Élections Québec 2012: C’est parti!

Pour ceux qui viennent de se joindre à nous, ou encore qui nous suivent depuis la planète Mars, depuis le 1er août, le Québec est en pleine campagne électorale.  En effet, c’est ce jour-là que le premier ministre, Jean Charest, est allé visiter le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne (pas l’ancien de la SRC; l’autre), pour demander la dissolution de l’Assemblée nationale, mettant ainsi fin à la 39e législature, et décréter la tenue d’élections générales pour le mardi 4 septembre prochain.

Des concurrents déjà prêts

La campagne a débuté sur des chapeaux de roues.  Avant même la fin de la réunion du Conseil des ministres, et la visite protocolaire du premier ministre chez le lieutenant-gouverneur, la chef de l’Opposition officielle, et chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, était déjà à bord de son autobus de campagne, en train de parcourir le territoire de la province.  Jean Charest, quant à lui, a réuni son équipe sur le tarmac de l’aéroport Jean-Lesage, à Québec, tout de suite après son passage au bureau du lieutenant-gouverneur, pour le lancement de la campagne du Parti libéral du Québec (PLQ).  De son côté, François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), rassemblait son équipe de candidats de la région de la vieille capitale, pour lancer, lui aussi, sa campagne.

Depuis une dizaine de jours, donc, la campagne est en marche.  Il faut spécifier que l’électorat aura le choix parmi les candidats de pas moins de 20 partis, en plus de nombreux candidats indépendants.  Parmi les partis inscrits auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), l’organisme indépendant qui a charge de l’organisation des élections et référendums, au Québec, les trois principaux, dans l’ordre de leur nombre de sièges lors de la dissolution de l’Assemblée nationale, le PLQ, avec 64 sièges, le PQ, avec 47, et la CAQ, avec 9 (il faut noter que la reconnaissance officielle d’un parti, à l’Assemblée nationale, requiert 12 sièges), sont les plus susceptibles de former le prochain gouvernement.  Viennent ensuite trois autres partis, dont deux avaient chacun un représentant à l’Assemblée nationale, à savoir Québec solidaire (QS), dont le premier et seul député, Amir Khadir, fut élu lors de la dernière élection générale, en 2008, et Option nationale (ON), parti nouvellement créé par le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, qui fut aussi élu en 2008, mais sous la bannière du PQ, et finalement le Parti vert du Québec (PVQ), qui n’avait fait élire aucun député, mais qui a recueilli un nombre de votes inférieur à celui de QS, lors du dernier scrutin général, il y a presque quatre ans.  Suivent ensuite 14 autres partis, que je listerai ici par ordre alphabétique, à partir de la liste du site web du DGEQ, à savoir:

Évidemment, tous ces partis n’auront pas nécessairement des candidats dans chacune des 125 circonscriptions électorales (autrefois, et encore communément appelés “comtés”) du Québec; même que certains n’auront pas un seul candidat!  Nous pourrons vérifier, après la fin de la période de mise en candidature, soit le 18 août prochain, à 14h00, le nombre de candidats pour chacun des partis en lice.  Nous pouvons d’ores et déjà dire que les trois principaux partis (PLQ, PQ, CAQ), ainsi que QS et ON, auront des candidats dans tous les comtés, à une ou deux exceptions près.  Autre point à considérer; les candidats – et les partis – peuvent installer leurs pancartes électorales avant que la mise en candidature de la personne qui briguera les suffrages soit complétée.  C’est pourquoi il faut vraiment attendre la fin de la période de mise en candidature pour vérifier qui sera candidat, ainsi que le nombre de candidats, autant par circonscription que par parti.

125 circonscriptions, mais pas toutes les mêmes!

Fait important à mentionner, les élections générales se dérouleront selon une toute nouvelle carte électorale.  Compte tenu du fait que la population du Québec se déplace, au gré des saisons, et de l’économie, les circonscriptions, dont le nombre est fixé par la loi à 125, doivent être revues, afin de conserver un nombre équitable d’électeurs dans chacune d’entre-elles, tout en tentant de respecter les autres limites territoriales que l’on retrouve dans les divers niveaux d’administration.  La dernière refonte de la carte électorale remonte à 2001; l’exercice doit se faire normalement à toutes les deux élections générales, mais le fait d’avoir un gouvernement minoritaire, en 2007, et de nouvelles élections générales moins de deux ans plus tard, compte parmi les raison pour lesquelles il y eut trois élections générales avec la carte de 2001.  Ainsi, ce n’est pas moins de 86 comtés qui présentent une délimitation différente de celles qu’ils avaient sur la carte de 2001.  En gros, trois circonscriptions ont été retranchées, dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de Chaudière-Appalaches et de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, afin d’en créer trois nouvelles dans les régions de Laurentides-Lanaudière, de Laval et de la Montérégie.  De plus, le rapport final de la Commission de la représentation électorale du Québec mentionne que compte tenu de la longueur des délais, lors de la dernière révision, soit plus de quatre ans, non seulement quatre comtés se retrouvent-ils en situation d’exception, par rapport à leur nombre d’électeurs, mais trois autres se retrouvent maintenant dans la même situation, en prenant en considération des statistiques plus récentes.  Ceci voudra dire que dans deux élections générales, on risque d’assister à nouveau à de nombreux bouleversements dans la carte électorale.

Des élections, au Québec, comment ça marche?

Au Québec, le mode de scrutin est uninominal majoritaire à un tour, et repose sur la base de la circonscription.  Aussi, dans chaque comté, l’électeur choisit parmi les candidats en lice, et le candidat qui recueille le plus de votes (on parle alors de majorité relative) est élu député.  Le parti politique qui fait élire le plus de députés obtient le privilège de former le gouvernement.  Avec 125 circonscriptions électorales, au Québec, il faut donc faire élire 63 députés pour pouvoir former un gouvernement majoritaire; dans le cas contraire, le parti ayant fait élire le plus de députés sera alors amené à former un gouvernement minoritaire.  Il est à noter que la tradition politique québécoise n’a jamais vu la formation de gouvernement de coalition.

À quelques occasions,  une élection partielle a dû être organisée dans une circonscription, suite à des élections générales, pour cause d’événements particuliers.  À deux occasions, ce fut pour cause d’égalité du nombre de votes, soit dans le comté de Champlain, le 14 avril 2003 (nouvelle élection le 20 mai), et dans celui de Saint-Jean, le 12 septembre 1994 (le 24 octobre).  Aux élections générales du 30 novembre 1998, le candidat du PQ dans le comté de Masson, Yves Blais, est décédé en cours de campagne; un nouveau scrutin fut tenu le 14 décembre.  Lors des élections générales du 2 décembre 1985, le PLQ de Robert Bourassa a pris le pouvoir, avec 99 sièges sur 122, mais le chef fut battu dans sa propre circonscription, celle de Bertrand; il se présente donc à nouveau lors d’une élection partielle, le 20 janvier 1986, dans le comté de Saint-Laurent, après la démission du député élu lors de l’élection générale, le libéral Germain Leduc, qui a ainsi mis son siège à la disposition de monsieur Bourassa.

Et Richard3, là-dedans?

Retour en 2012, maintenant.  Ainsi, la campagne fait rage depuis une dizaine de jours, et les chefs se surpassent en promesses, parfois intéressantes, mais souvent farfelues.  J’avoue avoir jeté un coup d’oeil un peu plus particulier à la CAQ, de François Legault; ce parti a soulevé mon attention, et a frappé fort dès le début, avec deux candidatures marquantes, soit celle du Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, dans Terrebonne, mais surtout celle de Jacques Duchesneau, dans Saint-Jérôme, dont le nom reste dans l’imaginaire des québécois, dans tout ce qui entoure les allégations de corruption, et de collusion, dans l’industrie de la construction.  Par contre, deux promesses importantes, d’abord celle d’une somme supplémentaire de 100 millions$ dans le domaine de la culture, puis celle de cinq journées de congé payées, disponibles pour prendre soin de son enfant, lors de circonstances particulières, promesse faite sans consultation auprès des chefs d’entreprises, sont venues me dire que ce parti était comme tous les autres, à savoir qu’ils promettent des bonbons dans le but d’obtenir votre vote, et que les engagements du parti, entre autres de faire « le ménage » dans l’appareil gouvernemental, pourraient s’avérer très relatives.  Ainsi, le seul véritable espoir de changement que j’avais s’est envolé en fumée, et ce dès les premiers jours de la campagne.

Je me retrouve donc plus orphelin que jamais, au niveau politique.

Commission Bastarache: Je le disais depuis le début!

Profitant de mon dernier jour “entre deux jobs”, je glanais, sur le web, entre les nécrologies des uns et les articles des autres, quand je suis tombé sur le billet de Pascal Henrard, publié plus tôt, aujourd’hui, sur le site Branchez-vous Matin, et intitulé “Bastarache: mes conclusions”.

Il y va d’une suite de sarcasmes – à peine exagérés – qui illustrent fort bien que ladite commission n’était rien de plus qu’un cirque, qui attirait toute l’attention pendant qu’il se passait autre chose.  Il conclut que toute cette affaire a simplement permis au gouvernement de retarder, à défaut de balayer sous le tapis, une éventuelle “enquête publique sur l’industrie de la construction et l’apparence de collusion entre celle-ci et les hautes sphères du pouvoir”.

J’ai bien peur que monsieur Henrard, comme beaucoup de québécois, soient déçus.  Parce que le gouvernement Charest n’a pas du tout l’intention d’aller de l’avant avec une telle enquête publique.  Pourquoi?  Jetons-y un coup d’oeil.

Premièrement, il était écrit dans le ciel que le gouvernement du Québec allait dépenser des sommes importantes – devrait on plutôt dire “colossales”? – dans ses infrastructures.  Et ce, tout simplement parce qu’il n’avait pas le choix; celles-ci tombent en ruines, et pas que littéralement!  Des milliards$ allaient devoir être investis, ne serait-ce que pour revamper les structures construites dans les années 1960 et 1970, et qui avaient allègrement dépassé leur durée de vie.  Et on ne parle même pas du retard – d’une trentaine d’années! – accumulé sur le développement de nouvelles infrastructures, particulièrement au niveau des transports.  La nature était ce qu’elle est, là où ça sent la mort, les vautours s’amènent!  Aussi, peu importe la couleur du gouvernement en place, il est clair comme de l’eau de source que les entrepreneurs en construction allaient tous contribuer, légalement ou autrement, aux caisses des partis politiques, et surtout de celui qui a les deux mains sur le volant.  Juste à voir qui a bénéficié des dons, pendant que les libéraux étaient minoritaires; les trois principaux partis ont été généreusement graissés!

Ensuite, il y a les boîtes de génie civil.  On les regarde peu, mais la collusion se fait plutôt de ce côté, diront certains.  Idem, dans la forme comme pour le fond; la commission Johnson, sur l’effondrement du viaduc de la Concorde, à Laval, a tiré, parmi ses conclusions, qu’il fallait davantage de surveillance, sur les chantiers, pour éviter les erreurs, commises sciemment ou non, lors de la construction des infrastructures.  Et selon vous, qui effectue ce type de surveillance?  Les maisons d’ingénieurs, bien sûr.  Normal que si l’on engage l’une de ces boîtes, pour concevoir un projet, plus une deuxième, pour surveiller les travaux, les coûts d’ingénierie vont forcément doubler!  Personne ne travaille bénévolement, dans ce domaine!  Et quand nous savons que les firmes d’ingénierie, au moment de soumissionner sur de plus grands projets, se regroupent en consortiums, peut-on vraiment parler de saine concurrence?

Cela me fait un peu penser à une vieille blague.

C’est le maire de Montréal, qui veut des opinions pour réaliser un projet, et fait appel à des entrepreneurs, pour des fins de consultation.  Trois entrepreneurs se présentent; un de Toronto, un de Calgary, et un de Montréal.  Le maire accueille d’abord celui de Toronto, qui lui dit, après avoir jeté un oeil sur les plans, qu’il peut faire le travail pour 4 millions$.  Le maire le remercie, puis accueille l’entrepreneur de Calgary, qui lui garantit qu’un tel projet ne devrait pas coûter plus de 3 M$.  Le maire s’en réjouit; un million de moins!  Il reçoit finalement le type de Montréal, qui lui annonce qu’il fera le job pour 5 M$.  Le maire de lui demander “Hein? 5M$?”, et l’entrepreneur de lui répondre “Ben oui, 5 M$; un pour toi, un pour moi, puis on prend le gars de Calgary en sous-traitance!”

Après, nos politiciens grimpent dans les rideaux, lorsque l’on lit, dans le Maclean’s, que les québécois ont la corruption inscrite dans leurs gênes!

Bref, tout cela pour dire, à monsieur Henrard comme aux autres, qu’une enquête publique sur la construction, et tout ce qui l’entoure, amènera à peu près les mêmes conclusions que la commission Bastarache, et la commission Gomery, avant elle; un gros show de télé, beaucoup d’effets de manche, des millions$ dépensés, et des conclusions que l’on connaissait déjà, à savoir d’une part que la machine est graissée de l’extérieur, et d’autre part, que les preuves sont insuffisantes pour accuser quelque politicien que ce soit!  Et pour Jean Charest, ce sera une éclaboussure de plus.  Une parmi tant d’autres.

Les libéraux, face au budget conservateur: Plus ça change,…

Au milieu de l’après-midi, hier, le site Canoë avait mis une bannière jaune fluo, sur sa page d’accueil, dans laquelle on pouvait lire que les libéraux, les néodémocrates, et le bloc, voteraient contre le budget de Jim Flaherty, et du gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper.  Mais celle-ci n’est pas restée là longtemps; selon un article de l’agence QMI, diffusé à 17h53, et mis à jour à 20h17, les libéraux ont annoncé qu’ils ne feraient pas tomber le gouvernement.  Décidément, plus ça change,…

L’article cite notamment le chef libéral, Michael Ignatieff, qui dit que malgré le fait que le budget ne contienne aucune mesure pour enrayer le chômage chez les jeunes, construire des technologies vertes, ou pour s’attaquer à une crise prévisible des régimes de retraite, il n’envisage pas de déclencher des “élections hâtives” en votant contre le budget.  Il explique un peu plus profondément le pourquoi de la décision du parti en ces termes:

Petit à petit, nous sommes en train d’offrir une solution de rechange. Lorsque nous serons prêts, il y aura un choix clair entre, d’une part, des coupes, gels et manigances et d’autre part, une vraie solution de rechange qui saura donner un bon coup de barre à l’économie. Après, il sera possible d’envisager une élection.

Est-ce à dire que pour l’instant, les libéraux n’ont pas de plan?  C’est donc pour cela qu’ils ne veulent pas déclencher des “élections hâtives”, et qu’ils resteront assis sur leurs mains, lors du vote sur le budget; parce qu’ils ne sont pas prêts.  Je vous le dit, plus je regarde aller le parti libéral fédéral, plus j’ai l’impression d’assister à un mauvais film, “La traversée du désert 2”, le mauvais film original étant celui du passage de Stéphane Dion.  Si j’étais un militant libéral, je travaillerais déjà à la succession de Michael Ignatieff, car il est clair, dans mon esprit, qu’il n’a pas les caractéristiques d’un chef. Il m’apparaît de plus en plus clair que Dion et Ignatieff sont définitivement deux doigts de la même main.

En fait, vous souvenez-vous du fameux congrès libéral, en décembre 2006, qui a vu Stéphane Dion se faufiler à travers les favoris, pour devenir chef du parti?  Il y avait un mouvement, dans la salle, qui semblait dire “N’importe qui, mais pas Ignatieff”.  Ils avaient raison, je crois; nous en voyons les résultats, maintenant.

La « victoire morale » de Projet Montréal: Comme celle de l’ADQ?

Plus j’écoutais les manchettes, à la radio, ce matin, et plus je lisais les titres, entre autres sur le site Canoë, plus je me disais que la « victoire morale » de Richard Bergeron, et de son parti, Projet Montréal, soutenu principalement par Québec Solidaire, ressemble à la « victoire morale » de Mario Dumont, en 2007, lorsque l’ADQ est devenue l’opposition officielle, suite à l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire, à Québec.

Je vois, dans cet article de l’agence QMI, des parallèles entre la montée en force de Projet Montréal et celle de l’Action démocratique du Québec.  « Une progression fulgurante » par rapport à la dernière élection.  Le chef Bergeron qui mentionne « On va poursuivre notre courbe de progression ».  Des propos qui ressemblent beaucoup à ceux qui furent dits lorsque l’ADQ a récolté suffisamment de voies pour reléguer le parti québécois au rang de « deuxième parti d’opposition ».  Or, nous connaissons la suite de l’histoire; la performance de l’ADQ à l’opposition fut très ordinaire, Jean Charest a appelé les électeurs à lui redonner le volant, les partis ont repris leur place traditionnelle, et Mario Dumont, le soir même du scrutin, a remis les clés du parti qu’il a tenu à bout de bras pendant des années, incapable qu’il fut d’accepter une telle débandade.  Un an plus tard, l’ADQ s’entredéchire, suite à une course au leadership qui a rapidement pris une tournure de règlements de comptes, d’abord en disqualifiant manu militari Jean-François Plante, puis entre les deux principaux candidats, alors que les tensions, toujours présentes, risquent de mener le parti à un schisme.

Évidemment, je ne souhaite pas un tel cheminement à Projet Montréal, ni à son chef, Richard Bergeron.  J’espère toutefois que cette « victoire morale » lui apportera suffisamment de maturité pour proposer un programme sérieux, lors du prochain scrutin, prévu pour le premier dimanche de novembre 2013.  Car comme ce fut aussi le cas pour l’ADQ, il est loin d’être garanti que les « conditions gagnantes » dont jouissait Projet Montréal, hier, vont se reproduire à nouveau.

Ignatieff ne veut plus d’élections: Ben oui, toi!

Selon ce qu’on peut lire sur une manchette de LCN, reprise par Canoë, le chef du parti libéral fédéral, Michael Ignatieff, n’aurait plus vraiment envie de déclencher des élections à travers le pays, et ne se presserait donc plus pour défaire le gouvernement conservateur minoritaire.  Ben oui, toi!

Faudrait juste « essayer de ne pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages », comme disait Jean-Luc Mongrain, à une autre époque.

LogoPLC-30%Les canadiens, majoritairement, ne sont pas pressés d’avoir des élections, surtout qu’à presque 300 millions$ de la shot, ça finit par devenir cher, à la longue, quand ça vient aux 18 mois, surtout que les résultats sont très semblables, d’une fois à l’autre.  De plus, les canadiens ne semblent pas trop désirer Michael Ignatieff comme premier ministre, si l’on se fie aux sondages d’opinions (un au hasard); ceux-ci indiquent que la popularité des libéraux, avec Michael Ignatieff à leur tête, est plus ou moins la même que lors des dernières élections fédérales, alors que le chef était Stéphane Dion.  Comprenez-vous pourquoi Ignatieff n’est plus vraiment pressé de défaire le gouvernement?  Il sait que s’il va dans cette direction, il va se casser la gueule d’aplomb, et que le parti va s’endetter pour organiser un autre congrès à la chefferie.

Pendant ce temps, il y a des élections fédérales, partielles, celles-là, qui se tiendront le 9 novembre prochain, dans quatre circonscriptions à travers le Canada, dont celle de Hochelaga, à Montréal.  Parmi les candidats, un nom qui vous rappelle peut-être quelque chose, celui de Daniel Paillé.  Il est candidat du BQ dans la circonscription jusque-là détenue par Réal Ménard.  Pour ceux qui ne le connaissent pas, monsieur Paillé a été député, et ministre, suite à l’élection de Jacques Parizeau, et du PQ, en 1994.  Il fut à l’origine du célèbre « Plan Paillé », qui devait, en principe, être un générateur d’emplois durables, puisqu’il garantissait un prêt pouvant aller jusqu’à 50,000$ pour le lancement d’une nouvelle PME.  Résultat; 3500 de ces nouvelles entreprises ont fait faillite, ce qui s’est traduit par une perte de 143 millions$.  Nathalie Elgrably-Lévy en parle justement ici. Bref, un sacré bon gars, ce Daniel Paillé!  Encore chanceux que nous sommes, puisque le bloc québécois ne prendra jamais le pouvoir!  Mais à votre place (si vous avez droit de vote à cette élection partielle, évidemment), je voterais pour quelqu’un d’autre que ce monsieur Paillé.  N’importe qui, mais pas lui.