Québec solidaire: Enfin, des nouvelles!

Quelle ne fut pas ma surprise, ce matin, de voir, dans les pages d’opinion du Journal de Montréal, plus précisément à la page 29, une lettre ouverte, adressée au PLQ, et au PQ, et signée par les deux porte-parole de Québec suicidaire,… euhhh, je veux dire, de Québec solidaire, à savoir Amir Khadir, et Françoise David.  Il y avait même leur photo!  Depuis le temps que je n’avais eu de leurs nouvelles, à ces deux-là, ils ont littéralement fait ma journée!

Leur lettre se lit comme suit:

Lettre ouverte au PLQ et au PQ

Depuis quelques jours, un maraudage intensif se déroule entre les partis politiques présents à l’Assemblée nationale.  Monsieur Charest est heureux d’accueillir des députés adéquistes sans s’interroger plus longuement sur leurs idées.  Puis, c’est au tour de Pauline Marois de déclarer que les députés adéquistes souverainistes et « partageant un certain nombre de valeurs » (lesquelles?) seraient les bienvenus au Parti québécois.

Il nous paraît pourtant difficile d’oublier des propositions adéquistes telles que: plus de place au privé dans le système de santé, permission donnée aux médecins d’exercer à la fois dans le privé et le public, l’abolition des commissions scolaires, le paiement par les détenus d’une partie de leurs frais de détention, etc.  Et puis, rappelons-nous les pancartes adéquistes, marquées par l’intolérance et la xénophobie, dans les élections partielles de Bourget.

À l’image du PLQ, le PQ est prêt à accueillir des députés de l’ADQ.  Il faudrait peut-être que le PQ clarifie ses positions: social-démocrate ou…?  Il n’est pas étonnant, au vu du maraudage général auquel nous venons d’assister, que tant d’électrices et d’électeurs ne votent même plus tant ils croient que les partis politiques sont tous pareils et interchangeables.

Tous?  Non, il y a Québec solidaire qui est et demeure un parti écologiste, épris de justice sociale et d’égalité et attaché à une véritable démocratie.  Nos idées sont claires et connues.  Bienvenue à celles et ceux qui les partagent!

Françoise David

Amir Khadir

Porte-paroles, Québec solidaire

Essayons maintenant de « lire entre les lignes », si vous me le permettez.

D’abord, du maraudage, il y en a toujours eu, et il y en aura toujours.  Et les meilleures personnes pour juger si le député maraudé a bien fait, ou non, ce sont les électeurs dudit député; s’ils ne sont pas d’accord avec le changement, le député perdra son siège.  Un point, c’est tout.  Ainsi, les deux transfuges adéquistes sont loin d’être réélus, dans leur circonscription respective.  Plusieurs électeurs ne le prendront tout simplement pas, et voteront pour un autre candidat.  Quant à savoir les idées de ces transfuges, du moment qu’ils appuieront leur nouveau parti, lors des votes à l’Assemblée nationale, les entrevues sont de courte durée.

Dans le paragraphe suivant, les porte-parole de QS reprennent leur discours alarmiste et pleurnichard, autant au sujet des points défendus par l’ADQ qu’à celui des fameuses pancartes, dans Bourget.  Il faudrait commencer par expliquer que la personne qui crie à l’intolérance, à cause de quelques pancartes un tant soit peu explicites, est tout aussi intolérante, sinon davantage encore, que les pancartes elles-mêmes pourraient l’être.  Et en ce qui concerne les politiques phares de l’ADQ, elles sont des politiques comme n’importe quelles autres politiques; elles ont de bons côtés, et de moins bons.  Pour ma part, elles se comparent avantageusement à celles de QS, comme le retour obligatoire de La soirée du hockey, à Radio-Canada, les samedis soirs, ou encore le salaire minimum à 10,00$ de l’heure.

La position du PQ est facile à expliquer, pour quiconque a suivi les informations, ces derniers temps.  Elle se résume à un mot; survie.  C’est triste à dire, mais Pauline 1ère risque de se diriger tout droit vers une défaite aussi cinglante, ou même pire encore, que celle qu’a connue André Boisclair, lors du dernier scrutin général.  Devant cette possibilité, elle est prête à prendre n’importe qui, du moment où la personne se déclarera solidaire des décisions du parti.  Par contre, force est de constater que le « score de maraudage » de madame Marois n’est pas très fort.

Quant à savoir si c’est le fait que les partis soient « tous pareils et interchangeables », qui détournent « tant d’électrices et d’électeurs » de l’exercice de leur droit de vote, permettez-moi d’en douter.  Depuis les débuts de la Révolution tranquille, les politiciens ont tout fait pour éloigner la politique des gens ordinaires, et les gens ordinaires de la politique.  Avec des philosophies du genre « les problèmes sont complexes, et il faut des solutions complexes », on a « tassé » les partisans de la base, ceux qui connaissaient les secrets d’une bonne « cabale », afin de faire place aux « érudits », aux universitaires, qui volent au-dessus de la mêlée, et aux diplômés de l’École nationale d’administration publique (ÉNAP).  Résultat: les seuls partisans qui sont restés sont ceux qui posent les pancartes, par grands vents, sans poser de questions, et ce parce que tous les autres se sont sentis chassés.  Aujourd’hui, les électeurs, pour un grand nombre, sont des descendants de ces partisans échaudés, qui ont ressenti du rejet, de la part des érudits, et qui se sont mis à dire que « les politiciens sont tous des crosseurs ».  Excusez le terme, mais c’est ça.

Vous croyez qu’à entendre continuellement, à la maison, cette façon de décrire les politiciens, les jeunes de ce temps-là – les électeurs d’aujourd’hui – se sont intéressés à la chose politique?  Ils ne la regardent qu’à l’occasion, par le biais des médias, eux-même biaisés, et en viennent très rapidement aux mêmes conclusions que leurs parents, et ce même s’ils n’ont, pour la plupart, jamais mis les pieds dans un bureau de campagne électorale.  Ils demeurent indécis jusqu’au dernier moment, puis le jour du vote, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas sortir dehors.  On se retrouve ainsi avec des taux de participation sous les 70%.

Quant à la conclusion, il est vrai que les partis ne sont pas « tous pareils et interchangeables ».  Il y a Québec suicidaire (désolé, c’est plus fort que moi), qui est un parti rigolo, pour ne pas dire hilarant, tellement il se prend au sérieux, tout en offrant des politiques tout à fait utopiques.  Si des élections sont déclenchées, mercredi prochain, je leur prédis plus ou moins la même chose qu’au dernier scrutin, à savoir une deuxième place sur le Plateau Mont-Royal, et rien de plus que de la figuration, ailleurs au Québec.

Projet La Romaine: C’est quoi, le problème?

Comme s’ils ne prenaient pas suffisamment de place, dans le processus de développement et d’étude des différents projets, au Québec, voilà que les environnementalistes, à savoir la Fondation Rivières, Nature Québec et la Société pour vaincre la pollution, demandent au gouvernement de donner plus d’argent au Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE), afin que celui-ci puisse les entendre, au sujet du projet de barrage hydroélectrique La Romaine.  C’est du moins ce que rapportait la Presse canadienne, hier, dans une nouvelle reprise par le site LCN.  Mieux encore, ces environnementalistes ont dénoncé le fait que le BAPE ne tienne ses audiences qu’à Havre-Saint-Pierre, ville que ceux-ci trouvent trop éloignée, ce qui a soulevé l’ire du maire de la ville.

Je me demande c’est quoi, le problème des environnementalistes, à propos du fait que les audiences du BAPE se tiennent à Havre-Saint-Pierre.  C’est que, voyez-vous, le projet de barrage hydroélectrique La Romaine sera construit sur la rivière Romaine, et la rivière Romaine, elle passe… à Havre-Saint-Pierre!  Tout comme les audiences sur le nouveau pont de l’A-25, qui est en chantier, à Montréal, n’ont pas eu lieu à Havre-Saint-Pierre, mais bien à Montréal, soit à l’endroit où l’on veut implanter le projet.  Si la rivière Romaine avait passé à Montréal, les audiences auraient sûrement eu lieu à Montréal.

Selon vous, qu’est-ce qui était le plus important, selon le BAPE; entendre les intervenants locaux, à Havre-Saint-Pierre, c’est à dire ceux qui risquent d’être le plus affectés par le projet, ou bien de faire l’audience à Montréal, afin d’entendre cette bande de pleurnichards qui n’ont rien à cirer de cette rivière, et dont le seul et unique but est de faire tomber le projet?  Si les environnementalistes n’ont pas les moyens de descendre à Havre-Saint-Pierre, pour se faire entendre, croient-ils vraiment que toute la communauté de Havre-Saint-Pierre a le goût de voir les audiences, sur le projet qui doit être implanté chez eux, se dérouler à Montréal?  Et croient-ils vraiment que toute la communauté de Havre-Saint-Pierre a les moyens de « monter en ville » pour suivre, et/ou participer, à ces audiences?

À mes yeux, cela représente une raison de plus – encore une autre! – pour retirer la moindre parcelle de crédibilité à toute la racaille environnementaliste qui sévit au Québec, et ailleurs.  Ils veulent jouer aux vedettes, et n’ont pas les moyens de leurs ambitions.  Maintenant, ils voudraient que le gouvernement modifie les règles du jeu, à savoir faire en sorte que le BAPE tienne des audiences, sur un projet, loin du site de celui-ci, question de pouvoir faire davantage de battage médiatique.  J’ai l’impression que les gens de Havre-Saint-Pierre, pour la très grande majorité, n’en ont rien à cirer de Roy Dupuis, de Daniel Green, et de tous ces « défonceurs de portes ouvertes », qui veulent priver leur communauté de plusieurs dizaines d’emplois, juste à cause qu’ils veulent conserver leur site de prédilection, pour venir y faire du kayak en eaux vives, deux ou trois fois par année.

Si leurs revendications font tellement de sens, les environnementalistes ne devraient avoir aucun problème à se faire commanditer par de généreux donateurs, ou par de grandes compagnies.  Mais faire du démarchage, pour dénicher des commanditaires, c’est beaucoup trop de travail, pour eux.  Ils préfèrent se plaindre au gouvernement, bien sûr.  Ce qui veut dire encore fouiller dans mes poches!

J’ai pris l’air… de Lanaudière!

Quoi faire, par un beau dimanche après-midi, quand un impondérable empêche de réaliser l’activité prévue?  Dans mon cas, ce fut de sauter dans la bagnole, et de partir faire un tour, qui m’a mené à différents endroits, dans la ravissante région de Lanaudière.  Les premières photos furent toutes prises sur le territoire de la ville de Jolette.

Je ne sais pas si le MTQ a oublié de faire installer la supersignalisation, mais en attendant, on a tout simplement utilisé un panneau à message variable (PMV), sur lequel on a indiqué que la rue Ernest-Harnois est désormais accessible, en prenant la sortie 12,…

…que voici.  Nous sommes sur l’autoroute Antonio-Barrette, mieux connue comme étant l’A-31.

J’ai décidé, une fois sorti de l’autoroute, de me rendre tout au bout de la nouvelle rue.  Alors d’intersection en intersection, j’ai finalement abouti à la toute fin de la rue Samuel-Racine Est.  Les véhicules que l’on voit, au loin, circulent à vive allure, sur la route 131.

Voici l’endroit où la nouvelle rue Samuel-Racine croise la route 158 (chemin des Prairies), tout juste au sud de l’échangeur A-31/QC-131/QC-158.  De l’autre côté de la route 158, on voit, au loin, la traverse de chemin de fer…

…que voici, cette fois vue de plus près.  Si vous avez l’impression que la traverse ne fait pas toute la largeur de la rue, dites-vous bien que ce n’est pas une impression.  La nouvelle rue Samuel-Racine Ouest a été réalisée sur un ancien chemin privé, qui donnait accès à un poste de distribution d’Hydro-Québec, de là la différence de largeur.

Ici, nous regardons vers le nord, sur la rue Ernest-Harnois, et la rue qui passe au bout, c’est la rue Samuel-Racine Ouest.

Quand on se retourne vers le sud, on voit la rue Ernest-Harnois qui s’étend sur une bonne longueur.

À ce niveau, la rue Ernest-Harnois est asphaltée, et existe depuis un peu plus longtemps.  Nous voyons ici l’intersection avec la rue Nazaire-Laurin.

Un peu au sud de la rue Nazaire-Laurin, toujours sur la rue Ernest-Harnois, une toute nouvelle rue, qui ne porte pas encore de nom.  Allons voir où elle mène.

Cette rue sans nom se rend, finalement, jusqu’au chemin Lasalle.  Cette intersection se trouve à quelques dizaines de mètres au nord de la limite de Saint-Thomas-de-Joliette.

De retour sur la rue Ernest-Harnois, à l’extrémité sud de celle-ci, où la rue se transforme en échangeur partiel.  La nouvelle sortie Ernest-Harnois, de l’A-31, n’existe qu’en direction nord, afin de mieux desservir le parc industriel du secteur du chemin Lasalle.  L’intersection du chemin Lasalle et de la route 158 n’est pas du tout conçue pour les camions-remorques, et cet échangeur partiel vient améliorer grandement l’accès à ce parc industriel, qui est d’ailleurs en pleine expansion.

Pendant que je me trouve à Joliette, autant en profiter pour prendre en photo la route 158, à la hauteur du chemin Base-de-Roc, là où l’énorme échangeur de ce qui devait être l’A-50 prend forme.  La dernière fois que j’ai photographié cet endroit, c’était en plein hiver, et on ne voyait pas les voies rapides centrales, parce qu’elles étaient ensevelies sous la neige.

En mettant le zoom à la position la plus éloignée, on voit bien les voies rapides se couper, ainsi que le viaduc sur lequel passe l’A-31, et sous lequel tout l’espace nécessaire pour construire les voies rapides était disponible.

Chemin faisant, j’ai remarqué ce panneau d’arrêt, qui n’est là que pour… la forme!  Je veux dire, une chance qu’il n’y a que les panneaux d’arrêt qui ont cette forme octogonale, sinon, on se demanderait bien de quoi il s’agit.  Photo prise à l’intersection du rang de la Grande Chaloupe, à Saint-Thomas-de-Joliette.

Vous voyez cette intersection.  Eh bien, regardez-la comme il le faut, car elle va se transformer!  En effet, le MTQ vient de lancer l’appel d’offres pour sa reconstruction, avec feux de circulation, voies de virage à gauche, etc.  Ça devrait se faire cet automne.

MISE À JOUR – 24 OCTOBRE 2008

À défaut d’avoir installé la supersignalisation, le MTQ a installé ce panneau, à environ 2 kilomètres avant la nouvelle sortie, qui débouche sur le parc industriel du chemin Lasalle.  Quant aux nouvelles rues de ce parc industriel, la boucle, à la fin de la rue Samuel-Racine Est, était asphaltée, mais d’importants travaux d’excavation avaient lieu à l’intersection de la rue Samuel-Racine et du chemin des Prairies (route 158).

A-6: À la recherche des vestiges du passé

Depuis des années, je lis des trucs sur l’autoroute 6, une de ces autoroutes québécoises qui ne seront finalement jamais construites. Les vestiges les plus évidents furent détruits lors de la reconstruction de l’A-15, sur la rive-sud de Montréal. Les fondations des portails de signalisation étaient en place pour un échangeur en T, et les deux chaussées de l’A-15 s’éloignaient l’une de l’autre pour faire place à l’échangeur, le tout au niveau du kilomètre 49, environ. Aujourd’hui, plus rien de cela n’existe. Les dernières preuves d’une possible autoroute dans ce secteur sont visibles sur le boulevard Taschereau. Je les ai prises en photos à l’automne de 2006.

Vu du boulevard Taschereau, un garde-fou métallique protège ce qui serait le point d’accès des bretelles d’entrée et de sortie de l’A-6 ouest, dont on voit de déboisement.

On voit bien le déboisement, ainsi que la ligne du fossé de droite, où la végétation est différente.

Vue de plus près, la bordure de béton du boulevard Taschereau, qui tourne vers l’endroit où se situerait la bretelle d’entrée de l’A-6 ouest. Au loin, les bretelles de l’A-6 est, dont le site est utilisé par l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui en a fait un stationnement incitatif.

En scrutant les images fournies par le logiciel Google Earth, on se rend bien compte que des travaux furent effectués pour construire une autoroute à cet endroit. Du déboisement, un peu de terrassement, mais aussi le redressement de plusieurs courbes, sur la petite rivière Saint-Jacques, témoignent de l’ambition du gouvernement de l’époque de faire passer une autoroute à cet endroit.

Sur cette image de Google Earth, on voit très bien, en A, le vaste terrain dégagé, ainsi que les courbes de l’échangeur, qui subsistent, malgré les travaux de reconstruction de l’A-15. En B, le stationnement incitatif de l’AMT, réalisé à même les bretelles de l’A-6 est. En C, le déboisement des bretelles de l’A-6 ouest. En D, la rivière Saint-Jacques, dont deux courbes furent redressées, et une autre qui ne l’avait pas encore été, au moment de l’arrêt des travaux.

Par contre, si la rive-sud de Montréal est visible en haute définition, sur Google Earth, beaucoup de secteurs ne sont qu’en définition normale, à mesure que l’on s’éloigne du grand Montréal, ce qui m’a amené à laisser tomber la recherche d’autres vestiges. Mais suite à la lecture d’indices ajoutés sur le site Wikipédia, sur la page de l’autoroute 6, ma curiosité s’est rallumée. Je me suis mis à la recherche de nouvelles preuves, et j’en ai effectivement trouvé d’autres… à Farnham!

Voici l’image qui s’offre à nous lorsque l’on roule sur la route 104, en direction ouest, à quelques dizaines de mètres du chemin de fer. Une large chaussée vient se raccorder à la route.

Cette fois, vue du centre. L’accès à cette chaussée est fermé par des blocs de béton et des résidus de toutes sortes.

Le club de motoneige local, qui utilise l’emprise pour ses sentiers, a installé une cabane, qui fait office de relais à une intersection, puisqu’un autre sentier longe la route 104, à cet endroit.

Ici, on voit bien le gravier qui recouvre le terrassement. C’est donc dire que ce tronçon était passablement avancé.

Au nord de la chaussée, qui fait environ un kilomètre et demi de longueur, une clôture longe la ligne des arbres, à une distance normale pour une chaussée d’autoroute,…

…alors qu’au sud de celle-ci, la distance entre la chaussée et la clôture, qui est située le long de la ligne des petits arbres, laisse suffisamment d’espace pour construire une deuxième chaussée. Contrairement à ce que je croyais au départ, la piste cyclable n’utilise pas la chaussée de l’A-6, mais longe plutôt le sud de l’emprise totale de celle-ci. Elle se retrouve donc derrière les arbres!

Un reste d’asphalte, probablement suite au pavage de la piste cyclable, de l’autre côté de la route 104, m’a servi de stationnement pendant que je prenais des photos.

À l’intersection de la route, des feux de circulation ont été installés, et seront probablement mis en service dans quelques semaines, pour aider le passage des cyclistes. À gauche, la piste cyclable est asphaltée, et entre dans un bosquet.

Cette photo fut prise à environ 400 mètres des feux de circulation de la photo précédente. Ici, la piste cyclable sort du bosquet, au niveau du boulevard de Normandie. Le fossé, à droite du terrain dégagé, qui longe la ligne arrière des terrains résidentiels de la rue Saint-Grégoire, suit une légère courbe vers la droite, et ce malgré que la rue elle-même soit droite comme une flèche. Ceci, à première vue, laisserait croire que ce terrain pourrait être la suite de l’emprise de l’A-6, puisque la barrière que l’on voit, de l’autre côté du boulevard, est directement en face de la piste cyclable qui, rappelons-le, longe le côté sud de l’emprise, qui se termine 400 mètres plus à l’ouest. Par contre, même si le terrain semble suffisamment large, à cet endroit, pour contenir l’emprise totale de l’A-6, il aurait été totalement illogique de faire passer une autoroute à cet endroit, puisque de l’autre côté, le chemin de fer fait aussi une courbe vers la droite, plus prononcée que celle du fossé, ce qui rétrécit la largeur du terrain à presque rien, et le tout mène en plein coeur du vieux village, à un endroit où il y a plusieurs aiguillages ferroviaires. Dans les faits, ce terrain est utilisé par la ville de Farnham, et au bout de celui-ci, non loin de la rue Jacques-Cartier, se trouve le garage municipal.

Retournons complètement à l’autre bout de la chaussée, au chemin Lebeau. Nous voyons bien le nom de l’utilisateur de l’emprise, en été, ainsi que l’utilisation qu’il en fait. La chaussée sert de piste d’atterrissage pour les adeptes du parachutisme de Nouvel Air. À noter que le terrassement est aussi raccordé au chemin Lebeau.

De l’autre côté du chemin Lebeau, plus rien! Il n’y a que la piste cyclable, que l’on voit, à gauche, et qui s’enfonce dans les terres, le long de la ligne des arbres, sur une ancienne emprise de chemin de fer.

Je vais investiguer bientôt sur une autre trace, que j’ai vu avec le logiciel Google Earth, à peu près dans le même corridor que ce bout de chaussée. Avec le temps, comme vous pouvez le constater, je suis devenu de plus en plus curieux en ce qui concerne les vestiges de l’autoroute 6.

Par contre, j’ai d’autres photos de la route 104, que je mettrai bientôt dans un autre billet. Des photos qui, pour différentes raisons, selon les endroits, permettraient de tirer des conclusions bizarres.

Route 158: À la recherche de l’autoroute perdue

Depuis le temps que je dis que la route 158, entre Saint-Esprit et Joliette, devait un jour devenir un tronçon de l’autoroute 50, voila donc que je suis parti à la recherche de preuves pour appuyer mes dires. Et vous savez quoi? …j’en ai trouvé!

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Nous sommes ici à Saint-Jacques-de-Montcalm, le long de la route 158, et l’on regarde en direction est. Voyez la clôture, qui est à une distance normale pour une route à deux voies sur une seule chaussée.

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Ici, à l’intersection du rang des Continuations, toujours à Saint-Jacques-de-Montcalm, en regardant vers l’ouest, cette fois, on voit très bien la ligne des arbres abattus, à gauche de la route, en fonction de la construction d’une deuxième chaussée, en comparaison avec la ligne des arbres de l’autre côté de la route, qui est normale.

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Voici la dernière innovation de la route 158, des feux de circulation à l’intersection menant à Crabtree.

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Quand on regarde de cet angle, voyez la différence entre les arbres matures et les nouvelles repousses, qui se situe tout juste au-dessus du panneau avec la flèche blanche sur fond rouge. Les arbres ont été abattus en fonction d’y construire des bretelles d’entrée et de sortie. La même chose devait se faire de l’autre côté, mais le déboisement n’a pas été effectué.

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Ici, on voit le pont qui enjambe la rivière Ouareau, à la hauteur de Crabtree. Point particulier; l’accotement, en direction est (à gauche, sur la photo), est d’environ la moitié de la largeur de celui en direction ouest, ce qui correspond à un pont autoroutier, sur lequel l’accotement de gauche est plus étroit que celui de droite. Ce pont serait en principe celui de la chaussée en direction ouest, ce qui explique l’accotement plus large de ce côté.

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Cette photo fut prise entre Crabtree et Saint-Paul. Vous voyez la distance considérable entre la route et la clôture? En fait, vous la voyez, la clôture? On la voit bien quand on regarde à droite, sur la photo. Il y a tout l’espace requis pour construire la deuxième chaussée.

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Le promontoire que l’on voit à gauche du panneau n’est pas une butte naturelle. Elle a été élaborée de main d’homme pour la construction de la deuxième paire de viaducs surplombant le chemin Saint-Jean, et le chemin de fer du CN.

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Ici, vue de la route 158, en direction ouest, avec le pont de la rivière l’Assomption, et le feu de circulation de la rue Saint-Pierre, à Joliette. La photo fut prise du haut du viaduc du boulevard Base-de-Roc. Voyez le rapprochement des deux chaussées.

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Vue en direction est, cette fois, depuis le même viaduc. Les deux chaussées sont plus éloignées l’une de l’autre, si on regarde le déneigement effectué. Dans les faits, les deux chaussées sont tout aussi rapprochées, mais ce qu’on voit ici, ce sont les « voies de service » du grand échangeur qui connecte la route 158 à l’autoroute 31. Si vous regardez au-dessus de l’espèce d’amoncellement, entre les deux voies, un peu vers la droite, vous voyez deux petits points foncés; il s’agit de deux balises, qui marquent a fin des chaussées rapprochées, qui n’avaient pas été construites à l’époque.

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Ici, je suis à l’endroit où les chaussées rapprochées reprennent, après l’échangeur de l’A-31. À quelques 100 mètres derrière moi se trouve l’intersection de la route 158 est, vers Berthierville, du chemin des Prairies, qui mène vers le centre-ville de Joliette, et de la route 131 nord, vers Saint-Félix-de-Valois. Au loin, c’est le viaduc de l’A-31, sous lequel on voit que l’espace est là pour accueillir les chaussées rapprochées.

Eh oui, les dernières photos sont sombres. Fidèle à mes habitudes, je me suis fait prendre par le soleil baissant. Il faudrait idéalement que je retourne dans ce coin à la fonte des neiges, avant que les herbes hautes envahissent les clôtures, afin que l’on puisse voir encore mieux les terrains délimités par ces clôtures qui, avouons-le, portent mal le poids des années.

Pour mieux voir la configuration de l’échangeur de la route 158 et de l’A-31, vous pouvez aussi aller voir des photos aériennes sur un logiciel comme Google Earth. La majeure partie de l’échangeur est visible en gros plan, et on y voit bien le détail des voies rapprochées, près de l’intersection des routes 131 et 158, à droite de l’échangeur. Des photos semblables à cells que j’ai prises, croquées en été, cette fois, sont disponibles sur cette page du site web « Les autoroutes du Québec« .