Les coupes aux arts: Une pelletée de sable dans le désert!

C’est drôle, que l’on entende les artistes (il paraît que Claude Poirier les a déjà surnommé « les tartisses ») déchirer leur chemise dans les médias, et ailleurs, au sujet des coupes budgétaires, récemment effectuées par le gouvernement Harper, et plus particulièrement par la ministre responsable, Josée Verner.  Mais j’en ai appris une bonne, aujourd’hui.

J’ai appris cette chose en lisant cet article, tiré de la publication web « Le Québécois Libre », cet après-midi, en arrivant du boulot.  Et cette chose, les artistes se garderont bien de vous en parler, mais moi, je vais vous le donner en mille.  Et la chose en question, c’est ceci.

Les coupes budgétaires, dont se plaint toute la colonie artistique, et à cause desquelles Gilles Vigneault a traité Stephen Harper de dictateur, en plus d’insulter toute la population québécoise qui a osé voter pour les conservateurs, en 2006, se situent entre 45 et 50 millions de dollars.  Comparé à rien du tout, c’est énorme, mais quand on compare cette somme au budget global que le gouvernement fédéral consacre aux arts et à la culture, ce n’est qu’une pelletée de sable dans le désert!  Tenez-vous bien, le budget global, annuel, accordé aux arts et à la culture, par le gouvernement du Canada, est de… 3,2 milliards de dollars!  De plus, les programmes coupés le furent parce qu’ils coûtaient trop cher en frais d’administration, comparativement à ce qu’ils versaient aux artistes.

À la lumière de ces informations, qui sont ceux qui ont le plus manipulé la vérité, d’après vous?  Les membres du gouvernement conservateur, ou les « tartisses »?

En deux mots, moi aussi, je suis bien content que ces « bienheureux » aient été coupés.  Qu’ils arrêtent de brailler sur leur pauvre sort, et qu’ils trouvent du financement ailleurs qu’auprès de nos gouvernements, afin de continuer à se payer des bagnoles de luxe, et des condos dans le sud.  Bref, pendant que vous attendez pour la chirurgie que vous devez subir depuis des années, dites-vouz que les « pauvres » artistes recueillent 3,2 milliards$ en subventions, annuellement, et ce du gouvernement fédéral seulement.  C’est à part les budgets provinciaux.  Pensez-y, la prochaine fois!

La campagne du bloc québécois: Trop drôle!

Il y a des jours où l’on regarde les nouvelles, comme ça, sans trop prendre le temps de les lire en profondeur.  Puis un titre attire l’attention, et on s’y attarde un peu plus.  Dans mon cas, ce fut la nouvelle, sur le bloc québécois, publiée à 17h29, sur le site Canoë, signée par Michel Hébert, du Journal de Québec, et intitulée « Les conservateurs québécois sont « à genoux » devant Harper« .

Évidemment, le chef Gilles Duceppe a, de nouveau, sorti l’épouvantail d’un gouvernement conservateur majoritaire, en bon marxiste-léniniste qu’il est, parce que, comme on le sait, il est de plus en plus à court d’arguments, dans cette campagne.  Mais ce qui a retenu plus particulièrement mon attention, ce sont les deux derniers paragraphes de l’article.

L’avant-dernier dit « «Pour nous, c’est le Québec d’abord, le Québec debout, et je préfère de beaucoup des députés dans l’opposition que des députés à genoux au pouvoir», a-t-il insisté devant une poignée de militants de l’est de Montréal. »  À la lecture de ce passage, je me suis dit que l’organisation de la campagne de Duceppe commence à faillir à sa tâche, s’il n’y avait qu’une poignée de militants, sur les lieux.

Mais le dernier m’a littéralement fait pouffer de rire.  Le voici: « Le chef du Bloc s’est ensuite rendu à Laval, en appui à ses candidats rassemblés pour l’occasion dans une ferme vouée à la réinsertion sociale des jeunes. Il a invité les quelque deux militants présents à travailler fort et, surtout, à «ouvrir les bras» à ceux qui seraient tentés, pour une raison ou pour une autre, de voter pour un autre parti. »  J’espère pour lui que le journaliste a fait une faute de rédaction, parce que deux militants, ce n’est vraiment pas beaucoup!

S’il y avait si peu de militants, lors des arrêts de campagne de Gilles Duceppe, cela lui rappellera sûrement les campagnes électorales de son époque marxiste-léniniste.  Serait-il en train de se rendre compte que son parti actuel est devenu, aux yeux des gens, aussi nécessaire qu’un mal de dents?

MISE À JOUR – 15 SEPTEMBRE, À 16H10

Le même article était dans le Journal de Montréal de ce matin.  Effectivement, Gilles Duceppe, et ses candidats, étaient réunis dans une ferme, mais il y avait DEUX CENT militants présents.  Pfiouuu!

A-610: Du verbiage d’in-gné-nieurs!

Il y a trois mois, soit le 8 juin dernier, j’écrivais au MTQ, afin d’avoir une idée des raisons qui expliquent la décision, prise le 2 octobre 2006, en pleine crise du viaduc de la Concorde, de renommer l’autoroute 10, entre la sortie 143 et la route 112, « autoroute 610 ».  Je n’avais reçu qu’un accusé réception, mais la semaine dernière, j’ai reçu une lettre, signée de la main de Louis Ferland, ingénieur, directeur pour l’Estrie, au MTQ.

Après lecture de la lettre, et consultation de la carte jointe à celle-ci, je dois me rendre à l’évidence; toute cette affaire n’est que du verbiage d’in-gné-nieurs!

Cliquez sur les pages de la lettre pour les voir en format lisible.

Le roman que m’a écrit l’ingénieur Ferland ne se tient tout simplement pas debout, lorsque comparé avec la politique de numérotation du réseau routier.

D’abord, s’il est désormais prévu que l’A-410 ne se rende plus jusqu’au point de raccordement de l’A-10 (maintenant A-610) et de la route 112, point prévu à l’origine, et que l’on voit sur le croquis joint à la lettre, mais qu’elle s’arrêtera plutôt à la route 108, dans l’arrondissement de Lennoxville, une fois celle-ci complétée, pourquoi lui laisser un numéro avec un préfixe pair?  Cela ne fait aucun sens.  De plus, il fait référence à un schéma, qu’il dit m’envoyer, du tracé déposé au BAPE, pour illustrer la suite des choses, en plus du croquis montrant le tracé que devait suivre l’A-410, selon les prévisions, mais il n’y a que le croquis, dans l’envoi.

Ensuite, il faisait état de plusieurs plaintes, reçues par le Ministère, concernant la signalisation.  Les gens provenant de l’ouest devaient prendre une sortie, sur l’A-10, afin de poursuivre leur route sur… l’A-10, ce qui est une aberration en soi.  L’ingénieur indique que, « Après consultation avec le milieu, il a été décidé de changer le numéro de l’autoroute 10 à partir de la sortie 143 et de la renommer 610 par souci d’homogénéité avec la 410, chiffre pair pour une direction est-ouest. »  Il prouve ainsi que devant une politique de numérotation des routes pourtant bien précise, il a préféré s’en remettre au milieu, au lieu de prendre ses responsabilités de directeur.  En effet, il eut été beaucoup plus simple, compte tenu de la configuration de l’actuel échangeur A-10/A-55/A-610, de tout simplement faire des voies en direction de l’A-55 nord la sortie 143, comme dans les croquis suivants, montrant des exemples de signalisation actuel, et souhaité.

Cliquez sur le croquis pour le voir en format plus grand.

Le fait de renommer l’autoroute 610 n’a aucun rapport avec le nombre pair, pour la direction est-ouest, le numéro 10 étant déjà un nombre pair.  Il aurait plutôt fallu renommer l’A-410 en A-510, puisque celle-ci se terminera dorénavant à la route 108, et non pas à l’A-10.  Quant à l’actuelle A-610, il aurait fallu la laisser sous le vocable A-10; un simple changement aux panneaux de sortie, sur l’A-10 ouest, aurait fait l’affaire.  Mais non, un in-gné-nieur a préféré refiler ses propres responsabilités au milieu, et se laver les mains de toute cette affaire.  Cela donne, encore une fois, une idée précise de la « culture d’entreprise » qui règne au MTQ.

Débat des chefs: Tout le monde y sera, finalement

C’est en revenant de ma dernière livraison, à Mont-Tremblant, que j’ai appris, à la radio de Radio-Canada (CHOM « ne rentre pas », à Mont-Tremblant, dans mon camion), que la famille au complet sera présente aux débats des chefs, puisque celle du parti vert, Elizabeth May, a finalement été autorisée à y participer.

Dans le reportage, sur le sujet, diffusé lors du bulletin de 16h00, elle remerciait tous ceux qui, parmi la population, lui ont fourni un appui important, afin qu’elle ait droit à son lutrin, elle aussi, devant les caméras, les 1er et 2 octobre prochain.  Je ne sais pas si on a coupé des extraits de ses remerciements, ou encore si elle a fait un oubli majeur, mais je crois qu’elle aurait d’abord dû remercier… Jack Layton.  Voyons voir le fil des événements, d’abord.

Hier, le consortium des télédiffuseurs refusait la présence de madame May, prétextant que d’autres chefs auraient refusé de participer aux débats si elle y était.  Stephen Harper, pour appuyer son refus, a déclaré que la chef des verts n’était rien de plus que la candidate de Stéphane Dion, dans Central Nova, en Nouvelle-Écosse, et que sa présence aux débats donnerait deux représentants libéraux, ce qui désavantagerait les autres chefs.  Elizabeth May a répliqué rapidement, en soulignant le « dédain (du chef conservateur) de l’égalité des femmes, et des féministes en particulier ».  Dès le début de la soirée, Gilles Duceppe a fait savoir, par voie de communiqué, qu’il participerait aux débats, que madame May y soit ou non, et ce même si, à prime abord, il croyait que madame May était trop collée aux libéraux.  On ne pouvait s’attendre à moins; n’est-ce pas Duceppe lui-même, qui met son propre visage sur les pancartes de son parti, accompagnée du mot « Présent »?  Il ne restait donc que deux chefs opposés, soit Stephen Harper, et Jack Layton.

Au cours de la soirée d’hier, les proches de Jack Layton éloignaient déjà les journalistes de celui-ci, qui le pressaient de questions à ce sujet.  La position du chef du NPD ne cadrait pas du tout avec l’alignement de son parti, qui porte définitivement à gauche.  Il est alors probable que les conseillers de Jack Layton lui aient en quelque sorte « recommandé fortement » de laisser madame May participer aux débats des chefs.  Il a donc fait part de sa décision d’accepter Elizabeth May comme participante aux débats télévisés.  Le chef conservateur, ne voulant pas faire cavalier seul, dans cette affaire, a suivi, environ une heure plus tard, en donnant lui aussi son accord.

Tout cela fera en sorte que les libéraux auront, si l’on peut dire, deux représentants sur le plancher des débats.  Ce qui fera l’affaire de Stéphane Dion, qui entendra un « écho » à ses positions.  Je crois que les trois autres chefs, surveilleront madame May de très près.

Ceci étant dit, dans le cadre de la Bourse des chefs, j’enlève 5 points à Jack Layton, chef du NPD, pour s’être placé en position délicate, et pour avoir fait volte-face, dans cette affaire.

Elizabeth May exclue du débat des chefs: Sales anti-féministes!

Alors que je ne m’endormais pas, je suis venu jeter un oeil sur l’actualité, en cette fin de lundi soir.  J’y vois un article signé Sue Bailey, de la Presse canadienne, et repris par le site Cyberpresse.ca,  dans lequel Elizabeth May s’indigne d’avoir été exclue des débats des chefs, lors d’une décision rendue publique par le consortium des télédiffuseurs.

Ben mieux que ça; l’article mentionne que madame May aurait prétendu que « M. Harper a été le seul à avancer publiquement qu’elle ne devrait pas être autorisée à participer. Les conservateurs craignent que les Verts ne leur enlèvent des appuis, et la position de M. Harper trahit son dédain de l’égalité des femmes, et des féministes en particulier. »  C’est que, dans les faits, ce que non seulement Stephen Harper, mais également Gilles Duceppe et Jack Layton ont souligné, c’est le fait que Elzabeth May appuie en grande partie le programme des libéraux de Stéphane Dion, seul chef en accord avec la présence de madame May aux débats, selon le porte-parole du consortium, Jason MacDonald.  D’ailleurs, les libéraux ne présenteront pas de candidat dans la circonscription de Central Nova, en Nouvelle-Écosse, là où se présente madame May, selon un pacte établi entre les deux partis.  La position de monsieur Harper était que la présence de Elizabeth May faisait en sorte que les libéraux avaient deux représentants aux débats, ce qui serait injuste pour les autres partis.  Et comme le chef conservateur a été le seul à prendre position publiquement, là-dessus, madame May lui a donc accolé l’étiquette d’anti-féministe.

Parce que c’est évident, désormais, que lorsque l’on refuse quelque chose à quelqu’un, on devient automatiquement un « mal-intentionné ».  On refuse une place à la chef des Verts, au débats des chefs, on est automatiquement anti-féministe, puisqu’elle est une femme.  D’ailleurs, j’imagine déjà la montée de lait de Lise Payette, dans la prochaine édition du Devoir.  C’est comme quand on refuse une demande d’un membre d’une minorité ethnique; on devient automatiquement raciste!  Pourquoi est-ce devenu si compliqué de dire non à quelqu’un sans se faire traiter de n’importe quoi?

Vous pouvez me le dire, vous?

AJOUT – 9 SEPTEMBRE À 20H00

Pour sa façon bornée de voir la décision du consortium des télédiffuseurs, Elizabeth May perd 5 points, à la Bourse des chefs.