La route 2 – (1) De l’Ontario à Montréal

La route 2 a pour moi une importance particulière.  C’était « la » grande route locale de mon enfance, vécue à la limite des régions de la Mauricie et de Lanaudière.  J’en parlerai plus tard, dans un autre billet, puisque cette route fut suffisamment longue pour couvrir plus d’un billet.  La route 2 débutait à la frontière de l’Ontario, et se terminait à la frontière du Nouveau-Brunswick.  En fait, c’était la Transcanadienne avant le temps, car la route Transcanadienne n’existait pas, en 1950.  Dans ce premier billet, nous verrons la section la plus à l’ouest, à partir de la frontière ontarienne.

La route 2 entre au Québec par la municipalité de Rivière-Beaudette, où elle porte le nom de chemin de la Frontière (route 338).  Elle suit le fleuve, parfois tout près, comme au point de passage de la frontière, parfois à distance, comme à moins d’un demi-kilomètre de là.  De petites rues permettent de rejoindre les résidences, situées le long du fleuve.  À moins de 3 kilomètres de la frontière, vous traverserez le pont de la rivière Beaudette, puis la rue Principale (route 325) du village sera juste à votre gauche.  À moins de deux kilomètres de là, lorsque l’on entre dans la municipalité de Saint-Zotique, soit à partir de la 86e Avenue, à votre droite, vous verrez un phénomène inusité; s’il y a des rues, devant les maisons, derrière celles-ci, il y a des canaux!  Les résidents peuvent avoir leur bateau à quai, derrière la maison.  N’est-ce pas pratique?  Les canaux conduisent tous vers le fleuve, plus précisément vers le lac Saint-François, qui fut formé suite à la construction des barrages, sur le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Salaberry-de-Valleyfield.  Le phénomène des canaux – que l’on appelle là-bas « les rivières » – se termine à la 56e Avenue.

Après la traversée du village de Saint-Zotique, on retrouve la vue sur le fleuve – ou sur le lac – quelques mètres avant d’entrer dans la municipalité suivante.  Les Côteaux regroupe les anciennes municipalités de Côteau-Station, et de Côteau-Landing, que l’on s’apprête à traverser, par la rue Principale, qui longe le lac Saint-François, alors que l’actuelle route 338 contourne le coeur du vieux village par le nord.  Une fois le village traversé, la route 2 rejoint l’actuelle route 338 le long du canal Soulanges, fermé depuis 1958, mais dont on projette une réouverture, pour la navigation de plaisance.  Un demi-kilomètre plus loin, la route 2 se sépare encore de la route 338, cette fois pour faire place à l’échangeur de la route 201, qui raccorde l’autoroute 20 et le pont Monseigneur-Langlois, vers Salaberry-de-Valleyfield.  La vieille route 2 porte le nom de chemin du Vieux-Canal, et longe celui-ci, sur une distance de 2,5 kilomètres, avant de se rattacher définitivement, cette fois, à la route 338, à quelques mètres du pont de la rivière Delisle, et atteindre le point de traversée du vieux canal, où la rue Principale de Côteau-du-Lac se raccorde à la route 2, puis, plus loin, à l’autoroute 20 et à l’actuelle route 201.

Comme le canal Soulanges est fermé à la navigation depuis plus de 50 ans, les ponts mécaniques furent remplacés par de simples jetées, aux points de traversées des routes locales.  C’était le cas de la rue Principale, à Côteau-du-Lac, et aussi celui du chemin Saint-Emmanuel, deux kilomètres et demie plus loin.  Puis, environ un kilomètre et demie passé le chemin Saint-Emmanuel, on peut voir, de l’autre côté du vieux canal, « Le petit pouvoir des Cèdres », une centrale hydroélectrique qui fournissait l’énergie nécessaire pour actionner les écluses.  Le point de traversée suivant est le chemin Saint-Dominique,  puis, à moins de 4 kilomètres de là, un autre, celui du chemin Saint-Féréol, qui conduit au village des Cèdres.  La route 2 (route 338) longe toujours le canal, et trois kilomètres et demie après le chemin Saint-Féréol, on voit les ruines des écluses du canal Soulanges, situées à environ un kilomètre du chemin Saint-Antoine, dernier point de traversée du vieux canal avant le village de Pointe-des-Cascades, où la route 2 se séparera du canal, et prendra le nom de boulevard de Soulanges, sur une courte distance, avant de devenir la route de Lotbinière.  Je soupçonne un ancien alignement de la route 2, mais peut-être que celui-ci, la cas échéant, date d’avant 1950.  Il longerait le canal, par l’actuel chemin de l’Aqueduc, puis prendrait à gauche, sur la rue Centrale qui, au nord du village, s’arrête à un petit cours d’eau, mais qui s’aligne directement sur la route de Lotbinière.

De là, la route 2 longe le chenal de la rivière des Outaouais, entre la terre ferme et l’île Perrôt, alors que certaines rues locales, comme la rue Meloche, et la rue Bellerive, pourraient constituer d’anciens alignements.  Une fois dans la ville de Dorion, aujourd’hui l’une des deux composantes de Vaudreuil-Dorion, la route de Lotbinière se termine au boulevard Harwood (autoroute 20).  La route 2 se poursuit vers la droite, alors qu’à gauche, le boulevard Harwood devient la route 17 (autoroute 20, puis route 342), à l’image de la route 17 ontarienne, à laquelle elle se rattache, au passage de la frontière.  Mais revenons à la route 2 qui, à partir de ce point, prendra, dans les années 1960, lors de l’avènement de la numérotation des autoroutes, au Québec, l’appellation de « route 2-20 », puisque la route 2 deviendra l’autoroute 20, et ce jusqu’à la hauteur du pont Honoré-Mercier.  Elle atteindra l’île Perrôt par l’entremise du pont Taschereau, qui emjambe la rivière des Outaouais, puis traversera le nord de l’île, pour atteindre l’île de Montréal, à la hauteur de Sainte-Anne-de-Bellevue, via le pont Galipeault.

En 1950, la route 2, dans l’ouest de l’île de Montréal, consiste en un beau grand boulevard, le boulevard Montréal-Toronto, qui tout en longeant les voies ferrées, traversera Baie-d’Urfé, Beaurepaire, Beaconsfield, Pointe-Claire, Lakeside, Valois, Strathmore, Dorval, lieu où la route 2 se raccorde à la route 2B (autoroute 520), ou chemin de la Côte-de-Liesse, et finalement Summerlea et Lachine.  De ces appellations, plusieurs sont disparues, de nos jours.  Elle rejoignait l’accès au pont Honoré-Mercier, soit la route 4 (route 138), puis montait la falaise Saint-Jacques, en changeant de nom, pour devenir le boulevard Sainte-Anne-de-Bellevue, puis se raccorder à la rue Saint-Jacques, à Montréal-Ouest.  Depuis ce point, la route 2 empruntera le parcours de la route 138 actuelle, soit la rue Saint-Jacques, le boulevard Cavendish, vers le nord, et finalement la rue Sherbrooke, vers l’est, sur laquelle elle traversera tout le reste de l’île de Montréal, jusqu’à sa pointe nord-est.

A-55 à Bécancour: Tout l’espace qu’il faut est disponible!

L’automne dernier, dans la presse locale de Bécancour, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en face de Trois-Rivières, il fut question de réaménager l’intersection de l’autoroute 55 et du boulevard des Acadiens.  Cette intersection est le théâtre, depuis son aménagement, de plusieurs accidents de la route, dont certains furent malheureusement mortels.  Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il reste une section de l’A-55, construite en super-2 entre l’A-30 et l’A-20, qui malgré le fort achalandage, n’est dotée que d’intersections à niveau, et ce sur une distance de près de 10 kilomètres.  Les routes qui croisent l’autoroute Transquébécoise sont le boulevard des Acadiens, les chemins Thibodeau, Forest et Prince, tous à Bécancour, ainsi que la route 226, à Saint-Célestin.  Nous verrons ici toutes ces intersections.

Je dois mentionner que pour les photos de ce billet, j’ai eu droit à la collaboration de Sam, qui commente souvent les divers billets publiés dans ce blogue. Cette fois, c’est lui qui s’est installé derrière l’appareil-photo, et qui nous montre ses points de vue intéressants, croqués le long de l’A-55, entre l’échangeur A-55/A-30, et la route 226, à Saint-Célestin. Voici donc, du nord vers le sud, les images que Sam nous a rapportées.

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Ici, nous sommes au bout de la rue Arsenault, qui longe l’A-55.  C’est sur cette rue que devrait, en principe, se raccorder la nouvelle bretelle de sortie vers le boulevard des Acadiens, dans le secteur Saint-Grégoire, de la ville de Bécancour.  Pour l’instant, nous regardons vers le nord,…

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…et cette fois, vers le sud, depuis le même point de vue.  Nous pouvons constater qu’il y a suffisamment d’espace, à la gauche de cette rue, pour réaliser la seconde chaussée de l’autoroute Transquébécoise.

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Cette photo, qui fut publiée dans l’hebdomadaire local Le Courrier Sud, montre l’A-55, en direction sud, à la hauteur de l’intersection du boulevard des Acadiens.  Site de plusieurs accidents, parfois mortels, cette intersection sera éventuellement transformée en échangeur autoroutier; selon ce que rapportait le maire de Bécancour, Maurice Richard, lorsqu’il fut interrogé par la journaliste de cet hebdomadaire, en novembre 2008, il s’agirait d’un projet à moyen terme.

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Un autre regard sur l’A-55, en direction sud.  On voit bien qu’il y a, entre la chaussée actuelle, à gauche, et les commerces, à droite, suffisamment d’espace pour la construction d’une deuxième chaussée.

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Nous sommes à l’intersection de l’A-55 et du chemin Thibodeau, un peu au sud du boulevard des Acadiens.

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En regardant vers le nord, depuis le chemin Thibodeau, on se rend compte que l’emprise de la seconde chaussée sert de sentier de véhicules hors-route.

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On peut également repérer ce corridor en regardant vers le sud, depuis le même point d’observation, près de l’intersection de l’A-55 et du chemin Thibodeau.

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Voici l’intersection du chemin Forest et de l’A-55, toujours dans le secteur Saint-Grégoire de la ville de Bécancour.  Nous regardons vers l’est.  Le chemin Forest mène vers le secteur Précieux-Sang, de cette même ville, et vers la Première nation Wôlinak.

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Le sentier de véhicules hors-route vient aussi traverser le chemin Forest.  Nous regardons vers le nord, ici,…

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…et là, vers le sud, toujours à la hauteur du chemin Forest.

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Nous jetons maintenant un coup d’oeil vers l’est, le long du chemin Prince, au niveau de son intersection avec l’autoroute 55.

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Nous regardons à nouveau vers l’est, cette fois à l’intersection de l’A-55, et de la route 226.  Derrière le photographe, à moins d’un kilomètre, se trouve le village de Saint-Célestin.

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On peut distinguer, ici, l’importante surface de terrain acquise par le MTQ, à l’époque, pour l’aménagement des bretelles d’un échangeur.  Vous ne voyez pas?  Suivez les poteaux électriques.

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C’est la même chose pour ce côté-ci, soit à l’ouest de la route 226; le poteau électrique indique la limite de l’emprise acquise par le MTQ.  Évidemment, sur des photos prises au niveau du sol, ce n’est pas très évident à voir.  Alors j’ai pris la liberté d’ajouter, aux superbes photos de Sam,…

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…cette vue aérienne, disponible via le logiciel Google Earth.  J’ai souligné, au haut de la photo, la rangée de poteaux électriques, qui n’est pas facile à voir, sur le terrain, alors que l’on voit beaucoup mieux la ligne de démarcation, à gauche, du terrain acheté par le MTQ, dans le but d’y aménager un échangeur de bonnes dimensions.

Souhaitons qu’un jour, on finisse par construire un échangeur plus sécuritaire, à tout le moins à cette intersection, ainsi qu’à celle du boulevard des Acadiens.  À défaut d’un échangeur spécifique pour les desservir, les chemins Thibodeau, Forest et Prince seraient accessibles par l’un ou l’autre des échangeurs mentionnés, et par le boulevard Port-Royal, qui longe, à plus ou moins un kilomètre à l’ouest, l’A-55.

Pour les nostalgiques, saviez-vous que le boulevard Port-Royal était, à l’époque des anciens numéros, la route 13?  J’y reviendrai, dans un autre billet.

A-35: Les premières images

Cela fait quelques temps que l’on parle du parachèvement de l’A-35, entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière du Vermont.  Nous avons tous lu, sur le site web du MTQ, que les travaux avaient commencé cet hiver, entre Saint-Alexandre et Saint-Sébastien.  Je suis allé jeter un oeil aux sites potentiels, et les seuls que j’ai vu sont situés à Saint-Alexandre.  Le tout n’est qu’un début, mais ça commence bien.

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Quand je vais voir un chantier, je cherche toujours à en mesurer l’ampleur, en parcourant les chemins du secteur, et il m’arrive de dénicher de véritables petits bijoux, comme ce pont couvert, sur la rivière aux Brochets, à Notre-Dame-de-Stanbridge, que l’on voit ici depuis son extrémité est,…

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…et ici, à son entrée ouest, tel qu’on le voit lorsque l’on arrive par le chemin des Rivières.

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Les gens de la place ont eu l’idée d’afficher quelques données techniques du pont.

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Revenons au chantier entamé cette année.  Nous sommes au coin du rang des Dussault, et du rang Saint-Joachim, et l’A-35 suivra, dans ce secteur, à tout le moins, le petit cours d’eau que l’on voit ici.

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Voici le début du premier chantier du prolongement de l’autoroute 35, la toute première borne,…

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…et voilà toutes les autres, qui s’additionnent, en direction de la frontière du Vermont.

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On prend bien soin de l’environnement, comme ici, lors du détournement de ce cours d’eau, qui fut probablement effectué avant la fonte des neiges.

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Avec le zoom, on se rend compte que l’on voit des poteaux, au loin.  Allons-y voir de plus près.  Je ne suis pas certain, mais je crois que la montagne, au loin, est le mont Sutton.

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La blogue-mobile est stationnée tout près des poteaux que l’on voyait, sur la photo précédente.  Il s’agit de l’intersection de la montée de la Station, et de la Montée Lacroix, toujours à Saint-Alexandre.  Et de ce point, nous voyons ici les installations temporaires de l’entreprise qui réalise les travaux, Neilson Inc.

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Avant de se rendre près des installations de l’entreprise, faisons un petit tour d’horizon des lieux.  À droite, c’est la montée Lacroix,…

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…et je vais me tourner vers la gauche, un peu plus à chaque fois,…

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…afin de vous montrer une vue globale des lieux.  Encore un peu,…

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…et voilà la blogue-mobile, qui est « dans les jambes »!  Qu’à cela ne tienne,…

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…nous allons la contourner, et continuer notre tour d’horizon.

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Cette fois, à gauche, c’est la montée de la Station.  C’est facile, de prendre de telles photos, surtout quand l’appareil-photo est monté sur un trépied.

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On voit la ligne des arbres, avec la clôture à neige, de couleur orange.  C’est la limite de l’emprise de l’autoroute.  Tournons encore vers la gauche,…

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…afin de voir de l’autre côté de la montée de la Station, une partie de la machinerie utilisée par l’entrepreneur.

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Voilà le lampadaire de tantôt, et l’autre limite de l’emprise, à gauche du tas de branches.  Rendons-nous maintenant près des installations de Neilson Inc., pour tenter de voir la suite du chantier.

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Les installations sont accessibles par un chemin de pierre, qui se rend le long de l’emprise, qui tourne vers le sud, à cet endroit, et qui longe, à quelques dizaines de mètres de distance, la montée Lacroix.  Ici, c’est la fin du chemin de pierre, et aussi la fin de ma visite.  À voir l’état du terrain, je ne risquerai rien; d’abord parce que la blogue-mobile est un 4×4, et non pas un sous-marin, ensuite parce que j’aime bien vous montrer des images de chantier, mais je ne veux rien détruire dans mon sillage.  Alors c’est clair que je n’irai pas « labourer » dans la boue, franchement trop juteuse, au bout de ce chemin.  Je reviendrai une autre fois.  Mais au loin, on peut voir…

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…qu’il y a une grue, en train d’installer quelque chose.  J’irai voir quand le site sera, disons, plus accessible.

Après avoir bouclé le tour du chantier, j’ai constaté qu’il n’y a que deux accès, numérotés 5 et 6.  C’est donc dire que le chantier se prolongera en direction sud, vers la grue que l’on voit, sur la dernière photo, et probablement tout près du village de Saint-Sébastien.  Selon le site web du MTQ, ce premier chantier de l’A-35 doit s’étirer sur 14,7 kilomètres, et comprendra deux échangeurs, soit celui sur la route 227, à Saint-Alexandre, et celui de la route 133, à Saint-Sébastien, ces deux échangeurs constituant les limites du chantier.  Ce chantier devrait être complété à l’automne de 2012, alors que l’A-35 devrait être ouverte à la circulation sur toute sa longueur en 2014.

SUR LE CHEMIN DU RETOUR,…

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…j’ai profité de mon passage sur l’A-35 pour prendre une pose, d’un angle plutôt inusité, du pont Félix-Gabriel-Marchand, qui relie les secteurs Saint-Jean et Iberville, de la nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.  Ce pont fut rénové, dernièrement.  Pour prendre cette photo, je me trouvais au haut d’un escalier, qui conduit à une salle d’entretien, à même la culée est du pont, dont on voit l’extrémité, complètement à droite.

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De retour vers la blogue-mobile, je vois ce lampadaire, situé tout juste à côté de la culée est du pont de l’A-35.  Quelqu’un peut-il me dire ce qu’un lampadaire peut bien faire là, au milieu de rien?

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Ce gros plan du lampadaire nous permet de voir que le béton de la culée a été peint.  Serait-ce pour offrir un fini protecteur, suite à une injection de béton dans des fissures, ou bien simplement pour donner l’impression que le béton est tout neuf, alors qu’il ne s’agit que d’une opération de camouflage?  Je suis curieux…

A-73, en Beauce: Encore d’autres victimes des super-2

Le journal web www.editionbeauce.com indiquait en ses pages, le 4 septembre dernier, que le député local, Maxime Bernier, avait annoncé un investissement de 75 millions$ afin de doubler l’autoroute 73, entre Sainte-Marie et Saint-Joseph, soit sur une distance d’environ 23 kilomètres.  Il déclarait, entre autres, que « Ce financement permettra non seulement de favoriser le développement économique de la région de la Beauce, mais aussi de sauver des vies et d’accroître l’efficacité du réseau routier du Québec, ainsi que du réseau routier pan-canadien dans son ensemble. »

Malheureusement, cet investissement viendra définitivement trop tard pour une dame de 68 ans, Marcelle Daulon, de Saint-Odilon-de-Cranbourne, qui a perdu la vie sur l’A-73, à la hauteur du kilomètre 81, à Vallée-Jonction.  Le face-à-face est survenu vers 18h00, dimanche soir, selon ce que rapporte l’hedbomadaire Beauce-Média, dans son édition web.  La même nouvelle a aussi été rapportée par la Presse canadienne, et reprise par le site Canoë, ainsi que sur le site EnBeauce.com.

Encore une fois, les économies de bouts de chandelles du MTQ ont démontré leur efficacité; madame Daulon est la troisième personne à perdre la vie, sur l’A-73, depuis une semaine.  Trois morts, dans trois incidents différents, mais tous survenus le long de la section en super-2 de cette autoroute.  Il faudra définitivement que la ministre des transports, Julie Boulet, se décide à passer à l’action, dans le dossier des dangereuses super-2, et ce avant que le gouvernement fédéral entreprenne de faire autre chose, avec les fonds annoncés.

A-25: Lentement, mais sûrement…

À Montréal, et à Laval, même si l’hiver fait rage, les travaux du prolongement de l’autoroute 25 se poursuivent, lentement, mais sûrement.

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Ici, c’est l’intersection temporaire des boulevards Perras et Louis-Hippolyte-Lafontaine.  Le détour a été pratiqué pour libérer l’espace de l’intersection, afin de construire le viaduc qui surplombera l’autoroute.  Je suis à l’est, et je regarde vers l’ouest.

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Voici les bureaux de chantier de Kiewit-Parsons, le partenaire privé du MTQ, pour le projet de l’A-25. Ils sont situés en bordure du boulevard Perras, à l’ouest du chantier.  Sur le panneau vert, adossé à la première roulotte, on peut lire que l’équipe est rentrée à la maison, sans avoir subi d’accident, et ce depuis 206 jours.  À droite, derrière la clôture, la bagnole de la gardienne de sécurité, en service, cet après-midi là, une espèce de bonne femme qui croyait avoir tous les pouvoirs, et qui pensait avoir affaire au dernier des imbéciles.  Je vous raconterai la discussion, qui eut lieu après la prise des photos, un de ces jours.

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Une autre vue de l’intersection des boulevards Perras, et L.-H.-Lafontaine, cette fois depuis l’accès au chantier.

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À la hauteur du boulevard Gouin, cette fois.  Les responsables ne veulent même pas que les gens observent, à cet endroit.  En fait, ils ont prévu un autre site, plus sécuritaire, de l’autre côté du chantier, où l’on a un meilleur point de vue.  J’ai quand même pu prendre cette pose, qui illustre le coffrage de l’un des piliers du pont à haubans.

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En face de l’autre, un second pilier, dont le coffrage a été retiré.

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Nous sommes de l’autre côté du chantier, toujours sur le boulevard Gouin.  La grue, au centre de l’image, est au beau milieu du boulevard.

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Au sud du boulevard Gouin, en haut du talus, la machinerie attend la reprise des opérations.

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Au centre de l’image, les bases d’un autre pilier, au nord du boulevard Gouin, tout juste au bord de la rivière des Prairies.

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Un peu plus au nord, un pont temporaire, qui permet à l’équipe de se rendre sur le site des autres piliers en rivière, tout près de l’île Boutin.

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Une grue, installée pour planter des poutres, sur le site de l’un des piliers en rivière.

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Les photos suivantes furent prises du côté de Laval.  Depuis le boulevard Lévesque, on voit cet autre pont temporaire, qui permet d’atteindre le site, en rivière, de l’un des deux piliers principaux, qui supporteront les haubans du pont.

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Voici le site du pilier principal en rive, à Laval.  Je présume que les caissons blancs, au sommet des deux piliers, servent à couper le vent, et à aider les travailleurs, dans leurs opérations.  On le voit à peine, mais derrière la grue inclinée, il y a un sapin, au sommet du caisson du pilier de droite.  Quelqu’un pourrait bien me dire qu’est-ce qu’un sapin fait là?

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Toujours depuis le boulevard Lévesque, à Laval, on voit maintenant le site du pilier principal en rivière.

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La barrière, qui ferme l’accès au chantier, dans la ligne naturelle du boulevard Lévesque.  Non, ça ira.  Je n’irai pas plus loin.

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Ici, on voit la montée Masson (route 125), au niveau de l’intersection des bretelles de l’A-25 nord.  La bretelle d’entrée est barrée depuis plusieurs mois, maintenant.  À l’avant-plan, le capot de la blogue-mobile.

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Deux viaducs, sous lesquels passeront la circulation qui se dirigera de l’A-440 est vers l’A-25 sud, pour le premier, et de l’A-25 nord vers l’A-440 ouest, pour le deuxième, un peu plus loin.  Ces deux bretelles sont les mêmes que celles qui traversent le « monstre ».  Quoi?  Vous ne vous souvenez pas du monstre?  Alors jetez-y un coup d’oeil par ici.

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Cette fois, un tunnel, au beau milieu de nulle part!  En fait, il passera sous la chaussée de l’A-25 nord, et permettra au usagers de celle-ci de se rendre sur l’A-440 ouest.  La bretelle passera par ce tunnel, puis par le monstre, et finalement sous le deuxième viaduc que vous avez vu, sur la photo précédente.  Au bas de la photo, on peut voir la glace latérale de la blogue-mobile, que je n’avais pas suffisamment abaissée.

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Nous voilà sur le dessus – ou sur le dos – du monstre.  Nous voyons l’intersection de la montée Masson et du rang du Bas-Saint-François.  À la droite de l’intersection, il n’y a qu’un banc de neige, pour l’instant, mais ce sera le début de la voie réservée aux autobus en site propre.

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Toujours sur la montée Masson, cette fois, nous voyons les piliers qui soutiendront le viaduc de l’A-25 nord.  Les feux de circulation permettront l’accès à la future bretelle d’entrée de l’A-25 nord.

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Nous voyons ici la future bretelle d’entrée de l’A-25 nord, en direction de Terrebonne.

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Terminons avec une image, captée depuis l’actuelle A-25 sud, à la hauteur du kilomètre 17,5, qui montre le profil de chaussée de la future A-25 nord.

Les accès à ce chantier sont étroitement surveillés.  Il fallait s’y attendre, compte tenu de toutes les attaques des écologistes fondamentalistes, contre ce projet, allant même jusqu’à un procès pour rendre tout le projet illégal, que les écolos ont perdu, au demeurant.  Aussi, il faut prendre des photos à distance, et montrer patte blanche, quand quelqu’un, à bord d’un véhicule identifié, ou portant un uniforme, vient à votre rencontre, ce qui s’est toujours bien passé jusqu’à maintenant.  Par contre, il y a des limites à montrer patte blanche, comme dans le cas de cette rencontre avec une bonne femme qui se prenait pour Steve McGarrett, dans Hawaii 5-0.

Quoi, vous voulez que je vous raconte maintenant?  Allons-y, alors.

Je voulais faire un petit clip vidéo, avec comme sujet un feu de traverse pour piétons, dont le chronomètre a été installé à l’envers, genre sens dessus dessous.  C’est à l’intersection du boulevard L.-H.-Lafontaine, et de la rue Arthur-Léveillé.  Pour me permettre de tourner le clip, je dois donc traverser le boulevard L.-H.-Lafontaine, et celui-ci longe le chantier de l’A-25.  Je laisse donc la blogue-mobile sur l’ancienne emprise du boulevard, près de la rue Arthur-Léveillé, puis je m’apprête à traverser le boulevard lorsque une voiture, identifiée au Bureau canadien d’investigation, tourne l’intersection, la conductrice me faisant signe de ne pas traverser le boulevard, et de retourner vers la blogue-mobile.  Bon joueur, j’obtempère.  Une fois revenu à mon véhicule, la dame baisse la vitre de sa voiture, et la conversation s’engage.

– Monsieur, vous n’avez pas le droit de stationner ici.

– Je n’ai pas le droit, ah bon…

– Et vous n’avez pas le droit de traverser la rue à cet endroit.

– Ah, non?  Mais alors pourquoi il y a des traverses de piétons?

– Il n’y a pas de traverses de piétons, il n’y a rien de l’autre côté.

– Et le truc, avec la main, et le chiffre zéro (en lui montrant les feux de traverse de piétons, de l’autre côté du boulevard), c’est pour les extra-terrestres?  Chez moi, ça s’appelle une traverse de piétons, ça, madame.

– Qu’est-ce que vous voulez faire, de l’autre côté?

– Prendre une photo (en lui montrant mon appareil).

– Vous n’avez pas le droit de prendre des photos.

Je commence à perdre patience.

– Maintenant, on n’a pas le droit de prendre des photos?

– Il n’y a rien, c’est juste blanc, partout, de l’autre côté.

– Je veux aller de l’autre côté pour prendre une photo de ce côté-ci (ce qui était la plus stricte vérité, d’ailleurs.  D’accord, c’était un clip vidéo, mais bon…).

– Ah, c’est pour prendre une photo de ce côté… ben allez-y, monsieur…

Je n’avais pas terminé de traverser le boulevard qu’elle avait déjà quitté.  Je crois qu’elle avait suffisamment eu l’air d’une conne pour la journée.  Elle n’a même pas insisté sur le stationnement de la blogue-mobile!  Quant au clip, il dure 55 secondes, et une fois le tournage terminé, en une seule prise, je suis remonté dans la blogue-mobile, pour revenir à la maison.

Lors d’un passage précédent, sur ce chantier, j’ai rencontré un autre agent du bureau canadien d’investigation, un chic type.  Après lui avoir expliqué que je ne voulais que prendre des photos, et que c’était pour un blogue, il m’avait dit que c’était OK, mais que je devais rester hors du chantier, ce que je fis.  Mais celle-là, elle devait être frustrée parce qu’elle a probablement raté son examen d’admission à l’école de police.  Alors elle voulait démontrer qu’elle était aussi chiante qu’un vrai flic.  Parce qu’il y a des flics chiants, à ce qu’on dit.  Je n’ai jamais vérifié, mais bon, je ne vais pas me mettre à contrarier tout le monde, quand même.  Une chose est sûre, par contre; cette dame se prenait pour ce qu’elle n’est pas.  Et elle a eu l’air d’une belle tarte!  Ben bon pour elle!