SÉAO: Les appels d’offres du MTQ commencent à pleuvoir!

Le Système électronique d’appels d’offres (SÉAO) publie, entre autres, les appels d’offres du Ministère des transports du Québec (MTQ).  Et comme le printemps annonce le début des travaux routiers en grand nombre, ainsi que le réveil des grands chantiers, qui roulaient au ralenti, ou sinon dormaient carrément sous la neige, il est normal que les appels d’offres du MTQ se fassent plus nombreux, sur le site web du SÉAO.  Voici les plus importants, que j’ai glané lors de mes dernières visites, sur le site.  Je vais les nommer par ordre de numéros de routes, en commençant par les autoroutes.

thmb-auto-010Sur l’A-10, en plus de nombreux contrats de planage et d’asphaltage, puisque cette autoroute a des airs du Liban, on remarque les contrats pour la rénovation des ponts d’étagement qui surplombent les voies ferrées, juste au nord de l’échangeur de l’A-30.  Si je ne peux qu’être en accord avec le fait d’élargir à trois voies le viaduc en direction est, à cause entre autres du récent repositionnement de la sortie vers la voie de service, qui fut devancée pour donner l’accès au boulevard Leduc, et au Quartier Dix30, je me demande la raison pour laquelle il fut décidé de refaire le viaduc en direction ouest à seulement deux voies.  C’est une décision tout à fait stupide, puisque tôt ou tard, il faudra élargir toute l’A-10 à trois voies par direction, jusqu’à l’A-30, dans un premier temps, puis jusqu’à l’A-35.  Une autre décision à courte vue, qui explique bien pourquoi j’ai nommé ce thème « Les merdes du MTQ », dans mon blogue.  Autre projet pour l’A-10, lui aussi à la hauteur de Brossard; après la démolition du viaduc qui faisait le lien entre le chemin des Prairies et la montée Gobeil, cet hiver, ce sera au tour de celui du boulevard Milan, dont la capacité portante a été limitée, depuis l’automne dernier, à 5 tonnes seulement, de passer sous le pic des démolisseurs.  Des gabarits, limitant la hauteur des véhicules à 2,9 mètres, ainsi que d’autres limitateurs d’accès, furent d’ailleurs installés aux abords du viaduc Milan, de façon à contraindre les véhicules plus lourds de faire un détour via l’avenue Malo, et le boulevard Lapinière.  La reconstruction de ce viaduc sera probablement adjugée par le biais d’un autre appel d’offres.

thmb-auto-015En ce qui concerne l’A-15, pour l’instant, le SÉAO a publié un appel d’offre pour la reconstruction, en béton, de la chaussée en direction nord, entre les kilomètres 25 et 32, soit la partie manquante entre les deux parties totalement refaites, ces dernières années.  L’appel d’offres comprend également les deux ponts sur la rivière Sainte-Marie, à la hauteur de la sortie 31, dans le secteur Saint-Janvier, de la ville de Mirabel, qui sont dans un état de décrépitude avancé.  Il est également question de la rénovation de plusieurs structures, autant des viaducs que des murs de soutènement, à la hauteur de l’échangeur des Laurentides, à Montréal, là où l’A-15 se rattache à l’autoroute Métropolitaine.  On parle de six viaducs, et de deux murs.

thmb-auto-019L’un des premiers appels d’offres à être publiés, parmi cette nouvelle vague, fut pour l’A-19, à Montréal, où le viaduc du boulevard Gouin sera démoli, et remplacé par un viaduc tout neuf.  Ce contrat ne viendra pas améliorer cet embryon d’autoroute, à tout le moins dans sa partie montréalaise.  Il ne fera qu’empêcher un autre viaduc de tomber sur la tête des gens.  Quand on sait que cette autoroute devait, en principe, se raccorder au moins à l’autoroute Métropolitaine, il reste encore beaucoup de travail à faire.  Entre autres, il faudrait construire un tunnel entre le viaduc Gouin, justement, et la hauteur de la rue de Louvain, au sud de la voie ferrée, question de rendre la voie rapide un tant soit peu plus sécuritaire.

thmb-auto-020Un premier appel d’offres, pour la construction proprement dite du tronçon de l’A-20, entre Cacouna et l’Isle-Verte, fut publié sur le site web du SÉAO.  Il s’agit de la construction d’une seule chaussée, puisqu’il semble que la circulation de pointe, qui survient au cours des mois de juin à septembre, ne soit pas encore suffisante pour justifier une autoroute complète.  Autrement dit, les gens du Bas-Saint-Laurent, selon le MTQ, ne méritent pas encore la sécurité d’une véritable autoroute, et devront faire comme ceux de l’Outaouais, et se contenter d’une demi-mesure, dont le parachèvement coûtera plusieurs fois plus cher que de l’avoir construite d’un seul coup.  Et ça, c’est sans compter les accidents mortels qui vont sûrement y survenir, comme celui de Rimouski, en 2008.

thmb-auto-025L’autoroute 25, en plus de son prolongement vers Laval, qui va bon train, voit deux appels d’offres lui être consacrés.  Un premier, en faveur de la rénovation de certaines bretelles de l’échangeur Anjou, qui ressemblent de plus en plus à des damiers, tellement les rapiéçages de béton sont nombreux, et un second, pour la rénovation du viaduc de la rue Sherbrooke, et le remplacement de celui du boulevard Yves-Prévost.  Une fois ces deux viaducs complétés, il ne restera que le cas du viaduc de la rue de Boucherville, qui risque de nous tomber sur la poire à tout moment.

thmb-auto-720Du côté de l’autoroute Ville-Marie, le SÉAO présente un appel d’offres pour des réparations de piliers sous l’échangeur Turcot, et sous l’autoroute elle-même.  Il s’agit de tenter de prolonger de quelques années la vie utile de ces infrastructures, en attendant la reconstruction complète du complexe Turcot, dont les audiences du BAPE devraient commencer sous peu.  Déjà que l’on s’attend à ce que la chicane « pogne solide » entre le MTQ, et les environnementalistes, qui vont encore une fois faire croire aux gens de la place que la vie est possible sans routes, que l’on peut approvisionner les magasins via le métro, et que les maladies proviennent toutes de l’automobile.

thmb-rte-138Du côté des routes, maintenant, le SÉAO nous amène d’abord à Trois-Rivières, où le pont Duplessis, qui relie les secteurs Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine, et passant par l’île Saint-Quentin, sera complètement rénové.  C’est une partie de ce pont qui, suite à un problème de conception, s’était écroulé dans les eaux de la rivière Saint-Maurice, dans les années 1950, par une nuit de très grand froid.  Le premier ministre du temps, Maurice Duplessis, avait sorti, comme excuse, que c’était les communistes qui avaient saboté le pont.  D’ailleurs, cette vidéo, datant de 1981, et issue des archives de Radio-Canada, nous montre le Docteur Conrad Godin, qui s’est rendu sur les lieux aux petites heures du matin, raconter les événements à l’animateur Pierre Paquette.

thmb-rte-167Sur la route 167, dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean, un appel d’offres est lancé pour la construction d’une halte routière permanente, à la hauteur de la municipalité de Lac-Ashuapmushuan, plus ou moins à mi-chemin entre La Doré et Chibougamau.  La route 167 est une route isolée, qui débute à Saint-Félicien, à l’ouest du lac Saint-Jean, et qui, après avoir traversé la municipalité de La Doré, s’engouffre dans la Réserve faunique Ashuapmushuan, pour n’en ressortir qu’à la hauteur du lac Charron, à une soixantaine de kilomètres de Chibougamau.  Au-delà de cette ville, la route se poursuit, vers le nord, jusqu’au lac Albanel.  Parmi la liste des projets du gouvernement, pour l’année 2009-2010, il est question d’une étude environnementale, dans le but de la prolonger jusqu’au mont Otish, ce qui lui donnerait environ 300 kilomètres de plus.

thmb-rte-175Finalement, mentionnons la route 175, dans la Réserve faunique des Laurentides, dans le cadre de la reconstruction de la route actuelle en une route moderne, à quatre voies divisées.  Le SÉAO fait mention d’un appel d’offres pour la construction de la deuxième chaussée, dans la section située entre les kilomètres 144 et 154,3.  Selon le site web du MTQ, il y a plusieurs sections de cette route qui sont déjà complétées, principalement dans la région administrative du Saguenay – Lac-Saint-Jean.  Évidemment, plus tôt cette route sera complétée, moins nous aurons à déplorer d’accidents mortels, sur cette route.  Si l’on se fie à cette carte, mise à jour en décembre 2008, l’appel d’offres vise une section qui est encore tracée en gris, ce qui est en soi une bonne nouvelle, et qui signifie que toute la route 175 finira par être doublée avant que je ne meure de vieillesse.

Bien sûr, d’autres appels d’offres majeurs viendront s’ajouter à ceux-ci.  Après tout, n’est-ce pas 3,7 milliards$ que le MTQ entend investir, sur les routes et autoroutes du Québec?  Reste à savoir quel pourcentage de ces appels d’offres devront être repris, pour cause de soumissions trop élevées, ou d’erreurs dans les plans et devis.  Sur les contrats à accorder l’an dernier, ce sont environ 20% qui ont dû être repris, ou le seront cette année.

Échangeur A-40/A-55: Une bonne nouvelle, et une mauvaise!

Le mois de février se terminera ce week-end, et cela signifie, normalement, les annonces de projets, par le MTQ, mais aussi, et surtout, des appels d’offres, qui seront publiés sur le Système électronique d’appels d’offres (SÉAO).  Je suis allé y jeter un oeil, aujourd’hui, et malgré qu’il y en avait peu, encore, l’un d’entre-eux a attiré mon attention.

Depuis des années qu’on en parle, cette fois, il semble que quelque chose va enfin bouger, du côté de l’échangeur A-40/A-55, à Trois-Rivières.  Selon les plans, joints à l’appel d’offres, et que j’ai pu consulter, il s’agira d’une nette amélioration, comparativement à la situation actuelle.

a40a55tro

Ici, nous voyons l’échangeur A-40/A-55, sur une image en provenance du logiciel Google Earth.  En tenant compte que le nord est en haut de l’image, nous pouvons constater que l’A-40 ouest, depuis Montréal, est en bas, à gauche, l’A-55 nord, vers Shawinigan, en haut, à gauche, et l’A-55 sud, vers le pont Laviolette, mais également l’A-40 est, vers Québec, est en bas, à droite.  Aussi, quiconque, en provenance de Québec, et voulant prendre la direction de Montréal, se doit de passer par la boucle, située en haut, au centre de l’image.  Avec les travaux à venir, cela va changer.

a40a55tro2009projetmtq

En jaune, sur cette version de la même image, nous voyons le tracé de la nouvelle bretelle à être construite.  Elle débutera au musoir qui devait servir à délimiter la bretelle vers Québec, puis prendra une courbe parallèle à celle de la boucle qui mène de l’A-40 ouest vers l’A-55 nord, pour finalement se raccorder au viaduc de l’A-40 ouest, à l’endroit où se raccorde la boucle actuellement en service, qui est hachurée en rouge, sur l’image, parce qu’elle ne sera désormais plus utilisée.  Mentionnons que selon les plans, la nouvelle bretelle sera à deux voies, ce qui, jumelé au fait que le rayon de courbure de celle-ci sera plus grand que celui de la boucle actuelle, aidera à la fluidité de la circulation qui se dirigera vers Montréal.

Pour les usagers de la route, qui doivent souvent rallier Montréal à Québec par la rive nord du fleuve, il s’agit là d’une bonne nouvelle.  La mauvaise nouvelle est pour les nostalgiques des grands projets des années 1960 et 70, qui, ce faisant, voient le scénario de la construction de l’A-40 sur son tracé original être repoussé d’une bonne vingtaine d’années, au bas mot.  Malgré ma pensée pour ces nostalgiques, dont je suis, il faut admettre qu’il était temps d’améliorer cet échangeur, et que cette façon de faire en est une économique, et dont la réalisation pourra se faire rapidement.

Mario Dumont s’en va au privé: Qu’adviendra-t-il de l’ADQ ?

Une dépêche de la Presse canadienne, reprise entre autres par TQS, fait savoir que le chef démissionnaire de l’ADQ, Mario Dumont, quitterait ses fonctions cette semaine, celui-ci ayant déniché un emploi dans une firme montréalaise.  Si d’autres sources d’informations, comme LCN, ou Radio-Canada, y vont de leur spéculation pour la suite des choses, une lectrice du quotidien Le Soleil, de Québec, dans un commentaire qu’elle a fait parvenir au journal, n’y va pas de main morte.  Elle prédit même la fin de ce parti politique.

Je n’irai pas jusque là.  J’ose croire que l’ADQ puisse compter sur un bon noyau de membres, qui seront là pour assurer la suite.  Évidemment, il faudra d’abord voir de quoi sera faite la suite des choses.  On parle de mettre un « ticket modérateur » de 25,000$, pour une mise en candidature, ou d’autres conditions, encore, à être définies par le parti.  Ces conditions devraient être connues bientôt, puisqu’il était question de les publier deux semaines après le départ officiel de Mario Dumont.  Il y a ensuite tous les « échos », que ce soit celui de Claude Roy, ex-député défait dans Montmagny-L’Islet, qui se plaint de la « montréalisation » de l’ADQ, ou encore celui de Stéphane Gendron, qui avance qu’aucun des députés élus le 8 décembre dernier n’est suffisamment rassembleur pour mener le parti à une victoire électorale.  Pendant ce temps, plusieurs disent que l’ADQ n’avait pas de véritable programme, et qu’il surfait sur les frustrations populaires, comme ce fut le cas lors de la crise des accommodements raisonnables.

Alors voyons voir de quoi les prochaines semaines seront faites, pour ce parti.

Chirurgie bariatrique: La RAMQ préfère les transexuels, c’est « plus sexy »!

Dans une série d’articles, publiés jeudi, dans le Journal de Montréal, et signés Éric Yvan Lemay, que l’on peut visionner ici, ici, et , gracieuseté du site web Canoë, on explique que le ministère de la santé de l’Ontario négocierait, avec un éminent chirurgien du Québec, la possibilité d’opérer de nombreux patients obèses, et ce dans une clinique privée de Montréal.  Pendant ce temps, chez nous, plus de 2000 québécois patientent, parfois même jusqu’à sept ans, sur les listes d’attente, pour le même type d’opération; les chirurgies bariatriques.

Dans l’un des articles, le docteur Nicolas Christou indique qu’il partage son temps entre ses deux pratiques, publique, et privée, ce qui contrevient aux règles de la RAMQ. Il est bien conscient des risques, pour sa carrière, mais si la RAMQ lui impose le choix, il avoue d’emblée qu’il deviendra non-participant, se refusant d’abandonner ses patients.  Ses chiffres sont éloquents; en un an, il a effectué plus de 130 chirurgies au privé, contre seulement 48, dans le système public.  Au cours du mois de janvier dernier, il n’a pu obtenir qu’une seule journée d’accès à un bloc opératoire, à l’hôpital Royal Victoria, où il est directeur de la chirurgie bariatrique, pour le Centre universitaire de santé McGill (CUSM).  Pire encore, au cours des dernières années, il a perdu 13 patients du public, qui étaient en attente depuis trop longtemps.

Après, on vient nous dire que le privé ne devrait pas avoir sa place en santé.  Foutaise!

N’eut été de sa pratique privée, le Dr Christou n’aurait jamais pu intervenir auprès de tant de patients.  Qui plus est, la RAMQ semble ne se préoccuper que des cas les plus graves, laissant les autres seuls, face à eux-mêmes, alors que l’Ontario fait beaucoup plus, pour ses patients obèses; opérations aux USA, dans des cliniques privées en Ontario, et bientôt,… à Montréal!

Pendant ce temps, au lieu de s’occuper des gens atteints d’obésité morbide, la RAMQ préfère défrayer les frais des chirurgies de changement de sexe.  Il s’agit, bien sûr, d’un autre type de « question de vie ou de mort », mais avouez que celui-là est beaucoup plus sexy, n’est-ce pas?

Déneigement à Anjou: Il n’y a pas d’arnaque, finalement

Dans un billet récent, j’indiquais que j’avais reçu un constat d’infraction, et que j’allais avoir le fin mot de l’histoire, en me rendant à la séance du conseil d’arrondissement.

C’est hier soir, le 3 février, qu’avait lieu ladite séance du conseil.  La période de questions des citoyens se déroule dès l’ouverture de la séance.  Je m’approche donc du microphone, et commence par féliciter le maire, pour sa récente nomination à l’exécutif de la ville de Montréal.  Par la suite, j’explique le problème du constat.  J’ai à peine le temps de commencer à expliquer que le maire m’interrompt, en me disant « N’en dites pas plus, il est évident qu’il y avait un problème.  On va s’en occuper. »

Dès la fin de la séance, j’ai suivi les recommandations du maire, et je suis allé voir le directeur général de l’arrondissement, qui a pris mes coordonnées, et m’a dit que j’aurais une réponse très bientôt, puisqu’il avait une réunion, dès le lendemain (aujourd’hui), avec les responsables du déneigement.  Bref, la chose s’est déroulé rondement, et toute l’affaire sera réglée à ma satisfaction.

Ceci représente la preuve que lorsque l’on prend le temps de s’occuper de ses affaires, on peut en sortir beaucoup de positif.