Stephen Harper: Il me fait penser à une athlète…

Je pensais à la campagne électorale de Stephen Harper, aujourd’hui.

Je tentais de comprendre pourquoi sa campagne a parti sur des chapeaux de roue, et se termine littéralement en queue de poisson.  Il est arrivé quelque chose de semblable en 2006, alors qu’il a parti lentement, repris du poil de la bête, pour s’écraser à la fin.  En fait, il me fait penser à une certaine athlète québécoise…

Vous souvenez-vous de Josée Chouinard?  Elle fut une patineuse artistique du tonnerre, plusieurs fois championne canadienne, et brillait aussi au niveau international.  Mais quand venait le temps de participer aux olympiques, elle était toujours… sur le cul!  Elle terminait au fond du top 10 à chaque fois, alors qu’elle représentait, à chacune des olympiades où elle se présentait, un espoir de médaille.  Elle était superbe partout, sauf aux olympiques!  On a sorti toutes sortes de théories, comme quoi elle craquait sous la pression, mais pourtant, dans tous les autres championnats, elle excellait.

Stephen Harper est un peu semblable; pendant deux ans et demi, il fut un très bon gestionnaire, pour le pays, il a réalisé la majorité de ses engagements, a baissé les taxes et impôts, pour le bénéfice de nombreux citoyens, ainsi que pour plusieurs entreprises, est allé de l’avant avec des lois justes et honnêtes, a préparé, depuis plus d’un an, des plans pour se prémunir des soubresauts que l’économie connaît maintenant, etc.  Mais depuis qu’il a entretenu l’idée de sortir en élections cet automne, il se retrouve « sur le cul » plus souvent qu’à son tour!  Les coupes de 45 millions$ aux arts et en culture n’ont pas été expliqués de façon à ce que tout le monde comprenne, tout comme l’engagement de renforcer la loi sur les jeunes contrevenants.  Bref, il tarde à réagir aux attaques, et ne sait pas s’y prendre pour expliquer son programme de façon à ce qu’on veuille l’acheter.  Il se retrouve donc à la merci de la propagande des autres partis en général, et du bloc, au Québec.

C’est triste.  Il aurait pu devenir un excellent premier ministre, dans un gouvernement majoritaire.  Mais comme il a su se mettre lui-même le pied dans la bouche, il devra tout recommencer, parce que ce n’est pas certain, cette fois, que Stéphane Dion va passer une autre année à demander à ses députés de s’asseoir sur leurs mains.

A-5: (1) Ça commence à prendre forme!

MarcFP85 l’a bien mentionné, en commentaire, dans mon dernier photo-billet, quand je demandais de deviner quel autre chantier j’ai visité en Outaouais.  Il s’agit bien de l’autoroute 5.

Ça faisait un bon bout de temps que je l’avais en tête, celui-là.  Eh bien voilà, cette fois, c’est fait!  J’ai pris plusieurs photos, tant et si bien que je devrai les montrer en deux billets distincts.  Il n’y a pas de thèmes vraiment particuliers, au niveau des photos, alors j’ai séparé le paquet à peu près en deux.  Voici donc la première moitié de la pile.

Voici la fin actuelle de l’A-5, à la hauteur de Chelsea.  Les nombreuses balises vous dirigent vers la sortie 21, qui mène à l’intersection de la route 105, et du chemin de la Rivière.

Et voilà ce que l’on voit, quand on entre derrière les balises.  Un chantier qui prend forme.

Depuis le même endroit, je me suis tourné de quelques 90 degrés vers la droite, pour prendre cette fenêtre, dans le roc,…

…puis d’un autre 90 degrés à droite, pour vous montrer un dernier amoncellement de roc à faire éclater, à côté duquel la blogue-mobile a l’air bien petite.

Je me suis approché de l’une des pièces de résistance de ce chantier, à savoir le viaduc de l’A-5 nord, qui surplombe le chemin de la Rivière.

Le soleil a beau être éblouissant, sur la blancheur du béton, mais on peut quand même constater que la marche est trop haute, et que la blogue-mobile ne peut pas grimper là.

Une photo du viaduc de l’A-5 sud, prise depuis celui de l’A-5 nord, toujours au-dessus du chemin de la Rivière.

Au-delà du viaduc du chemin de la Rivière, la chaussée de l’A-5 nord a l’air beaucoup plus avancée.

Quand on prend le chemin Pine, situé un peu au nord du chemin de la Rivière, on doit passer sous l’A-5.  Le passage sous la chaussée nord fait penser à un petit tunnel,…

…alors que celui sous la chaussée sud, ben… c’est pas mal semblable, en fait.

C’est à cet endroit que le plus gros des travaux se termine, un peu au sud du chemin Cross Loop.  Ici, on voit une potence de lampadaire, au beau milieu des deux chaussées.

Ici, deux foreuses, au repos.  Elles servent à percer les trous dans lesquels on met la dynamite, pour exploser les parois rocheuses.

À cet endroit, on bouffe la montagne, petit à petit, pour faire place à la chaussée sud de l’A-5.

Entre la potence de lampadaire, que l’on a vu de plus près sur une pose précédente, et la blogue-mobile, on fait une petit bout de chaussée qui servira d’intersection entre l’A-5 et la route 105, que l’on voit en arrière-plan, juste devant les arbres.

Le bout de chaussée viendra recouvrir ce ponceau, et se rendra jusqu’au niveau de la route 105,…

…où il rejoindra cette bouche d’égout pluvial, présentement toute seule parmi les longues herbes.

Il reste encore une douzaine de photos, que je mettrai dans un second billet.  Comme je l’ai déjà mentionné, j’essaie de ne pas mettre trop de photos dans un même billet, question de donner une chance à ceux et celles qui ont des ordinateurs moins puissants.  Ce second billet suivra, dans les prochains jours.

A-610: Du verbiage d’in-gné-nieurs!

Il y a trois mois, soit le 8 juin dernier, j’écrivais au MTQ, afin d’avoir une idée des raisons qui expliquent la décision, prise le 2 octobre 2006, en pleine crise du viaduc de la Concorde, de renommer l’autoroute 10, entre la sortie 143 et la route 112, « autoroute 610 ».  Je n’avais reçu qu’un accusé réception, mais la semaine dernière, j’ai reçu une lettre, signée de la main de Louis Ferland, ingénieur, directeur pour l’Estrie, au MTQ.

Après lecture de la lettre, et consultation de la carte jointe à celle-ci, je dois me rendre à l’évidence; toute cette affaire n’est que du verbiage d’in-gné-nieurs!

Cliquez sur les pages de la lettre pour les voir en format lisible.

Le roman que m’a écrit l’ingénieur Ferland ne se tient tout simplement pas debout, lorsque comparé avec la politique de numérotation du réseau routier.

D’abord, s’il est désormais prévu que l’A-410 ne se rende plus jusqu’au point de raccordement de l’A-10 (maintenant A-610) et de la route 112, point prévu à l’origine, et que l’on voit sur le croquis joint à la lettre, mais qu’elle s’arrêtera plutôt à la route 108, dans l’arrondissement de Lennoxville, une fois celle-ci complétée, pourquoi lui laisser un numéro avec un préfixe pair?  Cela ne fait aucun sens.  De plus, il fait référence à un schéma, qu’il dit m’envoyer, du tracé déposé au BAPE, pour illustrer la suite des choses, en plus du croquis montrant le tracé que devait suivre l’A-410, selon les prévisions, mais il n’y a que le croquis, dans l’envoi.

Ensuite, il faisait état de plusieurs plaintes, reçues par le Ministère, concernant la signalisation.  Les gens provenant de l’ouest devaient prendre une sortie, sur l’A-10, afin de poursuivre leur route sur… l’A-10, ce qui est une aberration en soi.  L’ingénieur indique que, « Après consultation avec le milieu, il a été décidé de changer le numéro de l’autoroute 10 à partir de la sortie 143 et de la renommer 610 par souci d’homogénéité avec la 410, chiffre pair pour une direction est-ouest. »  Il prouve ainsi que devant une politique de numérotation des routes pourtant bien précise, il a préféré s’en remettre au milieu, au lieu de prendre ses responsabilités de directeur.  En effet, il eut été beaucoup plus simple, compte tenu de la configuration de l’actuel échangeur A-10/A-55/A-610, de tout simplement faire des voies en direction de l’A-55 nord la sortie 143, comme dans les croquis suivants, montrant des exemples de signalisation actuel, et souhaité.

Cliquez sur le croquis pour le voir en format plus grand.

Le fait de renommer l’autoroute 610 n’a aucun rapport avec le nombre pair, pour la direction est-ouest, le numéro 10 étant déjà un nombre pair.  Il aurait plutôt fallu renommer l’A-410 en A-510, puisque celle-ci se terminera dorénavant à la route 108, et non pas à l’A-10.  Quant à l’actuelle A-610, il aurait fallu la laisser sous le vocable A-10; un simple changement aux panneaux de sortie, sur l’A-10 ouest, aurait fait l’affaire.  Mais non, un in-gné-nieur a préféré refiler ses propres responsabilités au milieu, et se laver les mains de toute cette affaire.  Cela donne, encore une fois, une idée précise de la « culture d’entreprise » qui règne au MTQ.

Élections fédérales: C’est parti!

Après quelques semaines de tergiversations, de rumeurs, et de quelques certitudes, aussi (la face de Gilles Duceppe était déjà bien haut placée sur les poteaux de la rue d’Iberville, à Montréal, dès vendredi soir!), c’est maintenant acquis que nous irons en élections le 14 octobre prochain, pour bien terminer un « week-end de trois jours », puisque le 14 octobre sera un mardi, lendemain de la fête de l’Action de grâces.

Quels seront les bons coups de cette campagne?  Quels en seront les coups bas?

Plusieurs chroniqueurs disent déjà que pour de nombreuses personnes, cette campagne électorale était aussi nécessaire qu’un mal de dents.  D’autres diront, par contre, que c’est le temps de faire le ménage, à Ottawa.

Voyons voir ce que les prochains jours nous montreront.

Blogue-mobile: Des planchers tout neufs!

Je me suis embarqué dans un beau projet, en me portant acquéreur de ce véhicule, que j’appelle désormais la blogue-mobile. Je l’ai acheté pour m’amuser, et ce dans tous les sens du terme. Évidemment, j’avais une bonne idée du genre de « projet » ce tout-terrain allait représenter; il date de 1987, son compteur indique 276,000 kilomètres, et a été remisé dehors pendant 11 mois, avant que je ne l’achète. Je me doutais que certains travaux seraient nécessaires. Aussi, il y a quelques jours, après avoir réglé les principales urgences, du côté mécanique, j’ai consulté un ami, maniaque de bagnoles, lui aussi, afin de faire réparer les planchers, qui montraient des signes évidents de corrosion. Au début, ça semblait pas trop compliqué, mais une fois qu’il a eu retiré les tapis de la bête, il fut, comment dire, sous le choc.

Ça, c’est l’endroit où se trouvait le siège du conducteur. Même ce que l’on appelle communément « la bosse », au centre du plancher, est attaquée sérieusement.

Le plancher arrière se termine à cet endroit, et la petite cloison supporte la banquette arrière.

Vous vous demandez ce que ressentait Fred Caillou, dans sa bagnole? Le plancher était attaqué jusque sous le pédalier. La poutre de renfort, pour sa part, est encore très solide, et ne présente qu’un peu de rouille de surface. La Jeep Cherokee repose sur un châssis de type monocoque renforcé. Un châssis monocoque normal n’a pas de telles poutres, situées de chaque côté du véhicule.

Du côté passager, ce n’est guère mieux. Les trous béants sont nombreux.

À l’avant, du côté passager, on voit sous le véhicule à plusieurs endroits. Tous ces trous expliquent bien pourquoi le sous-tapis, qui sert surtout à l’insonorisation du véhicule, était complètement détrempé.

À l’arrière, côté conducteur, le plancher, ou plutôt le non-plancher, une fois nettoyé. Il ne reste vraiment plus grand chose.

La nouvelle tôle, du côté conducteur, a demandé beaucoup de travail, à cause, entre autres, de la proéminence de la bosse, dans laquelle loge la boîte de transfert.

Toujours du côté conducteur, on voit bien les points de soudure, où la tôle est fixée à la poutre de renfort.

Le plancher arrière a maintenant bien meilleure figure.

Du côté passager, la réparation fut plus facile, compte tenu que la bosse ne présente pas d’irrégularité. Encore une fois, les points de soudure relient le plancher à la poutre de renfort.

À l’arrière, côté passager, le plancher est aussi tout neuf.

Une fois les soudures complétées, un scellant fut appliqué sur celles-ci, afin d’éviter toute infiltration d’eau. Ici, côté conducteur, à l’arrière.

Même endroit, mais vu d’un angle différent.

Côté passager, toujours à l’arrière.

Côté passager, à l’avant.

C’est vraiment du côté du conducteur que la bosse centrale montrait les plus sérieux dommages.

L’opération planchers fut complétée par l’application de trois couches d’apprêt époxyde catalysé. Ici, le plancher avant, côté passager, a maintenant fière allure.

Question d’éviter un retour de la rouille, l’apprêt fut appliqué jusque sur le dessus de la bosse.

À l’arrière, cette fois. Heureux de ne plus voir le plancher du garage, de l’intérieur de la blogue-mobile.

Toujours à l’arrière, côté conducteur, cette fois.

Une fois l’apprêt appliqué, la proéminence du plancher, du côté conducteur, saute aux yeux.

Les couches d’apprêt s’arrêtent au niveau du levier de la boîte de transfert, presque sur le dessus de la bosse.

Plus de danger de freiner avec mes souliers, maintenant.

Vu de l’arrière de la blogue-mobile, on remarque bien le logement de la boîte de transfert, qui fut presque complètement reconstruit.

Il reste certaines réparations mécaniques à faire; après le remplacement de la pompe de servo-direction, voilà que la boîte d’engrenages de la direction laisse fuir du liquide à son tour. Je crois que je vais la remplacer, et reconstruire l’ancienne, à temps perdu. Une telle reconstruction consiste au remplacement de tous les joints d’étanchéité, que l’on peut acheter en trousse dans les magasins de pièces d’autos. Lors d’une recherche, sur internet, j’ai pu constater que la même boîte d’engrenages est également utilisée sur des modèles Pontiac, et Cadillac, entres autres. C’est que cette Jeep date des derniers jours de la corporation American Motors (AMC), et à l’époque, les véhicules AMC étaient construits, comment dire, avec les pièces qui étaient en spécial cette semaine-là. Malgré que certains éléments soient d’origine AMC, comme le moteur à six cylindres en ligne de 4 litres, la direction de la blogue-mobile est signée GM, le circuit d’allumage est de fabrication Ford, alors que la boîte manuelle est d’origine Peugeot. En fait, si vous avez toujours rêvé de conduire un véhicule construit avec « ce qui traîne à la cour à scrap », dépêchez-vous d’acheter un véhicule de fabrication AMC, pendant qu’il en reste encore.

Les véhicules Jeep conçus après 1987 possédaient beaucoup plus de pièces Chrysler, parce que cette compagnie a acheté AMC – et Jeep – cette année-là. Par contre, les éléments de l’époque furent quand même utilisés pendant plusieurs années; selon Wikipédia, le système d’injection RENIX (fabriqué conjointement par Renault et Bendix), du moteur de 4 litres, ne fut remplacé qu’en 1991, par une version modifiée par Chrysler, et ce n’est qu’en 2000 que l’allumage Ford fut mis de côté, en faveur d’un allumage d’origine Chrysler sans distributeur, doté de bobines d’allumage individuelles pour chacun des six cylindres.

Le projet se poursuit donc, au fur et à mesure du temps – et du budget – disponibles.