Le Québécois Libre: D’autres explications à la crise

Le numéro 261, du magasine web Le Québécois Libre, édition du 15 novembre 2008, regorge, à nouveau, de textes qui, à défaut de régler la crise économique qui sévit aux USA, et qui risque de frapper à notre porte, nous donne quelques leçons, afin d’éviter de retomber dans la même situation.

Par exemple, l’article de Jean-Hugho Lapointe, intitulé « Les prédictions économiques et la prétention de la connaissance« , nous démontre que les prévisions économiques sont à peu près aussi fiables que les prévisions de la météo.  C’est à dire, passablement vagues, et souvent erratiques.  L’auteur explique que, dans les deux cas, le nombre élevé de variables, ainsi que le fait que les actions de celles-ci ne soient pas linéaires, empêche l’utilisation de modèles pré-établis, ainsi que le calcul mathématique des risques, donc toute possibilité de prédiction exacte.  Son explication pourrait aussi bien s’appliquer aux environnementalistes qu’aux économistes, d’ailleurs.

Dans l’un de ses éditoriaux, le directeur du QL, Martin Masse, nous rappelle, et nous explique avec une simplicité désarmante, que le crédit ne pousse pas dans les arbres.  Il fait référence au système économique actuel, basé sur rien, et le compare avec ce qui prévalait à l’époque de l’étalon-or.  Masse revient dans un autre éditorial, celui-là portant sur l’aveu trompeur d’Alan Greenspan, et sur l’interprétation, fort douteuse, de cet aveu par l’éditorialiste Ariane Krol, dans l’édition de 25 octobre de La Presse.

Un autre texte, celui-là de Terence Corcoran, rédacteur en chef du Financial Post, texte traduit et condensé par Martin Masse, explique pourquoi la folie interventionniste fait chuter les marchés.  Il va même jusqu’à proposer aux gouvernements des pays du G20 d’en appeler à « un moratoire sur les plans de renflouement et de relance, les injections de liquidités et l’accès accru aux capitaux, les plans de sauvetage et les garanties hypothécaires, les augmentations de limite des dépôts bancaires assurés et les subventions au crédit », puisque ceux-ci viennent retirer tous les points de repère selon lesquels fonctionne normalement l’économie, détruisant ainsi les liens de confiance, nécessaires, qui se construisent entre les divers intervenants du système économique.

Bref, le QL est rempli de textes, en français comme en anglais, qui permettent de comprendre les causes de la crise économique mondiale.  Alors que certains sont longs et parfois compliqués, d’autres sont très simples, et faciles à comprendre.  Il s’agit d’une lecture de choix, pour quiconque veut savoir où on s’en va, sur le plan économique.

QC-175: Entre Laterrière et la route 169

Les dernières photos que j’ai prises, lors de mon escapade, furent plutôt intéressantes, surtout lorsque je parviens à rouler sur un chantier presque terminé.  Et c’est arrivé (eh oui, encore!) sur la route 175, quelque part entre le secteur Laterrière, de la ville de Saguenay, et l’intersection de la route 169, dans la Réserve faunique des Laurentides.  Les photos furent prises vers le sud, sauf avis contraire.

Aux environs du kilomètre 227, à l’entrée nord de la réserve faunique.

Près du kilomètre 219, où une bretelle qui permet de passer de deux chaussées à une seule (que l’on appellera désormais un « deux-dans-un ») existe toujours.

Le deux-dans-un du kilomètre 213 est encore plus frais, mais désormais inutilisé.  La photo fut prise en regardant vers le nord.

Au kilomètre 209, toutefois, il faudra vraiment passer de deux chaussées à une seule.  À moins que…

…eh ben ouais, nous en avons la preuve, maintenant; Richard3 a développé une dépendance à l’asphalte nouvellement appliquée!  Ici, on s’affaire à quelques travaux de finition, entre les deux chaussées.  Nous sommes aux environs du kilomètre 206.

Environ un kilomètre plus loin, ce sont des installateurs de signalisation, qui sont en plein travail.

La base d’opérations de l’un des entrepreneurs de ce méga-chantier, à la hauteur du chemin d’accès au Camp Cyriac.

Nous sommes entre les kilomètres 201 et 200, sur la nouvelle chaussée, et l’on voit très bien l’ancienne, à gauche, où l’on circulait encore dans les deux directions, lors de mon passage.

Un peu au sud du pont de la rivière Gilbert, des travailleurs complètent ce qui semble être un autre deux-dans-un, qui servira lors de l’ouverture de ce nouveau tronçon, qui ne saurait tarder, à voir l’avancement des travaux.

Voilà une raison de plus d’avoir procédé à l’achat d’un nouvel appareil-photo.  Celle-ci fut prise avec le zoom au maximum, c’est à dire en 4,0x, mais comme il s’agit d’un zoom numérique, et non optique, ça donne des résultats merdiques, comme on peut le voir ici.  Ce sont les mêmes travaux que sur la pose précédente, mais vus vers le nord, cette fois.  Et la voiture blanche, stationnée en travers, c’est une auto-patrouille de la SQ.

Au kilomètre 190, l’emprise de la nouvelle chaussée est déboisée,…

…alors qu’un kilomètre plus loin, le dynamitage, et le terrassement, sont déjà entamés.

Près du kilomètre 188, j’ai pris le temps de m’arrêter, puis de descendre de la blogue-mobile, afin de prendre cette photo vers le sud,…

…ainsi que celle-ci, vers le nord, où l’on voit le secteur déboisé, mais pas encore dynamité.

Ici, au kilomètre 184, on gruge littéralement la montagne.  Les énormes camions transportent la pierre, fraîchement dynamitée, vers un site de concassage, afin de continuer le terrassement de la nouvelle chaussée.

Ici, la nouvelle chaussée n’est plus à droite, mais plutôt à gauche.  Nous sommes au kilomètre 182,5.

Voici un beau pont tout neuf, qui traverse une rivière, probablement la petite rivière Pikauba.  C’est au kilomètre 178.

Cette fois encore, le soleil me rattrape.  On le voit plus difficilement, à cause de l’ombre, mais il y a une ouverture dans la forêt, près du kilomètre 172.  Comme je regarde vers le sud, cela indique que la nouvelle chaussée est de retour à droite.

Et voici l’intersection des routes 175 et 169.  Je présume qu’il sera modifié, compte tenu de la construction de la nouvelle chaussée.

Évidemment, j’ai dû me dépêcher, pour prendre les photos, parce que le soleil me rattrapait, et que l’ombre de cette fin de journée faisait que les images ne sortaient pas bien.  Par contre, je devrai retourner dans la réserve, avant les premières neiges, afin de prendre certains détails de ce secteur, ainsi que tout le secteur au sud de l’Étape, où d’autres travaux, reliés à ce même méga-chantier, sont présentement en cours.

Un autre problème qui survient, lorsque l’on veut prendre des photos de chantiers de construction sur une route ouverte à la circulation, c’est que l’on ne peut pas toujours prendre les sites les plus spectaculaires, puisqu’il est impossible de s’y arrêter sans nuire à la circulation, déjà perturbée par les travaux eux-mêmes.  Par contre, les images que vous voyez ici vous donnent quand même une idée de grandeur de ce chantier, auquel participe aussi le gouvernement fédéral.

Ceci fait le tour des photos que j’ai prises lors de mon escapade de vacances.  J’espère que celles-ci vous ont plu.  Dans les jours qui viennent, vous pourrez voir d’autres images prises pendant mes vacances, mais lors d’une autre sortie de la blogue-mobile.  J’espère aussi, prochainement, pouvoir mettre à l’épreuve mon tout nouvel appareil-photo, qui me permettra de prendre de bien meilleures photos à distance.

A-20: Bientôt à Mont-Joli!

Nous sommes en période de travaux routiers, au Québec.  Pendant que le gouvernement de notre société distincte (que dis-je, de notre nation!) parle d’un effort sans précédent, je suis plutôt du genre à tempérer, et à parler de rattrapage forcé; le Québec est tellement en retard, autant dans le développement de son réseau routier que dans son entretien, que l’on pourrait presque tenir un fil de presse actif, avec les fermetures, et les restrictions de charge, appliquées aux infrastructures.

Mais bon, la série a beau s’appeler « Les merdes du MTQ », les fonctionnaires doivent aussi avouer que j’illustre également les bons coups.  En voici justement un; le prolongement de l’A-20 vers Mont-Joli.  Je vous montre d’abord sa fin actuelle, à l’intersection de la route 298, à Sainte-Luce.

Le promontoire sud du viaduc de la route 298, à Sainte-Luce, avec l’intersection de la bretelle de sortie de l’A-20 est.

Au lieu d’installer le panneau entier, et de camoufler la partie du bas, les installateurs de celui-ci en ont tout simplement retiré la partie du bas.

Vu depuis le viaduc de la route 298, l’entrée vers l’A-20 ouest fait l’objet d’un détour bizarre, dont la seule raison, à ce que j’en ai vu, est de créer une aire de contrôle, à l’usage des « petits bonhommes verts ».  Non, il ne s’agit pas des candidats du parti pro-environnementaliste, ni d’un contingent d’extra-terrestres, et non plus de militants de Greenpeace.  Ce sobriquet désigne plutôt des contrôleurs routiers de la Société de l’assurance-automobile du Québec (SAAQ), qui veillent à l’application de la loi 430, qui régit l’utilisation des camions lourds, le temps de travail des chauffeurs, etc.  En fait, ce surnom est relié à la couleur des uniformes des contrôleurs routiers.

Toujours depuis le viaduc de Sainte-Luce, on regarde cette fois l’A-20 est, qui file vers Mont-Joli, et sur laquelle on en est rendus aux travaux d’asphaltage.  Même que j’ai roulé dessus, mais n’allez le dire à personne!

Pour la partie « horreur » de ce billet, je n’avais rien sous les yeux, puisqu’il s’agit d’une construction relativement nouvelle.  J’ai donc dû me résigner à photographier cette araignée, en plein travail de tricot, suspendue à l’un des panneaux de petite signalisation.

Cette fois-ci, le soleil « ne roulait pas de mon bord », ce qui a donné un contrejour terrible.  Il s’agit d’un autre demi-panneau, désignant la route 298 est, vers le secteur Luceville de la municipalité de Sainte-Luce.

Je suis sur le viaduc de la route Carrier, toujours à Sainte-Luce, et je regarde l’A-20 ouest,…

…puis je me retourne, pour vous montrer l’A-20 est.

Je suis maintenant à l’extrémité ouest de l’une des nouvelles voies de desserte, à moins de 2 kilomètres de la route Jacques-Cartier (route 132), à Mont-Joli.  Les travaux d’asphaltage étaient rendus à cet endroit, lors de mon passage.

Il y a des travaux d’envergure, à la hauteur de Mont-Joli, pour l’arrivée de l’A-20.  Ici, nous sommes au nord de l’avenue Perreault Ouest,…

…alors que nous voyons un carrefour giratoire, tout juste en face.  Il se situe dans un prolongement, à l’ouest du boulevard Gaboury, du boulevard Jacques-Cartier, et devrait raccorder les bretelles d’accès à l’A-20 à ces boulevards, ainsi qu’à l’avenue Perreault Ouest.

Ici, un camion déverse son contenu sur un terrain, le long du prolongement, vers l’ouest, du boulevard Jacques-Cartier.

Je suis légèrement au nord de l’accès à l’aéroport de Mont-Joli, et à voir cette image, on dirait bien qu’on s’apprête à construire une nouvelle route 132, à cet endroit.

Je suis curieux de voir l’aménagement final de l’A-20, suite à ces travaux, afin de savoir si un autre prolongement sera possible.  Il manque encore environ 80 kilomètres d’autoroute, entre Saint-Georges de-Cacouna et Le Bic, qui devront être complétés, avant que l’on puisse dire que le Bas-du-Fleuve soit vraiment relié au réseau autoroutier du Québec.  Et encore, il ne s’agit que d’une super-2!  D’ailleurs, nous savons tous que les super-2 sont des solutions temporaires, et très peu sécuritaires.

Alors espérons que la suite des choses nous apporte enfin une vraie autoroute vers le Bas-du-Fleuve.

MISE À JOUR – 21 JANVIER 2009

Selon ce communiqué du MTQ, émis le 2 décembre 2008, l’A-20, entre Sainte-Luce et Mont-Joli, y compris le nouveau carrefour giratoire, sur la route 132, est ouvert à la circulation depuis 10h00, ce matin-là.  Cela confirme un commentaire de Sam, qui m’avisait que cette section était ouverte.

A-20: Des panneaux bizarres, et des marques révélatrices.

Lors de mon dernier passage dans la région du Bas-du-Fleuve, j’en ai profité pour jeter un coup d’oeil sur l’A-20, dans le secteur de Rimouski, et plus particulièrement à l’est du viaduc de la rue de Lausanne, là où a eu lieu un terrible accident, le 4 juillet dernier, faisant un mort, et pas moins de neuf blessés.

Voici le point du premier impact, à partir duquel les véhicules impliqués…

…se sont tamponnés, les uns après les autres.  Les occupants des véhicules…

…n’ont probablement rien vu venir, à part le dernier, peut-être.  Ici, chaque véhicule…

…est identifié par une peinture de couleur différente,…

…par les enquêteurs en reconstitution d’accidents de la Sûreté du Québec,…

…qui ont sûrement dû avoir fort à faire pour déterminer les causes exactes de l’accident.

Évidemment, ils ferment la route à toute circulation, le temps de la reconstitution, afin d’avoir une vue d’ensemble, et qu’aucun indice ne leur échappe.

Ce marquage doit consister en leur « signature », ou à un point de référence, pour les diverses photos prises, et études menées sur les lieux.  À moins qu’il s’agisse d’un point où un objet précis a été trouvé.  Je ne saurais le dire.

Toujours est-il que cet accident a laissé des traces, que l’on pourrait qualifier de fumantes.  À cet endroit, l’asphalte est complètement calciné, puisqu’au moins un des véhicules impliqué a pris feu.  Dans l’ovale vert, que j’ai ajouté, et qui ne fait pas partie des marques de l’enquête, un trou de plusieurs centimètres de profondeur.

Dans un autre ordre d’idées, l’A-20, dans le secteur de Rimouski, affiche aussi certains panneaux bizarres, que ce soit parce que relativement nouveaux, particuliers à l’endroit, ou encore parce que l’on ne s’attend pas à les voir en ces lieux.  Voyons voir.

Celui-ci, installé en direction est, avant la sortie 610 (route 232, chemin Sainte-Odile), indique que la Montée Industrielle-et-commerciale (c’est le nom de la route) est interdite aux camions quand les feux clignotent, et que, le cas échéant, l’accès doit se faire par la route 232.  Je présume qu’il doit s’agir d’une mesure de précaution, par mauvais temps.

Tout de suite après l’entrée, depuis la route 298, à Sainte-Luce, on voit ce panneau, qui indique que des travaux sont en cours.  En effet, on y construit un passage à cervidés.  Est-ce à dire que malgré toutes les études et contre-études effectuées, personne n’était au courant qu’il y avait des orignaux, dans ce coin?

Ce nouveau passage est probablement le fruit d’une nouvelle technologie, que l’on voit apparaître, le long de certaines autoroutes rurales, soit celle des clôtures électrifiées, que l’on peut voir, au bas de l’emprise de la route.  Aussi, on informe les gens que si un cervidé (orignal, chevreuil) parvient quand même à s’introduire dans l’emprise, on doit le signaler, en composant le #0511, sur son téléphone cellulaire.

Ce billet ne vous montre que la partie ouverte de l’A-20, soit celle qui se rend jusqu’à la route 298, à Sainte-Luce.  Un autre tronçon, toujours en super-2, est présentement en construction, celui-là jusqu’à Mont-Joli.  J’y reviendrai dans un autre billet, parce que, vous vous en doutez bien, j’ai pris quelques photos.

Route 175: Au camp Jacques-Cartier

Voici le premier d’une série de billets qui vous montrera divers chantiers et routes de l’est du Québec.  Comme je ne fais jamais les choses comme tout le monde, j’ai décidé de commencer… par la fin!  Ces images sont les toutes dernières que j’ai prises lors de mon périple.  Après cela, j’avais un peu le « mal du pays » (lire: je voulais retourner dormir dans mes draps), et je me suis dit que j’allais revenir.  Après tout, de Montréal à l’Étape, ce n’est pas si loin.

Ici, le lac Jacques-Cartier reflétait le soleil comme un miroir.  À l’avant-plan, le sol a été secoué par la machinerie.

Depuis le chemin d’accès au camp Jacques-Cartier, on peut voir le terrassement de la nouvelle chaussée, en direction sud.

Je suis à l’intersection du chemin d’accès au camp et de la route 175, et je pointe vers le nord.  À cet endroit, les travaux sont impressionnants.  Nous voyons une partie du terrassement de la nouvelle chaussée,…

…au bout de laquelle je me suis rendu pour prendre cette autre pose.  S’ils semblent impressionnants, vus de ce côté, les travaux sont définitivement plus spectaculaires, de l’autre côté de la montagne.  Par contre, comme c’est souvent le cas, quand on visite des travaux sur une route achalandée, il est impossible de prendre des photos à certains endroits, et ce pour des raisons évidentes de sécurité, autant la mienne que celle des autres usagers de la route.

Pendant que j’étais sur la nouvelle chaussée, j’en ai profité pour prendre en photo l’une des mesures de protection de l’environnement que nécessite un tel chantier.  Le truc, qui flotte, à la surface de l’eau, est un rideau de turbidité.  Composé d’une membrane géotextile hautement résistante, il retient les matières en suspension aux abords du chantier, et empêche ainsi les particules de se répandre à la grandeur du lac.

Finalement, un dernier coup d’oeil vers le sud, sur le terrassement de la nouvelle chaussée, sur laquelle circulera le trafic vers le nord.

Ce billet est bien court, mais la presque majorité des autres seront beaucoup plus illustrés.  J’en ai un autre, sur la route 175, qui vous montrera plusieurs images de la nouvelle chaussée, plus au nord, qu’elle soit déjà ouverte, ou non.  D’ailleurs, ne le dites à personne, mais j’ai roulé sur des parties non-encore ouvertes de la nouvelle chaussée!  Ça s’en vient!