40,000 fois MERCI!

Eh ben, voilà.  Grâce à vous tous, et particulièrement au tout dernier visiteur à passer avant le coup de 20h00, en ce jeudi, 17 juillet 2008, cet humble blogue a atteint le nombre inimaginable de 40,000 visites!  À tous ceux et celles qui sont venus faire un tour, un seul mot; MERCI!

Toutefois, permettez-moi de remercier certaines personnes en particulier, qui m’ont fait bien rire, qui m’ont apporté de l’inspiration, qui m’ont encouragé depuis le début,…  Bref, certains méritent que je souligne leur contribution.  Les voici.

D’abord, un MERCI particulier à Louis-Philippe Lafleur, qui représente, à mes yeux, l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai monté ce blogue.  Monsieur Lafleur a été victime d’un accident, sur l’autoroute 50, en janvier dernier.  Son épouse y a d’ailleurs laissé sa vie.  Au lieu de pleurer sur son propre sort, et de se refermer sur lui-même, il a pris son courage à deux mains, et se bat chaque jour pour récupérer sa santé.  Monsieur Lafleur m’a écrit à deux reprises, d’abord pour donner son point de vue sur l’A-50, ainsi que pour parler des diverses répercussions de l’accident sur sa vie, et ensuite, il y a quelques jours à peine, pour donner de ses nouvelles.  Sa santé revient graduellement.  Il a quitté l’hôpital, et il a l’appui de très bonnes personnes, dans sa réhabilitation.  Monsieur Lafleur, je vous dis un énorme MERCI.  À chaque fois que je lis – et relis – vos interventions, c’est une leçon de courage, et de persévérance, que je prends.  N’hésitez surtout pas à revenir, et à écrire à nouveau.  Mes pages vous seront toujours ouvertes.

MERCI également à Virginie Roy, cette chroniqueuse du site Canoë, qui m’a écrit, après que je l’aie « planté » à quelques reprises.  L’une des conséquences malheureuses du fait que je sois abonné au Journal de Montréal, c’est que je ne prends plus le temps de visiter le site, et de lire ses chroniques.  C’est triste, quand j’y pense, parce qu’entre deux séances de photos, elle m’inspirait de beaux billets.  Alors j’espère qu’elle visite toujours mon blogue, ou encore que l’information se rendra jusqu’à elle, parce que je vais profiter de ce billet-ci pour lui faire un aveu.  Virginie, tu me manques à un point tel que dès que mon abonnement de six mois au JdeM se termine, je ne le renouvelle pas, et ce juste pour me redonner l’habitude de passer à chaque jour sur le site Canoë, et ainsi recommencer à te lire.

MERCI aussi à tous ces « road geeks » qui viennent régulièrement commenter mes billets, en général, et mes billets sur les routes en particulier.  Je pense à des types comme Stéphane Dumas, un grand connaisseur, que je lis également sur d’autres plateformes, comme le forum du site de bagnoles Auto123, et le site du groupe Canroads, sur Yahoo!  Je pense aussi à Sylvain Lacroix, qui me partage, lui aussi, ses vastes connaissances du réseau routier québécois.  Je pense à un autre, très connu des internautes, l’américain Steve Anderson, qui est même devenu un de mes amis sur Facebook, tout comme robert66, que je salue aussi, en passant.  Je pense à d’autres, aussi, comme Eric06, Marc F. P., et Gui4, qui a lancé son propre blogue, lui aussi.  Merci à vous tous.

MERCI à tous ces blogueurs politiques, qui m’ont rendu visite à l’occasion, et dont je m’ennuie un peu.  Qu’il s’agisse de LBII, qui vient de lancer un nouveau blogue, dernièrement, appelé Suburbain lucide, ou encore de Philippe David, dont je n’ai pas visité sa réalité virtuelle depuis trop longtemps.  Le temps me manque aussi pour aller visiter celui de Stephan S, un québécois qui vit maintenant en Alberta.  Il y a aussi des lunes que je ne suis pas allé faire un tour dans les divers blogues de David Grégoire; il doit en avoir probablement une demi-douzaine!  Comment il fait?  J’ai de la difficulté à en tenir un seul à jour!

MERCI à Martin, un ex-chauffeur d’autobus de la STM, qui pilote maintenant des Airbus chez Air Canada (du moins, c’est ce qu’il dit), et qui m’a entretenu pendant des jours, au sujet d’un de mes premiers billets, sur une possible grève des chauffeurs de la STM.  Il y a longtemps que je n’ai pas eu de vrais débats d’idées; Martin m’a amené à défendre mes vues sur le conflit en cause, ainsi que sur les syndicats du secteur public en général.

Un MERCI particulier à ma mère, et à feu mon père, qui m’ont permis de voir le jour, et ce même s’ils avaient déjà cinq autres bouches à nourrir, à l’époque.  Certains diront que l’éducation de ce temps-là ne laissait aucune place à la pensée même d’un avortement, et ils ont probablement raison.  Par contre, si les moeurs de l’époque avaient permis l’arrêt volontaire de grossesse, et que mes parents avaient décidé que le fait de nourrir cinq enfants était déjà bien suffisant, vous ne liriez pas ceci.  Loin de moi l’idée de me prononcer contre l’avortement, car c’est, selon moi, un libre choix de la femme enceinte.  Sauf et à soustraire que, comme dans beaucoup d’autres cas, la personne en question doit être responsable de ses actes; si elle a fait l’acte librement et volontairement, pourquoi ce serait à l’état à payer pour l’avortement?  Si je cabosse ma voiture, c’est à moi à payer les dommages.  Si c’est un autre qui l’endommage, ben il devra payer.  Dans le même ordre d’idées, si la femme a été violée, ou si sa propre santé est en réel danger, il y a exception.  Ce à quoi je veux en venir?  C’est qu’un billet que j’ai écrit sur le fait que l’état doit désormais payer pour un avortement en clinique privée s’est révélé l’un de mes billets les plus lus.  Il a donc rejoint un grand nombre de visiteurs, et je présume, de visiteuses.  J’espère que celles qui souhaitent se faire avorter prendront d’abord le temps de penser à tout ce que leur enfant à naître pourrait leur apporter de joies intenses, de petits bonheurs, et de moments magiques.

MERCI, finalement, aux Julie de ce monde, de Boulet à Couillard, ainsi qu’aux nombreux occupants des fauteuils de l’Assemblée nationale, et de la Chambre des Communes, pour les innombrables sources d’inspiration.

Bon, voilà.  Alors, la suite, maintenant?

Je m’attends à un été plutôt tranquille; les politiciens sont déjà tous en vacances.  Je vais donc profiter de divers moments de liberté pour tenter de prendre le plus de photos possibles, et ainsi illustrer d’autres billets, le tout pour votre bon divertissement.

Au plaisir de continuer à vous accueillir, et encore une fois, 40,000 fois MERCI.

Ça semble tranquille, dans les parages, mais…

Bon, je sais, moi aussi, je viens de voir le petit calendrier, dans la colonne de droite, et ça fait une semaine que je n’ai pas mis de nouveaux billets.  Il faut comprendre que je suis occupé à essayer de rattrapper mon siècle.

D’abord, j’ai fini par obtenir la solution au problème de l’ordinateur usagé que je me suis procuré à la mi-juin.  C’était au niveau du module de commande, et comme c’est du « in-board », ou une partie intégrante de la carte-mère, nous sommes allés, mon ami Laurent – qui est également mon conseiller en informatique – et moi, à la boutique où je l’ai acheté, et le type a tout simplement échangé la machine pour une autre.  Maintenant, tout va pour le mieux.  Ça me fait un peu bizarre d’avoir un ordinateur qui ne prend pas un quart-d’heure pour « booter ».  Il faut spécifier que je passe d’un Pentium-III de 866 mHz, avec 256 Mo de mémoire vive, à un P-4 de 3,2 GHz, doté de 1 Go de mémoire vive.  Tout un changement!  Je n’ai d’ailleurs pas terminé de tout configurer, et comme je suis beaucoup moins patient dans l’informatique que dans les bagnoles, quand ça ne va pas, je lâche tout, et je recommence un autre jour.

Autre truc, je me suis permis une gâterie, pas plus tard que cet après-midi.  J’ai remplacé mon écran cathodique de 21 pouces, un monstre qui pèse deux tonnes, et qui commençait à montrer des signes de fatigue, par un écran ACL « wide-screen » de 22 pouces, flambant neuf!  C’est tout léger, et ça fait un job du tonnerre!  Les recherches sur Google Earth, avec un tel équipement, c’est du bonbon!

Du côté de mon travail, les prochaines semaines s’annonceront un peu plus tranquilles, ce qui me donnera du temps pour travailler sur mon autre projet, et j’ai nommé la blogue-mobile.  Parmi les problèmes connus lors de l’achat, celui de la servo-direction est maintenant réglé; j’ai remplacé la pompe, qui fuyait de partout, et ça semble fonctionner à merveille.  Il reste donc le ventilateur du système de chauffage à remplacer.  Lors de ma première sortie, il y a eu surchauffe du moteur, et ce problème n’est pas encore réglé.  À date, j’ai remplacé le thermostat, puis le radiateur, mais la surchauffe se poursuit.  Il me reste donc la pompe à eau à remplacer, afin de faire le tour du système en entier.

Lorsque j’aurai terminé la synchronisation de l’ensemble des ordinateurs de la maison, je pourrai écrire le billet – et surtout y mettre les photos – sur les travaux de l’A-15.  Alors soyez patients, ça va venir.

En passant, je voudrais vous dire merci.  Ce blogue accueillera bientôt – d’ici la fin de la semaine – son 40,000e visiteur, et ce en moins de 10 mois.  Pour un blogue qui parle de politique, de routes et de bagnoles, c’est quand même pas mal, non?  Et ce n’est pas moi, parce que mes visites ne sont pas comptées!  Alors ce MERCI, bien sincère, et bien honnête, ben c’est à vous, que je le dois.

A-55: Celle qui fut autrefois l’A-51

Je vous ai montré, il y a de cela plusieurs mois, des photos de l’A-55, entre l’entrée nord du pont Laviolette, à Trois-Rivières, et l’A-20, à Sainte-Eulalie. Nous savons tous que l’A-55 est en multiplex avec l’A-20 sur environ 37 kilomètres, soit de ce point jusqu’à la hauteur de la ville de Drummondville. C’est à l’ouest de cette ville que reprend l’A-55, vers le sud-est, en direction de la ville de Sherbrooke.

Dans un passé lointain, c’est à dire environ une trentaine d’années, une partie de ce tronçon de l’A-55 s’est déjà nommé A-51. La désertion de tous les chantiers autoroutiers, au profit du transport en commun, entreprise par le gouvernement péquiste de René Lévesque, a donc signé un arrêt de mort à l’A-51, ainsi qu’au tracé original que devait suivre l’A-55. Une partie de celui-ci, de l’A-20 jusqu’au village de Saint-Albert-de-Warwick, fut d’ailleurs recyclé en A-955. Mais aujourd’hui, je vais m’attarder sur le tronçon qui relie Drummondville à Sherbrooke.

Quand on roule sur l’A-20, en direction ouest, on arrive à ce point, juste à la sortie vers l’A-55 sud.

Les trois photos suivantes furent prises en mouvement, et les images peuvent sembler déformées. C’est normal.

L’échangeur A-20/A-55 sud n’est pas complet; à preuve, le viaduc, qui passe au-dessus de l’A-20, n’a qu’une seule voie par direction, ce qui est plutôt rare, pour un échangeur autoroutier.

Je me dirige lentement vers la « séparation » des chaussées. On sait que l’autoroute fut construite en super-2, entre 1971 et 1980 pour l’ensemble de la première chaussée, puis elle fut doublée au fur et à mesure des budgets, et des pressions politiques.

Si l’on regarde dans l’autre sens, on voit bien que les haut-mâts, pour l’éclairage, qui sont normalement au centre, entre les deux chaussées, sont à droite de la chaussée. C’est pas vraiment normal, pour une autoroute.

Ici, nous sommes en plein vis-à-vis de la chaussée nord, qui vient s’aligner le long du muret, pour l’échangeur.

Regardant à nouveau en direction nord (je suis en train de vous étourdir, avouez!), on voit bien le passage de l’autre chaussée, là où les arbres sont abattus.

Le kilomètre 126, en direction nord, là où va bientôt commencer ce que j’appelle « l’entonnoir », c’est à dire l’endroit où l’on perd une voie, passant de deux à une seule.

Cette photo montre une vue sur presque deux kilomètres. Prise du viaduc de la rue Saint-Pierre (sortie 125), c’est la finale de l’autoroute, en direction nord.

Comme le disait Edward Rémy, à l’époque où il faisait les actualités artistiques, à Télé-Métropole (ça ne me rajeunit pas!), « c’est officiel, c’est confirmé », l’A-55, à cet endroit, s’appelle « Autoroute Joseph-Armand-Bombardier ». Photo prise en direction sud, dans la courbe vers la sortie 122 (boulevard Jean-de-Brébeuf).

La chaussée sud de l’ancienne A-51 fut la première des deux à être ouverte; elle fut donc celle où la circulation se faisait à contresens. À preuve, cette petite tache jaune, sous la ligne blanche actuelle.

Voici un autre vestige de l’ancienne A-51, devenue A-55, quelque part dans les années 1970. À l’époque de la super-2, on avait construit les viaducs, mais on n’avait fait que des mini-bretelles, afin d’accéder à l’autoroute, ou d’en sortir. On voit ici une ligne restante de la mini-bretelle qui menait à la route Ployart (sortie 103). De nos jours, cette route, comme toutes les autres routes desservies, d’ailleurs, l’est par un échangeur plus moderne, et plus sécuritaire.

Depuis le kilomètre 97, on voit la sortie de la halte routière qui mène au moulin à laine d’Ulverton. Comme on peut le voir, cette sortie ne comporte aucune indication. Pourtant, en direction nord, la sortie 98 est bien indiquée; elle mène à la route Mooney, qui va vers le village d’Ulverton.

À l’époque de la super-2, quand on roulait vers le nord, on pouvait accéder à la halte routière du moulin à laine d’Ulverton par une intersection à niveau. Maintenant que l’on peut sortir au chemin Mooney, l’intersection a été démantelée, et le petit bout de chemin menant à la halte fût fermé.

Dernière sortie avant d’atteindre les limites territoriales de la nouvelle ville de Sherbrooke, la sortie 71 mène vers la jolie ville de Windsor, ville avec laquelle a fusionné la municipalité de Saint-Grégoire-de-Greenlay, dont le nom fut enlevé du panneau.

Malgré ce que certains prétendent, je persiste à croire que le point de raccordement prévu de l’A-55 et de l’ancienne A-51 se trouve à Windsor, et non pas à Richmond. Ce qui me permet de croire à cette théorie est l’emplacement, et l’orientation, du boulevard du Conseil, à Asbestos. Vous allez me demander « c’est quoi, le rapport? » Et je vais vous l’expliquer.

D’abord, le boulevard du Conseil date de 1977, soit plus ou moins un an après la prise du pouvoir par le gouvernement péquiste. Ce boulevard est composé de deux chaussées distinctes, et constitue une voie de contournement de la ville. De plus, il ne comporte aucun point d’accès, mis à part les intersections des rues qui le croisent. Il est donc possible de croire que ce soit une partie de l’A-55 originale, mais comme le nouveau gouvernement a fait cesser les travaux de l’autoroute, la ville a probablement dû demander au MTQ de lui remettre l’emprise, afin d’en faire un boulevard. Il faudra enquêter afin d’avoir le fin mot de l’histoire.

Ensuite, si vous regardez une carte montrant le relief de la région située entre Asbestos, Richmond, et Windsor, comme celle disponible sur Google Maps, par exemple, vous vous rendrez compte que le relief entre Asbestos et Windsor est beaucoup moins accentué que celui entre Asbestos et Richmond. De plus, le passage par Windsor représente une ligne plus directe pour relier Asbestos et Sherbrooke. Mais tout cela demeure également de la théorie, parce que le gouvernement actuel n’a aucun projet, dans ses cartons, pour remettre en circuit le tracé original de l’A-55.

Bon, voyons voir ce qui me reste de photos. J’ai en réserve celles des divers chantiers de l’A-15, dans la région des basses Laurentides, ainsi que, tenez-vous bien, les premières images de la blogue-mobile!

C’est donc à suivre…

A-35: Un coroner recommande son parachèvement

À la une du Journal de Montréal de ce dimanche matin, une photo d’un panneau de l’A-35, jumelé à un autre, de la route 133, celui-là, et un titre plutôt clair; « Le souhait d’un coroner pour protéger des vies – Prolonger l’autoroute 35 ».

Richard3.

Photo: Richard3.

En pages 4 et 5, on retrouve un article, signé Stéphane Tremblay, et reproduit sur le site Canoë, dans lequel on raconte que le coroner André H. Dandavino en a littéralement soupé, des accidents mortels qui surviennent sur la route 133. C’est que ce coroner a enquêté sur un accident, survenu en octobre 2006, qui a coûté la vie à un couple, alors que leurs deux enfants en sont sortis indemnes. Le véhicule dans lequel prenait place la famille a été violemment heurté par un autre véhicule, qui lui, effectuait un dépassement illégal, sur la route 133, à la hauteur de Henryville.

Le projet de construction de l’A-35 est déjà sur la table, au MTQ, et un porte-parole, cité dans l’article, dit que le MTQ n’attend qu’une évaluation environnementale du fédéral pour commencer les travaux, ce qui devrait se faire à l’automne. On sait également que sur les 300 millions$ nécessaires à la réalisation de ce projet, dont près d’une soixantaine sera versée par le gouvernement fédéral, 38,5 millions$ seront investis pendant l’année budgétaire en cours, dont 18,7 millions$ du fédéral. Cette autoroute, à moins d’un changement de cap, devrait donc être ouverte aux usagers de la route d’ici 4 ou 5 ans.

Reste à savoir si les délais seront maintenus.

A-20, à Rimouski: Vive les super-2!

Vers 13h00, hier, un carambolage est survenu sur la section en super-2 de l’A-20, à Rimouski, faisant un décès, en plus de blesser neuf autres personnes.  C’est ce que rapporte le Journal de Montréal de ce samedi matin, en page 17.  La nouvelle était déjà sur le site Canoë, hier soir, en provenance de LCN, puis ce matin, gracieuseté du Journal de Québec.  Chacune des versions y va de ses propres détails, mais pour faire court, disons que des travaux d’asphaltage sont en cours, entre le viaduc de la rue de Lausanne, et celui de la route 232.  La circulation ne se fait alors que sur une seule voie, en alternance, construction en super-2 oblige.  C’est alors qu’un camion-remorque serait venu emboutir la file de véhicules, qui attendait son tour pour passer, file composée d’un camion lourd et de plusieurs voitures.

Voilà donc un autre fait marquant en faveur des autoroutes en super-2.  Avec seulement deux voies, sur une seule chaussée, veux, veux pas, on ne peut pas faire des miracles.  Mais au lieu de dévier la circulation, dans la direction la moins fréquentée, par les routes 232, et 132, afin de contourner le chantier, et laisser l’unique voie disponible en mouvement, on a préféré fonctionner comme sur un vulgaire chemin de campagne, où il passe trois véhicules à l’heure.  L’enquête dira ce que faisait le conducteur du camion-remorque qui est venu faucher les véhicules en attente, mais il est d’ores et déjà clair, dans la tête de beaucoup de gens, que c’est encore « un de ces maudits camions dangereux, qui prennent la route pour eux tout seuls ».  Évidemment.  Ça saute aux yeux.  Pourtant, aucun ingénieur intelligent ne mettrait en place de la circulation en alternance sur une autoroute.  Qu’est-ce que ça fait là, de la circulation en alternance, sur une autoroute?

À moins qu’il ne passe que trois véhicules à l’heure, sur l’A-20, à Rimouski…

J’aimerais bien voir la ministre, Julie Boulet, aller dire aux membres de la famille de la victime de ce carambolage que les autoroutes en super-2 sont effectivement des routes sécuritaires, juste pour voir la réaction, dans leur visage.  Bien sûr, madame la ministre ne se prêtera pas à ce genre d’exercice.

Alors ceux qui croient que la future A-50, entre Gatineau et Lachute, sera une belle route sécuritaire, je vous propose de bien lire ces articles, ci-haut mentionnés, parce que vous risquez de voir, à la télé, ou d’entendre, à la radio, en attendant de lire, dans les journaux du lendemain, des nouvelles du même genre.  Et cela parce que des in-gné-gneurs se disent que l’on peut faire de la circulation en alternance sur une autoroute sécuritaire, construite en super-2.