A-85/QC-185: Saint-Louis-du-Ha! Ha! (2- Le viaduc de la rue Raymond)

Lors du billet précédent, on a pu voir le sud du village de Saint-Louis-du-Ha! Ha!, le long de la route 185, et le secteur de la rue Raymond.  Cette fois, nous nous attarderons sur le viaduc de la rue Raymond, et sur les tranchées creusées afin de faire passer les voies rapides de la future A-85 en-dessous.

On est à préparer la culée ouest du viaduc. Les moules sont encore en place.  Les culées sont les points d’appui, situés aux deux extrémités d’un pont.

Ici, ce sont les trois jambes du pilier central, avec, juste à côté, le camion sur lequel est monté la pompe à béton, qui permet le transfert du béton frais…

…dans les moules de la culée est, que les travailleurs sont en train de remplir.

Quand on relève la tête, un peu, on voit la tranchée de la rue Raymond, vers le sud.

Tout juste au nord du passage de la rue Raymond, on voit un ponceau, qui date de l’ancienne route, et qui sera probablement démoli, pour faire place à la tranchée,…

…que l’on creuse toujours, le long de ce qui deviendra la suite de la rue Marquis, ou encore la voie de service est de l’A-85.

J’ai longé le bord de la rue Marquis, qui sert de chemin de déviation pour la route 185, pour prendre cette autre pose de la tranchée, au sud de la rue Raymond,…

…ainsi que celle-ci, qui montre le chantier du viaduc, d’un angle différent.

Comme vous pouvez le constater, l’inauguration des voies rapides ne se fera pas la semaine prochaine.  Il faudra encore beaucoup de temps, et d’efforts, afin de compléter ce tronçon de la future A-85.

Dans le prochain billet, qui sera d’ailleurs le dernier sur l’A-85/QC-185, nous porterons une attention particulière sur le nord du village, où les travaux sont à un stade un peu moins avancé.

Bourse des chefs: Un premier rapport

Nous en sommes au jour J moins 36, et voici un premier rapport sur la bourse des chefs.  Voici comment je vais procéder.

Je vais commencer par nommer le chef, puis le changement, et finalement la raison pour laquelle sa « valeur » est ajustée.  Dans la très grande majorité des cas, la variation sera de 5 points, en plus ou en moins, mais il est possible que des exceptions surviennent, par exemple si un coup, bon ou mauvais, reste dans l’actualité pendant plusieurs jours.

Alors voici le premier rapport.

  • Stephen Harper: Moins 5, pour avoir déclenché des élections avant la fin de son mandat, ce qui contrevient à sa propre loi sur les élections à date fixe.  Ses arguments, selon lesquels le gouvernement était « dysfonctionnel », ne soulèvent pas de passion, et très peu de gens y croient.
  • Stéphane Dion: Moins 5, pour l’avion qu’il a réservé chez Air Inuit, un vieux Boeing 737 qui a 30 ans d’âge, et qui est très polluant, ce qui contrevient à son propre « plan vert ».  De plus, stratégiquement parlant, ce fut un très mauvais « timing », puisque l’avion ne sera pas disponible avant… mercredi!
  • Gilles Duceppe: Moins 5, pour avoir permis à ses équipes de bénévoles d’installer des pancartes dès vendredi soir, alors que les élections n’ont été appelées que dimanche matin.  Je ne sais pas si cela contrevient, ou non, à la loi électorale, mais une telle façon de faire est pour le moins douteuse.

Alors voici le classement d’aujourd’hui, à la suite des premiers changements:

  • Jack Layton, Nouveau Parti Démocratique (NPD)… 100
  • Elizabeth May, Parti Vert du Canada (PVC)… 100
  • Stéphane Dion, Parti Libéral du Canada (PLC)… 95
  • Gilles Duceppe, Bloc Québécois (BQ)…95
  • Stephen Harper, Parti Conservateur du Canada (PCC)…95

Je vais changer le classement, dans la colonne de droite, en conséquence.

A-73: La colonne vertébrale de la Beauce

L’autoroute 73, d’un point de vue global, date d’un sacré bout.  Par contre, si l’on remonte aussi loin que 1963, sur la rive nord du fleuve, avec la construction de l’autoroute Henri-IV, il faudra attendre jusqu’en 1970 pour le pont Pierre-Laporte, puis en 1977 pour l’ouverture du premier tronçon de l’autoroute Robert-Cliche, qui pénètre dans les montagnes de la Beauce, tronçon qui s’étend de l’A-20 jusqu’à la route 171, à Scott.  Par la suite, d’autres tronçons furent ouverts; en 1978, jusqu’à la route Cameron, à Sainte-Marie, mais c’est seulement en 1983 qu’elle atteindra la route Carter, dans la même ville, et encore, sur une seule chaussée!  En 1989, l’A-73 se rend jusqu’à Vallée-Jonction (QC-112), à Saint-Joseph-de-Beauce (QC-276) en 1992, et finalement, quinze ans plus tard, à Beauceville (chemin du Golf), sur deux chaussées, en novembre 2007.

Comme pour la plupart des autoroutes construites en régions montagneuses, l’A-73 comporte certaines particularités.

Ici, avant la sortie vers la route Cameron, on avise les conducteurs de camions de 15 tonnes et plus d’utiliser cette sortie pour atteindre Vallée-Jonction, la côte à descendre, à cet endroit, étant trop abrupte.

Le point de raccordement des deux chaussées de l’A-73 en une seule, au kilomètre 94, juste au nord de la rivière Chassé, et au sud de la sortie de la route Cameron.

Les conducteurs de camions de 15 tonnes et plus, qui n’ont pas sorti à la route Cameron, une fois rendus à la sortie de Vallée-Jonction, se feront diriger, par l’entremise de ce panneau, vers la sortie 72, à Saint-Joseph-de-Beauce.

La forte densité des nuages, ainsi que les arbres matures, situés assez près de la chaussée, ont créé un contrejour important, sur cette photo.  C’est à cet endroit que l’A-73 se terminait, avant l’automne dernier; la sortie 72, vers la route 276, à Saint-Joseph-de-Beauce.  Le tout nouveau tronçon s’étend à partir de ce point, vers le sud.

Un panneau avertissant de la possible présence d’orignaux n’a rien de bien original, sauf que de tels panneaux, munis de feux clignotants, sont plutôt rares, au Québec.  Ils sont courants sur la route US-201, dans le Maine, la route qui se rattache à la QC-173, à la hauteur de la frontière américaine.

Une fois que l’on a traversé la rivière Calway, l’A-73 se redivise en deux chaussées, plus précisément au kilomètre 65,4.

Ici, on indique que l’A-73 se terminera dans 2 kilomètres.  Nous sommes à Beauceville.

Voici les deux ponts de la rivière des Plante, à Beauceville, à environ un kilomètre de la fin de l’autoroute.

L’échangeur du chemin du Golf, à Beauceville, avec l’amorce de la suite, vers Saint-Georges.

À la fin de l’A-73, il faut prendre le chemin du Golf, pour aller rejoindre la route 173.  Comme il y a une pente assez longue, il a fallu aménager une aire de vérification des freins, pour les camions lourds.

Ce fut plutôt compliqué de prendre l’intersection de la QC-173 et du chemin du Golf en photo.  Il n’y a pas vraiment d’espace pour stationner la blogue-mobile de façon sécuritaire, et j’étais derrière deux camions-remorques.  L’opération a donc donné ceci.

Les larges accotements m’ont toutefois permis de prendre en image une vue plus impressionnante des ponts de la rivière des Plante, cette fois en direction nord.

Je fus un peu déçu, parce que l’A-73 s’arrète au chemin du Golf, à Beauceville, puis que passé ce point, plus rien.  Pas de travaux.  Je vous reviendrai là-dessus, d’autant plus que Patrick Lessard, auteur d’un site web dédié à l’autoroute 73, m’a communiqué de précieuses informations sur cette autoroute, ainsi que sur les tergiversations concernant la poursuite des travaux.  C’est donc à suivre.

A-50: Ça s’en vient! (1- Lachute / montée Labranche)

Bon, je vous ai suffisamment fait languir, avec cette histoire de nouvelles photos.

Les travaux de prolongement de l’A-50 vont bon train.  À preuve, j’ai roulé sur une partie du tronçon qui s’étend de Lachute à Grenville-sur-la-Rouge, mardi dernier (5 août), dont une grande partie était asphaltée.

Ce panneau ne fait évidemment pas partie du nouveau tronçon de l’A-50.  Je l’ai photographié parce qu’il représente l’un des derniers spécimens encore debouts de ces anciens panneaux indicateurs de sortie, sur les autoroutes, désormais remplacés par des panneaux aux dimensions beaucoup plus modestes.  Il s’agit de la sortie 258, qui mène à la route 327, entre Lachute et Saint-André-d’Argenteuil.  Cette sortie fait partie du vieux tronçon qui contourne la ville de Lachute, et qui date de 1975.  C’est donc dire que ce panneau risque d’avoir plus de 30 ans, ce qui explique sa décoloration.

Voici la chaussée de l’A-50, en direction ouest (photo prise en regardant vers l’est), à la hauteur de la route 148, juste à l’ouest de Lachute.  On voit distinctement l’asphalte qui fut appliqué lors de la construction de l’échangeur, en 2005 ou 2006, et la nouvelle couche, fraîchement appliquée.

Pourquoi une telle différence de largeur, dans le pavage?  Tout simplement parce qu’il s’agit de la base, constituée de deux couches d’un type d’asphalte plus grossier, qui sert de structure à la route.  La couche de finition viendra rejoindre l’asphalte existant sur toute sa largeur.

Lors de mon passage, la seule indication que la route ne soit pas tout à fait praticable consistait en ce panneau, placé au milieu de la chaussée, presque sous le viaduc.

Ce bout de clôture à neige devait probablement interdire le passage des véhicules, mais dans sa position actuelle, il ne sert que d’élément de curiosité.

Vu sous cet angle, on dirait que le viaduc de la route 148 a été déposé sur deux bouts de tapis.  Je n’ai pas de confirmation, mais la plupart des ponts et viaducs de la section Lachute/Brownsburg-Chatham semblent avoir été coulés sur place.

Ça ne semble pas évident à voir, comme ça, mais c’est à cet endroit que les deux chaussées de l’A-50 se réunissent en une seule.  Regard vers l’ouest, à moins d’un kilomètre à l’ouest de la sortie 254 (route 148).

Ça saute aux yeux, vu d’ici.  Regard vers l’est, cette fois, avec l’échangeur de la route 148 (sortie 254), tout au loin.

Au même endroit, mais en tournant de 180 degrés, et en regardant vers l’ouest.  À droite, cela semble être ce qui fera office de « voie de demi-tour », à l’usage des policiers et autres véhicules autorisés.

On regarde à nouveau vers l’est (je sais, je suis en train de vous étourdir), cette fois depuis l’approche est du viaduc de la montée Labranche, à Brownsburg-Chatham.  On voit au loin le raccordement des chaussées.

Du même endroit, vers l’ouest.  Voici le viaduc de la montée Labranche.

Deux niveaux, ici.  En haut, la chaussée de l’A-50, et en bas, les bretelles de sortie et d’entrée, non encore asphaltées, et la montée Labranche.

Pendant que je m’attarde à la construction de l’A-50, la vie suit son cours, et les moissons aussi.

Voici la montée Labranche, vue depuis le viaduc.  Dans cette direction, soit vers le sud, vous atteindrez le village de Saint-Philippe-d’Argenteuil, situé à moins d’un kilomètre,…

…alors que dans celle-là, vers le nord, vous aurez à parcourir environ 6 km pour arriver à la ville de Brownsburg.  Ces deux noyaux urbains font partie de la ville de Brownsburg-Chatham.

Je ne sais pas quel genre de joint de dilataion sera installé aux extrémités de ce viaduc, aux dimensions plutôt modestes (…de passe à chevreuils?), mais l’espace actuellement laissé vaut la peine de ralentir, quand on roule sur la chaussée de l’A-50.

C’était la première partie de mes images des travaux de l’A-50.  Trois autres billets s’ajouteront, au fil des jours, pour compléter ce compte-rendu de l’évolution du projet, à tout le moins dans sa partie la plus à l’est.  Les photos que j’ai prises l’ont été entre la route 148 et la route Kilmar, tout près de la rivière Rouge.

J’essaie de ne pas mettre trop de photos dans chaque billet; certains m’ont fait remarquer que lorsque le billet est trop lourd, ils ne peuvent pas visionner toutes les photos, cela étant trop exigeant pour certains ordinateurs.  J’y vais donc de plusieurs billets, en essayant de ne jamais dépasser 20 images par billet.  Je vais donc tenter de profiter de ce vendredi de congé (…qui a dit « Encore? ») pour aller de l’avant avec ces billets.   C’est donc à suivre.