A-55, à Saint-Wenceslas: La série noire des super-2 se poursuit

À voir ce reportage de TVA, repris par le site Canoë, il faut croire que la série noire des accidents mortels, sur les super-2, se poursuit de plus belle.

C’est sur l’A-55, cette fois, à la hauteur de Saint-Wenceslas, près du site de pesée des camions, en direction sud, que la mort a frappé.  Une dame de 76 ans, passagère d’une petite Chevrolet Aveo, a perdu la vie, à la suite d’une manoeuvre de dépassement, ratée par la conductrice de la même voiture, une autre dame, âgée de 50 ans, celle-là.  Cette dernière a subi des blessures sérieuses, mais on ne craindrait pas pour sa vie.  Il semble que la conductrice aurait voulu dépasser, dans un endroit où la manoeuvre était permise, mais elle aurait hésité à le faire.  Elle se serait retrouvée dans la voie en sens inverse, et serait d’abord entrée en collision avec une première voiture.  La voiture de la dame serait alors partie en tête-à-queue, et aurait été heurtée, cette fois à l’arrière, par une seconde voiture, qui venait, elle aussi, en sens inverse.

En tout, cet accident a fait pas moins de sept blessés, en plus du décès de la septuagénaire.

La question revient, encore une fois.  Les autoroutes de type super-2 sont-elles sécuritaires?  Voyons les probabilités, dans le cas de cet accident.

L’accident aurait-il pu être évité si l’A-55, à cet endroit, avait été munie d’une bande rugueuse, sur la ligne médiane, comme celle que l’on installe sur l’A-50, entre Grenville-sur-la-Rouge et Mirabel?  Probablement pas, puisque la tentative de dépassement s’est effectuée à un endroit où elle était légale, si l’on en croit les policiers interrogés dans le reportage.

L’accident aurait-il pu être évité si l’A-55, à cet endroit,avait été construite sur deux chaussées séparées?  Définitivement!  La dame aurait pu dépasser en toute sécurité, puisque aucun véhicule n’aurait pu venir en sens inverse, ceux-ci roulant sur l’autre chaussée.

Ce n’est qu’un exemple de plus, qui s’ajoute à tant d’autres, de décès facilement évitables, sur le réseau autoroutier québécois.  Les campagnes de pub de la SAAQ, le bras « promotionnel » du MTQ, disent « Nous sommes tous responsables de notre conduite, sur la route ».  Par contre, le MTQ a tendance à oublier qu’il est responsable de la route, sur laquelle on conduit.  Et si la ministre des transports, Julie Boulet, était interrogée, suite à cet accident, elle répondrait probablement que l’on ne peut pas tout faire en même temps, qu’elle a déjà procédé à des investissements record, ou encore, comme l’a fait son ex-collègue du conseil des ministres, Michel Després, du temps où c’est lui qui régnait, au MTQ, que « quand il est question de sécurité, il n’y a pas de budget qui tienne. »  Vous vous souvenez, en 2006, à Laval, tout près d’un viaduc qui s’était écroulé?

Il serait grandement temps que la ministre des transports démontre, hors de tout doute, et à la face de la population, que « quand il est question de sécurité, il n’y a pas de budget qui tienne », et qu’elle procède à la construction de la deuxième chaussée de toutes les super-2 du Québec.  Il faut que les autoroutes du Québec soient toutes dignes de porter le nom d’autoroute, et le gouvernement se doit d’investir dans ce sens dès maintenant.

Route 175: Au camp Jacques-Cartier

Voici le premier d’une série de billets qui vous montrera divers chantiers et routes de l’est du Québec.  Comme je ne fais jamais les choses comme tout le monde, j’ai décidé de commencer… par la fin!  Ces images sont les toutes dernières que j’ai prises lors de mon périple.  Après cela, j’avais un peu le « mal du pays » (lire: je voulais retourner dormir dans mes draps), et je me suis dit que j’allais revenir.  Après tout, de Montréal à l’Étape, ce n’est pas si loin.

Ici, le lac Jacques-Cartier reflétait le soleil comme un miroir.  À l’avant-plan, le sol a été secoué par la machinerie.

Depuis le chemin d’accès au camp Jacques-Cartier, on peut voir le terrassement de la nouvelle chaussée, en direction sud.

Je suis à l’intersection du chemin d’accès au camp et de la route 175, et je pointe vers le nord.  À cet endroit, les travaux sont impressionnants.  Nous voyons une partie du terrassement de la nouvelle chaussée,…

…au bout de laquelle je me suis rendu pour prendre cette autre pose.  S’ils semblent impressionnants, vus de ce côté, les travaux sont définitivement plus spectaculaires, de l’autre côté de la montagne.  Par contre, comme c’est souvent le cas, quand on visite des travaux sur une route achalandée, il est impossible de prendre des photos à certains endroits, et ce pour des raisons évidentes de sécurité, autant la mienne que celle des autres usagers de la route.

Pendant que j’étais sur la nouvelle chaussée, j’en ai profité pour prendre en photo l’une des mesures de protection de l’environnement que nécessite un tel chantier.  Le truc, qui flotte, à la surface de l’eau, est un rideau de turbidité.  Composé d’une membrane géotextile hautement résistante, il retient les matières en suspension aux abords du chantier, et empêche ainsi les particules de se répandre à la grandeur du lac.

Finalement, un dernier coup d’oeil vers le sud, sur le terrassement de la nouvelle chaussée, sur laquelle circulera le trafic vers le nord.

Ce billet est bien court, mais la presque majorité des autres seront beaucoup plus illustrés.  J’en ai un autre, sur la route 175, qui vous montrera plusieurs images de la nouvelle chaussée, plus au nord, qu’elle soit déjà ouverte, ou non.  D’ailleurs, ne le dites à personne, mais j’ai roulé sur des parties non-encore ouvertes de la nouvelle chaussée!  Ça s’en vient!

A-50: Ça s’en vient! (2- montée Labranche / montée Hall)

Voici maintenant la deuxième partie de ma visite du chantier le plus à l’est de l’A-50.

Voilà la vue qui s’offrira aux usagers de l’A-50, depuis le viaduc de la montée Labranche.  On y voit la bretelle d’entrée, un tout petit plateau, puis on remonte sur un autre passage supérieur.

Dans une vue a deux niveaux, on voit le chemin de fer, de la compagnie Québec-Gatineau (CFQG), en contrebas du viaduc.

Ce viaduc est suffisamment long pour être équipé de véritables joints de dilatation.

En plus de passer au-dessus du CFQG, dans un angle suffisamment fermé pour justifier une telle longueur, ce viaduc surmonte également un petit cours d’eau.

De l’autre côté du viaduc du CFQG, une équipe de travailleurs, qui installent des glissières de sécurité.

Deux travailleurs installant les poteaux de soutien de la glissière, à l’aide d’une planteuse spéciale, montée sur un camion.

Je roule toujours en direction ouest, et j’arrive à la hauteur de la montée Rochon, toujours à Brownsburg-Chatham.

Sous le viaduc, on a laissé une surfaceuse, qui sert à appliquer l’asphalte.  Celle-ci est ajustable en largeur.

Ci-devant, une voie de dépassement, qui commençait après le viaduc de la montée Rochon, se termine dans quelques mètres.

Au loin, le viaduc de la montée Hall, et ce qui semble être l’équipe d’applicateurs d’asphalte.

Je suis suffisamment près du viaduc pour voir une voie de dépassement qui commence, pour ceux qui rouleront en direction est.  De l’autre côté de la route, un rouleau compresseur.

On dit souvent que là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie.  Façon de dire que là où passe des humains, on trouve, comment dire, des « restes » humains.  Et je ne parle pas de cadavres, mais plutôt d’une simple croûte de pain, probablement en provenance d’un sandwich.

Vous verrez, sur cette photo, un autre type de « reste » humain.  Non, il ne s’agit pas de bouffe, cette fois, mais d’équipement de sécurité.  Eh oui, il s’agit bien de bouchons de protection contre le bruit.  J’en ai trouvé trois ou quatre paires, comme ça, le long des quelques centaines de mètres que j’ai marché, sur le gravier, afin de ne pas rouler sur l’asphalte frais avec ma bagnole.

Dans la prochaine série, vous pourrez voir les applicateurs d’asphalte à l’oeuvre, et nous nous rendrons jusqu’au chemin Scotch, à Grenville-sur-la-Rouge.  Nous verrons aussi des trucs, comment dire, inhabituels ailleurs, mais que l’on peut se permettre sur un chantier d’une telle envergure.  Je vous invite donc à rester des nôtres.

Kanesatake: À problème radical, solution radicale!

Les problèmes, survenus dans la nuit de vendredi à samedi, à Kanesatake, sont une preuve supplémentaire que n’importe qui fait n’importe quoi, à cet endroit.  Aussi, il serait grandement temps que l’on prenne des mesures en rapport avec l’ampleur du problème, dans cette communauté mohawk.

Après tout, il n’a fallu que quelques bien-pensants qui, soi-disant au nom de la sécurité, ont gueulé au MTQ que les cellulaires au volant pouvaient être dangereux, pour que la ministre Julie Boulet oblige tous les conducteurs à avoir « une gogosse dans l’oreille », et interdise le téléphone à la main pendant la conduite.  À force de se faire dire que la cigarette, ça pue, pis ça fait de la boucane, le gouvernement a interdit de fumer à moins de 30 pieds de la porte de plusieurs édifices publics, ainsi, bien sûr, qu’à l’intérieur.  Sur quel ton faudra-il dire que la communauté de Kanesatake n’est pas capable de venir à bout de ses « irréductibles », afin que le gouvernement mette ses culottes, et agisse, dans ce dossier?

Quand le conseil d’une municipalité n’est pas capable de régler un problème, le ministère des affaires municipales et des régions met la municipalité en tutelle, le temps qu’il faut pour régler les choses.  Existe-t-il une mesure pour régler les problèmes d’une communauté mohawk?  Si une telle mesure n’existe pas, il faudrait en créer une.  Et tant qu’à faire, autant y mettre le paquet!  Quand il fut déclaré que la vitesse causait plusieurs accidents, on n’a pas lésiné; on a acheté un pistolet-radar à chaque policier, et tout le monde paie, maintenant!  Il faudra faire la même chose, en rapport avec ces irréductibles; la communauté les défend, alors la communauté devra payer!

Ma mesure serait simple.  On donne six mois aux autorités mohawk de Kanesatake pour débusquer, et réduire au silence une fois pour toutes les fauteurs de troubles de leur communauté.  Après ce délai, au moindre incident, tous les habitants de la communauté sont déportés dans d’autres réserves mohawk, et le territoire de Kanesatake est cédé aux municipalités limitrophes, et ce, une fois pour toutes.  Les communautés de Kahnawake et de Kanesatake ont un beau grand territoire commun, à l’est de Sainte-Lucie-des-Laurentides; ce serait un excellent endroit pour les reloger!  Évidemment, pendant ces six mois de grâce, on laisse carte blanche aux autorités locales pour régler le problème à l’interne, et faire le « grand ménage » que plusieurs membres de la communauté n’osent pas demander en public.  En mettant tout le monde au courant de la mesure, les membres de la communauté s’impliquerait davantage, pour régler le problème, parce qu’ils connaîtraient les conséquences d’un autre laisser-aller.

À force d’apprendre, dans les médias, que des mohawks – toujours les mêmes – ont fait un barrage, démoli des voitures de la Sûreté du Québec, et créé du grabuge, et ce à chaque fois qu’un policier de la SQ éternue un peu trop fort, un jour ou l’autre, un gars en revient.  Si la communauté de Kanesatake n’est pas capable de régler le cas de quelques fauteurs de troubles en six mois, et ce avec une liberté d’action sans précédent, alors la communauté devra être dissoute.  Partout dans le monde, les états interviennent quand des communautés vont trop loin.  À Oka, il est maintenant temps d’agir.