A-55, à Saint-Célestin: Rien de nouveau sous le soleil…

Le site web de Radio-Canada rapporte un autre accident mortel sur l’autoroute 55, à Saint-Célestin.  Survenu vers 3 heures, ce mercredi matin, il impliquait une camionnette, dont le conducteur aurait dévié de sa voie pour entrer en collision frontale avec un camion-remorque venant en sens inverse.  Sous la force de l’impact, les deux véhicules ont pris feu; le conducteur du camion-remorque a pu quitter son véhicule à temps, mais celui de la camionnette a eu moins de chance, et a péri, dans le brasier.  Au moment de la dernière mise à jour de l’article, à 15h57, la Sûreté du Québec (SQ) n’était pas en mesure de dire si le conducteur de la camionnette était un homme, ou une femme.  L’article mentionne aussi qu’il s’agit du septième accident à survenir à cet endroit, depuis 2006, et spécifie que le ministère des transports (MTQ) « étudie d’ailleurs la possibilité d’élargir l’autoroute d’une voie dans chaque direction pour diminuer le risque d’accident« .

L’étude ne devrait pourtant pas être compliquée; les autoroutes ont été conçues avec deux chaussées séparées, et des intersections étagées, afin de rouler à des vitesses plus élevées, sans risquer de subir, entre autres, ce type de collision frontale, qui a fait une nouvelle victime, ce mercredi matin.  Or, l’autoroute 55, à Saint-Célestin, n’a qu’une seule chaussée, et celle-ci a deux voies, soit une seule par direction, avec aucune séparation, entre les voies, ainsi que des intersections à niveau.  Autrement dit, elle n’a d’autoroute que le nom!  Je rêve du jour où les familles des victimes d’accidents subis sur des autoroutes à une seule chaussée organiseront un recours collectif contre le MTQ, pour avoir construit des autoroutes non-sécuritaires.  Évidemment, il n’y a pas un juge, dans tout le Québec, qui autorisera un tel recours, et encore moins un qui condamnera le MTQ à doubler, dans un délai précis, et plus court que long, ses pseudo-autoroutes à une seule chaussée.  Mais on a le droit de rêver.

Alors c’est vachement triste pour les proches de la victime de ce nouvel accident, et je leur offre mes sympathies les plus sincères.  Mais il reste qu’un accident comme celui-ci va se noyer dans les statistiques du MTQ, comme tous les autres.  Une fois encore, rien de nouveau sous le soleil…

A-50, automne 2009: (5) Du côté de l’Outaouais

Lors de cette sortie du lundi de l’Action de grâces, j’ai traversé la « frontière », et je suis allé du côté de l’Outaouais.  On change de région quand on passe de Grenville-sur-la-Rouge (Pointe-au-Chêne) à Fassett.  Dans le billet précédent (sur l’A-50, je veux dire), on voit même, sur une photo, le panneau bleu qui souhaitera la bienvenue en Outaouais à ceux qui rouleront sur la future autoroute.  Mais à Fassett, il se passe quoi, au juste?  Voici les dernières images de ce périple.

Ici, c’est le tout nouveau viaduc de la montée Fassett.  Pourquoi « tout nouveau », me direz-vous?  Parce que le viaduc original, construit en 2007 par la firme Neilson Inc., de Saint-Nicolas, ne répondait pas, dit-on, à toutes les normes.  Il a donc dû être démoli, et reconstruit, aux frais de Neilson.

Les travaux effectués en 2007 s’arrêtaient à la hauteur de la machinerie, dont le camion bleu, aux couleurs de la compagnie Roxboro Excavation, que l’on voit au loin.  C’est cette entreprise qui a le contrat pour la suite des travaux, vers l’ouest, comprenant…

…ce pont, qui traverse la rivière aux Saumons, juste à l’ouest de la limite de Fassett, et de Notre-Dame-de-Bonsecours, partie nord.

La rivière aux Saumons, en amont du pont.  Le chemin, en bas, à droite, est probablement là pour accéder au chantier du pont, et disparaîtra une fois celui-ci complété.

Toujours la rivière aux Saumons, mais cette fois, en aval du nouveau pont.

À l’ouest de la montée Fassett, l’axe routier suivant, qui croise la future autoroute, est la côte Angèle, située près de Montebello. On voit ici le viaduc en construction.  Je l’ai pris de loin, parce que si vous cliquez sur la photo, pour la voir de plus près, vous verrez que les phares du camion-cube bleu, de la firme Roxboro Excavation, sont allumés.  Or, ce n’est pas parce qu’ils ont été oubliés, mais bien parce que le camion est en marche.  Aussi, quand il y a des ouvriers sur place, je les respecte du mieux que je le peux, et la première marque de respect que je puis leur porter, c’est de ne pas me mettre dans leurs pattes.

Il faudra bien que je trouve du temps pour retourner voir ce qui se passe, de ce côté, et ce avant que la neige n’ensevelisse les chantiers jusqu’au printemps de 2010.  Comme le soleil commençait à baisser, j’ai jeté un coup d’oeil rapide au chantier de la route 323, au nord de Montebello, et comme rien ne semblait avoir vraiment changé depuis mon dernier passage, j’ai continué mon chemin vers le nord, sans prendre de photos, toujours sur la route 323, car je savais que des travaux avaient été entrepris, il y a quelques temps, à la hauteur de Lac-des-Plages, pour faire passer la route plus haut, dans la montagne, parce que le passage, le long du lac des Plages, était étroit, et sinueux, en plus de comporter une intersection plutôt dangereuse.  Mais ma surprise fut grande; on est à reconstruire la route 323, depuis ce point, jusqu’au village de Amherst!  Cela va donner, à terme, une bonne dizaine de kilomètres de route beaucoup plus dégagée, et sécuritaire.

Bref, faudra que j’y retourne.

Marie-Hélène Dubé: Une femme qui ne manque pas de courage!

Il m’arrive de recevoir, que ce soit via le courriel du Blogue, ou sur mon compte Facebook, des messages de personnes, qui me demandent d’appuyer telle ou telle cause, dont certaines sont parfois passablement éloignées des sujets dont il est question ici.  Mais aujourd’hui, une missive, sur Facebook, m’a particulièrement touché.

Le message était signé Sophie Trottier.  Curieux, parce que ce nom ne me disait rien, j’ai commencé à lire.  Elle parlait du combat entrepris par son amie, Marie-Hélène Dubé, contre le cancer de la thyroïde, combat qui dure, à force de traitements, de rémissions, et de récidives, depuis le début de 2003, mais surtout d’un autre grand projet, qu’elle mène en parallèle, et qui a rapidement pris beaucoup d’ampleur.  Marie-Hélène a entrepris une pétition, qu’elle entend déposer à la Chambre des communes le 1er mars 2010, afin de faire augmenter le nombre de semaines de prestations de maladie de l’assurance-emploi, de 15 semaines, comme actuellement, à 45 semaines.

L’emploi de Marie-Hélène était très intéressant, mais comme elle ne disposait pas d’une permanence, elle ne pouvait pas compter sur une couverture d’assurance collective qui lui aurait permis de passer à travers sa maladie tout en évitant le stress financier.  Elle devait donc se tourner vers les prestations de maladie du régime d’assurance-emploi du gouvernement fédéral.  Mais connaissez-vous beaucoup de gens qui combattent un cancer de la thyroïde, traitements et convalescence compris, en moins de 15 semaines, vous?  Marie-Hélène s’est rapidement retrouvée à bout de ressources.  Et comme elle en est à son troisième combat contre ce cancer, c’est donc à répétition qu’elle s’est retrouvée sans ressources.  C’est à ce moment qu’elle a entrepris cette autre mission, celle de faire changer la loi.

Je vous invite à visiter le site web de la pétition de Marie-Hélène Dubé, en cliquant sur ce lien.  Présenté sous la forme d’un blogue, vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour signer sa pétition, ainsi que pour lui écrire un message de soutien, si le coeur vous en dit.  Vous pourrez également lire tous les billets que Marie-Hélène a écrit, dont certains sont assez touchants, merci!  Je laisserai également un onglet, dans la barre du haut, afin que le lien demeure disponible pendant tout le temps qu’il faudra.  Évidemment, si la cause vous intéresse, vous pouvez aussi faire signer la pétition à vos proches, bref, vous pouvez passer le mot!

Un code du logement demandé: Vers une nouvelle crise du logement?

Je naviguais dans les titres du site Canoë, à la recherche de nouveaux développements sur Gilles Taillon, et l’ADQ, lorsque je suis tombé sur cette dépêche de LCN, qui rapporte que le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a manifesté, à Laval, en dénoncant le délabrement du parc locatif, et en exigeant que Québec crée un code du logement.  France Émond, du RCLALQ, soutient que les plaintes concernant le mauvais état des logements sont en hausse partout dans la province, et que Québec doit intervenir.  Elle a déclaré que « Le Code du logement, ça nous permet d’intervenir en amont. C’est-à-dire qu’on intervient avant que les logements soient insalubres au point d’en être des taudis », toujours selon l’article.

Personnellement, je crois que le regroupement de madame Émond a de très bonnes intentions, mais comme tous les autres groupes de pression auparavant, le sien s’y prend de la mauvaise façon.  En demandant au gouvernement d’intervenir, elle ne fera que réanimer la tendance qui s’était estompée, ces dernières années, grâce à une accession plus facile à la propriété, pour les jeunes ménages, tendance qui nous reconduira inévitablement vers une nouvelle crise du logement.

Depuis les quelques trente ans que la Régie du logement existe, les décisions de celle-ci, jumelée à la réglementation gouvernementale qui a accompagné la création de cet organisme, ont fait en sorte que la marge de manoeuvre des propriétaires n’a fait que baisser, année après année, amenant plusieurs d’entre-eux à retarder certaines réparations mineures, celles-ci devenant majeures, par la force des choses, et l’usure du temps.  Or, une entreprise qui ne fait pas de profit ne réinvestit pas dans ses équipements, et devient désuète.  Ainsi, les immeubles à revenus deviennent des « immeubles à dépenses »!  Que feront les propriétaires, advenant que leurs édifices ne rencontrent pas les normes d’un éventuel code du logement?  Ils ne renouvelleront pas les baux, et une fois les locataires sortis, jetteront l’édifice par terre, et construiront des condos!  Ce jour-là, les logements se faisant plus rares, ceux-ci deviendront plus chers, et constatant cela, le RCLALQ changera son fusil d’épaule, et se joindra probablement au Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), afin d’exiger du gouvernement qu’il investisse massivement dans le logement social.  Autrement dit, les groupes de pression demanderont au gouvernement de régler le problème qu’ils ont eux-mêmes contribué à créer.

Cela fait donc une trentaine d’années que le gouvernement, à la demande de groupes de pression, vient jouer dans le fonctionnement des lois de l’offre et de la demande, avec les résultats que l’on connaît.  Si ça continue, il n’y aura plus que le gouvernement qui voudra gérer des parcs locatifs, le tout bien sûr, aux frais des contribuables.

Le Medley ferme ses portes: Pauvre LNI!

Le site web de LCN nous apprenait, hier, que le Medley fermera ses portes en décembre prochain.  La direction de la salle de spectacles affirme qu’une faible rentabilité, ainsi que les coûts « énormes » d’une éventuelle rénovation de l’édifice, qui a d’abord abrité « le Vieux Munich », créé en 1967, la force à cesser ses activités le 31 décembre qui vient.  L’article nous informe aussi qu’en raison de la situation qui prévaut au Medley, la Ligue nationale d’improvisation (LNI) devra se trouver une autre salle pour présenter ses matches d’impro.  Celle-ci revient donc à la charge pour réclamer un domicile permanent – rien de moins, afin d’éviter, évidemment, d’avoir à revivre un autre scénario de déménagement.

Est-il nécessaire d’ajouter que plusieurs comédiens appuient l’idée de doter la LNI d’un domicile permanent; l’article nomme le député péquiste Pierre Curzi, ainsi que Raymond Legault, Jacques L’Heureux, Pierrette Robitaille et Marcel Sabourin.  La direction de la LNI a rappelé, pour sa part, que l’organisme culturel a déjà sensibilisé la ministre de la culture, Christine St-Pierre, à la situation que vit la troupe, qui existe depuis maintenant 32 ans.

Et devinez donc qui devra payer ce domicile permanent.

Comme vous le savez sûrement, le citoyen a le dos large, et le portefeuille bien garni, surtout en ces temps de crise économique, et paiera bien sûr un domicile permanent à la LNI.  Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas aussi en fournir un à la gang de Broue?  Le Québec est l’état le plus taxé en Amérique du Nord, et pis après?  Les syndicats du public et du para-public ne demandent que 11,25% d’augmentations salariales sur trois ans; il doit sûrement rester de la place, sur la marge de crédit de notre bon gouvernement, pour un domicile permanent à la LNI.  Et pendant que nous y sommes, on pourrait en confier la construction à des entreprises appartenant à Tony Accurso.  Le pauvre, il vient de perdre son auberge, à la pourvoirie Aventure Joncas, dans le parc de La Vérendrye, victime d’un malheureux incendie; le contrat du domicile permanent de la LNI lui permettrait de se refaire les poches, et de reconstruire son auberge, dans laquelle la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité (FIPOE, affiliée à la FTQ) était également impliquée.

Je sais, j’exagère.  À peine.

Mais je me demande bien ce que feraient, dans la vraie vie, les artistes, s’ils n’avaient pas le gouvernement, pour leur accorder plein de largesses.  La LNI était au Medley depuis 10 ans; savez-vous qu’en dix ans, il y a des gens qui déménagent tellement souvent que je dois prendre les doigts de mes deux mains pour les compter?  Compter les déménagements, pas les gens!  Vous allez me dire que ces gens-là, ce ne sont pas des artistes.  Peut-être, mais qu’est-ce qu’on en sait?  Un déménagement aux dix ans, ça ne fait pas mourir son homme, que je sache!  D’ailleurs, la LNI n’hésite pas à se déplacer pour présenter des matches « sur la route ».   J’allume, là; la LNI veut un nouvel amphithéâtre!  Ils n’ont qu’à aller voir le maire de Montréal, fraîchement réélu, Gérald Tremblay; celui-ci doit sûrement rêver de damer le pion à son homologue québécois, Régis Labeaume, qui veut obtenir, lui aussi, un nouvel amphithéâtre qui servira à accueillir une éventuelle concession de la LNH.  Après tout, LNI, LNH, ça se ressemble, non?

Personnellement, si la LNI veut un domicile permanent, elle n’a qu’à aller sur le marché, s’acheter un terrain, et se le construire, mais surtout, elle doit se le payer elle-même.  En tant que contribuable, j’ai le citron suffisamment pressé comme ça; je paie pour beaucoup trop de choses que je ne veux pas.  J’espère que le gouvernement se tiendra debout, et que la LNI se contentera de puiser dans les nombreux programmes culturels existants.  Voilà.