A-10: Quelques travaux, et une belle réalisation

Lors de mon dernier passage dans la région de Sherbrooke, à la mi-juin, j’ai croqué quelques images de ce qui se passe dans le coin. On est à y réaliser des travaux à quelques échangeurs, mais d’abord, je voulais prendre quelques poses d’une construction que j’aime bien, et qui pourrait servir d’exemple pour d’autres axes routiers. Et j’ai nommé le multiplex de la route 112 et de l’A-10/A-55, entre Sherbrooke et Magog.

Nous sommes ici sur la route 112 ouest, en direction de Magog, depuis Sherbrooke, et la bretelle que l’on voit permet de prendre l’A-10 est/A-55 nord, pour retourner vers Sherbrooke ou Drummondville. Au loin, on voit le viaduc sous lequel passe la route 112, à la suite duquel…

…on retrouve l’accès, via la bretelle, à gauche, à l’A-10 ouest/A-55 sud, vers Montréal, ou la frontière américaine. Par la suite, la route 112 est parallèle à l’autoroute, sur une distance d’environ 5 kilomètres.

On retrouve, ici, un viaduc, sous lequel on peut changer de direction.

Cette fois, nous sommes à la fin des voies de service. La bretelle, à droite, mène vers l’A-10 ouest/A-55 sud, alors que si l’on garde les voies de gauche, on se retrouvera sur le boulevard Bourque, en direction d’Omerville, et de Magog.

J’imagine bien le développement futur de l’A-15, vers le nord, entre Sainte-Agathe-des-Monts et Mont-Tremblant, fait de cette façon, car il faudra bien que cette autoroute se réalise un jour. D’ailleurs, plusieurs indices permettent de croire que cela va se produire, d’ici les prochaines années. D’abord, la route 117 fut reconstruite, ces dernières années, à la hauteur de Mont-Tremblant (Saint-Jovite), avec des échangeurs étagés, auxquels on a accolé des numéros qui sont tout simplement la suite de ceux des sorties de l’A-15. Ensuite, le même genre d’amélioration a été effectuée à Saint-Faustin–Lac-Carré, soit un échangeur étagé, avec numéro de sortie correspondant. Je crois que le reste de la distance ne sera qu’une question de temps, et bien sûr, de budget.

Maintenant, allons plus à l’ouest, sur l’A-10, pour voir l’avancement de quelques chantiers.

Nous sommes ici sur ce qui était la route 112, à l’ouest de Magog. On est à reconfigurer complètement l’échangeur de la route 112, qui correspond à la sortie 115 de l’A-10. D’ailleurs, ce viaduc, sur lequel circulaient les véhicules en direction ouest, va disparaître,…

…tout comme celui-ci, en direction est, que l’on voit au loin, et sur lequel passait une voiture, au moment de la prise de la photo. C’est que ces deux viaducs font partie des 135 structures à dalle épaisse, qui furent inspectés d’urgence par le MTQ, à l’automne de 2007. Comme on voulait refaire tout l’échangeur, on a donc décidé de les raser au sol, ce qui sera fait dans les prochaines semaines, à moins que ça ne le soit déjà, au moment où vous lisez ces lignes.

On voit ici le chemin temporaire, qui mène à la route 141, vers le mont Orford, et la bretelle, à droite, qui conduit vers l’A-10 ouest. Par contre, je n’ai aucune idée de la nouvelle configuration de l’échangeur. Je mets donc cette image à titre d’illustration seulement.

À une quinzaine de kilomètres plus à l’ouest, nous pouvons voir les travaux de la sortie 100, à la hauteur de Saint-Étienne-de-Bolton, qui sera transformée, probablement à l’automne, en un échangeur complet. La sortie, en direction ouest, commence à prendre forme,…

…alors que l’entrée, en direction est, semble plus avancée, encore.

Bon, que me reste-t-il, parmi les choses à vous montrer? On commence à passer au travers, là. Il me reste l’A-55, entre Drummondville et Sherbrooke (oui, oui, l’ancienne A-51), et les travaux de l’A-15, entre Blainville et Saint-Jérôme. Mais ne craignez rien; je me mettrai à la chasse d’autres merdes du MTQ très bientôt!

Des nouvelles de la blogue-mobile

Ma nouvelle acquisition m’a fait chier faux-bond, vendredi dernier. Je voulais l’utiliser pour aller passer le week-end dans les Laurentides, mais une fois à Laval, sur l’A-15 nord, en plein bouchon de circulation, le moteur s’est mis à chauffer au-delà de la normale. De plus, je me suis retrouvé sans pédale d’embrayage, à cause d’une petite fuite dans le circuit d’embrayage, à moins que les 11 mois de remisage ont fait en sorte que de l’humidité se soit installée dans le liquide du circuit. J’ai donc dû rebrousser chemin, et mettre plusieurs heures pour ramener la bête à la maison, question de ne pas endommager le moteur.

J’ai remplacé le thermostat, hier (lundi), mais le problème est toujours présent. L’étape suivante sera donc le radiateur, puisque je n’ai détecté aucune fuite en provenance de la pompe à eau. Le fait qu’il s’agisse d’un deuxième véhicule, que je compte utiliser de façon occasionnelle seulement, me met beaucoup moins de pression que s’il s’agissait de mon seul véhicule. Aussi, mon unique frustration est que je suis arrivé dans le nord vers les 23h15, alors que je voulais arriver là-bas avant 19h00.

La Gabelle: Un lien inter-rives qui gagne à être connu

Vous savez tous que je parle souvent du MTQ, de ses bons coups, mais évidemment, je parle surtout de ses mauvais. Cette fois, je vais vous montrer que d’autres organismes gouvernementaux permettent le passage des véhicules à travers leurs installations. Dans le cas présent, il s’agit d’Hydro-Québec.

Ce passage, que l’on ne retrouve pas sur les cartes routières officielles, n’est pas une autoroute; on y retrouve donc n’importe quoi, que ce soit des quads (VTT), des motoneiges, en hiver, etc. D’ailleurs, le passage n’était ouvert, autrefois, qu’à ces véhicules. Mais H-Q a décidé, il y a quelques années, d’ouvrir son lien inter-rives aux voitures, et camions légers. Voici donc des images de ce passage, de moins en moins secret.

Je tiens à vous aviser que compte tenu du fait que certaines photos furent prises en mouvement, elles sembleront déformées. C’est normal.

Je suis arrivé à l’intersection du Chemin de la Gabelle, à Saint-Étienne-des-Grès, du côté ouest de la rivière Saint-Maurice. La Gabelle est aussi le nom du barrage d’Hydro-Québec.

Comme il s’agit d’infrastructures un peu particulières, H-Q a pris soin d’installer un panneau indiquant le mode de fonctionnement du passage.

Nous voilà donc sur la rive ouest de la rivière Saint-Maurice, en attente de l’ouverture de la barrière.

Comme l’ouverture des barrières est automatisé, en fonction d’une vitesse de 20 km/h, lorsque l’on traverse plus rapidement, ce qu’a probablement fait ce quadiste, il faut attendre que l’ouverture se fasse.

Nous sommes engagés dans le lien inter-rives. Le passage, sur le barrage, ne laisse passer qu’un seul véhicule à la fois. Au bout du virage, le système d’ouverture des vannes.

Nous sommes au-dessus des vannes du barrage. Droit devant, la centrale électrique La Gabelle.

Dans le miroir, situé le long du parapet, juste à l’intérieur du virage, nous voyons l’extrémité est de la centrale. Le lien ne laisse toujours passer qu’un véhicule à la fois.

Bon, j’ai dû rouler trop vite, moi aussi, puisque je dois aussi attendre, pour une minute ou deux, l’ouverture de la barrière qui me conduira sur la rive est de la rivière Saint-Maurice.

Mais voilà, tout vient à point à qui sait attendre. La barrière se soulève pour me permettre de gagner le rang des Grès, puis le rang Saint-Flavien, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, municipalité qui est située le long de la route 157.

Il faut être prudent, et surtout respectueux des règles de circulation sur le lien inter-rives d’Hydro-Québec. Puisqu’il s’agit d’installations qui, d’ordinaire, ne sont pas ouvertes au public, la société d’état pourrait très bien, en cas d’abus, mettre fin au lien. Quand on sait qu’il s’agit du seul endroit où l’on peut traverser le Saint-Maurice entre Trois-Rivières et Shawinigan, cela vaut la peine de faire quelques efforts pour respecter les règles de base.

Dans un autre ordre d’idées, le temps me manque. Je n’ai pas encore terminé de publier les billets dont j’ai fait mention, que d’autres photos s’accumulent déjà! Vous verrez donc bientôt l’A-55, entre Drummondville et Sherbrooke, des travaux sur l’A-10, en Estrie, le chevauchement de celle-ci et de la route 112, entre Sherbrooke et Magog, ainsi que de toutes nouvelles photos du chantier de l’A-15 nord, à Mirabel. D’ici-là, je souhaite la meilleure des chances, et beaucoup de courage, à ceux et celles qui vivront le supplice du déménagement, ainsi qu’une joyeuse fête du Canada.

A-20: Et tombent les viaducs!

Le ministère des transports du Québec (MTQ) a annoncé, pour l’année 2008-09, des travaux totalisant environ 2,7 G$, du jamais vu au gouvernement. Il faut toutefois dire que l’état du réseau routier québécois représente, lui aussi, du jamais vu dans un pays industrialisé, tellement il tombe en ruines. Les structures élevées (ponts, viaducs, etc.) de plusieurs routes et autoroutes sont rendues, depuis longtemps, à la fin de leur durée de vie utile, et il faut donc les remplacer. Alors on les jette au sol – avant qu’elles ne tombent d’elles-mêmes – pour en construire de nouvelles, comme c’est le cas ici, sur l’A-20, en Montérégie.

Nous voyons ici le chantier du viaduc du le Grande Allée, à Mont-Saint-Hilaire. Au moment de la prise de cette photo, plusieurs poutres étaient encore en place, mais ce n’est plus le cas, maintenant.

L’autre extrémité du viaduc de la Grande Allée. Il est à noter que sur la Grande Allée elle-même, l’un des deux viaducs qui surplombent la voie ferrée du CN, ainsi que le chemin de la Station, et qui était fermé depuis plusieurs mois, la circulation roulant à contresens sur l’autre, a également été complètement démoli. Les appels d’offres ont d’ailleurs été publiés pour sa reconstruction.

Ici, c’est ce qui reste du viaduc du Grand Rang, à Saint-Hyacinthe. Entre celui-ci et celui de la Grande Allée, que l’on a vu tantôt, il y a celui de la route 227, à Sainte-Madeleine, qui fut détruit et entièrement reconstruit l’an dernier.

Voilà ce qui restait de la base nord du viaduc du Grand Rang, lors de mon passage, qui date du 15 juin dernier,…

…et maintenant, ce qui restait de la base sud. Elles seront également détruites, afin de laisser place à une toute nouvelle structure.

Ces images ne montrent que deux chantiers, sur l’A-20. De nombreux autres se dressent tout au long de cette autoroute, dont celui du viaduc du boulevard Saint-Joseph, à Drummondville, que je compte bien aller visiter, avant qu’il soit complété. Entre temps, la Blogue-mobile est arrivée chez moi, et le voyage, depuis Saint-Jean-sur-Richelieu, s’est très bien déroulé. Il y a beaucoup de travail à accomplir, afin d’en faire un véhicule exemplaire, mais j’y verrai un jour à la fois.

D’ici-là, j’aurai le temps de vous montrer d’autres photos intéressantes. Alors restez dans les parages, et passez une bonne fête nationale des québécois, que ce soit en célébrant dans la joie, ou encore en profitant – comme moi – d’une bonne journée de congé payée.

Julie Couillard: Elle voulait, mais là, elle ne veut plus!

Après avoir déclaré être prête à témoigner devant les parlementaires fédéraux, réunis en comité pour faire la lumière sur toute l’affaire la concernant, Julie Couillard dit maintenant refuser de témoigner devant le comité. C’est à tout le moins ce que l’on apprend en lisant l’article de Mathieu Bélanger, publié aujourd’hui dans le Journal de Montréal. Comme principales raisons pour justifier son refus, elle invoque que l’ex-ministre Maxime Bernier a aussi refusé de témoigner, ainsi que le fait que les révélations qu’elle y ferait pourraient nuire à une éventuelle défense en cas de poursuite.

Allez savoir pourquoi, mais je trouve que cette affaire n’est rien d’autre que du magouillage partisan, et que madame Couillard me fait penser de plus en plus à une certaine Myriam Bédard. Plus ça va, moins ça se tient, et plus c’est drôle. Elle qui voulait retrouver sa dignité, comme elle le disait à Paul Larocque, lors de la fameuse entrevue qu’elle a accordé à TVA, semble s’enfoncer davantage, à mesure que les jours passent. Les médias vont de découverte en découverte, et celles-ci n’ont rien de valorisant pour la belle lavaloise, que plusieurs surnomment maintenant « la Mata-Hari du 450 ».

Comme les parlementaires terminent leur travail cette semaine, pour les vacances estivales, il est donc certain que malgré les manoeuvres des députés, qui tentent de la convaincre de venir témoigner devant le comité, ce sera la fin des haricots pour celui-ci, qui n’aura entendu que la moitié de rien du tout, hormis quelques détails plutôt techniques. Il est donc probable que Julie Couillard tente de gagner du temps, et espère parvenir à se faire oublier un peu, question de reprendre une vie un peu plus « normale », du moins un peu plus privée. N’empêche que l’on se rend maintenant compte que la dame obtient probablement beaucoup plus d’exposure médiatique qu’elle n’en aurait jamais espéré.