Qui cherche des photos de Julie Couillard?

J’ai pu constater que la majorité des blogueurs qui ont titré un truc du genre « Photo de Julie Couillard » ont vu leur trafic grimper en flèche. Mais je prends le risque de prédire que de telles photos seront effectivement disponibles bientôt.

C’est à la page 45, du Journal de Montréal de ce matin, que la révélation, qui me permet de croire que d’autres photos suivront, m’est apparue. Croyez-le ou non, Julie Couillard vient de se mettre le doigt dans l’engrenage. Cette fois, elle fait la une du magazine 7 jours, avec une citation qui dit « Maxime ne m’a jamais aimé. JAMAIS! » Je crois que c’est le début d’une grande aventure, qui la mènera de magazine en magazine, et pas nécessairement en allant vers les plus prestigieux. J’irais même jusqu’à avancer qu’elle sera sûrement tentée d’accepter une offre de ce magazine québécois, vous savez, celui qui se prend pour Playboy, et qui pose des filles qui prétendent faire ça pour payer leurs études, comment s’appelle-t-il, donc? …comment? …ah, d’accord, merci! Le magazine Summum, celui dans lequel on voit des filles qui, euhhh, comment dire,… euhhh, font ça pour payer leurs études. Mettons. Placera-t-elle une citation à la une pour révéler que l’ex-ministre baise mal, un coup parti?

Bon, je ne garantis pas que Julie Couillard descendra aussi bas dans la presse écrite. Par contre, pour une femme qui donnait une entrevue dans le but de reprendre sa dignité, et qui reprochait à Max Bernier de s’être « servi de son image pour se donner de l’exposure médiatique », j’ai plutôt l’impression que c’est elle qui tente le plus de profiter de l’exposure; entrevue à la télé, la une de magazines populaires, le tout dans la même semaine. Toutefois, je persiste à croire que sa cote de dignité, du moins pour les semaines à venir, sera définitivement à la baisse.

L’entrevue de Julie Couillard: Trop drôle!

Je viens de visionner l’entrevue accordée au journaliste Paul Larocque par Julie Couillard, l’ex de l’ex-ministre des affaires extérieures, Maxime Bernier.  Si vous ne l’avez pas vue, vous pouvez le faire, vous aussi, sur le site canoe.tv.

À mes yeux, cette entrevue pue le sensationnalisme à plein nez.  Du vrai TVA!

Mon opinion rejoint, à peu de choses près, celle de Richard Martineau, qu’il exprimait dans sa colonne du Journal de Montréal de ce matin; « Elle s’est rendu compte que son nouveau milieu était aussi coupe-gorge que son ancien ».  En effet, il y a peu de différences entre le milieu du crime organisé, et celui de la politique.  L’un utilise les armes à feu, alors que l’autre se sert d’enregistrements, ou d’autres formes de documents.  La blessure est différente, certes, mais l’effet dissuasif demeure le même; dans les deux cas, on apprend à marcher « les fesses serrées ».

Or, Max Bernier, comme beaucoup de beaucerons, est plutôt du genre à aimer épater ses « chums », ce qui le pousse parfois à en mettre plus que le client en demande.  Demandez aux militaires canadiens s’ils ont apprécié leurs « Jos Louis », un excellent produit de la Beauce.  Mais de là à prétendre qu’il s’est servi de l’image de madame Couillard pour « se donner de l’exposure médiatique », pour utiliser le terme de la dame, c’est d’étirer la sauce un peu trop, tant et si bien qu’elle ne goûte plus grand chose.  Maxime Bernier n’avait pas du tout besoin de Julie Couillard pour avoir de l’exposure dans la presse; ses nombreuses gaffes lui en ont donné beaucoup plus qu’il n’en aurait voulu.

Facile aussi, pour madame Couillard, de dire que « C’est lui, le politicien, c’est lui qui connaît les games en politique », et que « C’était son monde à lui, pas le mien. »  Je regrette, mais quand on se mouille dans un monde, au point de rencontrer George W. Bush en personne, de prendre le souper avec le premier ministre du pays, ou encore de se rendre à Paris lors d’un voyage officiel, cela devient aussi son propre monde, qu’on le veuille ou non.  Quand on se présente au bras d’un ministre lors de son assermentation, c’est que l’on a des entrées privilégiées, que le commun des citoyens n’ont pas.  Ce faisant, et quoi qu’elle en dise, ce monde est ainsi devenu celui de Julie Couillard.

C’est comme lorsqu’elle mentionne que dans le monde des motards criminalisés, « je me sentais beaucoup plus en sécurité qu’au cours des trois dernières semaines ».  Dans ce monde, très peu de choses sortent dans le domaine public, ou dans les médias, si ce n’est les arrestations faites par la police, ou les derniers cadavres découverts.  Et quand « on en sait trop », on ne donne pas d’entrevue à la télé.  On disparaît, mystérieusement.  Si, dans le monde des motards, elle se sentait respectée, et en sécurité, c’est de deux choses l’une; soit qu’elle en savait bien peu, ou encore qu’elle tenait des personnes très influentes « par les couilles ».  Maintenant qu’elle est connue dans les médias, l’avenir nous dira bien laquelle de ces deux options s’appliquait dans son cas.

Par contre, une chose est sûre; le fait de s’amouracher de Julie Couillard n’aura pas été le seul manque de jugement de Max Bernier.  Il travaillait au ministère des affaires extérieures de la même façon, probablement, qu’il le faisait du temps qu’il était président de l’Institut Économique de Montréal (IEDM), c’est à dire en garantissant très peu ses arrières.  Sauf que ce n’est pas vraiment nécessaire de le faire, à l’IEDM.  La bosse de Max Bernier se situait dans le domaine de l’économie, pas dans celui de la diplomatie, et il en a fait la preuve à plusieurs occasions.  Maintenant que Stephen Harper a pris toute la dimension de son propre manque de jugement, et que Maxime Bernier est devenu un « backbencher », le pays ne s’en portera que mieux.

Et pour la dignité de Julie Couillard, c’est le temps, beaucoup plus que cette fameuse entrevue, qui la rétablira.

A-50: Une solution temporaire, en attendant de faire mieux

Par un vendredi soir ennuyeux, je suis allé voir les communiqués de presse du ministère des transports du Québec (MTQ), à la recherche de quelque chose d’intéressant. Je suis tombé sur ce communiqué, qui date de la mi-mars, et qui fait mention d’une solution, temporaire certes, mais somme toute intéressante, dans le but d’augmenter la sécurité de l’A-50.

Il s’agit de constituer une bande rugueuse le long de la ligne médiane, dans les zones de dépassement interdit, le long de la partie en super-2, entre Lachute et Mirabel. Une bande rugueuse, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme, c’est une série d’encavures creusées à même l’asphalte, comme on en retrouve souvent le long des accotements, sur les autoroutes. Le fait de rouler sur cette bande entraîne des vibrations, vivement ressenties par le conducteur du véhicule, et l’amène à réagir promptement. Le communiqué révèle qu’une étude commandée en 2003 par l’Insurance Institute of Highway Safety (IIHS) a démontré une réduction du taux de collision frontale de l’ordre de 21%. C’est pas le Pérou, mais c’est mieux que rien. On y traite aussi de négociations avec Aéroports de Montréal (ADM), afin d’éliminer les accès aux rues Helen-Bristol et Louis-Bisson, ainsi qu’au chemin d’accès à l’unité de quarantaine. Finalement, il est aussi question, dans ce communiqué, de relancer les études des besoins et d’opportunité pour la construction de la deuxième chaussée, toujours entre Lachute et Mirabel.

Ces changements ne ramèneront probablement pas les conducteurs insouciants dans le droit chemin, mais ils représenteront toutefois des solutions à appliquer afin de réduire le nombre d’accidents, mortels et autres, sur cette autoroute. D’abord les bandes rugueuses, parce qu’elles peuvent être réalisées en quelques jours seulement, puis la deuxième chaussée, parce qu’elle demeure la meilleure solution pour rendre l’A-50 sécuritaire.

Le fleuve Saint-Laurent menacé: Une autre crise de panique organisée?

Un article, publié sur le site Canoë, et signé Sophie Montminy, fait mention que le nouveau projet de la Commission mixte internationale (CMI), qui aimerait modifier en profondeur, et automatiser son mode de gestion des débits du lac Ontario, et du fleuve Saint-Laurent, amènerait des changements importants à ces deux plans d’eau.  Même qu’un organisme à but non-lucratif, appelé Nature Québec, a demandé à la CMI, lors d’une conférence de presse, hier, de mettre de côté ce nouveau projet.  L’article mentionne que Marc Hudon, directeur du programme Saint-Laurent/Grands-Lacs, chez Nature Québec, souligne que même si les scientifiques consultés par la CMI ont accompli un travail de qualité, les impacts des changements climatiques n’ont pu être évalués, et pourraient complètement changer les résultats des études d’impact de ce projet.

Ce que j’aimerais savoir, c’est ce que propose ce Marc Hudon, pour que le projet de la CMI soit acceptable, à ses yeux.  J’aimerais lui faire remarquer que personne, jusqu’à maintenant, ne peut prédire quels seront les changements climatiques qui auront lieu la semaine prochaine, ainsi que dans les cinquante, cent ou mille prochaines années.  Devant ce fait, comment pourrait-on calculer les impacts d’un projet en fonction des changements climatiques que personne ne peut prédire?  Faudrait-il, devant ce constat, que l’on ne fasse plus aucun projet?

Il existerait une autre façon de régler ce problème de débit du fleuve, de façon à ce que la navigation puisse avoir lieu en tout temps, et ce sans nouveau draguage du Saint-Laurent, le tout en conservant le débit à un niveau optimal en fonction des différents besoins du milieu tout au long de l’année.  Il s’agirait d’un projet dispendieux, à prime abord, mais que l’on pourrait rentabiliser si l’on mettait Hydro-Québec dans le coup.  Il faudrait construire un barrage sur le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Lotbinière, ou de Deschambault, qui serait bien sûr équipé d’écluses.  Un barrage auquel Hydro-Québec pourrait ajouter une centrale du même type que celles de Beauharnois, ou de la rivière des Prairies, à Montréal.  L’électricité produite par la centrale pourrait, jusqu’à un certain point, rentabiliser les coûts de construction et d’entretien du barrage.  Le ministère des transports pourrait même y aménager une autoroute – à péage – qui traverserait le fleuve, puisque le barrage serait situé environ à mi-chemin entre Trois-Rivières et Québec, ce qui en ferait un point de traversée idéal.

Mais à quoi bon.  Le simple fait d’évoquer une telle construction me mettra tous les activistes sur le dos.

En France, les voitures émettent moins de CO2: Wow!

Sur le site Canoë, Virginie Roy publie un article sur les émissions de CO2 des voitures, en France.  Elle dit que selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), ce sont près de la moitié des voitures vendues en France, en 2007, qui émettent moins de 140 grammes de CO2 par kilomètre (gCO2/km).  C’est bien.

Il faut dire qu’en France, pour sûr, mais aussi probablement dans toute l’Europe, en plus de publier les cotes de consommation de carburant des voitures, on voit également une autre cote, qui révèle la quantité de CO2 émise par la voiture, lors de son fonctionnement à une vitesse donnée.  Évidemment, pour conserver cette cote d’émission, le véhicule doit être maintenu dans un état de fonctionnement optimal.  Il est tout aussi probable que ces cotes soient déterminées en laboratoire, et que la cote réelle du véhicule que l’on achète doit différer, en fonction des conditions de conduite, de la température extérieure, du niveau de charge de la voiture, etc.

Mais c’est quand même rassurant de constater qu’une autre personne que moi déclare que les véhicules polluent moins.  Par contre, et ceci dit sans vouloir blesser Virginie Roy, cette vérité qu’elle nous a révélé, nous la savons depuis longtemps; l’augmentation de la pollution, que l’on observe entre autres chez nous, ne dépend pas de la hausse des émissions de chaque véhicule, puisque l’évolution constante de la technologie permet de mieux brûler le carburant, ce qui libère ainsi moins d’émissions polluantes.  Cette augmentation dépend plutôt du fait que le nombre de véhicules, sur les routes, augmente de façon régulière depuis plusieurs décennies.  Sauf que compte tenu de cet accroissement, appelons cela « la demande », pour fins de comparaison, le déploiement du réseau routier, que l’on appellera « l’offre », ne s’est pas poursuivi à un rythme suffisant, au fil des ans.  Nous nous retrouvons donc avec un déséquilibre entre l’offre et la demande qui croît régulièrement.

Tous les activistes demandent, dans le but de ramener l’équilibre, de freiner la demande, c’est à dire de moins utiliser la voiture pour ses déplacements.  Malheureusement, l’offre de transport en commun parvient à peine à combler la demande actuelle, ce qui fait en sorte que l’effort supplémentaire ne peut pas non plus être fourni de ce côté.  Bref, pour conserver l’équilibre, il aurait fallu bouger bien avant aujourd’hui.

Mais comme nous ne pouvons pas reculer dans le temps, il faudra reconnaître que les premiers efforts ne feront que peu de différence, l’écart à combler étant devenu énorme.  Aussi, les 2,7 milliards$ d’investissements, annoncés par le MTQ l’hiver dernier, ne suffiront malheureusement pas à réduire la pollution engendrée par les véhicules.  Parce qu’une mesure exprimée en gCO2/km est précise si le véhicule avance à une vitesse donnée et non pas s’il est arrêté sur un pont, au beau milieu d’un bouchon de circulation.  D’autant plus que ces investissements serviront davantage à remettre en état le réseau actuel, qui en a bien besoin, qu’à augmenter l’étendue de celui-ci.

Donc, merci encore à Virginie Roy pour cette excellente nouvelle.  À défaut d’effectuer – et de publier – de telles mesures chez nous, les français peuvent compter sur des statistiques qui leur permettent de respirer plus d’aise.  Et quand on ajoute à cela que l’activité humaine ne compte que pour environ 5% de tout le CO2 de la planète, et que celui-ci – tout le CO2 de la planète – représente moins de 0,04% du volume de l’atmosphère, il y a vraiment de quoi célébrer!