A-5, été 2009: (2) La jonction avec la QC-105

Dans cette série:  (1) La chaussée nord(2) La jonction avec la QC-105(3) La chaussée sud

La première phase du prolongement de l’A-5, au nord de Gatineau, ne mesure que 2,5 kilomètres, donc n’est pas très longue.  Elle permettra de contourner une section de la route 105 faite de courbes à l’aveugle, ainsi que l’intersection avec le chemin Pine, qui est à un angle presque impossible.  La circulation deviendra donc beaucoup plus sécuritaire, dans le secteur, puisque tout le trafic de transit prendra l’A-5.

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Les lampadaires annoncent la fin de la chaussée nord, et la jonction avec la QC-105, laquelle sera contrôlée par un système de feux de circulation,…

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…que l’on voit bien ici.  Je me tiens sur ce qui sera le début de la chaussée sud, pour prendre cette photo.

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Voici la chaussée nord.  Ceux qui y arriveront serreront à droite, pour aller rejoindre la route 105.  À voir le dessus du rouleau compresseur, c’est à croire qu’il n’a rien compacté depuis des semaines.

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Ici, on voit ce qui deviendra la bretelle que ceux qui roulent vers le sud emprunteront, pour prendre l’A-5.  Ils tourneront à droite,…

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…puis ensuite à gauche, afin de s’aligner sur la chaussée sud, en direction de Gatineau.

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Voici, plus ou moins, à quoi devrait ressembler, globalement, la jonction A-5/QC-105, à la fin de la première phase du prolongement de l’autoroute 5.  Je l’ai dessiné à partir d’une image de Google Earth, sur laquelle j’ai ajouté, en rouge, les deux chaussées de l’A-5.

La troisième, et dernière partie de cette visite, sera en ligne bientôt.  Promis!

Prime à la casse: Le budget des USA épuisé en 6 jours!

Pendant que nos gouvernements vous offrent quelques billets de bus en retour de votre vieille bagnole, le gouvernement américain a été beaucoup plus audacieux; une prime de 4500 US$ à l’achat d’une voiture neuve, du moment que vous rapportez votre vieux bazou, afin qu’il soit retiré de la route.  Les USA avaient alloué un budget de 1 milliard US$ à ce programme, croyant qu’il serait suffisant pour se rendre jusqu’en novembre.

L’erreur!

Selon cet article de Michel Munger, de la chaîne Argent, le budget du programme, qui s’appelle officiellement Car Allowance Rebate System (CARS), et qui est communément nommé « Cash for Clunkers », fut épuisé en six jours!  Ainsi, après avoir mis plus de 60 milliards US$ dans les mains des dirigeants des canards boiteux que sont Chrysler, et surtout GM, voilà que le gouvernement américain se rend compte qu’il devra mettre un milliard par semaine, pendant un bon bout de temps, cette fois dans les mains des consommateurs, afin de les pousser à s’acheter un véhicule neuf.  Évidemment, il s’agit d’une bonne nouvelle pour les acheteurs potentiels d’un nouveau véhicule, mais qu’en est-il pour l’américain qui prend l’autobus, ou qui doit marcher, pour se rendre au travail, parce que trop pauvre pour s’acheter une voiture?  Il paie la rutilante voiture neuve de son voisin, et doit se contenter de la regarder.

J’ose à peine imaginer ce qui arriverait, si le gouvernement québécois mettait un tel programme en marche; le bon québécois s’achèterait une « minoune à 500$ », avant d’aller chez le concessionnaire, question de faire un peu de profit sur le dos du gouvernement.  Après tout, en payant une minoune à 500$, il lui resterait 4000$ de profit, tout en conservant sa vieille voiture, dont il n’est pas pressé de se défaire.  D’autre part, voulant aussi profiter de la manne, les vendeurs de minounes à 500$ hausseraient le prix de leurs bazous, puisque ceux-ci deviendraient plus recherchés, ce qui occasionnerait un handicap de plus pour le pauvre gars qui se cherche une minoune à 500$, afin de rouler les trente minutes de route qui le sépare de son travail, et ainsi éviter les deux heures d’autobus aller, et les deux heures retour, qu’il doit se taper à chaque jour.  Encore une fois, ce sera le riche qui en profitera, sur le dos du pauvre.  Comme pour les tarifs d’Hydro-Québec, en fait.

Tout cela pour dire que la blogue-mobile n’est pas à vendre; elle a beau avoir 22 ans bien comptés, elle demeure fidèle au poste.

Par contre, le fait que nos voisins du Sud se permettent un tel programme, manifestement aussi tentant que éphémère, fera en sorte que des pressions soient faites pour le reconduire, cette fois avec quelques milliards$ de plus.  Rappelons que le gouvernement américain n’a pas ces milliards en réserve, tout comme ce fut le cas pour tous les autres milliards dépensés par l’oncle Sam depuis l’automne dernier.  Ces sommes s’ajouteront donc au total que devra assumer l’ensemble des américains, par le biais de leur dette incommensurable, qui dépasse déjà les 100% du produit intérieur brut (PIB) de la planète, et qui entraînera, tôt ou tard, les USA dans une hyperinflation digne des années 1930, en Allemagne.

Bixi: Concurrence déloyale?

Plusieurs écologistes se sont extasiés devant l’initiative de la ville de Montréal, avec son projet Bixi.  En effet, Stationnement Montréal, une agence de la ville, offre désormais un service de location de vélos libre-service, disponibles à l’heure, et ce dans plusieurs secteurs de la ville.  Les débuts du service furent marqués de quelques irritants; certains ont vu leur carte de crédit facturée de plusieurs centaines de dollars, suite à une promenade de moins de 15 minutes, supposée être gratuite, alors que d’autres se sont plaints que les vélos Bixi ne dureront pas longtemps, à cause de problèmes de conception, qui met leur solidité en doute.  Mais depuis, les choses se sont tassées, et les problèmes sont plutôt rares.

Mais il y a un problème qui persiste.  Celui d’une agence publique qui s’immisce dans un domaine normalement privé, à savoir la location de vélos.

Si aucun service de location de vélos n’existait, ou si aucun commerce n’offrait ce service, il n’y aurait aucun problème à ce que la ville offre un service autrement inexistant.  Mais il y a des loueurs de vélos, que ce soit au centre-ville, dans le Vieux-port, sur le Plateau, dans le Village, ou ailleurs, et plusieurs d’entre-eux ne la trouvent pas drôle, comme le rapporte cet article signé Julie Charette, de l’agence QMI, et repris par le site Canoë.  Deux commerçants, rencontrés par la journaliste, font état de baisses de revenus, causées par la mauvaise température, évidemment, mais aussi par les Bixi.  Le manque à gagner, pour les loueurs de vélos, pourrait se situer entre 15 et 20%.  Et c’est là que je vois un problème.

Les gouvernements, municipal dans le présent cas, viennent s’introduire dans un marché normalement comblé par les commerçants, à un point tel que je reprocherais à la ville de faire de la concurrence déloyale.  Après tout, et ce même si certaines entreprises privées, comme Rio Tinto Alcan, entre autres, ont aussi investi dans le projet Bixi, il n’en demeure pas moins que le projet a été monté avec l’argent des contribuables, ce dont les loueurs de vélos déjà établis n’ont pas pu profiter.  De plus, la ville se tire dans le pied, dans un certain sens, puisque si les commerces de location de vélos ferment leurs portes, la ville se verra ainsi privée de revenus de taxes.  Finalement, et c’est la partie de la question qui m’irrite le plus, la ville tient une politique de « deux poids, deux mesures », puisque si les loueurs de vélos n’ont d’autre choix que de voir la ville s’immiscer dans leurs affaires, et leurs clients habituels s’agglutiner autour des stations Bixi, elle interdit toujours à quiconque de transporter les gens à bord d’autobus, parce que celle-ci détient le monopole du transport en commun.  Il me semble que si la ville ne veut pas que l’on « joue dans ses tales », elle devrait faire de même envers les commerçants déjà établis, et ne pas leur faire une concurrence déloyale.

C’est ce que je reproche aux gouvernements; ils s’introduisent dans des domaines normalement privés, officiellement dans le but d’offrir un service qui n’existe pas, ce qui n’est manifestement pas vrai, mais elle empêche à qui que ce soit de lui faire concurrence dans beaucoup d’autres domaines.  Et c’est ainsi que l’argent des contribuables est dépensé; pendant que les automobilistes louvoient entre les nid-de-poule, la ville loue des vélos.  C’est de cette façon que les gouvernements s’immiscent dans la vie des gens, avec l’assentiment de ceux-ci.  Le problème, c’est que tôt ou tard, la ville aura le nez partout, comme c’est le cas des gouvernements supérieurs en général, et du gouvernement québécois en particulier, et que cela finira par paraître sur le compte de taxes.

Je vous aurai prévenus.

WVCS: Mon seuil de participation est atteint! Merci à tous mes donateurs!

J’ai eu droit à un don généreux, en ce samedi, don qui m’a permis d’atteindre le seuil minimal de participation, qui est fixé à 2000$.  J’ai publié un texte sur ma page personnelle, sur le site web du Week-end pour vaincre le cancer du sein.  Voici le texte.

Eh bien c’est fait! Aujourd’hui, j’ai atteint le seuil minimal de participation de 2000$, et ce grâce à un généreux don d’une personne qui tient à ne pas dévoiler son nom, mais que je connais très bien! Merci à toi, pour ce don si généreux, et merci également pour la grande confiance que tu mets en moi. Je tâcherai d’être à la hauteur.

Je dois vous avouer que pour ma part, j’ai un peu mis de côté tout ce qui se rapportait au Week-end, dernièrement. J’ai dû composer avec un transfert, au niveau de mon travail, accompagné d’un déménagement, et ce dans un laps de temps plutôt court. Et depuis, avec des semaines de travail plutôt ardues, dont la dernière, qui s’est terminée hier, de près de 60 heures en 5 jours, cela me donnait bien peu de temps pour faire avancer la cause.

Mais voilà, je m’y suis remis, ces derniers jours, et avec la généreuse complicité de mon bon ami, Paul Ferguson, qui marchera les 60 kilomètres, lui aussi, ma campagne de financement s’est accrue de plus de 500$ en moins de trois semaines. Alors un énorme merci à tous ceux et toutes celles qui ont contribué à cette atteinte du seuil de participation. Sans vous, rien de tout cela ne serait possible.

Mais le fait que j’aie atteint les 2000$ nécessaires à ma participation ne veut pas dire qu’il faut cesser de donner à la cause du cancer du sein, afin d’en arriver, un jour, à éradiquer cette maladie. Tous vos dons sont les bienvenus, car la lutte doit se poursuivre. Évidemment, pour les raisons que j’ai expliqué, il serait surprenant que j’atteigne mon objectif personnel de 3000$. Mais, vous savez, vous avez le droit de me faire une surprise. Alors je vous invite à donner généreusement, vous aussi. Vous poserez ainsi un geste qui marquera la vie de beaucoup de gens.

Au nom de toutes celles qui se battent, merci beaucoup!

Vous pouvez faire un don, pour mon ami Paul, ou pour moi-même, en suivant les liens, dans la colonne de droite, qui vous mèneront directement sur nos pages personnelles.  De là, avec votre carte de crédit en mains, vous n’aurez qu’à suivre les instructions faciles.

Étalement urbain à Québec: Un autre combat « vert » perdu d’avance

Ça fait déjà un bout de temps que je dis que le combat des environnementalistes contre l’étalement urbain en est un perdu d’avance.  En voilà une autre preuve éloquente.

Selon un article de l’agence QMI, repris par le site Canoë, la petite ville de Pont-Rouge est en train de devenir la nouvelle banlieue de Québec.  Le directeur général de la ville, Jacques Bussières, a accordé une entrevue à Régys Caron, de QMI, dans laquelle il explique que c’est le manque de terrains disponibles qui retarde l’expansion de la ville, car la demande est toujours là.  D’ailleurs, deux projets de lotissement sont en attente de diverses approbations, que ce soit de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Portneuf, ou encore de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), représentant au total plus de 1000 terrains résidentiels, qui deviendront disponibles à autant d’acheteurs potentiels.  La ville de Pont-Rouge a beau être à une demi-heure de Québec, son développement, depuis l’an 2000, est phénoménal.

Les environnementalistes, face à de telles statistiques, peuvent toujours tenter de culpabiliser les gens; rien ne les fera changer d’avis.  Le couple modèle, qui veut – ou est en train de – fonder une famille, désirera davantage une maison, avec un terrain arrière, et la possibilité d’aménager une piscine, et/ou un garage, qu’un appartement au centre-ville.  Le besoin d’espace aura toujours la priorité sur la conscience environnementale, à tout le moins telle que définie par les écologistes.  D’ailleurs, puisque l’être humain rejette du CO2, lorsqu’il respire, la concentration d’êtres humains dans un endroit restreint, comme un centre-ville, ne risque-t-il pas d’amener, par extension, une concentration de CO2?  C’est bizarre que nos activistes désirent réduire les concentrations de CO2, et autres polluants nocifs, et militent en faveur de la « concentration » d’êtres humains dans des endroits restreints.  Jusqu’à un certain point, c’est faire la promotion d’une chose, et de son contraire, en même temps.

Du côté administratif, l’étalement urbain a toujours existé, et existera toujours.  Comme une municipalité, surtout si elle se définit comme le centre d’une région, a constamment le désir d’offrir plus de services à sa population (ça, c’est la version officielle; en fait, on devrait dire qu’une municipalité veut constamment augmenter le contenu de ses coffres), elle taxera davantage ses citoyens, comparativement aux municipalités qui l’entourent.  Or, les citoyens voulant toujours payer le moins de taxes possible, ils tendront plutôt à s’installer juste à la limite de ladite municipalité centrale, de façon à profiter des services, et du regroupement de commerces, et ce sans payer la lourde facture de taxes.  Les brillants fonctionnaires croyaient qu’en regroupant une ville-centre, et ses banlieues immédiates, en une grande ville unique, ils résoudraient le problème de financement par le fait même.  Mais comme tous ceux qui se croient intelligents, ils n’ont considéré que ce qu’on voit, et ont ignoré ce qu’on ne voit pas; les nouvelles villes ont, elles aussi, des frontières, et les gens qui veulent se construire une maison feront la même chose qu’avant, c’est à dire qu’ils se construiront juste en dehors des nouvelles grandes villes.  En 1900, la banlieue de Montréal, c’était Maisonneuve.  En 1940, c’était Côte-Saint-Michel.  En 1980, c’était Anjou, et maintenant, c’est Repentigny.  Dans 20 ans, ce sera Lavaltrie.  Et ainsi de suite.  Idem pour la ville de Québec, ainsi que pour toutes les villes de taille moyenne qui ont eu la brillante idée de fusionner en une ville plus grande.

Il y a des tas de Pont-Rouge au Québec; des petites municipalités, situées en dehors des villes-centre, qui ne demandent qu’à offrir des services à une population en quête de plus d’espace, et d’un entourage plus calme, que celui offert par une ville.  Et tant qu’il y aura cette possibilité, l’étalement urbain règnera en maître.