Courses de chevaux: Québec va encore allonger de vos impôts!

Le site web LCN rapporte, aujourd’hui, que selon Le Devoir, notre bon gouvernement du Québec va apporter une aide supplémentaire de 325 millions$ à la société Attractions hippiques, propriété du sénateur Paul J. Massicotte, dans le but d’aider cette entreprise, sous la Loi des arrangements avec les créanciers depuis juin dernier, à se sortir de son bourbier financier.

Ce fonds supplémentaire servirait à rembourser la taxe sur le pari mutuel (d’abord, c’est quoi, au juste, le pari mutuel?) sur une période de 25 ans, au lieu de cinq ans, comme il était établi lors de l’entente initiale entre Attractions hippiques et le gouvernement du Québec.  Qui plus est, cette aide directe, qui ne comporterait aucune obligation de relance de l’industrie des courses de chevaux, s’ajouterait à d’autres avantages, et que le tout formerait un package deal d’un milliard de dollars.  Et c’est payé avec vos impôts, ça, madame!

Quand on visite le site web de la société Attractions hippiques, on se rend compte d’abord qu’il est impossible de cliquer sur l’onglet « Profil corporatif ».  Peut-être ont-ils trop de choses à cacher?  Ensuite, quand on clique sur l’onglet « Mission », on voit la photo de monsieur Massicotte, et l’énoncé de mission de l’organisation, qui se veut fort éloquent, mais jusqu’à maintenant, pas vraiment réaliste;

Offrir à nos clients un produit de divertissement équin intègre, compétitif et rentable pour tous ses intervenants, avec la détermination et l’effort que nécessite la recherche constante de la réussite et ce, dans un cadre d’harmonie, de respect et de responsabilité envers nos amateurs, nos employés, nos artisans et nos amis les chevaux.

En souscrivant à cet objectif et à ces valeurs, je m’engage à participer à notre succès collectif.

Paul J Massicotte
Propriétaire

Serait-ce que la mission que s’est donnée monsieur Massicotte serait impossible?

Je me demande bien pourquoi Québec est aussi empressé à mettre de l’argent dans un canard boiteux comme l’industrie des courses de chevaux.  Il n’y a presque plus personne, dans les hippodromes, les bourses sont insignifiantes, et les gens ont autre chose à faire que de regarder courir des chevaux.  C’est drôle, mais j’ai l’impression que j’entends parler de la relance de l’industrie des courses de chevaux depuis que je suis « petit gars »!  Il serait grandement temps que les représentants du gouvernement, les hommes à chevaux, les éleveurs, et toutes les autres personnes impliquées, se rendent à l’évidence; les courses de chevaux, c’est chose du passé!  Le 6/49, c’est ben plus payant!

Je sens que toute cette affaire de courses de chevaux n’est qu’une arnaque pour que les deniers publics québécois se retrouvent dans les poches de ce promoteur immobilier, nommé au sénat par Jean Chrétien le 26 juin 2003, mais dont la biographie, sur le site web du sénateur, fait davantage mention de ses honneurs comme comptable.  Évidemment, on risque de m’accuser de voir des arnaques partout!

A-73, en Beauce: Encore d’autres victimes des super-2

Le journal web www.editionbeauce.com indiquait en ses pages, le 4 septembre dernier, que le député local, Maxime Bernier, avait annoncé un investissement de 75 millions$ afin de doubler l’autoroute 73, entre Sainte-Marie et Saint-Joseph, soit sur une distance d’environ 23 kilomètres.  Il déclarait, entre autres, que « Ce financement permettra non seulement de favoriser le développement économique de la région de la Beauce, mais aussi de sauver des vies et d’accroître l’efficacité du réseau routier du Québec, ainsi que du réseau routier pan-canadien dans son ensemble. »

Malheureusement, cet investissement viendra définitivement trop tard pour une dame de 68 ans, Marcelle Daulon, de Saint-Odilon-de-Cranbourne, qui a perdu la vie sur l’A-73, à la hauteur du kilomètre 81, à Vallée-Jonction.  Le face-à-face est survenu vers 18h00, dimanche soir, selon ce que rapporte l’hedbomadaire Beauce-Média, dans son édition web.  La même nouvelle a aussi été rapportée par la Presse canadienne, et reprise par le site Canoë, ainsi que sur le site EnBeauce.com.

Encore une fois, les économies de bouts de chandelles du MTQ ont démontré leur efficacité; madame Daulon est la troisième personne à perdre la vie, sur l’A-73, depuis une semaine.  Trois morts, dans trois incidents différents, mais tous survenus le long de la section en super-2 de cette autoroute.  Il faudra définitivement que la ministre des transports, Julie Boulet, se décide à passer à l’action, dans le dossier des dangereuses super-2, et ce avant que le gouvernement fédéral entreprenne de faire autre chose, avec les fonds annoncés.

Ottawa: Une béquille de 30 milliards$

Selon une manchette du site web de la chaîne Argent, les libéraux et les néodémocrates se seraient entendus sur un plan de relance économique de 30 milliards$, visant à proposer à la gouverneure générale, Michaelle Jean, de leur accorder le pouvoir à la place du gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper, élu le 14 octobre dernier, et qu’ils s’apprêtent à renverser.  Ils se seraient également entendu sur la composition du gouvernement de remplacement, accordant 25% des sièges à des représentants du NPD.  Pour ma part, l’expérience ontarienne, avec Bob Rae à titre de premier ministre, m’a amplement suffi pour connaître les capacités du NPD à anéantir les finances publiques, et à endetter un état.

Évidemment, les libéraux et le NPD se targueront de faire le travail que les conservateurs ne voulaient pas faire.  Or, le problème, c’est que les 30 milliards$ en question représentent une béquille, sur laquelle les entreprises s’appuieront pour tenter de relancer leurs affaires.  C’est clair comme de l’eau de source que cet afflux d’argent – qui provient de vos impôts, et des miens – sera accueilli avec empressement par certaines entreprises déjà consommatrices de subventions gouvernementales.  Mais que se produira-t-il quand les 30 milliards$ seront épuisés?  Ils en redemanderont, c’est sûr!  Tout comme les exclus de ce plan voudront aussi de l’aide d’Ottawa.  Les USA ont commencé avec le plan Paulson, de 700 milliards$, et en sont maintenant rendus à plus de 8 billions$.  Pensez-y, 8 millions de millions!  Si les partis d’opposition prennent le pouvoir, et engagent le Canada dans cette voie, la même chose se produira ici.  Après ces 30 milliards$, combien d’argent supplémentaire faudra-t-il allonger?

Le plan conservateur était différent, dans le sens qu’au lieu de prendre des impôts déjà payés par les contribuables, pour envoyer des chèques aux entreprises, celui-ci prélevait moins d’impôts des entreprises, afin que celles-ci prennent l’argent ainsi sauvé pour réinvestir dans leurs entreprises.  Les résultats sont moins foudroyants, à courte échéance, mais un tel plan de relance a de bien meilleurs effets à moyen, et à long terme.

Je persiste à croire que la principale pomme de discorde, dans l’énoncé de Jim Flaherty, fut l’affaire des coupures des subventions aux partis politiques.  Voyez-vous, Stéphane Dion s’est assis sur ses mains pendant plus d’un an, à la Chambre des communes, devant toutes sortes de politiques présentées par les conservateurs de Stephen Harper.  C’est drôle, mais à ce moment-là, le chef libéral n’était pas si pressé d’obtenir un plan d’intervention massive dans l’économie.  Et maintenant, vous croyez vraiment que c’est dans le but d’aider les travailleurs, que Dion veut prendre le pouvoir, avec l’aide du NPD?

Moi, je n’y crois pas du tout!

La pensée keynésienne a coulé les USA, et avec cette coalition au pouvoir, nous coulerons, nous aussi.

Ottawa: Ça foire encore!

Il est où, celui qui disait que c’est bien, des gouvernements minoritaires?

À Ottawa, l’opposition menace de faire tomber le gouvernement conservateur, élu minoritairement le 14 octobre dernier, parce que, semble-t-il, l’énoncé économique du minstre des finances, Jim Flaherty, n’est pas suffisamment interventionniste, à leurs yeux.  Les libéraux se cantonnent dans la sempiternelle pensée keynésienne, qui préconise une intervention marquée de l’état dans l’économie, et sont en discussion avec les néodémocrates, afin d’offrir à la gouverneure générale, Michaelle Jean, de prendre le pouvoir à la place des conservateurs.

Pour l’heure, les bleus ont retardé la journée d’opposition, prévue pour lundi prochain, 1er décembre, d’une semaine, la décalant au 8 décembre, jour d’élections générales au Québec.  De son côté, l’ancien premier ministre, Jean Chrétien, serait en discussion avec l’ancien chef du NPD, Ed Broadbent, dans le but de mettre en place les bases d’une coalition libérale-néodémocrate, qui prendrait la relève.  Pendant ce temps, en Europe, la gouverneure générale, Michaelle Jean, serait prête à écourter son voyage, afin de rentrer au pays, et de prendre les responsabilités qui s’imposent.  C’est bizarre, cette fois, mais Stéphane Dion, et ses troupes, ne s’assoiront pas sur leurs mains!  La tentation du pouvoir est drôlement forte, pour ce chef en sursis, qui dirige son propre parti sur du temps emprunté.

Pour ma part, je suis tout à fait contre une coalition, aussi temporaire puisse-t-elle être, qui dirigerait le pays suite au renversement du gouvernement légitimement élu à Ottawa.  Si l’opposition veut renverser le gouvernement, qu’elle ait le courage d’en appeler au peuple!  Cela ne risque pas de se produire, puisque les partis d’opposition, surtout les libéraux, ne se sont pas encore relevé, financièrement, de leur dernière campagne électorale.  Les libéraux vont plutôt prendre le temps de faire leurs magouilles, et vont déclencher des élections générales quelque part au printemps de 2009.

Mais savez-vous quel est le gros point, pour lequel l’opposition veut faire tomber le gouvernement?  Je vais vous le donner en mille; l’énoncé économique contient des coupures dans les subventions versées… aux partis politiques!  Évidemment, ils vont nous aveugler avec l’absence de plan de relance de l’économie, d’aide aux travailleurs insuffisante, etc.  D’ailleurs, Stéphane Dion et ses acolytes ont passé plus d’un an assis sur leurs mains, au lieu de faire tomber le gouvernement d’alors, qui n’offrait pas plus d’aide aux travailleurs.  Mais c’est cet unique point qui fait mal à l’opposition; une coupure de 1,95$ par vote obtenu, pour un total d’environ 30 millions$.  L’opposition veut tenter le coup d’état pour une bagatelle de 30 millions$.

Parce que renverser le gouvernement, et prendre sa place, sans passer par le peuple, c’est un coup d’état.  Pas violent, pas sanglant, mais un coup d’état quand même.  Et le plus ironique est que l’un des deux partis à vouloir faire le coup est le nouveau parti… démocratique!

Allez comprendre!

Élections provinciales: À quand un véritable choix?

Après une semaine de campagne électorale, à quoi a-t-on eu droit, de la part des principaux candidats?

Des vidéos « pas gentilles », à l’ADQ, des « tapes sur la gueule », entre péquistes, un chef libéral qui ne veut pas « s’asseoir à une table », mais surtout, du « tapage sur la tête » entre adversaires.  Le pire, dans toute cette affaire, c’est que les trois principaux protagonistes ont la même façon d’administrer, la même façon de gouverner, à savoir la pensée keynésienne.

Certains doivent se demander « qu’est-ce que ça mange en hiver, ça », la pensée keynésienne.  Je vais tenter de décortiquer.

La pensée keynésienne vient de John Maynard Keynes, économiste britannique qui vécut de 1883 à 1946.  Sa pensée est complexe, selon ce qu’en dit l’encyclopédie en ligne Wikipédia, mais le plus clair se résume à une intervention marquée de l’état dans l’économie, afin de tenter d’atteindre le plein emploi.  Plusieurs pays ont tenté la pensée keynésienne, et la très grande majorité d’entre-eux ont abandonné cette philosophie.  L’application de la pensée keynésienne débouche, dans la plupart des cas, à la même constatation; si les résultats, à court terme, sont intéressants, ceux à moyen, et à long terme, deviennent catastrophiques.

En voici un exemple frappant.

Suite aux événements du 11 septembre 2001, la population des USA est prise de panique.  Le président, George W. Bush, déclare alors que dans le but de démontrer aux terroristes que les USA n’ont pas peur, le peuple doit faire comme si de rien n’était, qu’il doit dépenser, qu’il doit faire rouler l’économie.  Or, l’économie américaine, pour se remettre en marche, verra le gouvernement faire une première intervention, soit la création de la Federal National Mortgage Association (FNMA), communément appelée Fannie Mae, qui fait des prêts, et des garanties de prêts hypothécaires, ainsi que de la Federal Home Loan Mortgage Corporation (FHLMC), surnommée Freddie Mac, qui achète des hypothèques et les revend sur les marchés internationaux.  Ces deux sociétés, créées par le gouvernement, permettent à des banques d’accorder des prêts hypothécaires à des emprunteurs insolvables, qui auraient normalement été refusés par les banques.

Devant le succès de ces initiatives, le gouvernement fait une autre intervention; il permet aux banques d’avoir un taux d’argent « en mains » plus bas, leur permettant d’accorder davantage de crédit.  Ce taux détermine la quantité d’argent que la banque doit détenir, soit par des dépôts dans des comptes courants, des placements, etc., avant d’accorder du crédit.  Normalement, ce taux se situe entre 50 et 60 pour cent, c’est à dire que pour chaque dollar de crédit accordé, la banque doit avoir de 50 à 60 cents « en mains ».  Le gouvernement américain permet un taux de seulement 8%.  Autrement dit, pour chaque dollar prêté, la banque n’a qu’à détenir 8 cents, ce qui est très dangereux.

Afin d’amener des emprunteurs potentiels à signer, les banques y vont d’un brillant subterfuge; dans les marchés où les municipalités ont adopté des « smart growth policies », ou des réglements de développement durable, les maisons, de moins en moins disponibles, à cause des possibilités très limitées de développement, prennent environ 10% de valeur par année.  On dit aux emprunteurs, d’une part, que ce mouvement de prise de valeur ne s’arrêtera pas, puisque l’économie va bien, et d’autre part, que si leur hypothèque leur pèse trop, ils pourront revendre la maison avec profit, grâce à la prise de valeur annuelle, et recommencer avec une maison plus modeste.

En 2006, l’économie commence à donner des signes d’essoufflement, et les prises de valeurs cessent.  Certains emprunteurs, qui demeurent insolvables, cessent de verser leur hypothèque, et se font saisir leur maison.  Celles-ci sont aussitôt remises en vente, ce qui propulse l’offre (soit le nombre de maisons disponibles) au-dessus de la demande (soit le nombre d’acheteurs).  Résultat; la valeur des maisons plonge, et entraîne beaucoup d’emprunteurs dans une panique, puisque ceux-ci se retrouvent avec une hypothèque plus élevée que la valeur de leur maison.  Les Fannie Mae et Freddie Mac en ont donc plein les bras, et en viennent à demander l’aide du gouvernement.  Les banques, qui ont embarqué dans ce marché hypothécaire risqué, se retrouvent en situation précaire, et demandent aussi de l’aide.

Que fait le gouvernement de George W. Bush?  Une autre intervention!  Cette fois sous la forme de divers plans d’aide, dont la somme dépassera un billion de dollars.  Un million de millions!  De quoi mettre l’économie des USA sur la touche pendant de nombreuses années.

Ceci n’est qu’un exemple d’interventionnisme de l’État.

Or, les trois partis principaux, qui se font la lutte, au Québec, et qui nous demande de voter pour eux, le 8 décembre prochain, ne jurent, tous les trois, que par la pensée keynésienne.  Sous des images très différentes, les libéraux, les adéquistes et les péquistes ont, finalement, le même plan, la même pensée économique.  Donc, on nous donne le choix entre « une piastre », « quatre trente-sous », ou « deux rouleaux de cennes noires ».  Bref, du pareil au même.

Quand aura-t-on, au Québec, au point de vue de l’économie, un véritable choix politique?

Il semble que ce ne soit pas pour cette élection-ci.