 1er juillet.  Des locataires qui quittent en « oubliant » des trucs qui font les beaux dimanches des nouveaux arrivants, par exemple.  C’est rare, mais ça arrive.  Par contre, on voit plus souvent des cas de propriétaires qui reprennent possession de logements laissés dans un état lamentable par leur ancien occupant, comme j’en ai déjà rapporté un, dans la région de la Mauricie, il y a environ un an et demi.  Ce fut aussi le cas, dernièrement, de Claude Beaucage, propriétaire d’un immeuble situé à Anjou; l’une de ses locataires, qui habitait là depuis 8 ans, a laissé derrière elle un logement dégoûtant.  C’est ce qu’on peut lire dans le Journal de Montréal de ce dimanche, dans un article d’Éric Yvan Lemay, et repris par le site web Canoë.

Nous nous retrouvons, encore une fois, devant un cas troublant; des moisissures dans la cuisine et la salle de bains, des poignées arrachées, des trous dans les murs, un plancher de bois ravagé, bref, d’innombrables traces de négligence, qui coûteront, au bas mot, la rondelette somme de 8000$ au propriétaire de l’immeuble.  Le loyer mensuel était de 618$, dont 375$ versés par la locataire elle-même, le reste étant comblé par l’Office municipal d’habitation (OMH), qui avait pris la locataire sous son aile.  Le propriétaire a également eu droit, au fil des huit années d’occupation de son logement par cette dame, à quelques chèques sans provision, ainsi qu’à des réparations, dans le logement du dessous, suite à des infiltrations d’eau aussi dues à la négligence de la dame.  Face à cette situation, monsieur Beaucage déclare que malgré le fait que certaines personnes puissent réellement avoir besoin d’aide, il ne veut plus prendre de locataires référés par l’OMH, ceux-ci, en général, représentant beaucoup trop de problèmes.

Cette nouvelle, bien qu’elle soit plutôt négative, amène un peu d’air frais, et vient contrebalancer ce qu’on lit, entend et voit habituellement dans les médias, toute la place étant normalement prise par ceux qui dénoncent les « méchants propriétaires qui abusent des pauvres », comme François Saillant, et son Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).  Je serais bien curieux de savoir si François Saillant a des problèmes avec son propriétaire.  J’imagine plutôt qu’il possède lui-même sa maison, ou son condo, peu importe; je ne crois pas qu’il soit propriétaire d’immeubles à logements, par contre.  Il n’en demeure pas moins qu’il devrait se mettre en contact avec des propriétaires désabusés, comme ce monsieur Beaucage, et aller passer quelques semaines, en cohabitation, avec de tels locataires indésirables.  Ou à défaut, aller visiter des logements abandonnés dans un état pitoyable, comme celui dont il est mention dans l’article de Lemay.  Il pourrait alors constater que tous les problèmes ne sont pas causés par des propriétaires abusifs, mais dans la majorité des cas par des locataires irresponsables.

Comprenez-moi bien; je ne dis pas que tous les locataires sont indésirables.  Il s’agit, en fait, d’une infime minorité des locataires.  Je voudrais seulement faire comprendre à François Saillant, et aux autres défenseurs des locataires, qu’il en est de même pour les propriétaires; une infime partie seulement d’entre-eux sont vraiment des exploiteurs, les autres sont des gens honnêtes, qui méritent le respect de tous.