Virginie Roy parle de « chars »; comment puis-je résister?

Depuis que j’ai mis fin à mon abonnement au Journal de Montréal, j’ai repris plaisir à lire les textes de Virginie Roy, sur le site web Canoë.  Mais cette fois, elle est vraiment tombée dans mon « size »!  En commentant la perte du Grand Prix de F1 de l’île Notre-Dame, la jolie chroniqueuse a mis le doigt directement sur l’un de mes plus vilains points faibles, et j’ai nommé « les chars »!

D’abord, elle commence par un « Bon débarras » bien senti.  Personnellement, la disparition de l’événement me laisse indifférent, parce que si j’ai effectivement un intérêt très marqué pour « les chars », ma plus forte attraction ne va pas vraiment du côté du cirque de Bernie Ecclestone.  Je suis beaucoup plus attiré par l’autre cirque, celui de NASCAR, plus proche des gens ordinaires, et plus abordable, question billets.

Elle met aussi le côté glamour en évidence, en disant qu’une serveuse du restaurant Cavalli pouvait se faire au-delà de 600$ de pourboires en une seule soirée.  Or, si l’on enlève le week-end de la F1, ainsi que celui de NASCAR, les autres fins de semaines estivales rapportent combien, à la serveuse de chez Cavalli, alors que le circuit Gilles-Villeneuve est fréquenté par… les cyclistes?  Serait-ce à dire que les écolos sont plus « cheap » sur les pourboires?  Bon, d’accord, je ne le dirai pas; je risque de me faire aussitôt accuser d’être de mauvaise foi.

Je veux bien croire que le déplacement du cirque comme tel pollue davantage que les voitures elles-mêmes lors du week-end d’épreuves, mais il faudra que madame Roy se rende bien compte que 700,000 kilos de matériel, ce n’est qu’un grain de sable dans le désert.  Tout voyage, à travers le monde, des clémentines du Maroc aux kiwis de la Nouvelle-Zélande, en passant par les vins européens et toutes les babioles « Made in China ».  Quant aux déplacements des milliers d’amateurs, j’ose espérer que vous vous déplacez, vous aussi, madame Roy, pour assister – ou pour participer directement – à des événements qui vous passionnent, car sinon, vous risquez de trouver la vie bien monotone.

Quant à la consommation, qu’elle soit reliée au GPF1, ou à tout autre événement, c’est elle qui fait vivre les commerçants.  Alors que propose madame Roy, à ce sujet; d’interdire les kiosques, lors de tous les événements à survenir en ville?  Il y a un principe bien simple, en ce qui concerne la consommation, et c’est celui-ci; contrairement aux impôts et taxes, la consommation est volontaire, et les gens achètent ce qu’ils veulent bien acheter.  Personne ne les oblige.  Le jour où personne n’achètera les babioles qu’il mettra en vente, le commerçant fermera boutique.  Autre point; ma conscience ne peut avoir d’effets que sur ma personne; si je m’introspecte dans les habitudes des autres, je viole leurs droits et libertés.  Et ça, ce n’est pas bien, quelle que soit la cause pour laquelle je le fais, et aussi noble soit-elle.  D’ailleurs, les commerçants qui tirent profit du passage du cirque de la F1 n’ont pas fait un sou avec moi, et ce depuis que l’événement est présenté à Montréal!  M’ont-ils menacés de poursuite?  Jamais!  Ils avaient une clientèle, ils en ont profité, et maintenant, ils sont tristes, parce que le GPF1 n’aura plus lieu.  Il vont, tout naturellement, changer leurs habitudes, et profiter des autres événements, nombreux, que la ville leur offrira.  Évidemment, ils se plaindront aux gouvernements, mais ça, c’est une autre histoire.

Pollution sonore, maintenant.  Oui, cela les fait avancer plus vite, madame Roy.  Pour être plus « puissant », on doit devoir respirer librement; force est d’admettre que l’on est moins « performant » lorsque l’on est grippé, et que l’on respire difficilement.  C’est la même chose pour un moteur; l’admission d’air, ainsi que l’échappement, doivent offrir le moins de résistance possible.  C’est pourquoi les voitures de course, en général, n’ont pas de silencieux, et sont dotées des tubulures d’admission d’air de grandes dimensions.  La chose est impossible sur les voitures destinées au public, car dans ce cas, personne ne pourrait dormir.  Quant à la « douce musique » des mécaniques, qui vous réveillait, force est de constater qu’après tout, Brossard n’est pas bien loin de l’île Notre-Dame.  Et comme les différentes épreuves du Grand Prix (réchauffements, essais libres, qualifications, etc.) ne commencent rarement avant 8h30 ou 9h00, le matin, c’est que vous dormiez tard, ma chère!  Mais bon, c’est votre droit!  D’ailleurs, ne vous en faites pas, j’ai été jeune, moi aussi!  (Qui a dit « Ça doit faire longtemps »?  Vous, monsieur?  Alors sortez!)  Que feriez-vous, madame Roy, si vous viviez à Trois-Rivières?  Dans cette ville, en août, un week-end de course est organisé directement dans les rues de la ville!  Et mis à part pour quelques exceptions, aucun trifluvien ne voudrait qu’on lui enlève « son » Grand Prix!

Si ma mémoire est bonne, je crois que c’est Jacques Duval, chroniqueur automobile bien connu, et qui fut lui-même coureur dans le passé, qui dernièrement, a appuyé la tenue d’un événement d’endurance pour voitures hybrides, genre « les six heures de Montréal ».  Je dis tout simplement « Pourquoi pas? »  Un tel événement pourrait servir de banc d’essai pour de nouvelles technologies, tout comme l’est la F1, malgré tout ce qu’on peut croire.  Il s’agirait, par contre, de technologies de réduction d’émissions polluantes.  L’événement risque toutefois d’être beaucoup moins glamour qu’un vrai Grand Prix.

Tout cela pour dire que si les politiciens ne s’attardent qu’à ce qu’on voit, mais négligent ce qu’on ne voit pas, Virginie Roy veut s’attarder à ce qu’on ne voit pas, mais néglige ce qu’on voit.  Le Grand Prix du Canada était un événement haut en couleurs, qui attirait des milliers de visiteurs dans notre région, et ce au grand plaisir – lire « au grand profit » – de l’industrie touristique locale.  Et malgré ce qu’elle peut en dire, il y a de très nombreux amateurs qui, tout en faisant des efforts non-négligeables pour être verts tout au long de l’année, étaient prêts à sacrifier un week-end « propre » à des voitures polluantes, et ce pour leur plus grand plaisir.

Car il y a un truc, qu’il faut retenir; tout ce que fait l’homme – je parle ici du genre humain – dérange l’environnement, même une ballade à vélo.  Il n’y aura jamais de « pollution zéro ».  Et la planète, qui a survécu aux dinosaures, aux périodes glaciaires et aux réchauffements passés, survivra aussi au cirque de Bernie Ecclestone.  Alors pourquoi ne pas en profiter pour se faire plaisir, à l’occasion?  Et puisque l’on sait que toute l’activité humaine représente moins de 10% du CO2 produit, sur la planète, le jour où il ne restera plus que la pollution d’un Grand Prix, à gérer, ce ne sera qu’un très léger détail.

Sommet de l’APEC: Un pas dans la bonne direction, signé… Stephen Harper!

D’aucuns trouvaient que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, prenait la situation économique mondiale à la légère, alors que ses adversaires, lors des dernières élections fédérales, lui reprochaient sa politique de « laisser-faire ».  C’est que, voyez-vous, la politique du « laisser-faire », c’est la seule qui peut nous sortir de l’actuelle crise économique.

C’est d’ailleurs ce qui s’est dégagé du sommet des dirigeants des pays membres de l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), qui se déroule à Lima, au Pérou.  Lors d’une allocution, dans le cadre de ce sommet, Stephen Harper a affirmé que lors de la grande crise de 1929, les dirigeants politiques avaient pris de mauvaises décisions; ils avaient permis aux banques de se contracter, laissé la déflation s’installer, cherché à équilibrer les budgets gouvernementaux, et fermé la porte au marché international, afin de préserver les emplois locaux.  Ces décisions, au lieu d’améliorer la situation, ont fait perdurer la crise pendant de longues années.

Le premier ministre canadien a dit qu’il ne fallait pas répéter les erreurs de 1929, si l’on voulait se sortir rapidement de ce mauvais pas économique.  Il faut plutôt créer des conditions qui amèneront les entreprises à investir, et ce par des incitatifs fiscaux, et garder la porte ouverte aux échanges internationaux.  Il a d’ailleurs cité en exemple le nouveau traité que le Canada vient de signer avec la Colombie.  Stephen Harper a aussi avancé qu’il allait proposer de tels incitatifs, mais tout en demeurant prudent, afin de ne pas plonger le pays dans des déficits prolongés.

Tout cela revient à ce que je disais, à savoir que la pensée keynésienne ne fonctionne pas, et qu’il faut proposer autre chose.  Il ne faut pas intervenir dans l’économie, mais mettre en place des conditions qui vont inciter les entreprises à investir.  L’effort sera contraignant, dans les prochains mois, mais les résultats seront beaucoup plus durables, à long terme, et l’économie n’en sera que plus solide.  C’est ce qui me permet de croire que Stephen Harper va dans la bonne direction.

Élections provinciales: Marie-France Bazzo va dans la mauvaise direction!

Je viens de lire le commentaire de Marie-France Bazzo, publié dans le Journal de Montréal, puis sur le site web Canoë, et intitulée « Pourquoi je ne voterai pas« .  Je crois que madame Bazzo a de bonnes raisons d’être blasée, parce qu’elle n’est pas la seule; je le suis, moi aussi, d’une certaine façon.  Par contre, je crois qu’en ne votant pas, Marie-France Bazzo va dans la mauvaise direction.  Je m’explique.

D’abord, je veux bien croire que « Oui, les foules sentimentales ont besoin de rêver. Elles veulent des chefs honnêtes et inspirants, qui leur parleraient d’éducation, de décrochage, de poésie, de difficulté ; qui réfléchiraient où on sera collectivement dans 20 ans« , mais les foules se sentent, d’abord et avant tout, complètement déconnectées de la politique.  La raison en est bien simple; tant que les foules regardent de loin, et ne comprennent pas trop ce qui se passe, les politiciens peuvent faire tout ce qu’ils veulent.  Y compris des scandales.  C’est d’ailleurs pourquoi ils tiennent, depuis la Révolution tranquille, un discours qui tend à éloigner les gens de la politique.  En disant aux gens, à travers les médias, que « les situations sont complexes, et qu’il faut des solutions complexes », la très grande majorité des gens ne se sentent pas à la hauteur, pour intervenir sérieusement, dans le domaine, que ce soit de peur de faire rire d’eux, ou de ne pas se sentir à leur place.

Or, le seul truc complexe, en politique, c’est la pensée keynésienne.

Juste en passant, qui a lancé cette connerie d’appeler nos voisins du Sud « États-Uniens »?  Nous ne sommes pas des « dominionniens », que je sache!  Ce pays s’appelle, jusqu’à nouvel ordre, les États-Unis d’Amérique, et de ce fait, ils ont pleinement le droit de se proclamer américains, et de se faire appeler ainsi.  D’une part, je n’ai jamais été identifié comme américain parce que je vis au Canada, et d’autre part, s’il fallait suivre le raisonnement tordu qui explique la création de ce terme, les mexicains devraient aussi s’appeler états-uniens, puisqu’ils habitent les « États-Unis du Mexique ».  On pourrait aller plus loin, et appeler les français « républicains »; je suis convaincu qu’ils apprécieraient!  Surtout si on leur dit que ce gentilé n’a rien à voir avec George W. Bush; évidemment, ils vont nous croire sur parole!

Ceci dit, il ne faut pas se leurrer; si les américains ont rêvé, et nous avec eux, ce n’est pas parce que Barack Obama leur a expliqué son projet de changement de long en large.  Ils ont rêvé parce qu’ils voulaient faire partie de ceux qui feraient l’événement d’envergure que représente l’élection d’un premier président noir.  Point à la ligne!  D’ailleurs, pour le rêve, on s’en reparlera à mi-mandat, juste pour voir.  Quant au fait que l’on soit tannés des campagnes à répétition, je crois que ce n’est pas tant dans le nombre de campagnes, plutôt que dans l’ennui mortel de chacune d’elles.

Quand Marie-France Bazzo dit « Comme citoyenne, je peux m’exprimer à travers des groupes, des lobbys, intervenir sur la place publique. En ce moment, ce pouvoir est plus précieux et plus efficace que mon vote« , entend-elle nous convaincre que l’exercice de la démocratie, que représente le droit de vote de chaque citoyen, devrait être éliminé?  Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas instaurer une dictature, au sein de laquelle chaque citoyen aurait son blogue sur le net, afin de faire savoir au chef d’état qu’il le fait chier?  Ce serait beaucoup plus économique que de tenir des élections, non?  Si elle peut profiter de la tribune que lui offre le JdeM, les vendredis, grand bien lui en fasse; ce ne sont pas tous les citoyens qui bénéficient de ce privilège.

Si elle n’a plus envie que les politiciens se réclament de NOUS, je n’ai pas plus envie que Marie-France Bazzo me réclame de son propre NOUS.  Pour ma part, le taux baissier des trois ou quatre dernières élections n’a rien apporté d’autre, en termes de questionnement, que des mesures, instaurées par le DGEQ, pour, semble-t-il, « aider le citoyen dans son exercice du droit de vote », mesures utilisées par moins d’une poignée de personnes, mais qui font décupler le coût d’une élection générale.

Que Marie-France Bazzo se le tienne pour dit; la seule et unique façon que les politiciens utilisent pour « écouter le peuple », c’est le décompte du scrutin.  C’est ainsi que je crois que davantage que l’abstention, c’est surtout l’annulation de son vote, qui incitera les politiciens à réagir.  Lorsque le taux de participation baisse, on trouve toutes sortes de raisons; les téléromans viennent de recommencer, c’était Star Machin, ou Loft Patente, à la télé, il faisait trop mauvais, trop froid,… ou trop beau!  Par contre, si le Québec se rend effectivement aux urnes, mais fait augmenter le taux de votes annulés, les fonctionnaires du DGEQ n’auront d’autre choix que de se dire que les gens en ont ras-le-bol, du système actuel.

D’ailleurs, pourquoi ne pas lancer un mouvement, pendant qu’on y est?  On se rend en grand nombre, aux bureaux de scrutin (y compris par anticipation), et une fois dans l’isoloir, on vote pour tout le monde, puis on marque, sur le bulletin, les mots « RAS-LE-CUL ».  Même si le bulletin est sur fond noir, il est possible d’y écrire, avec le crayon à mine de plomb fourni.  Si, dans plusieurs bureaux de vote, « RAS-LE-CUL » l’emporte, les politiciens n’auront vraiment plus le choix de se regarder dans le miroir.  Ce sera autrement plus efficace que de rester à la maison, et de regarder Star Machin.

Quant à savoir si un homme, ou une femme, de bonne volonté, se lèvera, inspiré, je tiens à rappeler à madame Bazzo que nos chefs actuels, y compris les deux pantins de Québec suicidaire, le sont tout à fait.  Inspirés par les sondages, pour les uns, par l’idée d’avoir leur face dans la caméra, pour d’autres, mais ils sont tous inspirés.  Le problème, c’est qu’aucun n’est INSPIRANT.  Aucun ne soulève de passions, ni n’évoque quoi que ce soit de grandiose, apeuré qu’il soit de se faire « planter » par les environnementalistes.  Ils rivalisent donc tous d’utopie, à différents degrés, dans des plans abstraits, qui laissent les électeurs dans l’indifférence la plus totale.

Marie-France Bazzo croit « qu’on est capables de grandes choses ».  Mais « on » attend tous que ces grandes choses tombent du ciel.  Pourtant, elle sait, comme nous tous, d’ailleurs, que si l’on veut faire le ménage de la garde-robe, il faudra définitivement mettre la chambre à coucher sens dessus-dessous.  Il y a un grand ménage à faire, au Québec, et il faudra se mettre sens dessus-dessous, pour quelques années, afin d’y parvenir, et de pouvoir recommencer à rêver à un avenir brillant.  Par contre, le politicien qui tiendra une campagne électorale dans ce sens se retrouvera avec moins de votes, dans tout le Québec, que le parti québécois dans une circonscription du West-Island!

Désolé.

A-50: D’Ange-Gardien à Thurso, c’est une question de jours

Lors de ma dernière visite sur les chantiers de l’A-50, j’ai pu constater que le tronçon entre Lachute et Grenville avait été ouvert la veille, presque en catimini. Par contre, celui situé entre Ange-Gardien et Thurso ne l’était pas encore. Il ne restait à faire, toutefois, que des détails de finition.

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Quand on entre sur le nouveau tronçon, vers l’est, on nous informe que des bandes rugueuses sont pratiquées sur l’accotement. Par contre, il n’y a pas de bande rugueuse médiane, sur cette section.

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En fait, une bande rugueuse, ça ressemble à cela. Ce sont des sillons, gravés à même l’asphalte, et qui forment une bande, le long de la ligne de marquage.

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Lors de mon passage, il y a de cela exactement une semaine, l’Outaouais venait de recevoir, quelques jours plus tôt, une quantité de neige suffisante pour qu’il en reste, trois ou quatre jours plus tard,…

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…et également suffisante pour nécessiter le passage de « la charrue ».

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Tout juste à l’est de la montée du Quatre, il y a des travaux, pour la construction d’un poste de pesée routière. On y voit d’ailleurs le gardien des lieux.

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Cette fois, il s’agit d’une tentative de photographie artistique. L’oeuvre s’intitule « Coucher de soleil sur bande rugueuse ». Pas très artistique comme titre, mais bon, je devrai trouver quelque chose de plus original.

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Cette fois, dans l’autre sens, ça donne « Bande rugueuse, près de la montée du Quatre ». Bon, d’accord, ce n’est pas très artistique, j’avoue.

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Revenons aux choses sérieuses, maintenant. Ici, on voit la sortie 174, qui mène au chemin Doherty, mais pas du côté que la circulation le voit. Évidemment, comme je ne fais jamais les choses comme les autres, je suis arrivé dans l’autre sens. C’est simplement pour montrer que l’ouverture aura lieu vraiment bientôt (peut-être est-ce déjà fait, au moment où j’écris ce billet); les balises ont été retirées, et remplacées par des gros cônes orange.

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De retour à Thurso, maintenant. Vous voyez la forme de ce panneau? Il vient indiquer, à ceux qui voudraient dépasser, que la manoeuvre sera interdite, dans 300 mètres. De tels panneaux ont déjà existé, au Québec; on les voyait surtout sur l’A-55, entre Drummondville et Sherbrooke, mais ils étaient sur fond jaune. Bon, on le voit plutôt mal, à cause du contrejour,…

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…et sous cet angle, ce n’est guère mieux. Par contre, observez bien, juste entre la pointe du panneau, et l’arbre. Voyez-vous quelque chose de particulier? N’oubliez pas qu’en cliquant sur la photo, vous la verrez en version plus grande. Un indice; il commençait à se faire tard.

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Voici ce qui deviendra la nouvelle fin de l’A-50 est, suite à l’ouverture du tronçon entre Ange-Gardien et Thurso. Si l’on y met un peu de zoom,…

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…nous constaterons que déjà, de la machinerie s’active à produire la suite. Dire qu’il y a quelques mois à peine, l’autoroute débouchait sur des arbres, comme on peut le voir…

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…sur cette photo, qui date de l’un de mes passages précédents, dans le coin, quelque part en août, et encore davantage…

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…sur celle-ci, qui date d’environ un an, alors que je me tenais sur le chemin temporaire, qui contournait le chantier du viaduc de la route 317.

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Voici un petit détail, que j’ai croqué sur la route 317, en direction du village de Thusro. Vous avez sûrement remarqué des travaux de scellement de fissures, sur la route, comme c’est le cas, ici; ces fissures ont permis l’installation de boucles de détection de véhicules, qui permettent de compter le nombre d’autos et de camions qui vont passer sur la route 317, suite à l’ouverture de l’A-50, là-bas. Mais vous êtes-vous demandé quel était cet espèce de papier de recouvrement blanc, que l’on mettait sur les fissures fraîchement scellées? La réponse est tellement simple que vous n’en croirez pas vos yeux. Il s’agit de simple papier de toilette. Exactement le même que tout le monde utilise pour… enfin bref, vous savez à quoi ça sert.

Voilà, pour la partie ouest de l’A-50. Entre les deux, les chantiers vont bon train, et je garde espoir que les échéanciers indiqués sur le site du MTQ devraient être respectés. L’A-50 est espérée par bon nombre de citoyens de la région de l’Outaouais, et peu de protestations ont cours, là-bas. Ne restera plus qu’à souhaiter que l’on doublera cette autoroute dans des délais raisonnables. Mais bon, commençons par rouler dessus; ce sera déjà un bon point.

MISE À JOUR – 10 NOVEMBRE 2008, À 18H25

Selon Acajack, un commentateur, l’A-50, entre Ange-Gardien et Thruso, a finalement été ouverte à la circulation ce lundi 10 novembre, à 13h00. Merci pour l’information.

Environnement: C’est encore leur faute!

Plus je me renseigne, et plus je lis d’articles, plus je me rend compte, malheureusement, que les environnementalistes, malgré leurs nobles intentions, ont encore tout faux.  Ceux-ci appliquent la théorie de Frédéric Bastiat, intitulée « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas« , et ce, à merveille; ils avancent leurs théories en fonction de ce qu’on voit, mais oublient totalement ce qu’on ne voit pas.

J’écrivais, il y a quelques temps, que les environnementalistes ont eu leur part de responsabilité dans la crise alimentaire mondiale, qui a frappé les pays les plus pauvres, au début de l’année 2008.  Et maintenant, voila qu’un article, qui me fut proposé par Stéphane Dumas, commentateur régulier du Blogue de Richard3, vient ajouter un autre élément de preuve.  Il s’agit d’un article publié par Vincent Bénard, sur son propre blogue, Objectif Liberté, qui s’intitule « Les causes immobilières et foncières de la crise des subprime« .  Ce billet fait un lien évident entre le gonflement de la bulle immobilière et les réglementations anti-étalement urbain.  Il compare la hausse du coût de l’immobilier dans des villes qui se sont dotées de ce que l’on appelle, aux USA, des « smart growth policies » (SGP), ou des politiques de réduction de l’étalement urbain (appelons cela du développement durable!), qui rendent pratiquement impossible la transformation de lots vacants en terrains constructibles.  Des villes comme Los Angeles, Fort Lauderdale et Merced, que Bénard compare avec des villes au développement beaucoup plus libre, comme Atlanta, Dallas, et Houston.  La différence, dans le prix des habitations, y est énorme, et cela s’explique, encore une fois, par la loi de l’offre et de la demande.

Nous savons comment fonctionne cette loi.  Quand la demande dépasse l’offre, pour un produit ou un service donné – les maisons, dans le cas présent, les prix augmentent.  Or, dans les villes dotées de SGP, l’offre étant limitée, parce que le développement y est presque impossible, la demande fait gonfler les prix des maisons à des sommets inégalés, et qui n’ont rien à voir avec le taux d’inflation en vigueur à ces endroits.  En permettant à des Fannie May et Freddie Mac de garantir des prêts hypothécaires, accordés par des institutions financières, à des gens non-solvables, sur le simple argument que la valeur ne va pas cesser de grimper, puisque l’économie va bien, ce sont donc des milliers de familles qui se sont endettées de façon démesurée, et qui se retrouvent dans un cul-de-sac, maintenant que l’économie a ralenti.  Le nombre de maisons reprises, puis remises sur le marché de la vente, a permis à l’offre de dépasser la demande.  Résultat; le prix des maisons descend, et la possibilité de revendre à profit, qui accompagnait l’argument de vente, disparaît.  Le mouvement s’accélère, la panique s’empare des emprunteurs, et l’économie s’effondre.

Dans les villes au développement plus libéral, la hausse du prix des maisons est demeurée faible, mais constante, et a plus ou moins suivi le taux d’inflation local.  Dans ces villes, on retrouve beaucoup moins de reprises de finance, et la courbe garde la même stabilité, sur les graphiques que l’on retrouve dans l’article de Vincent Bénard.  Celui des villes d’Atlanta, Dallas et Houston demeure stable, avec une hausse faible, mais régulière, entre 2000 et 2008, alors que sur celui représentant les villes de Merced, Los Angeles et Fort Lauderdale, les courbes s’élancent vers le haut, plus fortement encore à partir de 2004, pour plonger abruptement, et ce à partir du troisième trimestre de 2006, dans le cas de Merced, et du premier trimestre de 2007, pour les deux autres villes.

Cet article vient donc prouver, une fois de plus, que les environnementalistes n’ont pas fait leurs devoirs.  Ils ne sont pas les seuls responsables, d’accord; les banquiers, qui ont accordé des prêts à des gens non-solvables, appuyés par les Fannie May et Freddie Mac, ne sont pas mieux; ils ont seulement profité d’une occasion qui s’est présentée.  Comportement tout à fait humain.  Mais il n’en demeure pas moins que si ces mesures ont eu très peu d’effets négatifs sur des agglomérations au développement plutôt libéral, les conséquences désastreuses, survenues dans des villes où les environnementalistes ont convaincu les dirigeants locaux de combattre l’étalement urbain, ont à elles seules plongé le monde dans une crise économique qui durera plus longtemps que les dernières bulles financières, comme celle des dotcom.  Et que cette crise affectera beaucoup plus de gens.

Mais que disent-ils, ces environnementalistes, ces jours-ci, à ce sujet?  C’est drôle, on entendrait voler une mouche!