FTQ-Construction: Tiens donc!

La lecture d’un texte d’opinion, signé de la main de Éric Duhaime, chercheur-associé à l’Institut Fraser, et intitulé “Les scandales de la FTQ, de 1974 à nos jours – Liberté de choix et transparence s’imposent”, nous amène à croire que plus ça change, plus c’est pareil, dans le monde syndical.

L’auteur fait mention des événements survenus sur le chantier de LG-2, à la baie James, le 21 mars 1974, un véritable saccage qui occasionnera une perte de 33 millions$, ce qui, à l’époque, constituait une véritable fortune.  Ce sont d’ailleurs ces événements qui avaient donné naissance à la commission Cliche, vue par le site web « Bilan du siècle », de l’Université de Sherbrooke, en ces mots:

Le gouvernement libéral de Robert Bourassa annonce la création d’une Commission d’enquête sur l’exercice de la liberté syndicale dans l’industrie de la construction. Elle porte le nom de celui qui la présidera, le juge Robert Cliche .

La Commission Cliche est mise sur pied après le saccage du chantier de la Baie James par une poignée de fiers-à-bras du Conseil des métiers de la construction. Les dommages se sont élevés à 30 millions de dollars et ont forcé une interruption des travaux pendant plusieurs semaines. Le juge Robert Cliche préside cette commission au sein de laquelle on retrouve aussi Brian Mulroney et Guy Chevrette. Elle révèle que le saccage du chantier de la baie James origine de la volonté du Conseil des métiers de la construction de détenir un monopole sur les grands chantiers en instaurant un véritable régime de terreur. La lutte entre les centrales syndicales pour obtenir l’adhésion des membres est alors chose courante sur les chantiers de construction, mais le saccage de la baie James a forcé le gouvernement libéral de Robert Bourassa à réagir. Dans son rapport, qui paraît en juin 1975, la Commission démontrera que quatre syndicats (sur 23) du Conseil des métiers de la construction ont implanté les moeurs de la pègre (voies de faits, chantages, sabotages, incendies, etc) sur les chantiers. À la suite des révélations de la commission sur le noyautage de certaines centrales par des éléments criminels, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) mettra en tutelle le Conseil des métiers de la construction et annoncera le départ de son directeur général, André Desjardins. Le gouvernement en profitera également pour passer une série de lois qui encadrent sévèrement les syndicats. La crédibilité de la FTQ dans l’opinion publique en restera entachée pendant plusieurs années.”

Pour le bénéfice de votre information, André Desjardins, surnommé “Dédé”, fut abattu le jeudi 27 avril 2000, à Saint-Léonard.  Une manchette du site LCN, dans le temps, rapportait que la veille, il avait été vu prenant le petit-déjeuner avec Maurice “Mom” Boucher, ce qui permit de croire qu’il entretenait toujours des liens avec le monde criminel.

Éric Duhaime relève également certaines similitudes entre l’affaire de 1974 et celle qui implique aujourd’hui l’ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, dont les liens avec des membres du crime organisé, et des enquêtes de la Sûreté du Québec (SQ).  L’auteur complète sa lettre d’opinion en insistant sur la nécessité, pour le gouvernement, d’imposer des normes de transparence aux centrales syndicales, et de permettre la liberté d’adhésion à un syndicat pour les travailleurs de la construction, une liberté d’ailleurs garantie par l’article 2d de la Constitution canadienne, toujours selon Duhaime.

Cette lettre d’opinion vient simplement rappeler à ceux qui me croient « vendu au patronat » que je ne suis pas tout à fait à côté de la piste, quand je fais des liens entre les centrales syndicales et les « pratiques mafieuses ».  Si, dans le cas de la FTQ-Construction, des liens réels furent prouvés par la commission Cliche, dans les années 1970, et font l’objet d’enquêtes présentement, certaines pratiques peuvent également exister dans d’autres syndicats, pratiques qui demeurent toutefois à être prouvées.  Je suis de ceux qui croient que dans ce milieu, comme ailleurs, si à la base, ces organisations sont majoritairement composées de personnes de bonne volonté, il arrive souvent que « l’occasion fait le larron ».

Il m’arrive vraiment n’importe quoi!

Vous n’en croirez probablement pas vos yeux, mais bon, je vous raconte.

En ce mardi (17 février), ma journée de travail s’est terminée tôt, et à 14h00, j’étais déjà de retour chez moi.  J’avais un projet, parmi tant d’autres; celui de me fabriquer des meubles de rangement, et je voulais profiter du temps des fêtes, pour ce faire.  Or, comme premièrement, nous en sommes à la mi-février, et que tout ce que j’avais fait à date se résumait à quelques esquisses, et que deuxièmement, il faisait très beau, cet après-midi, j’ai décidé d’en profiter pour fabriquer un premier module, qui prendra place sous ma table de travail.  J’ai débuté vers les 15h00, le temps d’installer dehors l’outillage nécessaire, puis vers les 18h30, me voilà avec un beau module de rangement complété, et solide.  Je commence donc à ramasser mes outils lorsque le malheur est arrivé.

Ce malheur, il a pris la forme d’une jeune femme, fort jolie, au demeurant, qui entre chez moi, comme ça, profitant du fait que la porte était ouverte pour s’infiltrer.  Il n’a fallu que quelques secondes pour se rendre compte qu’elle était complètement saoule.  Comme je n’ai pas voulu être trop méchant, je la laisse un peu parler, alors que je termine de ramasser les principal de mes outils.  Les retailles de bois attendront bien.  La voilà donc affalée sur mon fauteuil d’ordinateur (la machine qui me permet de vous écrire cette belle lecture est installée dans mon salon), avec une grosse bière, qu’elle venait de se faire « fronter » au dépanneur.  J’essaie de causer un peu avec elle, pendant que je me demandais bien de quelle façon j’allais m’en débarrasser.  Elle me dit son prénom – que je donnerai pas ici pour des raisons évidentes, mais appelons-la Valérie – et son âge (beaucoup plus jeune que moi).  Elle me raconte ensuite qu’elle a recommencé à boire depuis 4 jours (de suite?) puis, m’étant assis sur le sofa, elle me demande si elle pouvait s’asseoir à côté de moi, ce que je lui permit de faire.

Je vous le jure, tout y est passé; la déclaration d’amour, la demande en mariage, et même plus encore.  Mais je vous le jure aussi, j’ai fait preuve de beaucoup de retenue, ce qui semblait déplaire à la belle, par moments; voyez-vous, c’est définitivement contre mes principes de profiter de l’état d’ébriété d’une femme, pour assouvir quelques instincts que ce soit.  À travers tout cela, Valérie m’explique qu’elle vit chez sa soeur jumelle, à deux rues de chez moi – prénommons sa soeur Vanessa, tiens.  Puis, dans un sursaut de lucidité, elle me demande si elle peut téléphoner à sa soeur, justement, afin de la prévenir qu’elle est toujours en vie.  Elle appelle donc Vanessa, et laisse un message sur sa boîte vocale, avec mon numéro de téléphone.  Une heure et demie plus tard, Vanessa rappelle.  Les deux soeurs jasent un peu, et je comprends, au fil de leur conversation, que Vanessa va venir la rejoindre ici.  C’est environ une demi-heure plus tard que la soeur jumelle de Valérie débarque, avec son copain.  Nouvelle conversation, au cours de laquelle Valérie raconte absolument n’importe quoi à sa soeur, dont, entre autres, que je suis son nouveau copain, qu’elle m’a rencontré au bar, etc.  Puis voilà que Vanessa me demande si j’aurais 5$ à lui prêter, afin qu’elle puisse aller, à son tour, acheter de la bière au dépanneur, la bouteille de sa soeur étant maintenant vide.  C’est pas des blagues; même en termes de consommation, elles sont vraiment jumelles!

Je propose que l’on aille au dépanneur tous les quatre, mais Valérie ne semble pas d’accord; elle tient à rester chez moi.  Après beaucoup d’insistance, surtout de ma part, nous voilà donc tous les quatre en direction du dépanneur.  Voilà enfin une première étape de franchie; tout ce beau monde est hors de chez-moi!  Une fois au dépanneur, comme Valérie est complètement beurrée, elle attend dehors, avec le copain de Vanessa, pendant qu’elle et moi entrons à l’intérieur.  C’est là que j’ai demandé à Vanessa si elle était en état de tenir une vraie conversation, d’abord, et ensuite, je la met au parfum de l’histoire; je ne suis pas le copain de sa soeur, je ne la connais pas, je ne veux pas la connaître, etc.  Dieu merci, elle semble bien comprendre la situation.  Étant quand même bon joueur, je leur achète deux autres bouteilles de bière, et les aide à reconduire Valérie chez Vanessa.  Une fois le troupeau réuni sous le toit de Vanessa, je les salue bien poliment, et tire ma révérence.  Fin de l’aventure; près de 23h00.  Belle heure, pour faire la lessive, et tenter de souper!

Je me demande si, à la limite, le fait qu’une personne entre chez soi de cette façon pourrait s’apparenter à une invasion de domicile.  En tous les cas, une chose est sûre; ma porte est désormais verrouillée, et le restera!  Et si l’une ou l’autre des deux soeurs jumelles rappliquent, je vais faire le 9-1-1, au lieu d’être gentil!  Déjà que je suis célibataire depuis plus de 7 ans, un épisode comme celui-là vient de me rendre définitivement « sauvage » pour encore un sacré bout de temps.

Le début d’une grande aventure, un soutien pour une bonne cause

Au cours de ma vie, il m’est arrivé, à plusieurs occasions, de dire oui à une demande, puis de me prendre à m’interroger, à un moment donné.  À me questionner, à me demander « Pourquoi je me suis embarqué dans une affaire semblable? »  C’est ce qui vient de m’arriver, encore une fois.  Mais là, je vais aller jusqu’au bout.

C’est Paul, un de mes grands amis, qui m’est arrivé avec une idée bizarre.  Il me demande, comme ça, lors d’une conversation, sur MSN, quelle est l’adresse du truc, que l’on annonce, à la radio, pour le cancer du sein.  Je fais un effort de mémoire, puis lui donne l’adresse web qui est mentionné dans la pub.  Puis c’est là qu’il me dit que ça lui tente, et qu’il apprécierait grandement que je l’accompagne, là-dedans.  Je commence par lui dire que je n’ai plus les genoux que j’avais à 20 ans, mais je voyais, à mesure que la conversation avançait, qu’il tenait vraiment à vivre cette expérience.  Je lui offre alors d’aller, avec lui, à une séance d’information.

Nous nous sommes donc rendus à Brossard, ce samedi après-midi, afin d’assister à la rencontre.  Il y avait une dizaine de personnes, en tout, en comptant la gentille Natacha, qui nous a reçus, et communiqué toutes les informations concernant l’activité.  Puis nous nous sommes regardés, Paul et moi, et nous nous sommes inscrits.

Cette grande aventure s’appelle « Le week-end pour vaincre le cancer du sein« .  L’activité se déroule du 21 au 23 août prochain, ici-même, à Montréal.  Il s’agit de parcourir 60 kilomètres, en deux jours, dans le but d’amasser des fonds, qui seront versés à l’Hôpital général juif, et à son Centre du cancer Segal, afin de financer la recherche, sur le cancer du sein, ainsi qu’à apporter de l’assistance aux patientes, et à leurs familles.  L’objectif de chaque marcheur est d’amasser 2000$, afin d’assurer sa participation.  Ma page personnelle est déjà accessible, de même que celle de Paul, ce qui vous permet de faire un don dès maintenant.  Pour tout don de 10$ ou plus, vous pouvez recevoir un reçu, pour vos impôts.

Personnellement, il s’agit d’un gros défi.  Pour ceux qui ne m’ont jamais vu, je suis un « gros gars », dans les 260 livres.  Je n’ai pas marché de façon intensive depuis des années.  Aussi, ce week-end sera un double défi; physique, compte tenu de ma situation générale (je ne surveille pas mon alimentation, je n’ai aucune discipline de mise en forme, je suis du genre « ça fonctionne, alors pourquoi perdre du temps à consulter un médecin? »), et psychologique, parce que je m’impose le défi d’atteindre 3000$, soit 50$ le kilomètre.  J’ai donc une double commande à remplir, et j’entends bien y parvenir.  Mais j’aurai besoin de votre appui.

Alors voilà.  C’est le début d’une grande aventure.  Je vous tiendrai au courant, à travers ma page personnelle, sur le site de l’événement.  On y trouve même un blogue, sur lequel j’écrirai des commentaires, concernant les détails de l’aventure (entraînement, levées de fonds, etc.).  Je maintiendrai aussi un message, et un lien, au sommet de la colonne de droite, juste au-dessus de la brève de comptoir, question de vous rappeler le défi que je m’impose, d’ici au mois d’aout prochain.

Je vous dis merci à l’avance, pour votre soutien moral, et financier.

A-50: Courage, monsieur Lafleur!

En ce 21 janvier 2009, je voudrais prendre un moment pour saluer les efforts de monsieur Louis-Philippe Lafleur, qui a survécu à un accident, sur l’autoroute 50, à la hauteur du chemin de la Côte Saint-Louis, à Mirabel.  Si sa conjointe, Lyne Joly, n’a pas eu la chance de survivre à la collision frontale, survenue il y a un an, jour pour jour, monsieur Lafleur doit sa survie, et son retour graduel à une vie normale, à de grands efforts de réhabilitation.

Aussi, s’il me lit (et j’en suis pratiquement certain), je voudrais souhaiter beaucoup de courage à monsieur Lafleur.  Il en a besoin, en ce jour, qui lui rappellera sans doute cette perte énorme.  Et à tous les lecteurs, je vous invite à adresser des messages d’encouragement à cet homme, dont la vie a chaviré, lors d’un accident qui n’aurait jamais dû arriver.  J’en profite aussi pour souhaiter une bonne dose de courage à toutes les victimes d’accidents de la route, qui luttent, elles aussi, pour leur survie, et pour leur retour à une vie normale.

Si vous avez été victime d’un accident de la route, vous pouvez aussi en profiter pour nous donner de vos nouvelles, pour poser les questions qui vous intriguent.  Mes moyens sont limités, mais tous ensemble, lecteurs, commentateurs réguliers, et occasionnels, ainsi que moi-même, nous pourrons tenter de trouver des pistes de réponses.  En passant, j’aimerais bien que monsieur Lafleur en profite pour donner de ses nouvelles.  Comme je l’ai déjà mentionné, les pages de ce blogue lui sont ouvertes.

Pour ma part, je vais tenter de réfléchir à une façon d’influencer la ministre des transports, madame Julie Boulet, afin de l’amener à aller de l’avant avec le doublement de l’A-50, ainsi que de toutes les super-2 qui accumulent les accidents mortels, et ce depuis des années.

Encore une fois, courage, monsieur Lafleur.  Et courage aussi à vous, si vous luttez pour votre vie, et/ou pour votre réhabilitation, suite à un accident de la route.

Bye Bye 2008: Pas de quoi téléphoner à sa mère!

Après les nombreuses visites, les commentaires (encore merci!), et tout ce qui s’est dit, à propos du Bye Bye 2008, je me suis donné la peine de le visionner en entier.  Vous pouvez le faire, vous aussi, question de revoir des bouts que vous auriez manqué, ou comme moi, pour savoir si les gens avaient raison de critiquer, en vous rendant sur le site de Radio-Canada, plus particulièrement sur la page web du Bye Bye.  On dit que l’on pourra visionner l’émission pendant tout le mois de janvier, mais cela reste à confirmer.

N’étant pas un amateur de ces spectacles où l’on entremêle variétés et rétrospective de l’année, j’ai donc trouvé cette émission plutôt ordinaire.  Pas qu’il n’y ait pas de talents, mais plutôt parce que l’on passe de l’un à l’autre, sans ligne conductrice.  Évidemment, tout est une question de goût; j’ai bien aimé celui de Daniel Lemire, il y a 10 ans, où tout fut mis sur la rétrospective de l’année, et je fus probablement l’un des seuls à l’aimer, tant la critique fut unanime à le trouver très mauvais.  En fait, je ne m’attarderai pas à chacun des numéros de l’émission, parce que suffisamment de gens l’ont déjà fait.

Par contre, en ce qui concerne les blagues sur Nathalie Simard, je vais m’inscrire en faux, face à ceux et celles qui n’acceptent pas que l’on s’en prenne à elle, à cause qu’elle fut victime de ce que l’on sait.  Il faut bien comprendre que madame Simard a fait beaucoup parler d’elle, en 2008.  D’abord, elle a lancé une tournée de spectacles, qui fut interrompue soudainement, pour des raisons encore nébuleuses.  Puis, se disant fatiguée de toute la pression médiatique, elle prit l’exil, vers la République Dominicaine, et ce, en compagnie du mari de celle qui finançait ladite tournée interrompue, celui-ci plaquant sa femme pour fuir vers le sud, en compagnie de Nathalie.  Pour couronner le tout, une fois là-bas, probablement pour se reposer de la pression des médias, elle a donné des entrevues à divers magazines de potins artistiques québécois.  À mes yeux, c’est bien suffisant pour se mériter une place de choix dans un Bye Bye.

Encore faut-il rappeler que Guy Cloutier n’a rien eu à voir avec tout ce que l’on a rapporté au sujet de Nathalie Simard, au cours de l’année 2008.  Elle fut sa victime pendant des années, je veux bien le croire.  Celui qui en a abusé est le père de Véronique Cloutier, c’est vrai aussi.  Par contre, ni Véronique Cloutier, ni Louis Morissette, ni aucun des auteurs du Bye Bye n’a été relié, de près ou de loin, à ce qu’a commis Guy Cloutier envers Nathalie Simard.  Aussi, il faut bien dissocier les deux époques; elle fut victime de Cloutier, pendant des années, et je n’efface pas les conséquences des gestes du bonhomme du revers de la main.  Par contre, Nathalie Simard, de par ses propres faits et gestes de l’année 2008, a bel et bien méritée sa place parmi les victimes du Bye Bye.  Bon, peut-être que l’histoire des hyper-flatulences fut-elle de trop.  Mais venant de celui qui se baptise lui-même « le gros cave », il fallait s’y attendre un peu.

Donc, en gros, le Bye Bye 2008 du couple Cloutier-Morissette était un Bye Bye parmi tant d’autres.  Il n’y avait là pas de quoi téléphoner à sa mère.