A-50: Prise 1 – J’ai roulé dessus!

La dernière fois que j’y suis allé, le terrible hiver que l’on vient de passer n’avait pas encore donné signe de vie. Je me doutais que depuis quelques semaines, ou à tout le moins quelques jours, il devait certainement y avoir du nouveau. Alors ce fut plus fort que moi. Malgré l’essence à 1,35$ le litre, j’ai poussé ma curiosité jusqu’aux limites du tronçon gatinois de l’autoroute 50. Voici ce que j’en ai rapporté. En fait, le premier tiers de ce que j’en ai rapporté, puisqu’il y a suffisamment d’images pour faire au moins trois billets sur ce sujet.

Voici la fin actuelle de l’A-50, dans la municipalité de l’Ange-Gardien, au nord de Gatineau (Buckingham). On peut voir, au loin, qu’après le gravier, et le viaduc barricadé, il y a de l’asphalte.

Voilà pourquoi le viaduc du chemin Doherty est barricadé. Les joints de dilatation ne sont pas encore installés.

Le même viaduc (les bonzes du MTQ disent maintenant un « pont d’étagement », ça fait plus scientifique, probablement), vu d’en-bas, cette fois.

Vu d’en-haut du même viaduc, on peut constater, comme ce fut le cas en ce beau dimanche après-midi du 25 mai dernier, que ce tronçon de l’A-50, qui semble bien inutile, vu sur une carte, est très utilisé, puisqu’il constitue une superbe voie de contournement du périmètre urbain de Buckingham.

C’est ce panneau que vous verrez, juste avant d’arriver à l’intersection du chemin Doherty. Quand on regarde l’espace entre les lettres, on est porté à croire qu’il fut réalisé par des amateurs.

Il n’y a pas qu’avant le viaduc Doherty, qu’on peut constater un manque d’asphalte. Ici aussi, sur la bretelle de sortie de l’A-50 ouest, il en manque une certaine longueur.

Au loin, le long du petit cours d’eau, il me semble que c’est un peu gros, pour un barrage de castors.

Un passage souterrain, qui peut servir pour une piste cyclable, ou encore pour un sentier de quads (VTT) ou de motoneiges. Ça passe sous la partie où il n’y a pas d’asphalte.

Sur l’autoroute aussi, il y a un bout sans asphalte. Cela a peut-être à voir avec le tunnel de la photo précédente.

À voir ces traces de pneus, ces « beignes », comme diraient certains amateurs, je ne suis manifestement pas le premier à s’aventurer sur cette future autoroute.


Le panneau indiquant que la sortie du chemin Doherty est tout près.

Voici le paysage qui vous attend, à la sortie de la courbe, à l’est de la sortie 174. Le petit point gris, que vous voyez, le long de la route,…

…c’est ce panneau, qui vous informe que la sortie du Chemin Doherty est à 2 kilomètres.

Un peu plus loin, ce panneau indique que tout juste de l’autre côté de ce viaduc, soit celui de la montée du Quatre, un poste de pesée, pour les camions, sera installé.

Nous sommes rendus au viaduc de la montée Silver Creek, situé à environ 3,5 km de la sortie 174. On peut voir que la couche d’asphalte sur laquelle on roule depuis le début n’est qu’une couche de base, et qu’il faudra en ajouter encore une ou deux couches, afin de donner une belle finition à la route.

Si le dessus du viaduc Silver Creek est encore à l’état brut, et manque de finition, on peut constater qu’en dessous, il a déjà été mis à l’épreuve par les jeunes graffiteurs du coin.

Les messages du viaduc Silver Creek, vus de plus près. Ne me demandez pas de décoder, s’il vous plaît.

Nous sommes à la fin du tronçon complété depuis l’an dernier, si ce n’est l’autre année avant, et l’on voit le viaduc de la montée Laurin. De l’autre côté de celui-ci, la montagne n’est pas encore suffisamment rasée pour commencer la construction de la route proprement dite. Je vous rappelle que ce tronçon est supposé être ouvert à la circulation, jusqu’à Thurso, à l’automne 2008, c’est à dire dans moins de six mois.

Comme je le mentionnais au début de ce billet, j’ai pris suffisamment de photos, le 25 mai dernier, pour faire deux autres billets, que je publierai d’ici quelques jours. Il sera entre autres question de rochers énormes, de nouveaux lots déboisés, et d’un sympathique gardien de sécurité.

Alors c’est à suivre…

L’ex de Max Bernier: La pôv’ madame est dévastée!

Que vois-je à la une du Journal de Montréal* de ce matin?  Évidemment, la tronche de Julie Couillard, l’ex du ministre Maxime Bernier. Mais c’est surtout la phrase, que j’ai retenu; « Ma vie est détruite ».

En ouvrant le journal, c’est à dire en retirant le paquet de cahiers spéciaux (Votre argent, Votre maison, Votre week-end, Mes profits, etc.), et en regardant à la page 3, le titre de l’article est clair; « Julie Couillard dévastée« .  Mais bon, je prends le temps de lire.  Nicolas Dubois, celui qui signe le papier, dit que lors de son passage, hier, à son domicile de Laval, « elle était cernée, avait le teint pâle, et semblait avoir dormi peu depuis les derniers jours ».  Puis, après quelques secondes, probablement, puisque le scribe dit l’avoir rencontré « brièvement », elle aurait lancé « Vous, les journalistes, vous avez détruit ma vie », avant de refermer la porte calmement.  Pour raccourcir une longue histoire, mettons que la madame était maganée.  Avait-elle reçu des menaces d’autres membres de groupes criminalisés?  Avait-elle fait la fête jusqu’au milieu de la nuit?  Se serait-elle fait engueuler par des membres de sa famille?  La « machine politique » fédérale l’aurait-elle sommé de se tenir peinarde?  Je crois que nous n’en saurons jamais rien.  Nicolas Dubois ne dit pas, toutefois, à quelle heure il est passé, hier; si madame Couillard venait à peine de se lever, cela expliquerait également son air fatigué.

Évidemment, le Journal se défend bien d’avoir mis le nom de la madame en première ligne, reprochant au passage à La Presse de n’avoir pas brouillé la photo, contrairement à eux.  Bref, du vrai Journal de Montréal.  Il y a, bien entendu, un deuxième texte, cette fois de la Presse canadienne, qui raconte que selon Michel Juneau-Katsuya, un ancien membre du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), le risque était suffisamment « crédible » pour que madame Couillard fasse l’objet d’une enquête de sécurité.  Ceci dû au fait que la dame a fréquenté au moins deux membres de groupes criminalisés, dans les années 1990.  Mais ce n’est pas ce point que je veux commenter, ce matin.

En tous cas, une chose est certaine.  Si Julie Couillard aime les sensations fortes, elle en aura vécu pas mal, cette dernière semaine.  Et pas nécessairement celles qu’elle aime vivre.  Et là-dessus, il y a un point sur lequel je serai très honnête, et c’est le suivant.  Quand on ne veut pas se mouiller, on se tient loin de la piscine!  Il est tout à fait évident que si elle a accepté de fréquenter un ministre, et le fait qu’il soit fédéral ou provincial n’a aucune importance, elle devait aussi accepter le fait que des journalistes aillent fouiller un peu – beaucoup – dans sa vie passée, aussi privée puisse-t-elle être.  Et quand on a des squelettes dans son placard, la scène politique ne pardonne pas.  Parlez-en à André Boisclair.

En résumé, et ce même si, personnellement, elle n’a rien à se reprocher, Julie Couillard a tout simplement joué avec le feu.  Maintenant, elle est, pour ainsi dire, « brûlée ».  Et à moins qu’elle n’ait été entraînée de force dans toute cette histoire, elle n’a personne d’autre à blâmer qu’elle-même.

* Ben ouais, j’me suis fait prendre comme un débutant, et me v’là abonné pour 6 mois!

A-25: Ça avance. Un peu…

Je vous les ai promis depuis presque une semaine, alors les voici. Mes dernières poses du chantier de l’autoroute 25, que j’ai prises samedi dernier (19 avril).

Nous voyons ici, du côté de Montréal, une partie des piliers qui supporteront le viaduc ferroviaire du CN. Pour construire l’autre partie, il faudra creuser à même le boulevard L.-H.-Lafontaine actuel. À voir la largeur des assises, le viaduc devrait permettre le passage de deux voies ferrées distinctes.

Vue du viaduc temporaire du chemin de fer du CN, la tranchée qui fut creusée, et au fond de laquelle passera temporairement le boulevard L.-H.-Lafontaine, pendant que l’on creusera l’autre côté, afin de compléter le viaduc.

Cette fois depuis le début de la tranchée, nous voyons les piliers complétés, et le viaduc temporaire du CN.

L’autre côté du boulevard temporaire, là où il se raccorde au boulevard actuel, soit entre le boulevard Perras et la rue Arthur-Léveillé. Selon ce que j’ai vu, le lien avec cette dernière rue sera maintenu, pour l’instant.

Transportons-nous maintenant à l’intersection du boulevard Perras. L’emprise de l’A-25 a été complètement déboisée avant le début de la période d’interdiction, décrétée par le MTQ, période pendant laquelle les opérations forestières sont interdites afin de protéger la faune.

Au loin, les grues qui sont installées sur le site d’un pilier du pont, près du boulevard Lévesque, à Laval. Vue depuis le boulevard Perras, à Montréal.

Le déboisement complété, cette fois au niveau du boulevard Gouin.

La machinerie au repos, et les arbres abattus, prêts à être chargés.

Une autre vue du chantier du pilier de Laval, cette fois vu d’un peu plus près, soit depuis le boulevard Gouin.

Un peu partout, tout autour du chantier, vous verrez ce genre d’affiche, qui signale clairement que l’accès au chantier est interdit. Celle-ci, toutefois, située sur le boulevard Gouin, a reçu quelques ajouts. Voyons cela de plus près…

Il s’agit de dessins d’enfants, qui ont été ajoutés sur l’affiche d’accès interdit. Il y a même les initiales des « artistes » qui font passer leurs messages, eux aussi de façon claire. Quoique dans le cas de celui-ci, c’est un peu bizarre, comme message.

Ce message-là, par contre, est on ne peut plus clair. Pour ma part, quand je regarde ces deux dessins, je doute fort que ce soit les enfants eux-mêmes qui aient pris de telles initiatives. Il y a sûrement des adultes « bien intentionnés » qui leur ont mis ces idées dans la tête, et qui n’ont, bien sûr, pas donné tous les détails.

Du côté de Laval, cette fois, sur le site du chantier du premier pilier à se trouver dans le lit de la rivière des Prairies, les affiches sont beaucoup plus sérieuses. La compagnie Kiewit-Parsons, membre du consortium Concession A25, prend très au sérieux la qualité de ses travaux, du moins si l’on en juge les diverses affiches posées sur les installations de la compagnie.

Celle-là est plutôt évidente.

Je me souviens avoir vu une bannière comme celle-ci sur un autre chantier de Kiewit. C’était lors de la reconstruction d’un viaduc, sur l’A-10, en Montérégie.

Depuis la piste cyclable – légèrement détournée – du boulevard Lévesque, à Laval, on voit bien la jetée de pierre qui fut aménagée afin de construire le premier pilier du lit de la rivière des Prairies. Malgré que cette photo ait été prise un samedi, on voit plusieurs travailleurs sur le chantier.

Voici l’affiche que l’on peut voir lorsque l’on arrive à la hauteur du chantier, sur le boulevard Lévesque, peu avant l’intersection du boulevard Roger-Lortie.

À travers les arbres, cette fois, une autre vue du chantier du pilier.

Cette semaine, j’ai écrit au consortium Concession A25 afin d’obtenir certains droits de visite du chantier, à des moments devant être établis à l’avance, le tout dans le but de vous montrer les derniers développements de ces travaux d’envergure. J’attends une réponse de leur part au courant de la semaine prochaine, ceux-ci affirmant répondre aux requêtes dans les deux jours ouvrables suivants. Évidemment, je ne m’attends pas à une « passe illimitée », parce que la sécurité est très importante sur ces lieux, comme sur tous les chantiers, d’ailleurs, mais j’aimerais bien voir le consortium faire preuve d’une certaine ouverture face à ma demande. L’avenir nous le dira.

Le site web de Concession A25 contient beaucoup de renseignements, entre autres sur le système de péage qui sera appliqué, ainsi que l’échéancier des travaux. Une visite de ce site s’impose à tous ceux qui s’intéressent à ce futur pont.

Réforme du processus électoral: Pourquoi chaque citoyen n’aurait-il pas son propre député, tant qu’à y être?

Un article du Journal de Montréal, signé Jean-Michel Nahas, m’a bien fait sourire, ce matin.  Sous le titre « Réforme du processus électoral: Une nouvelle case à cocher?« , le journaliste rapporte que les représentants de trois organismes de militants pour la démocratie (dont, curieusement, seulement deux sont nommés dans le texte) ont mis plus d’une heure et demie à tenter de clarifier les bases de leur réforme aux représentants des médias.  Imaginez à la population, maintenant!  Leur concept proposerait un double vote, dont « Le premier vote va à la personne de votre choix et le second au parti de votre choix« , selon Louise Paquet, du Collectif féminisme et démocratie.  Le permier vote irait directement au candidat, dans chacune des 77 circonscriptions que compterait leur version de la carte électorale, alors que le deuxième vote serait comptabilisé à travers le Québec, pour élire 50 autres députés, par le biais d’une répartition.  Tant qu’à y être, pourquoi les québécois ne devraient-ils pas avoir chacun son propre député?  Connerie pour connerie, vous savez,…

Le but avoué de ces groupes de pression est, bien entendu, de faire élire des représentants dont personne ne veut, sauf eux.  Ils n’ont pas compris que leur solution ne fera rien d’autre que de diminuer encore le taux de participation aux élections.  Déjà que la formule actuelle, archi-simple, laisse plus de 30% des citoyens inscrits sur la liste électorale totalement indifférents, au point de ne pas sortir de chez eux pour aller voter, imaginez maintenant un système où vous pouvez voter pour deux formation différentes.  Ce serait à coup sûr la fin des gouvernements majoritaires au Québec.  De plus, dans leur stratégie, ils oublient que les supporteurs des « vieux partis » voteront aussi deux fois, ce qui ne changera pas grand chose aux résultats, en bout de ligne, sauf en ce qui a trait au budget du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), qui lui, risque de grimper en flèche, compte tenu du doublement du processus.  Ceux qui ont déjà travaillé dans un bureau électoral (dont votre humble serviteur) en savent quelque chose; le personnel électoral est, en très grande majorité, des gens qui font cela pour passer le temps.  Il y en a toujours quelques-uns qui sont « pas vites sur la switch ».  Imaginez les soirées interminables de double-comptage des bulletins de vote.

Pourtant, le parti québécois, qui est arrivé à la fin des années 1960, a réussi à prendre le pouvoir en 1976, avec le système actuel.  L’action démocratique est passée bien près de former le gouvernement, lors de la dernière élection générale, et ce moins de 25 ans après sa fondation.  À mes yeux, le problème ne se situe pas dans le système de scrutin, mais plutôt dans le sérieux des programmes des tiers-partis.  Québec suicidaire,… euhhh, je veux dire Québec solidaire, et le parti vert, n’ont qu’à se donner un programme complet, suffisamment sérieux, et les gens leur feront confiance.  Si c’est ce qu’ils désirent, bien entendu.  Ce n’est pas en transformant le bulletin de vote en rapport d’impôt que les électeurs seront davantage tentés d’aller voter, mais en leur donnant un sentiment d’appartenance envers la chose politique, le sentiment qu’ils peuvent changer quelque chose.

Bref, c’est en simplifiant les choses, pas en les compliquant, que les électeurs se sentiront davantage impliqués.

A-6: À la recherche des vestiges du passé

Depuis des années, je lis des trucs sur l’autoroute 6, une de ces autoroutes québécoises qui ne seront finalement jamais construites. Les vestiges les plus évidents furent détruits lors de la reconstruction de l’A-15, sur la rive-sud de Montréal. Les fondations des portails de signalisation étaient en place pour un échangeur en T, et les deux chaussées de l’A-15 s’éloignaient l’une de l’autre pour faire place à l’échangeur, le tout au niveau du kilomètre 49, environ. Aujourd’hui, plus rien de cela n’existe. Les dernières preuves d’une possible autoroute dans ce secteur sont visibles sur le boulevard Taschereau. Je les ai prises en photos à l’automne de 2006.

Vu du boulevard Taschereau, un garde-fou métallique protège ce qui serait le point d’accès des bretelles d’entrée et de sortie de l’A-6 ouest, dont on voit de déboisement.

On voit bien le déboisement, ainsi que la ligne du fossé de droite, où la végétation est différente.

Vue de plus près, la bordure de béton du boulevard Taschereau, qui tourne vers l’endroit où se situerait la bretelle d’entrée de l’A-6 ouest. Au loin, les bretelles de l’A-6 est, dont le site est utilisé par l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui en a fait un stationnement incitatif.

En scrutant les images fournies par le logiciel Google Earth, on se rend bien compte que des travaux furent effectués pour construire une autoroute à cet endroit. Du déboisement, un peu de terrassement, mais aussi le redressement de plusieurs courbes, sur la petite rivière Saint-Jacques, témoignent de l’ambition du gouvernement de l’époque de faire passer une autoroute à cet endroit.

Sur cette image de Google Earth, on voit très bien, en A, le vaste terrain dégagé, ainsi que les courbes de l’échangeur, qui subsistent, malgré les travaux de reconstruction de l’A-15. En B, le stationnement incitatif de l’AMT, réalisé à même les bretelles de l’A-6 est. En C, le déboisement des bretelles de l’A-6 ouest. En D, la rivière Saint-Jacques, dont deux courbes furent redressées, et une autre qui ne l’avait pas encore été, au moment de l’arrêt des travaux.

Par contre, si la rive-sud de Montréal est visible en haute définition, sur Google Earth, beaucoup de secteurs ne sont qu’en définition normale, à mesure que l’on s’éloigne du grand Montréal, ce qui m’a amené à laisser tomber la recherche d’autres vestiges. Mais suite à la lecture d’indices ajoutés sur le site Wikipédia, sur la page de l’autoroute 6, ma curiosité s’est rallumée. Je me suis mis à la recherche de nouvelles preuves, et j’en ai effectivement trouvé d’autres… à Farnham!

Voici l’image qui s’offre à nous lorsque l’on roule sur la route 104, en direction ouest, à quelques dizaines de mètres du chemin de fer. Une large chaussée vient se raccorder à la route.

Cette fois, vue du centre. L’accès à cette chaussée est fermé par des blocs de béton et des résidus de toutes sortes.

Le club de motoneige local, qui utilise l’emprise pour ses sentiers, a installé une cabane, qui fait office de relais à une intersection, puisqu’un autre sentier longe la route 104, à cet endroit.

Ici, on voit bien le gravier qui recouvre le terrassement. C’est donc dire que ce tronçon était passablement avancé.

Au nord de la chaussée, qui fait environ un kilomètre et demi de longueur, une clôture longe la ligne des arbres, à une distance normale pour une chaussée d’autoroute,…

…alors qu’au sud de celle-ci, la distance entre la chaussée et la clôture, qui est située le long de la ligne des petits arbres, laisse suffisamment d’espace pour construire une deuxième chaussée. Contrairement à ce que je croyais au départ, la piste cyclable n’utilise pas la chaussée de l’A-6, mais longe plutôt le sud de l’emprise totale de celle-ci. Elle se retrouve donc derrière les arbres!

Un reste d’asphalte, probablement suite au pavage de la piste cyclable, de l’autre côté de la route 104, m’a servi de stationnement pendant que je prenais des photos.

À l’intersection de la route, des feux de circulation ont été installés, et seront probablement mis en service dans quelques semaines, pour aider le passage des cyclistes. À gauche, la piste cyclable est asphaltée, et entre dans un bosquet.

Cette photo fut prise à environ 400 mètres des feux de circulation de la photo précédente. Ici, la piste cyclable sort du bosquet, au niveau du boulevard de Normandie. Le fossé, à droite du terrain dégagé, qui longe la ligne arrière des terrains résidentiels de la rue Saint-Grégoire, suit une légère courbe vers la droite, et ce malgré que la rue elle-même soit droite comme une flèche. Ceci, à première vue, laisserait croire que ce terrain pourrait être la suite de l’emprise de l’A-6, puisque la barrière que l’on voit, de l’autre côté du boulevard, est directement en face de la piste cyclable qui, rappelons-le, longe le côté sud de l’emprise, qui se termine 400 mètres plus à l’ouest. Par contre, même si le terrain semble suffisamment large, à cet endroit, pour contenir l’emprise totale de l’A-6, il aurait été totalement illogique de faire passer une autoroute à cet endroit, puisque de l’autre côté, le chemin de fer fait aussi une courbe vers la droite, plus prononcée que celle du fossé, ce qui rétrécit la largeur du terrain à presque rien, et le tout mène en plein coeur du vieux village, à un endroit où il y a plusieurs aiguillages ferroviaires. Dans les faits, ce terrain est utilisé par la ville de Farnham, et au bout de celui-ci, non loin de la rue Jacques-Cartier, se trouve le garage municipal.

Retournons complètement à l’autre bout de la chaussée, au chemin Lebeau. Nous voyons bien le nom de l’utilisateur de l’emprise, en été, ainsi que l’utilisation qu’il en fait. La chaussée sert de piste d’atterrissage pour les adeptes du parachutisme de Nouvel Air. À noter que le terrassement est aussi raccordé au chemin Lebeau.

De l’autre côté du chemin Lebeau, plus rien! Il n’y a que la piste cyclable, que l’on voit, à gauche, et qui s’enfonce dans les terres, le long de la ligne des arbres, sur une ancienne emprise de chemin de fer.

Je vais investiguer bientôt sur une autre trace, que j’ai vu avec le logiciel Google Earth, à peu près dans le même corridor que ce bout de chaussée. Avec le temps, comme vous pouvez le constater, je suis devenu de plus en plus curieux en ce qui concerne les vestiges de l’autoroute 6.

Par contre, j’ai d’autres photos de la route 104, que je mettrai bientôt dans un autre billet. Des photos qui, pour différentes raisons, selon les endroits, permettraient de tirer des conclusions bizarres.