A-31: Pas de changements à l’horizon, ou si peu…

Je suis allé faire un tour dans la région de Lanaudière, dernièrement, et j’ai pu constater que sur l’autoroute Antonio-Barrette, aussi appelée A-31, il y a très peu de changements.

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La nouvelle sortie Ernest-Harnois est toujours annoncée par un petit panneau orange,…

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…et la bretelle de sortie conserve encore son air aussi anonyme.  Mais en ce qui a trait aux installations…

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…qui permettent aux tracteurs de ferme d’utiliser le viaduc de l’A-31 pour aller de part et d’autre de l’A-40, elles se sont quelque peu raffinées, l’an dernier.

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J’en prends pour preuve ces panneaux, avec feux clignotants, qui sont plus nombreux, et derrière, des panneaux de limites de vitesse variables, que je n’ai d’ailleurs jamais vu en fonction.  Serait-ce encore une oeuvre inachevée?

J’avoue que ce billet n’est pas le plus instructif, mais que voulez-vous?  Il n’y avait rien de nouveau…

Turcot: Des demandes utopiques!

Selon un article de Serge Forgues, de l’agence QMI, repris par le site Canoë, le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal) exhorte la ministre des Transports du Québec, Julie Boulet, d’intégrer la réduction de la circulation automobile au projet de réfection de l’échangeur Turcot. L’article mentionne qu’aux dires du CRE-Montréal, 94 % de tous les mémoires déposés lors des audiences, qui se sont dernièrement tenues devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), à tout le moins les mémoires qui traitaient de l’enjeu de la circulation, en viennent à la conclusion que de réduire le nombre de véhicules circulant dans le secteur est souhaitable.

Remarquez bien que d’éliminer toute la pollution dans le monde est également souhaitable.  La grande majorité des gens souhaiterait aussi faire plus d’argent tout en travaillant moins. Mais le fait qu’une chose soit souhaitable ne signifie pas nécessairement qu’elle soit pour autant réalisable. Le CRE-Montréal semble oublier que l’échangeur Turcot est l’une des principales plaques tournantes – sinon la principale plaque tournante – de la circulation automobile dans le grand Montréal, et que la réduction de sa capacité se traduira forcément par une circulation accrue dans le réseau local. Le plus bel exemple de ce que j’avance est la rue Notre-Dame, vers l’est; à chaque fois qu’il y a problème, sur cette artère, le quartier Hochelaga-Maisonneuve est pris d’assaut par les automobilistes qui cherchent une porte de sortie.

Mais la palme de la citation la plus utopique revient à Richard Bergeron, chef du parti politique Projet Montréal; « On doit déclasser Turcot sur l’axe est-ouest, afin de faire passer de 150 000 à 50 000 le nombre de véhicules circulant quotidiennement entre l’échangeur Turcot et le tunnel Louis-Hyppolite-La Fontaine. »  En lisant une telle déclaration, on voit tout de suite le lien entre cette formation politique et Québec suicidaire (1).  Bien sûr, que je vous crois, monsieur Bergeron.  Et les 100,000 personnes (en imaginant qu’elles sont seules, dans leur véhicule) que vous voulez retirer de la circulation, elles vont se déplacer comment, en parachute?  Et les personnes que vous souhaitez éliminer de la circulation, monsieur Bergeron, vous les choisissez selon quels critères; vous tirez à la courte paille?  Le réseau de transport en commun n’a définitivement pas la capacité d’absorber une augmentation de 100,000 usagers, dans l’axe est-ouest, entre les rues Notre-Dame et Sherbrooke.  Et ça, vous le savez autant que moi, monsieur Bergeron.

J’ai une autre idée, pour ceux qui rêvent d’air pur; allez vivre à la campagne, dans le bois, sur le bord d’une rivière, au bout d’un champ de maîs, n’importe où, mais quittez Montréal!  Au cas où vous ne vous en seriez pas encore rendus compte, Montréal, c’est une ville, avec des camions, et des voitures, qui circulent, et des gens dedans, qui espèrent se rendre là où ils veulent aller.  D’ailleurs, l’échangeur Turcot a été construit, il y a plus de 40 ans, pour aider ces personnes à se rendre à destination, et ce plus rapidement qu’à pied.  Or, si les gouvernements n’ont pas ajusté le réseau routier en fonction du nombre d’utilisateurs de la route, ce n’est pas la faute de ces derniers, puisque ceux-ci ont payé plus que leur part en taxes et impôts de toutes sortes.

Une réduction de la capacité de l’échangeur Turcot tient tout simplement de l’utopie.  Il s’agit d’ailleurs d’un autre exemple flagrant qui illustre bien que les propos de Frédéric Bastiat, dans son pamphlet intitulé « Ce qu’on voit, et ce qu’on ne voit pas« , sont encore très à propos, même si l’auteur est décédé en 1850.  Le CRE-Montréal, et Richard Bergeron, croient que si l’on réduit la capacité de l’échangeur Turcot, moins de véhicules vont l’emprunter.  C’est ce qu’on voit.  Ce qu’on ne voit pas, c’est que d’abord, la capacité d’une artère routière est souvent théorique; l’autoroute Décarie fut construite avec une capacité de 90,000 véhicules par jour, si l’on comprend la circulation sur les six voies rapides, et les six voies de service, alors que selon des chiffres qui datent des environs de l’an 2000, les seules voies rapides supportaient en moyenne 120,000 véhicules par jour.  Et c’est qu’ensuite, on sait que lorsqu’une voie de circulation est remplie à capacité, les utilisateurs cherchent des alternatives, dans le but de gagner du temps, et que ces alternatives passent souvent par le réseau des rues locales.  Et je crois sincèrement que ce n’est vraiment pas ce que recherchent les gens du quartier Saint-Henri.

(1) Bon, je m’excuse, mais ce fut plus fort que moi.

Rond-point l’Acadie: Encore inondé!

LCN, par l’entremise du site web Canoë, nous rapporte que suite à des orages violents, le rond-point l’Acadie, sur la Métropolitaine (A-40), fut de nouveau inondé, laissant plusieurs automobilistes prisonniers de la flotte.  Et hier, c’était l’A-15, entre les sorties 38 et 42, qui fut fermée pour cause d’inondation, là-aussi.

Encore une fois, à tout le moins dans le cas du rond-point l’Acadie, ce fut le même problème; les fortes pluies ont provoqué des refoulements d’égouts, et les voies les plus basses de l’échangeur se sont remplies.  Le même phénomène s’est produit en 2004, et en 2005, ce qui a coûté des millions$ à la ville de Montréal, pour indemniser les automobilistes qui ont subi le même sort, à l’époque.  On avait pourtant dit, à la ville, que le problème avait été réglé, et il n’y avait plus eu de problème par la suite.  Enfin, jusqu’à ce matin.  C’est à se demander si les égouts du rond-point l’Acadie ont été conçus avec des données valides pour l’Éthiopie.

Cet échangeur a été reconstruit au début des années 2000, en plein dans la tourmente des changements climatiques.  Nous savons que depuis plusieurs années, des épisodes soudains de pluie forte et soutenue sont beaucoup plus fréquents qu’avant.  Il en résulte que des épisodes d’inondations surviennent plus souvent, et à des endroits qui ne connaissaient pas ce type de problème.  Aussi, je tente une suggestion aux in-gné-nieurs qui passeraient par ici; ça ne vous tenterait pas de concevoir des systèmes d’égout en fonction de ces pluies fortes et soudaines?

Après l’installation de grillages sous les viaducs, pour retenir le béton – quoique cette technique n’est pas encore au point, c’est à croire que l’on obligera bientôt les automobilistes à porter une veste de sauvetage dans leur bagnole.

Route 158: Quoi de nouveau?

Il y a près d’un an, je vous montrais quelques photos, prises sur certaines routes et rues de la région de Lanaudière, dont, entre autres, une photo de l’intersection des routes 158 et 347, à Sainte-Geneviève-de-Berthier, où des travaux d’amélioration de l’intersection devaient commencer sous peu.  À tout le moins, au moment de prendre la photo, l’an passé.  Alors jetons un oeil, question de voir s’il y a du nouveau.

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Revoici donc cette fameuse intersection des routes 158 et 347.  Comme on peut le constater, les travaux viennent de commencer.  Avec les commerces, sis en face de l’intersection, devenus pratiquement inopérants, il aurait été possible de créer un carrefour giratoire, à cet endroit, question de faire ralentir la circulation, mais ce sera pour une prochaine fois.  On se contentera de faire des voies de virage, et d’installer des feux de circulation.

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Cette autre intersection, toujours à Sainte-Geneviève-de-Berthier, et située à environ 2 kilomètres de celle que l’on vient de voir, est particulièrement dangereuse, et devait subir des modifications, elle aussi, l’an dernier.  Mais ici, rien n’a encore bougé.  Il s’agit de la jonction de la route 345, en direction de Sainte-Élisabeth, et de Saint-Félix-de-Valois.

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Il survient encore beaucoup d’accidents, à cet endroit, et ce malgré l’installation de feux de circulation, et un certain réaménagement des voies.  Les gens de Saint-Thomas-de-Joliette reconnaîtront ici l’intersection du rang Saint-Charles, et de la route 158.  Un lecteur du Blogue de Richard3, Alex, me rapportait que l’intersection de la rue Joly, située dans une courbe de la route 158, à quelques 600 mètres à l’est de celle-ci, est aussi plutôt dangereuse; il a lui-même eu un accident, au coin de la rue Joly, et fut témoin de plusieurs autres.

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Maintenant, nous allons nous attarder sur une autre intersection, soit celle de la nouvelle rue Samuel-Racine, à Joliette.  On constate que l’asphalte a été complétée, sur Samuel-Racine, et qu’une partie de la rue, au loin, a été bloquée à l’aide de blocs de béton.  Par contre, si l’on regarde l’intersection d’un angle différent,…

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…on voit que le marquage de la chaussée, sur la route 158, se fout un peu de la position de la rue Samuel-Racine.  C’est qu’il y avait, anciennement, un petit chemin de traverse, entre la route 158, et l’ancien chemin des Prairies, situé à quelques dizaines de mètres au nord-est de la route 158.  De plus près, on peut voir…

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…que la ligne de rive s’arrête au bon endroit, vis-à-vis la nouvelle rue, mais que la ligne centrale, ainsi que celle de la voie de virage à gauche, pour l’intersection de la route 131, plus au nord-ouest, n’ont pas été modifiées, en fonction de la rue Samuel-Racine.

Bref, il reste beaucoup de choses à faire afin de rendre la route 158, entre Berthierville et Joliette, plus sécuritaire.  Elle porte beaucoup de circulation, pour une petite route régionale, et les dépassements deviennent de plus en plus compliqués.  Mais compte tenu que le MTQ a trop de rattrapage à faire, sur le réseau supérieur, la 158, comme plusieurs routes régionales, devra attendre.

La route de Saint-Justin: C’est rouvert!

Il y a environ un mois, je vous montrais des photos de la route de Saint-Justin, en Mauricie, où des travaux furent nécessaires non pas sur le pont de la rivière Maskinongé en tant que tel, mais plutôt sur son approche sud-ouest.  Les travaux sont maintenant terminés, et le lien est enfin rouvert à la circulation.

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On peut voir, depuis le milieu de la pente, la surface d’asphalte qui recouvre la partie où les travaux furent exécutés.

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Nous voyons mieux, à mesure que l’on approche.  À droite, nous apercevons le fossé, qui vient d’être rafraîchi.

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Voilà, nous y sommes, maintenant.  Nous voyons que la générosité du MTQ (ou de l’entrepreneur; cela reste à vérifier) est allée jusqu’à…

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…asphalter une entrée charretière, qui mène à un terrain privé.  En vérité, je ne sais pas si ce pavage était compris au contrat.

Ces photos furent prises le dimanche 12 juillet dernier.  D’autres, prises à différents endroits, s’en viennent, alors c’est à suivre.